Chapitre 27 : très bien accompagnée

Voilà le dernier chapitre de ce tome! Je posterais le tome 6 en fin de semaine/début de la semaine prochaine. J'ai adoré écrire ce tome et vous trouverez un OS Sherlock/Elizabeth après ce chapitre. OS que j'adooooré écrire aussi.

bref

écrire me fait du bien


Nous entrons dans la voiture de Papa. George regarde la voiture, curieux. Je pose ma joue sur son épaule et pose sa main sur ma cuisse.

- Votre main, siffle froidement Sherlock.

- Elle est jolie ? N'est-ce pas ? Je demande tranquillement, posant ma main sur celle de George.

Je lève les yeux vers ce dernier, lui soufflant à l'oreille.

- Si Sherlock t'insulte, je te demande de ne pas mal le prendre, s'il te plaît.

Grognon, il hoche néanmoins la tête. Je souris et embrasse sa joue.

- Comment va le magasin ?

- C'est une surprise. Tu attendras de le voir, me dit-il d'un air mystérieux.

- Magasin ? Répète Papa.

- George et son frère jumeau, Fred, ont fondé leur propre entreprise.

- Ah bon ? demande Papa, l'air ravi. De quoi ?

- Farces et attrapes.

John Watson perd aussitôt son sourire et me regarde à travers le rétroviseur, arquant un sourcil.

- Elizabeth ça va faire un an que je réfléchis sur l'identité du petit ami, mais alors un..

- Fais attention à ce que tu vas dire, je siffle d'une voix glaciale.

- Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais.

- Désolé de ne pas être revenue avec un petit blond un peu timide, Drago Malefoy n'est pas mon style.

George baisse les yeux vers moi.

- C'est vrai que tu as failli l'embrasser ?

J'ai un sourire gourmand.

- Tu vas adorer cette histoire.

- Lee m'a déjà raconté une partie. Et ça m'a déjà plu comme ça. Ça a été tes BUSE ?

- Ca t'intéresse ? Je susurre.

- Bien évidemment, répond-il, outré.

Il s'approche pour m'embrasser. Sherlock pousse une longue exclamation de dégoût. J'arque un sourcil et pose moi-même mes lèvres sur celles de George. Il le rompt assez rapidement : courageux oui, stupide pas totalement.

Nous arrivons à la maison, je prends Voldy et Frodon et me dirige vers la porte. Mary ouvre et me prends dans ses bras en souriant.

- Je suis tellement heureuse de te voir, ma chérie.

- Mary, George Weasley mon petit ami. George, Mary Watson, ma belle mère.

George lui serre la main. Mary le regarde, souriant, et se tourne vers moi.

- Vu la taille qu'il fait, ce n'est pas sur John que tu as fais Œdipe.

- Mary ! S'écrie Papa.

- Allez vous asseoir, me sourit-elle. John va servir du thé et de quoi manger. J'arrive.

George et moi allons nous asseoir. Sherlock s'assoit en face de nous. Il nous toise fixement puis arque un sourcil.

- Il est déjà venu.

- Ferme la, j'articule entre mes dents.

George me regarde, prends doucement ma main gauche et regarde le dos de ma main. Il la porte à ses lèvres et je la dégage en rougissant furieusement.

- Arrête..

- Elizabeth, ça fait un an et demi que nous sommes ensemble, s'amuse-t-il.

Mais je ne réponds pas, je me tourne vers Mary qui tient un bébé dans ses bras. Je me relève nerveusement et prends Rosamund Mary Watson. Je regarde la petite tête joufflue et souris malgré moi.

- Bonjour, trésor, je souffle, me rasseyant précaucieusement.

George nous couve du regard, je sens ses yeux sur nous. Je caresse la joue de Rose et souris en la voyant froncer les sourcils, agitant ses poings.

- Je t'avais dis que tout irait bien, me murmure George.

- Pourquoi ça irait mal ? Demande Papa sèchement en entrant.

Je me crispe, il porte un petit plateau de thé et biscuits qu'il pose, peu délicatement. Je regarde Papa.

- J'étais nerveuse à l'idée de rencontrer Rosamund, voilà tout.

- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?

- Parce que George connait des passages secrets pour éviter que le courrier se fasse lire.

Sherlock arque un sourcil, beaucoup plus intéressé. Je me tourne vers George.

- D'ailleurs on aurait apprécié profiter de votre savoir, lorsque Gryffondor a remporté la coupe de quidditch.

- Vraiment ? Sourit-il.

- Ronald a été incroyable.

Papa se racle la gorge.

- Oh.. Oui. Bon, allons-y.

Je commence par brièvement présenter l'AD, ensuite je parle du moment où Ombrage nous a découvert et la fuite de Dumbledore. J'explique un peu la réunion d'orientation et je me délecte de la fierté dans le regard de Papa. Je décris en détails le départ de Fred et George, passant sous silence le moment où on s'est disputé. Sherlock arque un sourcil et Mary applaudit. George incline la tête en souriant.

Je profite de ce moment pour raconter à George, le côté mystique qu'il a laissé derrière lui, qu'il y avait même un monument. J'explique comment j'ai écopé de mes retenues et en quoi consistent les retenues d'Ombrage.

Ensuite je parle un peu de BUSE et de la façon dont ça s'est déroulé, sans parler de mon patronus. Enfin, je parle de l'épreuve d'histoire de la magie. J'explique les visions de Harry, comment il a fallu le convaincre, je décris le trajet en sombral.

- j'ai failli prévenir Mycroft mais.. Il m'en aurait empêché. Et, Sherlock, Papa, vous auriez pu venir au ministère de la magie, si je vous avais expliqué comment, mais c'était définitivement trop dangereux.

- C'est quoi l'excuse pour moi ? Demande George.

- Tu n'as pas de portable, je remarque.

Il hoche la tête, satisfait.

Je reprends mon récit, j'explique notre recherche pour l'allée. Je décris la façon dont les mangemorts nous encerclaient, je vois Mary se tendre, Papa froncer les sourcils et la respiration de Sherlock légèrement s'accélérer.

J'inspire, buvant ma tasse de thé d'un trait avant de poursuivre. Je décris notre fuite, je parle du courage de Neville, l'ingéniosité de Hermione et la force de caractère de Harry. J'annonce à Sherlock l'utilité de ses cocktails et me réjouis de voir un léger sourire orner son visage. Je décris les combats, j'explique les boules de cristal tombant sur mon épaule, le morsmodre.

Enfin, je parle du moment où j'étais avec Harry et Neville. Je parle du doloris. George se crispe totalement.

- J'ignorais que..

- Peu importe, je coupe. Ce .. c'est finit.

Je termine par décrire la mort de Sirius.

- Et.. Je ne le connaissais pas très bien. Quand je pense à lui, j'ai beaucoup de bons souvenirs, mais je suis en colère. Ils ont accordé sa liberté, à titre posthume ! Je lui avais promis.. Je lui avais promis qu'il serait libre ! Ce n'est pas une promesse que j'avais dis à la légère !

Je déglutis, des larmes perlant aux coins de mes yeux, je les regarde et me mords la lèvre. George embrasse doucement ma tempe et inspire.

- si quelqu'un pourra empêcher que ça se répète, c'est toi.

Je conclus par notre retour à Poudlard, je résume brièvement l'état de Harry et je raconte le départ d'Ombrage. George éclate de rire. Je termine enfin.

Papa me regarde longuement, se sert du thé, prend sa tasse, se lève et y ajoute une goutte de scotch. Il se rassoit et plonge son regard dans le mien.

- Personne ne devrait vivre ce genre de choses. Personne de votre âge. Et toi encore moins.

- Et pourquoi pas ? Je demande.

- Parce que, répond sèchement Sherlock.

Je baisse les yeux vers Rose qui s'est endormie et sourit doucement. Papa se lève.

- Avant de poursuivre plus loin, j'aimerais parler au petit ami.

Je me crispe totalement.

- Quoi ? Hors de question que tu fasses ton numéro à la "Taken" !

- Elizabeth, ça fait un an que je te laisse faire à ta manière. On fera à la mienne pour ça, dit-il fermement.

Calmement mais fermement.

Sherlock se lève également, baissant les yeux vers George.

- Suis nous.

- Je rêve.., je souffle.

George se lève, m'embrasse doucement et me fait un clin d'œil.

- j'ai quelques échantillons de boite à flemme dans le pire des cas, me murmure-t-il.

Je lève les yeux au ciel et entends la porte de la cuisine se fermer. Mary me prend doucement Rose des mains et je fronce les sourcils.

- Pourquoi ?

- Je ne veux pas que tu t'empêches d'aller écouter, me dit-elle d'un ton complice.

Je réponds à son sourire, fouille en vitesse dans ma malle avant de trouver une oreille à rallonge et me mets en position.

- Quel âge avez-vous ? Demande Papa.

- 18.

- Votre magasin fonctionne bien ?

- Il n'est fonctionnel que depuis quelques mois mais il va très bien, répond calmement George.

Je ne sais pas comment le remercier d'être aussi sérieux, ça veut vraiment dire quelque chose pour moi.

- Depuis combien de temps êtes vous ensemble et depuis combien de temps vous vous entendez bien ?

- Un an et demi. Et elle est notre amie depuis sa première année, je dirais. On s'entendait bien avec elle.

La voix grave de Sherlock met son grain de sel elle aussi :

- Vous n'avez pas intérêt à la changer, que ce soit volontairement ou pas.

- Si vous la rendez malheureuse.., menace mon père.

- Si elle est malheureuse, je le serais aussi, répond bravement George.

Niais.

- Niais, dit Sherlock. Vous faites ça uniquement pour coucher avec ?

Le connaissant, il est capable de poser la question par intérêt scientifique.

- Bien sûr que non, Monsieur, répond froidement George, insulté cette fois.

- Si d'une façon ou d'une autre, vous la faites souffrir, vous lui brisez le cœur, le succès de votre magasin vous donne envie d'aller voir ailleurs ou vous vous rendez compte que vous êtes incapable de vous occuper d'elle, énumère mon père. Je briserais chacun de vos os un à un et vous les nommerai. Sorcier ou non.

- Et vous serez surpris de ce qu'on peut faire avec une arme moldue et un peu d'imagination, susurre Sherlock.

- Vous voulez qu'on attende Mycroft Holmes ainsi vous aurez tous les trois fait votre petit numéro ? Ironise George.

- Vous pensez que c'est un jeu ? S'insurge mon père.

Quand il fait le vieil ours comme ça, il me fait penser à Rusard. Ca me tue de l'admettre mais c'est comme ça.

- Je pense que ça fait un an et demi que je me vante d'être son petit ami et que je suis tout à fait conscient de la chance que j'ai de l'avoir à mes côtés. Je comprends votre petit numéro, j'ai une petite sœur. Mais je sais qu'elle sait se défendre seule. Si vous connaissiez suffisamment Elizabeth, vous sauriez qu'elle n'a pas besoin de vous pour se venger.

Ça va bientôt se terminer. Je retourne aussitôt au salon et deux secondes plus tard ils reviennent tous les trois.

George a l'air morose. Je me lève et pose sa main sur sa joue, souriant doucement.

- Assieds toi, je ne t'ai pas encore raconté pour Malefoy.

Ils s'assoient. Je remets brièvement la situation dans le contexte.

- Là je me suis dis : Irène Adler a réussit à défoncer Sherlock parce qu'elle l'a, entre autre, déstabiliser.

- Entre autre, répète Papa, hilare.

Sherlock lui lance un regard mauvais.

- Et j'ai pensé à Shrek 2. Mais bref, j'ai commencé à dire à Malefoy que jamais il ne pourra m'aimer en retour à cause de mon sang. Qu'il était bien meilleur que moi en magie et blablabla. Bref, je lui ai dis ce qu'il voulait entendre. Ensuite, j'ai fais mine que j'allais l'embrasser et au dernier moment je lui ai donné un coupe de boule monumental ! J'ai écris sur son front "Se laisse séduire par des sangs de bourbe" ou un truc du genre.

George fronce les sourcils et me regarde.

- Je n'aime pas que tu t'appelles comme ça.

J'hausse les épaules puis grimace de douleur. Papa nous regarde tous les deux puis inspire.

- Passons à table.

- Il faudra qu'on passe voir ton magasin, sourit Mary à George.

- Ce serait avec plaisir.

- D'abord moi, une surprise m'attend paraît-il.

- Tu devrais adorer.

Je m'assois à table, Mary va coucher Rose.

- Pour mon anniversaire George m'a officialisée en tant qu'associée pour l'un de leur produit.

- Waow, ricane Sherlock. C'est passionnant, Elizabeth.

- Sherlock, tu te fais offrir la bouffe et le chauffage, fais au moins semblant que ça t'intéresse.

- Pourquoi lui ? Finit-il par me demander froidement. Le sportif, j'ai compris. Mais lui je ne comprends pas.

- Je joue du quidditch aussi, fait remarquer George.

Je serre les dents et me lève, aidant Papa à mettre la table.

- Écoutez moi bien, tous les deux, je vais le dire une fois et une seule fois. George est quelqu'un de franc, qui me fait rire peu importe à quel point je vais mal, qui m'écoute, qui sait faire preuve de répondant, qui est intelligent et même toi Sherlock tu ne pourras le nier. Il est sportif, et me plait physiquement mais je ne veux vraiment pas en parler avec vous. Il fait preuve de compréhension, on a des débats, il aime autant découvrir le monde moldu que moi celui sorcier. Il a les mêmes valeurs que moi sur les sujets importants et on a des discussion sur les sujets plus mineurs. Je suis amoureuse de lui et si j'entends encore l'un de vous deux le critiquer, je vais définitivement élire mon domicile chez les Weasley. Il ne va pas me voler à vous, je n'appartiens ni à lui, ni à vous, juste à moi il ne va pas vous rendre moins important dans ma vie et il ne va pas me briser le cœur. Et même si il le faisait, je ne regretterais aucun moment passer avec lui. Par contre, vos pitoyables discours qui m'infantilisent et me confirment que vous n'avez pas confiance en moi confirment que j'ai raison de vous mentir. Est-ce que je suis claire ?

Papa me regarde et hoche la tête. Je tourne la tête vers Sherlock.

- Sherlock ?

- Mmh.

- Sherlock ? Je répète, d'une voix agacée.

- Bien.

Je souris à George qui me regarde. Et pour la première fois, et probablement la dernière, j'ai la fierté de voir George rougir. Je le rejoins et embrasse sa joue.

- Je t'aime, me murmure-t-il à l'oreille.

Mary revient et fronce les sourcils.

- J'ai manqué quelque chose ?

Je souris doucement et vais embrasser la joue de John puis celle de Sherlock (qui ne fait même pas semblant que ça le dérange).

- Je faisais une petite déclaration aux hommes de ma vie.

- Tu es beaucoup trop bien accompagnée, sourit Mary.

Papa me regarde, fièrement. Même Sherlock me fixe comme si il voulait me prendre dans ses bras. Et George a le même regard mi fasciné mi amusé. Je souris un peu plus et me tourne à nouveau vers Mary.

- La fille la plus heureuse du monde.