Hey !

Me revoilà. Enfin un peu.

Pendant ces vacances j'ai pas eu d'internet. Je m'ennuyais. Donc j'ai tenté de combattre le syndrome de la page blanche. Et bah ça a un peu marché du coup.

Bon je vais essayer de reste cohérente dans mon histoire mais c'est pas gagné ! Je sqouatte le wi fi de mon voisin du coup bah désolé si je fais pas une méga entête de 45lignes. Ou au contraire ayez la joie de ne pas lire cette putain d'entête x)

Bref je me remet un peu à écrire !

VIVE LA MARINE !

Enjoie.

Heu... Les lignes pour couper les chapitres existent plus ? ._. Du coup je mettrais pas de messages à la fin déjà que je trouve ça horrible pour le lancement de cette pseudo reprise de... Bon je me tait !

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Bon. Alors il commence là !

Là!

là:

Il est dur pour moi de savoir qui je suis.

J'entends par là tout mon être. Mon passé. Comment je fonctionne. À l'instant c'est comme si je me rencontrait pour la première fois. Qui est cette personne en face de moi ? Aujourd'hui ? Qui suis-je ? Cette question est existentielle. Ne vous demandez-vous jamais qui êtes vous ? Beaucoup trop de « vous » pour une seule question je suis d'accord. Mais ce genre d'interrogation que vous travaillerez probablement en philosophie un jour dans votre vie va vous prendre la tête.

Je me souviens d'un de mes professeurs d'autrefois. Quand je suis rentrée dans la marine. Enfin, quand mes parents m'y ont envoyée. Mais passons ; Il me disais que nous étions ce que nous sommes grâce à notre passé. Nos actes, nos peines, nos travaux, nos amours, nos conneries… Tout cela fait qui nous sommes. Et nos réactions, nos souvenirs, nos réflexions, nos questionnements nous forgeaient une identité. Alors moi ? Moi qui ne sais même plus différencier le réel de l'irréel. Suis-je quelqu'un ? Ai-je un statut de personne à part entière ? Je ne désire pas me morfondre dans des idées noires et illogiques plus longtemps. Cependant tout cela me travaille. Et à vrai dire ça me paraît normal et humain d'y réfléchir, même si ni le lieu ni le moment ne s'y prête.

Heureusement dans mon esprit certains détails me paraissent clair et limpides. Je sais que l'événement d'Ohara est réel. MarineFord est réel. L'Histoire est réelle. Les grandes lignes de ce qui fait notre monde, les gens et personnalités connues, les lois qui régissent. Elles étaient là avant moi et leurs mémoires seront là après moi. Mon malaise ne concerne que… Ma personne. Et penser seulement à mon être m'énerve sacrément. Je ne supporte pas sentir à quel point je suis égoïste.

Je sais que depuis que je vous compte mon histoire, tout est vrai. Enfin… Je crois. Je pense. Je réfléchis. Je me demande. Puis j'accepte. J'accepte qu'il faut que je retourne au quartier général pour… Savoir.

J'aimerais pouvoir me poser seule dans une pièce vide. Dans un lieu où seuls des murs lisses pourront m'aider dans ma réflexion. Une bulle de mon pouvoir ou non qu'importe. Mais une bulle de verre noire qui ne permettrais personne de me voir. Et qui m'empêche de percevoir le monde extérieur. J'aimerais avoir ce petit monde pour moi où ni marine ni pirate ne viendrais me poser tout un tas de tâche à réaliser. Où aucun ordre ne me travaillerait. J'aimerais un monde comme cela. J'aimerais un monde où on me foutrait la paix éternelle. Mais j'ai plus important à faire.

Je dois voir ma famille.

Voir si Doflamingo a rasé le village pour le Mera Mera No Mi. Voir si nos éclaireurs se sont plantés ou pas. Voir s'ils sont en vie. Je me mordille l'ongle avec frustration. Drake est là, c'est déjà bien. Il me fait m'asseoir sur un sofa de velours rouge et de bois sombre, de l'ébène probablement. Histoire de me sortir des décombres d'objets brisés. Que j'ai brisé. Il me fait une rapide étreinte et fixe le vide devant lui. Quel vide ? Je ne sais pas. Son vide. La bulle qu'il s'est créer mentalement. Sa bulle.

- Et notre enfant ?

Mes yeux toujours se réveillent un peu. La question me réchauffe presque le cœur alors que… L'enfant, mon enfant. Comment s'appelle-t-il ? Est-il réel ? Du coup … Oui. Je lève les yeux vers le roux avec tristesse. Faible tristesse. J'essaie d'articuler quelques mots mais impossible. Il doit pouvoir lire un « Je ne sais pas » sur mes lèvres et attrape ma tête pour la poser contre son épaule. Alors ? J'ai un fils ? Oui j'ai un petit garçon. Non. Pourquoi un fils ? Ce pourrais être une fille. Oui j'ai une petite fille. Ou les deux. Je ne sais tellement pas… Pour l'instant je ne me souviens que de l'accouchement. De la salle blanche. Des sages-femmes.

Je secoue la tête. Pense à ta famille maintenant. L'île a été mise à sang par les hommes du grand corsaire. Ils ne peuvent pas être morts. Ils n'ont pas le droit. Leurs vies passent avant la mienne. Il faut que j'aille vérifier maintenant. Rapidement.

J'ai déjà du vous parler de ma mère un jour, une vieille femme aux joues rondes. Presque aussi grande que moi. Toujours enjouée de la moindre chose et avec un amour monstrueux pour les fleurs. Elle arrivait à faire pousser des espèces rare dans notre jardin grâce à mes bulles servant de serres. Mon père lui, n'est plus. Une maladie génétique l'as emporté il y a quelques années, comme son père à lui auparavant. Mes parents sont ceux qui m'ont plus ou moins lancés dans la marine. Enfin … Je souris mentalement. Il m'ont envoyé là bas en correction. Je souris cette fois réellement. Mais faiblement. C'est vrai que j'étais une salle gosse autrefois. Du genre à me battre et fuguer quand tout allait bien. Juste histoire de.

Je caresse mon œil meurtris sous son cache. Il faut que je me fasse opérer. Je ne veux pas garder un bandage ou quoique ce soit sur le visage à vie. L'œil commence à se blanchir. Si je ne fais pas quelque chose rapidement je risque d'en perdre l'usage. Alors, il faudra demander à Fujitora de m'aider. Lui ne possède plus du tout la vue et cela depuis longtemps.

Je me relève avec lenteur, ma cheville me faisant toujours mal. Drake me soutiens sans un mot. Tant d'émotion ont traversées son visage depuis mon arrivée et il a maintenant retrouvé une certaine neutralité. Comme toujours. Cette froideur fait partie de son charme.

J'aimerais le questionner encore et encore sur les expériences de Vegapunk sur moi et sur mon séjour durant ma grossesse mais je ne pense pas qu'il sache beaucoup de choses. D'ailleurs, j'ai une idée si grotesque de ces actions médicales. Et si tout ça avaient été pour mon bien. Mon bien ? Pas la psychiatrie. Mais après ? Ça me paraît plus plausible que la marine se soit efforcée de me garder en état. Et qui sais ? Peut être tente-ils de me soigner d'un mal. La maladie de ma famille, celle qui a emporté mon père ? Je soupire à cette dernière pensée. Garde en tête ta famille Shell. Garde en tête qu'ils ne sont peut être plus de ce monde. Pense à eux avant tout. Tout. Tout.

- Drake. Combien de temps pour aller sur l'île ?

Je n'ai pas besoin de préciser laquelle. Il est assez intelligent.

- Trois jours. Deux si nous utilisons à fond nos ressources.

Nos ressources ? À qui s'applique ce « on » ? Ses hommes. Nous deux. Un « on » globalisant. Je me pince l'arrête du nez. Arrête de vouloir tout analyser. Et tout le temps. Ce n'est pas bon pour le moral et ça va t'empêcher d'optimiser ton temps. Bon. Deux jours ça me paraît jouable. C'est même une aubaine de pouvoir espérer y arriver si rapidement. J'acquiesce et sors en boitillant de la pièce. Drake me précède et pars dans la neige informer ses hommes du départ imminent. Je voudrais le retenir. Pour pouvoir le suivre mais il s'en va si vite que je perd sa silhouette instantanément.

J'aurais tout mon temps sur le bateau pour lui parler. Lui parler de l'enfant. Je ne saurais même plus vous dire sa date de naissance. Quelle honte. Même pas au trimestre près. Mais ai-je le droit de m'insinuer dans sa vie maintenant qu'il a grandis avec quelqu'un d'autre ? Enfin… Grandis. Ils doit avoir trois ans. Environ. Où est-il ? Cet enfant a fait que je suis aujourd'hui en chaire et en os. Surtout en chaire. Serais-t-il malsain d'aller le remercier un jour ?

J'avance à tâtons dans la neige. Il n'y a pas de tempête. Nous nous trouvons dans la coupole étrange qui enferme la ville. Je ne sais pas où aller pour l'instant. Je ne sais plus grand-chose. Je suis perdue. J'appelle et un pirate me répond. Un jeune. Il m'attrape et m'informe que l'ordre a été donné de m'emmener au bateau. Drake les as surpris avec cet ordre me dit-il.

Drake. Mon mari. Mon dino. Le père de mon enfant. J'ai voulu en vain refaire ma vie sans lui mais me voilà toujours auprès de lui au final. Mes nombreuses histoire dans la marine n'ont mené pour l'instant à pas grand-chose. Kuzan, Borsalino, même Stainless une fois ! Mais ne parlons pas de mes adultères. Car oui c'est le mot. Nous sommes toujours plus ou moins mariés avec Drake.

Celui-ci… Il n'as pas réfléchis longtemps avant de me porter son aide. Il est … Quelqu'un de bien. Vraiment. Mais je ne peux pas. Je ne l'aime plus. Vraiment. Je ressent de l'admiration pour lui, peut être quelque chose de plus fort. Cependant je ne peut pas me résoudre à lui redonner toute ma confiance. Je ne peut pas l'aimer à nouveau comme je l'ai fait avant et courir les mers à ses côtés. J'ai des promesses à tenir. Des promesses à rester à tout prix dans la marine. J'ai aussi des sentiments controversés pour plusieurs. Je suis perdue. Totalement paumée dans ma propre vie.

La neige est d'un blanc pur autour de moi. Elle me semble comme innocente. Témoin de beaucoup de combat sans jamais pouvoir retirer le rouge de son manteau. Elle me semble comme une victime. Tout le paysage est du même blanc uniforme, simple et doux. Le jeune homme qui m'accompagne est chaudement couvert. Il est habillé simplement. Son grand manteau noir frôle avec délicatesse la poudreuse qui, au contact du tissus, s'envole en milles paillettes. C'est beau.

En arrivant il m'as informé que ma jutte était à bord de la caravelle avec le sac à dos que j'avais embarqué pour venir. Je le remercie de cette attention qui n'en est probablement pas une. Ce qui le fait hausser avec nonchalance des épaules. Qu'importe. Il s'en fout lui qu'une marine le remercie. Qu'une vice-amirale le remercie. Ouais je suis encore de ce grade hein. N'oubliez pas. Je suis toujours une fière habillée de bleu. En congé. Certes. Congés qui se transforme en cauchemar. Certes. Mais cauchemar bien réel. Et cauchemar qui n'est pas près de se terminer… Oh ça non.

Je décide de ne plus penser à la marine à partir de maintenant.

Ou du moins essayer de me la sortir de l'esprit.

Ne pas y penser. Ni à quoique ce soit d'ailleurs qui ai un rapport avec. Je dois me concentrer sur ma tâche des prochains jours. Et encore. Le mot « tâche » n'est pas adapté. C'est plus, naturel. Comme une pulsion d'amour. Aider ma famille. Les voir. Les câliner. Les rassurer. J'ai mon manteau de vice-amirale et mes papiers dans mon sac, vaut mieux que j'arrive en tant que Shell, la marine au Baru Baru No Mi plutôt qu'en pirate avec Drake. Et ma jutte… On ne sais jamais je pourrais en avoir besoin.

D'ailleurs, je me demande s'il se trouve une base quelconque sur leur île. Même ne serais-ce qu'un centre de recrutement de base, ou un point de relais. Quand je me suis engagée on habitait ici mais c'était un bateau qui allait d'île en île pour recruter. Pas de centre de formation hein. D'ailleurs ce bateau. C'était marrant. Les filles de mon age étaient folles en voyant les tas de muscles arriver. Puis lorsqu'un gradé arrivait c'était au tour des mères de familles.

M'enfin.

Ma mère m'avait tellement préparée pour aller au recrutement qu'on avait loupé la première embarcation, j'étais dingue. Nous avons du attendre environ 6mois avant le prochain. Cela m'avais laissé le temps de m'entraîner un peu plus sur mon pouvoir. Ce qui d'ailleurs m'as permis d'aller vite à MarineFord. Bref. Cela fait tellement longtemps que je n'y ai pas mis les pieds sur cette petite île hivernale. Mon petit frère dois bien avoir grandis ahah. Il a la vingtaine maintenant. Lui qui a toujours dis qu'il me rejoindrais au quartier général, il a finalement choisis la voie de l'artisanat. Il fabrique des coques de bateau, tout jeune charpentier encore en apprentissage.

Je suis fière de lui. Il commence à se démarquer un peu des autres. J'ai tenté plusieurs fois de vanter ses mérites à mon peu de supérieurs pour le faire travailler au QG. En vain, il refuse mon aide, il veut se faire un nom de réputation mondiale tout seul. Sans sa grande sœur. Vous allez voir je vais lui mettre deux trois torgnoles ça va lui rafraîchir les idées. Teh.

Je rigole un peu. Nerveusement. Chez moi il y avait aussi mes cousins et cousines. C'est un sacré bordel je vous jure. J'ai grandis avec mes grands parents et mes oncles et tantes qui ont aujourd'hui la quarantaine, comme moi. Et oui, n'oubliez pas que j'approche sur mes quarante ans… Je commence à me faire vieille. Ce mot me fait comme un coup de taser. Je n'ai plus la vie devant moi, c'est vrai. Parfois j'ai l'impression d'avoir déjà vécu ma vie d'adulte pendant ma jeunesse. Je suis une gamine en vrai…

Mais revenons à ce que je vous racontais.

À vrai dire, ma famille est assez libre, on ne connais pas de tabou et les gens en font un peu à leurs bonnes envies. Quand ma mère m'as eu elle avait même pas vingt ans mais elle a eu mon frère à l'age que j'ai aujourd'hui. Du coup, on s'y retrouve pas forcément comme les nombreux cousins et cousines font pareil. Il y a des enfants partout de tout le monde et de tout age. Nous vivions dans une grande bâtisse tous ensemble. Forcément que les pirates l'ont vu. Ils ont du se dire que les propriétaires étaient riches… J

e ferme les yeux. C'en est presque obligatoire.

Il ne peux pas n'y avoir eu aucun mort dans ma famille. Cela me terrorise, j'ai perdu quelqu'un, même plusieurs personnes. Des amis d'enfance, des cousins etc. J'étais encore dans mes pensées lorsque je vit le bateau, ou du moins sa silhouette à travers la brume. En montant les marche pour atteindre le pont je me rendit compte que ma cheville était presque rétablie. Mon tibia aussi. C'est sur que ma chute avait été un peu violente. Ridicule je dois l'avouer, mais violente. À vrai dire je ne pensais pas que mon corps allait se soigner si vite malgré mon Logia.

Enfin, tant mieux j'ai envie de vous dire, je ne vais pas me plaindre de récupérer à vitesse grand V.

Le soleil pointe déjà à l'horizon.

Quelques rayons tentent désespérément de percer les nuages blanc du ciel. La lumière nous parviens comme dans un jour d'été mais la masse nucléaire reste quasi invisible. C'est plutôt étrange mais nous sommes dans le nouveau monde il faudra s'y faire. Avec ces rayons je me rend compte du temps que j'ai passé avec Drake. Nous avons passé toute la soirée et la nuit dans cette pièce d'ébène et de velours rouge. Lui, avait passé tout ce temps à me regarder paniquer et a me voir plonger dans mon propre esprit. À sa place j'aurais trouvé ça épuisant. Et malgré cela je ne voyait aucune marque de fatigue sur son visage, ce ne fut pour lui en aucun cas un calvaire. Ni même ne serais-ce qu'un effort.

Il était là.

Il était là, avec son habituelle prestance.

Son manteau se soulevais au rythme du vent laissant une certaine classe. Et son aura… Elle était toujours aussi puissante ! Il a une autorité naturelle. Ses hommes obéissent sans demander leur reste, mais pas par peur ni contrainte. Non, ils l'admiraient tous. Tu m'étonne. Cet homme est super charismatique, celui qu'on appelle « L'officier déchu » est même respecté par les autres supernova.

Un groupe passe devant moi. Je reconnut même une petite poignée d'anciens marines à ses côté qui me regardèrent avec un mélange de haine et de nostalgie. C'est pour dire comment il arrive à inspirer la confiance. Je ne veux pas leurs parler, vraiment. J'en avais eu d'entre eux sous mes ordres autrefois. Probablement plus. Et encore, ce mot n'est pas adapté. Non. Est-ce que vous appelez « Autrefois » votre passé d'il y a trois quatre ans ? Voilà, non, c'était il y a peu. Ces hommes là étaient sous mes ordres il y a vraiment peu de temps. À mon grand malheur l'un d'eux viens à moi. Alors que je le vois avancer dans ma direction sa tête me revient et je tente de mettre un nom dessus. En vain. Je n'essaye pas de me barrer discrètement. Ils sont là pour me transporter je ne vais pas me barrer l'air de rien.

- Vous êtes revenue, ou pas du tout ?

Je le dévisage quelques seconde toujours en quête de lui donner une identité. Je souffle lentement et fait quelques pas pour me poser à la rambarde. Je le dévisage ensuite un peu sans lui répondre pour autant. La mer est blanche ici aussi. Pas à cause de l'écume, plutôt parce que le ciel est de la même couleur, comme je l'ai dit tout à l'heure. Ici, même les îles sont blanches. Et partout, il neige. Bref la mer a une allure de coton ou de nuage qui me donne envie de sauter à l'eau.

- Ai-je déjà été l'une d'entre vous ? Une pirate.

Ce mot me fit bizarre à prononcer. Moi, une pirate. Et puis quoi encore ? J'aurais voulu m'offusquer et sortir de mes gonds mais impossible. L'idée me paraissait étrangement alléchante. Plausible.

- Non, c'est vrai, t'as raison.

Je m'étonne tout d'abord de sa réponse rapide et tranchée. Puis vint le fait de son tutoiement. Je n'ai qu'à peu réfléchir pour me rappeler qu'il n'était encore qu'un jeune sergent lorsque j'étais encore sur North Blue. Il était venue avec Brannew pour m'interroger le jour du départ de Drake, dans le bar.

Je fronce les sourcils. Il sait que je me souvient de lui, le soldat que j'ai attrapé par le col et à qui j'ai presque craché au visage. C'est sur qu'il s'en souviens. Je me demande bien ce qu'il foutait là si c'était pour rejoindre Drake ensuite. Un espion ?

Je ne pense pas.

Le départ du contre-amiral roux a du échauffer beaucoup d'esprits. Le mien en premier. Je me tourne vers lui. Mon regard doit être lourd de sens et de question. Ouais, il doit en dire long parce qu'il lève les mains puis hausse les épaules avec lassitude. L'air de dire « Bah on s'en fout comment, mais maintenant je suis là, coucou ». Je le regarde partir sans un mot de plus. Je ne sais pas quoi dire.

Ainsi je reste là à regarder la mer, le bateau pars. Les petit morceaux de glaces vont se briser contre la coque en métal. Je me penche en avant pour regarder les remous de l'eau, sentir le sel de la mer et sentir les petites gouttelettes d'eau frapper ma peau. J'aime ces sensations plus que tout.

Drake s'approche de moi lentement, comme s'il ne voulait me déranger dans ma contemplation. Il viens sans rien dire, nous avons un contact, au bras probablement. Je me sens bien avec lui, avec ce contact de nos peau qui donne une touche de vérité à la situation. J'aime sentir la chaleur de son corps dans ce genre de moment là. Mais...

Je ne l'aime plus. J

'ai tourné la page et je ne veux pas aller dans la piraterie avec lui. Jamais. Je n'en serais pas capable. Je pense qu'il s'en doute mais mon malaise n'en est que plus grand lorsqu'il passe ses bras autour de moi dans une étreinte non formelle. Je ne l'aime plus. Ou du moins pas de la même façon qu'autrefois. Il retire son bras, ce qui me surprend puis il viens ouvrir sa cape pour me la poser sur les épaules. Émoustillée et collée à lui dans le grand manteau je souris.

- Hé, 'Shue ?

Je me raidit un peu. Sans répondre. Je vous avais dit que la 'Shue n'était pas la même que Shell. Que c'était celle qui faisait des overdoses de tout genre de drogues, c'est aussi celle qui pouvait rester enfermée dans une pièce plusieurs jours sans objectif particulier juste par lassitude. C'est cette femme que j'aimerais que vous ne connaissiez pas. C'est elle que vous avez rencontré lors que l'entrevue dans la salle d'ébène et de velours. À vrai dire même maintenant je ne serais pas capable de vous dire si je n'ai pas déformer la réalité à ce moment. J'étais dans ma psychose. Dans ces souvenirs fous. Maintenant que je réfléchis à tête posée je me dis que ces « Expériences » doivent probablement être des soins pour une quelconque maladie. Ou même que je continue une pseudo désintox à cause de mon séjour en psychiatrie qui m'as rendue dépendante.

Mais voilà 'Shue n'est pas quelqu'un de fréquentable. Je ne suis ni folle ni schizophrène. Rassurez-vous. Je sais que c'est moi mais je me suis attachée à cette différenciation pour me préserver. Du moins j'espère.

Je le regarde passivement.

Ce goût à la vie qu'il m'as redonné avec son baiser était si direct. Il m'as sortie de ma torpeur comme un coup de taser. Certes.

Je porte une main à sa joue et la caresse avec une tendresse que je ne me connaissait pas. Je suis tellement contente de le voir et je le remercie de m'aider malgré nos différents. Il semble d'abord surpris et répond ensuite à mon étreinte. Sa main passe dans ma nuque. Une main glaciale et rugueuse du aux multiples combats et voyages menés dans sa vie. Je ferme les yeux pour me concentrer sur ce contact si inattendu, puis il me rapproche de lui pour poser un tendre baiser sur mes lèvres. Je me rend compte que, contrairement à la fougue lorsqu'il m'as embrassé cette nuit, ce baiser là n'est pas fait pour me réveiller. Pour me faire réagir.

Non.

Cette étreinte est douce et pleine d'amour, et... Ça me gène. Je me décolle un peu de lui et le regarde tristement.

- Drake… Je ne t'aime plus.