OMG CETTE HISTOIRE EXISTE ENCORE?!
REGARDEZ LA PHOTO DE LA FACFIC C'EST SHELL (sisi) !
WAW !
Bref je pense que mon rythme d'écriture paraît ... Habituel ? Bon sinon j'ai reçu un mail du site et là BAM je me suis dit "Et si je reprenais ?" genre en fait j'avais un chapitre d'avance et j'écrivais le prochain mais bon, ça aurait été trop beau. Oui j'ai changé d'ordi entre temps sans récupérer mes dossier. AHAHAHAAHH. Bon bah du coup ce chapitre est un peu court. Je sais que je fais un peu tourner les choses en rond mais voilà.
Bonne lecture à ceux/celles qui ont encore le courage aha :')
Il a d'abord eu une expression étonnée. Puis dure. Pas contre moi. Mais une expression simplement qualifiable de dure. Sérieuse. Comme si je l'avais ramené dans une réalité qu'il se refusait. Il s'est décalé de moi puis a fait un rapide mouvement de tête pour me montrer que je n'avais pas tort. Il a simplement accepté ce fait. À vrai dire, il n'as pas d'autre choix. Son bras protecteur a retrouvé sa place sur mes épaules sans rancune mais les sentiments de sûreté et de bien être que ce contact me procurait ont disparus.
- Viens, je vais te donner mes quartiers.
Il me lâche et passe devant moi pour rentrer. Je ne sais pas pourquoi il reste si gentleman avec moi. Bon, il l'as toujours été avec tout le monde mais tout de même. Je me demande qui il a bien pu rencontrer comme genre de femme depuis son départ. Il a bien du aimer quelqu'un en quatre ou cinq ans non ?
Je passe dans les couloirs en observant minutieusement le lieu. Je m'arrête devant une vitre. Mon reflet y est gondolé à la bonne volonté du verre. Je me penche en avant et m'observe devant le regard totalement neutre du pirate. J'ai maigris. Beaucoup. Je sépare ma chevelure en deux pour cacher mon côté rasé. Voilà qui est mieux, cela adoucis mes traits creusés. Et… Je dois l'avouer, cela cache aussi mes rides. Peut être devrais-je penser à attendre la repousse de ces cheveux là. Mais passons.
Mon œil, en dessous de mon bandage est devenu vitreux, celui que Shiliew a saboté avec son cigare. On dirais un voile blanc cachant la couleur de mon iris. Le pire est que je ne vois presque plus rien de ce côté là. C'est comme une tache noire au milieu de ma vue panoramique. Mais bon, je m'y ferais. Durant les dernières semaines j'ai déjà commencé à ne plus me cogner contre les meubles, les murs, les coins de porte. Je m'y ferais. De plus, comme il est difficile pour moi de le garder ouvert à cause de la mauvaise cicatrisation, fermer la paupière est une option simple.
Je souffle.
Je suis quand même pathétique dans cet état. Il faut que je reprenne des forces et aille manger. La maigreur ne me réussis pas. Je n'ai pas hâte d'aller me laver et de devoir observer si je peux compter mes côtes ou voir mes os des hanches. Il faut vraiment que je reprenne du poids rapidement.
Nous reprenons notre petite marche.
Lorsque Drake pousse la porte de ses appartements je suis soufflée par la beauté de la pièce. On y trouve un globe en bois au milieu de la pièce. Un bureau remplis de papiers de toutes les couleurs écrit en toutes langues. Un panneau avec des avis de recherche accroché mais aussi quelques figures de marines gradés que je reconnais. Au fond, une bibliothèque d'où tombe un millier de livres aux reliures de cuir.
Et oui « L'officier Déchu » est un homme de culture. Il y a d'épais rideaux de tissus lourd qui tombent au sol, probablement pour cacher une salle de bain ou une chambre. C'est trop beau. Vraiment. Trop. Je me tourne vers le roux avec un air émerveillé mais presque outrée.
- Donne moi une simple chambre ! Je m'en contenterais.
Il me fait signe de rentrer. Un signe qui ne me laisse pas le choix de répondre. Lorsque Drake vous propose quelque chose, vous acceptez. Point. C'est tout, on ne peux refuser à cet homme.
Je pénètre dans ses quartiers à contre cœur. Même si je l'avoue, observer cet endroit est super. Mais j'ai vraiment cette impression de cambrioler quelqu'un ou de m'insinuer dans la vie d'un inconnu. Rien ici ne me rappelle la chambre que l'on partageait autrefois. Mais fatalement. Rapidement. La nostalgie me rattrape.
L'odeur. C'est celle du roux. Son parfum fort et épicé qu'il a toujours eu. Il y a aussi une petite senteur d'encens que l'on fait brûler. Ce serais à la cannelle pour lui. S'il n'a pas changé. Je souris en trouvant le petit bout de bois qui flambe sur un socle en fonte. La boite à côté est marqué d'un « Cumin / Cannelle » en lettres gothiques. Tout ici représente cet homme. Tout. C'est pour cela que mon intrusion m'apparaît comme un viol. Il m'indique une porte en bois où est accroché mon sac à dos. Ma jutte est bloquée en travers de la poignée dans l'état dans lequel je l'ai laissée.
Il marche à reculons en souriant en coin de bouche.
- Va te laver, personne ne rentreras et je ne désire pas que tu partage les douches communes avec mes hommes. Cela me paraît tout de même assez… Normal.
Sans me laisser le temps d'ingurgiter la proposition, il referme la porte et s'en va. Ses pas dans le couloirs me réveillent un peu. Ouais je dois me laver. Mais d'abord… Je regarde un petit plateau sur le bureau. Il y a un plat de pâtes et de poissons. Comme pour me répondre mon ventre gargouille et je me décide à le manger avec distinction pendant que le bain coule. Ahah. Non, je rigole. Je me jette presque dessus et engloutis l'assiette en peu de temps. J'avais une de ces faim moi !
Rassasiée, je me dirige vers la seconde pièce où un grand bain en bois trône, il est placé juste en dessous d'un hublot donnant au ras de l'eau. Ne désirant pas être vu par rien ni personne je ferme d'un coup secs les rideaux pourpre et fait tourner le robinet. L'eau est claire. Chaude.
Quand je sors de là je vais mieux. Je ne dirais pas que je vais bien non, mais mieux.
La pièce est vide, je n'entends aucun son de l'extérieur. N'osant pas aller m'endormir ici, et surtout étant trop ébranlée pour m'assoupir je sors timidement des quartiers en direction du pont. Histoire de voir la mer. De voir les vague s'écraser sur la coque avec une giclée d'écume et de sel.
Je ne porte pas mon manteau de vice-amirale, je l'ai troqué contre une grosse cape sombre, ça me fait tout bizarre. Je me sens nue. C'est ça, nue et sans défense. Je ne suis pas habituée à ce paraître là. Sans ce manteau je n'impressionne plus personne. Je dégage peut être quelque chose pour les utilisateurs du Haki de l'observation mais sans plus. Au bout de quelques minutes un jeune homme accourt vers moi, paniqué.
- Madame, ça pourrait vous intéresser !
Je me tourne vers lui bienveillante, il est jeune. Ça m'étonne de plus en plus l'age des pirates. Ces jeunes gens sont trop jeune pour se mettre dans de telles situations de hors-la-loi.
- Drake vous informe que votre famille a été prise en charge par les révolutionnaires. Ils étaient présents lors de l'affrontement avec Doflamingo. Cependant… L'île n'existe plus.
Je prends comme un coup dans le ventre. Est-ce une bonne nouvelle ? Oui, ils vont en vie. Mais mon île natale est morte. Détruite. Et ma famille comment je vais les retrouver ? Personne ne sait où ils se trouvent. Aucun moyen de les contacter. Le jeune ne semble pas se préoccuper de ma réaction et continue son discours.
- Du coup nous changeons notre cap vers Dressrosa. Vous pourrez y rejoindre la Marine et nous nous… Rien, je ne vais tout de même pas vous divulguer mes plans.
Je fronce les sourcils.
- Tu y était aussi toi ?
- Où ça ?
- Dans la marine, je vois ton tatouage qui dépasse de ton col.
Il rougit. C'est vrai que dans ma base on avait l'habitude de se faire tatouer « Justice » sur notre corps. Pour ne pas oublier. J'ai choisis de le faire dans tout le dos. Lui sur le torse. Je me demande comment il se sent. Le matin devant la glace, devant ses compagnons de voyage. Comment assume-t-il ? Il fait demi-tour rageusement. Je ne voulais pas le vexer il n'est pas le seul sur ce bateau avec ce tatouage loin de là… Oh oui loin de là.
Quelques jours passent.
Nous allons arriver sur Dressrosa. Le festival pour gagner le Mera Mera est dans une bonne semaine. Ici, j'ai eu le temps de réfléchir à moi même, à mon passé, à tout. Au final j'en ai déduis que la marine tente de me soigner plus que de me torturer.
Les éclaireurs de Drake m'ont ramenés un coffre qui avaient survécu à l'explosion. Le coffre familial avec les photos, les dossiers, les souvenirs, tout. J'y ai trouvé beaucoup de papiers de médecins. La maladie qu'avait mon père autrefois est entrain de tuer mon frère. Le traitement lui donne des amnésies. Il a décidé de souffrir tout en gardant sa mémoire. Il a du utiliser une phrase du genre ''Vaut mieux vivre une courte vie que de rêver une longue''.
Alors moi. Je sais que j'aurais choisis le contraire et c'est ce que j'ai du faire. Mon frère doit avoir la vingtaine même pas et est aux portes de la mort. J'en ai quarante et globalement mon corps ne souffre pas. Cela veux dire que mon traitement marche. Je n'était pas sujet à des expériences. Non … Je suis malade.
Drake m'as donné un Den Den Mushi portable. Pour ne pas prendre de risque ils décident de me laisser contacter la marine pour venir me chercher. Du coup je me retrouve dans une barque au beau milieu de l'océan. Sérieusement ? Je regarde mes jambes pliées. Je suis trop grande pour cette barque. Drake Are you fucking kidding me ? Il me regarde en souriant bêtement. Du haut de son magnifique bateau il semble dire « Tiens démerde toi mon amour ». Quel adorable petit con.
Je fronce les sourcils rageusement et empoigne les rames.
Oui j'ai largement trop de fierté pour appeler la marine maintenant. Je vais leurs dire quoi à votre avis ? Je regarde le bateau de mon mari s'éloigner comme dans les films. Lorsqu'il a disparu à l'horizon je me jette sur le pauvre petit escargot.
- Oh putain j'en ai déjà marre de ramer.
Je tape rageusement la fréquence d'urgence. Au moment d'appeler j'hésite. Ils vont me poser des questions sur le pourquoi du comment je suis ici. Sauf. Sauf si je tombe sur un subordonné. Hmm. Fujitora est en direction de Dressrosa et je ne voudrais absolument pas tomber sur lui au téléphone. Je regarde mes bras. Bon ok j'appelle je pourrais pas ramer longtemps et puis… Comme si je savais me servir d'un Log Pose.
Je dois appeler plusieurs fois et sur plusieurs bateau différent avant que l'appel ne soit interpellé. La personne qui me réponds n'est autre que Bastille. Oui, le vice-amiral géant. Mais si celui avec le masque où y a des trous là. C'est pas un rigolo lui, du coup je sais qu'il va vouloir tout savoir de pourquoi je suis là et pourquoi je suis dans une barque où un X rouge est peint.
Je cligne des yeux en raccrochant. Merde ! Oh Drake je vais te tuer, je peux pas demander à la marine de me récupérer maintenant. C'était donc pour ça ton sourire. Saligaud.
- Bulup Bulup.
Je décroche rageusement.
- Nous avons votre position Shell, nous arrivons bientôt.
Je pousse un râle de soulagement _ou de haine_ et m'affale dans ma petite embarcation.
Bon, il faut savoir que par « bientôt » mon cher collègue entendait « plusieurs longues heures ». Mais me voilà bien sur le pont d'un bateau bleu. Enfin. Mon collègue regarde d'un œil suspect ma tenue de civil et ma petite barque. Il ne fait aucune remarque, il m'ordonne juste d'aller me mettre dans une tenue correcte. Je trouve une chambre libre. Bon, celles des vices-amiraux sont plutôt classes. Mais celles des sergents sont tellement nulles ! Je tiens à peine debout !
Lorsque je me change j'ai une sorte de … D'illumination. Sur mon ventre se trouve encore de petites cicatrices qui témoignent d'une n'avait jamais remarqué leurs présence. Je ferme les yeux quelques instants.
Il faut que je parle à Sakasuki. Non. Il me faut quelqu'un en qui je peux faire confiance. Totalement. Je pense tout d'abord à Kuzan. S'il est chez les révolutionnaires comme les rumeurs laissent à penser je pourrais aussi savoir comment va ma famille.
Où est ma fille ? Ou mon fils ? Est-ce une petite tête rousse ou blonde ? Aha. Ce doit être mon instinct de mère qui se réveille trop tard. Maintenant j'imagine tout mes anciens collègues comme pouvant être mon enfant. Alors que soyons honnête celui-ci doit être très jeune. J'espère pouvoir retrouver Kuzan rapidement. Le tournois pourrais être une bonne façon d'avoir des renseignements sur lui.
Lorsque je vois la côte de Dressrosa je me sens bien. Je retrouve de plus en plus la mémoire. Je me rend aussi compte que, à la fin d'une journée, je suis capable de me souvenir de toute mes actions. Avant non, mais je ne m'en rendait pas compte. C'est impressionnant.
Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que je veux.
La tête de Doflamingo, Kuzan et une promotion.
Moi aussi je veux une promotion. Non ? Ok bah zut :3
