Hellooo~ J'espère que vous allez bien et que vous avez passé une bonne semaine ! Aujourd'hui on se retrouve avec le deuxième chapitre de « Griffin is the new Woods ». Il y a pas mal de dialogues et de petites révélations. Les problèmes s'enchaînent… et se résolvent, peut-être ? Vous n'êtes pas au bout de vos surprises. Je tenais à vous remercier pour vos reviews, follows, favs etc, ça m'encourage beaucoup ! Je réponds aux reviews des Guests en bas.

Je vous souhaite une bonne lecture !


Clarke sourit et le regarda amoureusement. Elle était vraiment tombée sur le bon. Finn lui avait clairement dit qu'il l'attendrait. Elle était la plus heureuse. Ils parlèrent encore quelques temps, jusqu'à ce que le garde leur indique le temps était écoulé.

- Déjà ? s'offusqua la blonde en se levant de sa chaise.

- Aller Clarke il faut y retourner ! On s'appelle demain, et je reviendrai la semaine prochaine promis. »

Ils s'enlacèrent et Clarke posa rapidement ses lèvres sur les siennes pendant que le garde ne regardait pas. Finn lui fit un clin d'œil et il partit, agitant ses mains comme un enfant pour lui dire au revoir. La blonde le regardait partir avec une larme qui perlait sur le coin de sa joue. Elle aussi allait se battre…

Chapitre 2 : La Time-Machine

Jour numéro 13.

Octavia se réveilla en sursaut. Elle posa une main sur son front couvert de sueur. Elle avait encore beaucoup trop dormi. Clarke n'avait pas dû la réveiller ce matin et elle avait sûrement raté le petit-déjeuner. Elle pesta en cherchant l'horloge située au-dessus de la cabine des gardes du dortoir du regard. Il était neuf heures. Conclusion, elle avait beaucoup trop dormi. C'était sûrement à cause de la chaleur qui faisait qu'elle manquait cruellement de sommeil dernièrement. Elle ne voulait pas rejeter la faute sur Clarke, mais la blonde ronflait la nuit et bougeait énormément la nuit. Octavia savait que son sommeil agité était le résultat du stress lié aux premiers jours dans la prison. Elle grogna avant de se lever de son lit et ouvrit sa petite armoire. Il était trop tard pour prendre une douche, elle allait donc s'habiller directement. Une fois en tenue, elle sorti du box, toujours énervée. Elle se pointa devant la cabine des gardes et un grand métis semblait s'être endormi sur le bureau. Elle donna un coup sur la vitre, ce qui le réveilla brusquement. Il lui fallut plusieurs secondes pour émerger et lorsqu'il aperçut Octavia de l'autre côté de la fenêtre, son visage se déforma. Il se dépêcha de se lever et alla ouvrir la porte de la cabine.

« Lincoln, t'aurais pu me réveiller ! grommela la brune en croisant les bras.

Le prénommé Lincoln se frotta les yeux de manière infantile.

- Désolé O', dit-il en retenant un bâillement, mais t'es trop mignonne quand tu dors. »

Octavia ne pouvait pas laisser ses sourcils froncés face à la moue de Lincoln qui venait de se réveiller et qui se grattait les yeux comme un enfant. Elle jeta un bref coup d'œil au dortoir, il n'y avait pratiquement personne, en tout cas, pas de yeux rivés sur eux et poussa le brun à l'intérieur de la cabine avant de fermer la porte derrière elle. Elle posa ses deux mains sur son torse et se mordit les lèvres avant de lever les yeux et de les plonger dans les siens. Le brun ne put s'empêcher d'attraper son visage et de coller ses lèvres aux siennes dans un baiser qui se valut fiévreux et amoureux.

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Clarke avait débuté son jogging matinal. Elle n'avait pas trouvé mieux que de courir pour se vider l'esprit. Après tout, pas de cigarettes et pas d'alcool en prison. Elle avait dû s'essayer au sport et elle ne le cachait pas, ça lui faisait un bien fou.

Oui parce qu'aussi, elle n'avait toujours pas de matelas. Octavia avait accepté de lui donner son uniforme non utilisé pour lui donner du mou, mais son corps lui faisait terriblement mal. Après avoir effectué un dixième tour de la cour, qui était déjà immense, elle sentit ses jambes et son dos lâcher prise. Elle était vraiment faible. Elle ne mangeait que très peu, ne dormait pratiquement pas et tout ça détruisait littéralement sa santé mentale et physique. Elle trottina jusqu'à s'appuyer contre un arbre dans un coin de la cour et souffla aussi vite qu'un chien heureux. Bien qu'elle était tout le contraire. Elle posa son front contre l'arbre et sentit son corps trembler de faiblesse. Elle détestait se sentir ainsi.

« Putain de merde, cracha-t-elle contre la cime de l'arbre, j'vais pas… mourir… comme ça…

Puis elle s'affala au pied de l'arbre et dans un dernier effort, elle s'allongea sur le dos, soufflant encore et encore. Elle tourna légèrement la tête sur le côté.

- Double putain de merde…

Lexa était assise là, contre l'arbre, des écouteurs collés aux oreilles. Elle fixait la blonde sans aucune gêne, un sourcil arqué et un léger sourire en coin. Clarke essayait de deviner ce qu'elle pensait d'elle. En ce moment, elle devait la trouver pathétique.

- T'inquiète Griffin, tu dormiras mieux ce soir.

Clarke fut étonné de la voir engager la conversation. Elle tenta de reprendre un rythme de respiration correct, ce qui lui prit plusieurs minutes, avant de répondre.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? T'as empoisonné mon repas ? J'ai pas mangé de toute façon.

- J'ai remis ton matelas.

Clarke haussa les sourcils.

- Ah !

Puis elle se mit à regarder le ciel, ou plutôt les branches de l'arbre qui faisaient obstacle.

- Donc le prix à payer quand on renverse malencontreusement son plateau sur Lexa Woods c'est, des plats immangeables, une semaine sans matelas, des escargots dans l'armoire… qu'est-ce que j'ai oublié ?

- Emmêler les lacets des chaussures, répondit Lexa dans un sourire narquois.

- On se croirait en internat au lycée, en pleine semaine de bizutage des premières années. Vous n'avez pas mieux à faire sérieux ?

Lexa regarda Clarke avec amusement avant de se lever et placer sa tête dans le champ de vision de la nouvelle.

- Bienvenue en prison. »

Puis elle partit, laissant Clarke à bout de souffle au pied de l'arbre.

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Jour numéro 20.

Clarke était avec Raven qui bricolait une radio dans la salle de l'atelier mécanique. La brune était assise à une table, le nez dans la coque de l'appareil et Clarke était assise sur la table juste en face, les bras croisés et l'air dubitatif.

« Non, je refuse. Je suis maudite par les appareils électroniques.

- C'est le futur !

- De toute façon, j'ai déjà fait ma demande à la pharmacie.

Raven sortit sa tête des câbles électrique et regarda Clarke avec un air moqueur.

- Qu'est-ce qu'il y a ? reprit la nouvelle.

- Parce que tu crois vraiment qu'ils vont te mettre à la pharmacie ?

Clarke haussa les épaules.

- Ben oui, je suis en cinquième année de médecine.

Raven fronça les sourcils en souriant. Elle était surprise.

- Cinquième année ? Mais t'as quel âge ? demanda Raven.

- Vingt-quatre.

Elle vit la brune lever un poing en l'air.

- Yess ! J'ai un an de plus, répliqua la brune avant de tirer la langue.

- Ça veut rien dire !

- Alors comme ça¸ rubia croit aux traitements de faveur ? Tu vas finir au nettoyage tu vas voir. Puisque j'te le dis, l'atelier méca' c'est le meilleur !

- C'est hors de question, je pourrais faire sauter cette prison. Ce ne sera pas la première fois.

- Parce que ce serait une mauvaise nouvelle ? Attend… Pas la première fois ?

- Si je suis ici c'est parce que j'ai fait sauter un bâtiment de ma fac.

Un énorme sourire naquit sur le visage de la latina qui s'esclaffa en tapant des mains pendant plusieurs secondes.

- Espléndido ! Qui l'aurait cru ? La nouvelle blanca est une terroriste ?

- Ta gueule Reyes, grommela Clarke, c'était un accident. Pas de morts, mais des grièvement blessés. Sinon je serais pas ici.

Raven n'en revenait pas. Ses yeux étaient grands ouverts, tout comme sa bouche et ses mains continuaient de taper.

- Reyes, hace menos ruido ! (Reyes, fait moins de bruit !) hurla une voix.

Clarke se tourna pour faire face à la porte. En effet, elle reconnut directement la détenue qui venait d'entrer. C'était la nouvelle aux cheveux bouclés et aux grandes cernes qui était avec elle.

- Lo siento, (je suis désolée), ironisa Raven qui fit un tape-m'en-cinq avec la nouvelle arrivante. Tiens Clarke je te présente Luna Rodriguez, elle est avec moi dans le box. Luna, voici Clarke. Il me semble que vous êtes arrivées le même jour non ?

- Exact, confirma Clarke en hochant la tête pour saluer Luna.

- J'ai ce qu'il te faut, reprit Luna en donnant un pot de miel à Raven.

- C'est pour faire circuler le courant, répondit Raven à la question silencieuse de Clarke.

- Bon moi je vais y aller, soupira Clarke en descendant de son perchoir, j'ai rendez-vous avec Kane. »

Les deux hispaniques la saluèrent et la blonde quitta la salle pour se rendre au bureau de Marcus Kane.

Elle arriva devant la porte du bureau et toqua, cependant, elle n'entendit pas de réponse. Elle se demanda alors si Kane n'était pas absent, ou alors s'il avait un rendez-vous avec une autre détenue. Elle décida de patienter au pas de la porte. Un garde qui passait par là lui adressa un grand sourire, ce qui la déstabilisa un peu.

« Tiens tiens, une nouvelle.

Il était plutôt grand, fin et portait une paire de lunettes de plongée sur son front. Plutôt ridicule, il était garde, il fallait qu'il se montre sérieux et crédible non ? En tout cas, ce n'était pas John Murphy ou le gardien des enfers.

- Vous êtes ? demanda-t-il en s'appuyant contre le mur juste à côté de la blonde.

- Griffin.

- Enchanté, moi c'est Jordan. Jasper Jordan.

- Enchanté.

- Vous… est-ce qu'on laisse tomber le vouvoiement ?

- T'as commencé, répliqua Clarke au tac-au-tac.

Jasper se mit à rire franchement. Clarke l'aimait déjà bien. Il n'avait pas l'air aussi professionnel et coincé que les autres gardes. C'était le seul à s'être présenté auprès de la blonde, et à s'être montré poli d'entrée.

- T'attends pour Kane ? reprit-il en jetant un coup d'œil à la porte fermée.

- Oui, il faut que je choisisse un atelier. »

Jasper hocha la tête puis la porte s'ouvrit dans un magnifique et harmonieux grincement. Clarke se tourna et son corps de figea. Elle ne savait pas si la prison était petite où c'était un coup de la coïncidence. Mais Lexa Woods. Encore et toujours Lexa Woods.

Le regard de la brune tomba directement sur le jeune garde qui hocha simplement la tête pour la saluer. Elle avait l'air plutôt ennuyée. Elle leva sa main pour le saluer et se tourna vers Clarke qu'elle n'avait à priori pas directement remarquée puisque son regard changea directement. Il avait l'air moins ennuyé. Puis elle partit, sans rien dire. Clarke entra ensuite dans le bureau sans plus attendre, qui était maintenant libre et n'oublia pas de saluer Jasper qui retourna à son poste.

« Tiens Griffin ! Heureux de vous voir ! répliqua Marcus en rangeant une pile de dossiers.

- Oh, ça me touche, répondit Clarke en fermant la porte derrière elle.

- J'imagine que vous avez vu Woods sortir.

- Heu… oui…

- Je lui ai parlé de vous Griffin. Sachez qu'elle ne vous embêtera plus désormais.

Clarke ne savait plus s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle. Lexa avait dû passer un sale quart d'heure, pire, on aurait pu la menacer d'aller en QHS*. Elle grimaça légèrement.

- Non, vraiment, vous n'avez pas à vous en faire. Elle me l'a dit elle-même, elle arrêtera.

Clarke se sentit immédiatement soulagée. Alors tout ça était finit ? Elle n'allait plus avoir à faire à Lexa ?

- Alors, en ce qui concerne votre dossier et vos activités…

- J'ai été prise en pharmacie ?

Kane grinça des dents.

- Non… on vous a mise en atelier mécanique.

- Pardon ?

Clarke posa une main sur son torse, offusquée. Ok, ça faisait vachement dramaqueen, mais de tous les ateliers du monde, il fallait qu'elle tombe sur le pire d'entre eux. Le pire pour elle du moins. Même le ménage lui allait mieux, elle était moins dangereuse avec une serpillère qu'avec des clés à molette et des fils électriques.

- Comment ça se fait ? répliqua Clarke en s'avançant vers le bureau.

- La pharmacie n'accepte pas de détenues. Par ailleurs, on ne manque pas de personnel là-bas. Je suis désolé.

Clarke soupira longuement, puis elle posa une main sur son front. Elle eut une soudaine migraine. C'était trop pour aujourd'hui. Elle était beaucoup trop faible et à fleur de peau. En temps normal, elle aurait tapé un scandale. Elle fut la première à qui la réponse avait surpris.

- Ce n'est pas grave. Va pour la méca'.

Kane hocha la tête et lui tendit un papier qu'elle signa sans se poser plus de questions.

- Vous avez vu votre petit copain récemment ?

- Je dois le voir juste après, répondit-elle sans le regarder.

- Il y a quelque chose que j'aimerais éclaircir avec vous mademoiselle Griffin.

- Hm ?

Kane posa ses coudes sur son bureau et joignit ses mains. Il se racla la gorge plusieurs fois et jouait fébrilement avec ses pouces. Ok, ça ne sentait pas bon. Il s'apprêtait à aborder un sujet très, trop sensible. Clarke se prépara au pire.

- Vous avez conscience que vous êtes dans une prison pour femmes.

- Jusque-là je suis au courant.

- Vous êtes des êtres humains. L'être humain a de nombreux besoins qui sont vitaux pour lui.

- Jusque-là je suis aussi au courant.

Clarke pensait vraiment qu'il se foutait de sa gueule.

- Cependant, il y a certains de ces besoins qui ne peuvent pas être… nourris en prison.

- Manger et dormir ne sont pas tellement considérés si vous voulez mon avis.

Marcus soupira. Il allait devoir y aller franco, parce qu'il avait fini par comprendre que Clarke n'avait aucune foutre idée d'où il voulait en venir.

- Je parle du sexe mademoiselle Griffin.

Les yeux de la blonde s'ouvrirent un peu plus et sa bouche s'entre-ouvrit, laissant échapper un « ah » plein de surprises.

- Certains trouvent un moyen de s'apaiser, tranquillement dans leur coin. Et puis il y a les prédatrices.

Il se rapprocha doucement, se décollant légèrement de sa chaise et poursuivit en murmurant.

- Les lesbiennes. Les lesbiennes sont dangereuses.

Clarke soupira en reculant. Pour être honnête, les lesbiennes étaient le cadet de ses soucis.

- Avec moi, ça risque pas je pense, répondit l'ex étudiante.

- Vous n'êtes pas à l'abri. Si vous voulez vous protéger, éloignez-vous d'elles.

- Je pense que le message est clair. »

Elle en avait franchement marre. Aujourd'hui, elle avait eu sa dose d'avertissements, de révélations et trucs tous aussi chiants. Elle disposa et quitta le bureau de Marcus, avec l'impression que tous les bruits du monde s'étaient retrouvés dans sa tête. Elle ne se sentait vraiment pas bien. Elle se rendit tout de même en salle des visites, un sourire béat ayant apparu sur son visage après que le visage de son copain lui apparut à l'esprit. Heureusement qu'il était là.

*rubia : blonde. *QHS : Quartier de Haute Sécurité (wikipédia est votre ami mdr)

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Jour numéro 24.

Raven déambulait dans les couloirs de la prison sans but précis. Elle sortait du bureau de Kane et venait de réaliser son debrief de la semaine. Il lui avait encore dit que c'était une détenue exemplaire et que ses efforts fournis en atelier mécanique étaient considérables. Seulement, pour elle, il ne s'agissait que de blabla. Lorsqu'elle était arrivée ici, elle pensait qu'avoir une augmentation était possible. Elle se foutait les doigts les yeux. Il lui avait fallu un temps fou pour réaliser à quel point être en ici était dur et encore aujourd'hui, elle subissait les dures épreuves de la prison. Elle soupira puis décida de se rendre dans son dortoir. Elle avait besoin d'entendre autre chose que ses pensées pessimistes qui coulaient dans son esprit depuis quelques minutes déjà. A peine eut-elle franchit le pas de la porte qu'Emori lui sauta dessus, un sourire plaqué au visage.

« Tiens Reyes ! répliqua-t-elle en posant son coude sur son épaule, tu sais ce qu'on graille demain ?

- Nan, balance, répondit la brune en lui rendant son sourire.

- Quesadilla ! s'exclama-t-elle, bon ce sera qualité prison par contre !

Raven sourit. Elle adorait la quesadilla, c'était de la nourriture rapide d'origine mexicaine. Evidemment, elle ne s'attendait pas à de la grande cuisine, elle était en prison. Mais rien qu'un peu de nourriture lui rappelant ses origines pouvait la rendre heureuse.

- Ça va faire du bien ! » dit Raven en tapotant sur la tête d'Emori.

La plus jeune décolla son coude de son épaule et laissa Raven pour se rendre dans son box. Raven se rendit dans le sien, où sa codétenue se trouvait déjà. Cela faisait déjà plusieurs jours que Luna ne portait plus le orange et pourtant, il manquait à Raven. Voir de nouvelles têtes était une bouffée d'air frais pour elle et les autres détenues. Mais Luna arborait déjà l'uniforme beige et avait tissé ses habitudes au sein du pénitencier. Elle tentait de tailler du bois avec… ben du bois. Elle semblait vraiment à fond dans sa tâche. Lorsque Raven entra dans le box, Luna leva rapidement les yeux.

« Yo Rodriguez, fit Raven en s'asseyant sur son propre lit, bonne journée ?

- Super, répondit-elle.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Luna s'arrêta et pencha la tête pour inviter Raven à s'approcher. La brune s'assit donc à côté d'elle et fixa les bouts de bois que tenait sa codétenue dans les mains.

- J'essaie de fabriquer un yoyo, te moque pas.

Raven haussa les sourcils et recula légèrement. C'était plus clair dans son esprit. Elle sourit.

- Attends, je me moque pas ! dit-elle en voyant le visage de Luna se décomposer, justement je trouve que c'est ingénieux.

- Vraiment ?

Le visage de Luna s'illumina, même si aucun sourire n'était en vue. Raven la regarda franchement, elle ne mentait jamais. Elle n'avait qu'une seule parole, surtout avec les autres latinas. Surtout avec Luna. Parce qu'elle appréciait vraiment la brune aux cheveux bouclés. Elle avait encore son innocence et sa fraîcheur de nouvelle. Mais ce que Raven aimait le plus était la sincérité que dégageait son regard. Luna était quelqu'un qui avait du vécu. Pour sûr.

- Raven Reyes n'a qu'une seule parole !

Luna esquissa un minuscule sourire. Raven se sentit heureuse, c'était une petite victoire pour elle. Après ça, Luna reprit son activité sous le regard curieux de la latina. Après plusieurs minutes de calme, Raven se tourna vers l'entrée du box en y sentant une présence. Elle ne put s'empêcher de sourire.

- Teh Wilson, dit-elle en se levant, t'es pas au jardin ?

- J'ai fini, répondit-elle, tu fais quoi ?

- Rien ! répliqua Raven.

- Viens on va faire un tour dehors. »

Raven ne put qu'accepter. Si elle pouvait passer du temps avec Anya, elle le faisait sans hésiter. Même si elle adorait Luna, elle ne se sentait pas aussi proche de la brune qu'elle l'était avec la fausse blonde. Anya était tout pour elle dans ce trou. Elle se souvenait que la première semaine suivant son arrivée, elle s'était trop frottée à Murphy, le gardien des enfers. Elle avait failli se battre contre lui et commettre l'irréparable. Anya avait tout fait pour qu'elle ne s'emporte pas, c'était une personne très calme, détendue et reposée. Elle avait énormément de recul, l'expérience au sein d'Arkadia en était pour beaucoup. Raven avait toujours été fasciné par son comportement, c'était tout l'opposé d'elle qui était sang-chaud. Si elle n'avait pas été là, elle serait sûrement en train de pourrir au trou et elle ne la remerciera jamais assez pour ça. Une fois dehors, elles trouvèrent un petit spot sous un arbre et commencèrent à discuter tranquillement.

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Clarke se décida enfin à chercher le pardon de Lexa. Elle était actuellement dans son box avec Octavia qui gesticulait dans tous les sens.

« T'as encore chaud ? demanda Clarke en faisant son lit.

- Bien sûr ! grommela Blake qui s'allongea sur son lit. Je vais rester là et ne pas bouger.

- Comment tu fais en août ?

- Ne m'en parle pas ! Bon, fit-elle en se redressant, t'es prête à affronter Woods ?

Clarke soupira et alla s'asseoir à côté de sa nouvelle amie, qui l'a fixait avec son regard innocent.

- On est en prison, faut toujours être prête.

- Oulalaah, Griffin tu commences à t'y faire ! Non plus sérieusement, ce que t'as fait pour Woods… j'en suis presque jalouse. C'est génial, si elle te pardonne pas c'est qu'elle est aveugle !

- On verra bien, soupira Clarke qui se leva et sortit du box en regardant sa colocataire.

- Bon courage ! »

La blonde hocha la tête et sortit du dortoir avec une détermination sans faille. Elle voyait le regard curieux des autres détenues se poser sur elle lorsqu'elle traversa les couloirs, mais elle s'en foutait royalement. C'était limite si elle avait des flammes qui sortaient de ses yeux. Mais d'après elle, c'était Lexa qui allait n'y voir que du feu. Elle arriva au dortoir C, celui des Trikru et se concentra pour ne pas louper la brune. Après plusieurs minutes postée devant les box, aucun signe de la brune n'était détecté. Cependant, elle n'abandonna pas. Elle tourna les talons et sortit à l'extérieur, là où les Trikru jouaient d'habitude, pas loin du préau et sous les arbres. Mais elle ne trouva que Raven qui discutait sous un arbre avec une fausse blonde aux yeux bridés. Raven remarqua Clarke qui bougeait telle une furie et lui fit signe de venir la voir de loin. Clarke s'approcha, bien qu'elle avait autre chose à faire, elle avait toujours quelques minutes pour parler à la latina.

« On peut t'aider Griffin ? demanda Raven.

- Je cherche Woods, répondit-elle avant de se tourner vers la fausse blonde.

- J'te présente Anya Wilson, Anya, voici Griffin.

- T'as pas besoin de me la présenter, rigola Anya.

- Je suppose que ma réputation me suit de près, soupira Clarke.

- Si tu cherches Woods, tu l'as trouveras sûrement dans la Time-Machine, reprit Anya.

- Tu rigoles ? Y a une machine à remonter le temps dans cette putain de prison ? s'exclama Clarke à bout de nerfs.

- Tu comprendras ce que c'est une fois que tu verras, dit Raven en haussant les épaules. C'est pas loin de la salle de l'atelier méca', à côté de l'inventaire.

- Bon… merci les filles. »

Clarke tourna les talons et partit sous le regard inquisiteur des deux détenues, surtout celui d'Anya qui se pencha vers Raven.

« Elle veut y faire un tour ?

Raven recula, grimaçant.

- T'es malade, si elle la touche je fais brûler cette boîte en carton. »

Un sourire naquit sur le visage de la fausse blonde qui hocha la tête, même si au fond, elle n'était pas convaincue.

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Clarke arriva comme prévu devant la salle de mécanique et pénétra dans les pièces voisines à la recherche de la fameuse Time-Machine. Elle pénétra dans une salle à moitié vide, avec une table en plein milieu et pas mal de boîtiers muraux fermés par des cadenas. Il y avait une fenêtre qui éclairait la pièce et la lumière guida son regard jusqu'à une énorme boîte en carton avec des plaques de métal qui la soutenait. On pouvait facilement faire rentrer trois ou quatre personnes à l'intérieur d'un truc pareil. Elle réfléchit. Ça ne pouvait être que ça. Il y avait dans la salle, trois détenues. Deux qui rigolaient comme des truies juste à côté de la boîte en carton et une qui écoutait de la musique en lisant dans son coin. Clarke s'approcha de la boîte en carton et sursauta lorsque celle-ci s'ouvrit brusquement. Une jeune femme que la blonde trouva plutôt mignonne en sortit. Elle ressemblait beaucoup à Raven, c'était sans doute une latina, mais elle avait des cheveux châtains très clairs, pratiquement blonds, des yeux d'un noir perçant et des taches de rousseur. Elle fixa Clarke pendant plusieurs longues secondes. Elle avait les joues légèrement rosées, les lèvres humides et gonflées et le souffle discret mais erratique. L'ex étudiante plissa les yeux. Mais n'eut pas le temps de faire de théories que la latina quitta la salle au pas de course et Lexa apparut comme par magie à l'intérieur de la boîte et sortit sa tête pour regarder la détenue partir. Son regard dévia et se posa sur Clarke. Elle haussa les sourcils, visiblement, très surprise.

« Tehh Griffin, dit-elle, je pensais pas te voir ici et maintenant.

- Je te cherchais, articula-t-elle difficilement.

Lexa regarda autour d'elle, puis dans la boîte qui était bien la Time-Machine.

- Tu veux faire un tour ? demanda-t-elle en pointant l'intérieur avec son pouce, pas très sûre d'elle.

- Heu non ça ne m'intéresse pas ! s'exclama Clarke, je voulais juste te donner quelque chose. Pour me faire pardonner.

Lexa la prit soudainement par le poignet, ce qui la fit sursauter et la tira vers l'intérieur avant de fermer la porte. Contre toute attente, son cœur s'emballa et elle commença à paniquer.

- Je t'ai dit que-

- Chuuuut…

Lexa avait posé son index sur ses lèvres et ses yeux voulaient clairement dire « je ne vais rien te faire ». Parce qu'elle avait eu le malheur de poser ses yeux sur les siens. Non, pas sur les siens. Dans les siens. Cet émeraude dont elle aimerait un jour, percer le secret.

- Bon alors, qu'est-ce que t'as ? reprit Lexa en laissant tomber sa main, des tampons ? Du mascara ?

- Rien de tout ça, soupira Clarke en sortant un morceau de papier de sa poche.

- Un bout de papier ? »

Clarke l'a regarda, offusquée. Ce n'était pas qu'un bout de papier. C'était le résultat de plusieurs jours de travail, de plusieurs heures d'acharnement. C'était la manifestation de son talent, de ce qu'elle aimait le plus au monde. C'était sa passion, la seule chose qui lui faisait garder la tête hors de l'eau dans cette prison. Comme l'avait dit Finn, c'était ce qu'elle savait faire le mieux. Elle tendit le papier à Lexa qui le déplia. Son visage se figea et une lueur étrange apparut dans ses yeux qui s'étaient posés sur ce qu'avait fait Clarke. Un dessin. En effet, elle avait dessiné Lexa d'après ses souvenirs et ses brèves altercations avec la brune. Elle était légèrement de trois quarts et avait un sourire presque imperceptible. Ses yeux avaient été tracés avec une finesse, une élégance et une précision extrême, ce qui n'échappa en rien à la brune qui était sidérée par ce qu'elle était en train de regarder. La bouche de Lexa s'ouvrait plusieurs fois mais aucun son n'en sortait. Il fallait le dire, Clarke l'avait prise au dépourvu. Elle avait sorti le grand jeu. La nouvelle détenue appréciait vraiment ce qu'elle était en train de voir. Le visage de Lexa détendu, comme si l'opacité de son masque, de son expression blasée, avait été réduite. Elle entrevoyait légèrement, une expression plus calme, plus douce, qu'elle aurait voulu voir un peu plus. C'était limite si Lexa avait des émotions. Mais elle savait qu'elle allait devoir se montrer patiente.

« Tu gères vraiment, finit par prononcer la Trikru consciente qu'il fallait qu'elle sorte quelque chose.

- Donc, dire merci ça te trouerai le cul ? répliqua Clarke qui se gifla mentalement pour avoir sorti une telle phrase.

Lexa leva la tête et la regarda droit dans les yeux, les sourcils relevés. Elle n'avait pas un regard menaçant, non. Il y avait plus d'amusement qu'autre chose dans ses yeux.

- Donc tu veux que j'enlève carrément ton lit ?

Clarke baissa la tête. Il ne fallait pas qu'elle joue avec Lexa puisque de toute façon, elle était beaucoup plus forte qu'elle.

- Merci Clarke. » souffla la brune en pliant le morceau de papier et elle le glissa dans sa poche.

La blonde croisa les bras, fière d'elle. Lexa Woods avait prononcé les mots imprononçables. Lexa leva les yeux au ciel, excédée par le comportement enfantin de la nouvelle détenue. Clarke finit par sortir de la Time-Machine.

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Jour numéro 25.

« Tu mens ! Impossible qu'elle t'ai dit ça ! s'exclama Raven.

- Moi je pense que c'est possible Rae, t'as jamais vu un seul dessin de Griffin. Elle a un putain de talent, dit Octavia.

- Puisque je te dis qu'elle m'a remercié, répliqua Clarke en roulant des yeux, et merci Blake ça me touche.

- Moi je pense qu'elle t'a dans le viseur, commenta Harper avant de croquer dans sa pomme.

Les trois détenues se tournèrent brusquement vers Harper qui leva innocemment les deux mains. Clarke soupira bruyamment.

- Ça m'étonnerai, fit Octavia, Clarke est une white. De plus, elle est cramée hétéro à des kilomètres je l'ai deviné à la seconde où je l'ai vue.

- J'avoue, ça fait trois ans que je suis avec Finn.

Elles levèrent toutes un sourcil.

- A quand le mariage et les gosses ? ironisa Harper.

- D'abord à quand la fin de mes études.

- Etudes ? répliqua Octavia en fronçant les sourcils.

- Bah oui, reprit Raven, rubia est une étudiante en médecine c'est du lourd !

- Déjà que j'ai pas assez de doigts pour compter le nombre d'années qu'il faut faire en médecine, mais en plus, j'te rappelle qu'on est en prison, remarqua Harper.

- J'ai toujours de l'espoir, soupira Clarke.

- C'est mignon, charria Harper. Du coup, qui est pour le fait que Lexa a Clarke dans le viseur ?

- Mais attendez, Lexa est pas déjà avec l'autre latina la ? demanda Octavia.

Clarke fronça les sourcils. Elle savait peut être à qui sa colocataire faisait référence.

- Bah oui, fit Raven en roulant des yeux, Octavia t'es pas encore au courant de tout ?

Clarke alterna son regard entre Raven et Octavia, les sourcils froncés.

- Octavia est arrivée il y a trois mois, répondit Harper à sa question silencieuse, elle n'est pas au courant de tous les potins.

- Ahhh je comprends mieux, dit Clarke, mais du coup qui est cette latina ?

- Costia Garcia. C'est una chica très cool, je suis sûre que tu pourrais bien t'entendre avec elle, répondit Raven.

Clarke se pencha sur la table et incita les autres à faire de même.

- Je crois que je suis intervenue en plein ébat entre Lexa et Costia la dernière fois, chuchota-t-elle.

- Dios mio Clarke, ça m'étonne pas, ces deux-là ont dû baiser autant de fois qu'il y a de détenues ici, souffla Raven.

Clarke grimaça. Elle ne voulait pas se faire d'images. Pas se faire d'images. Pas se faire d'images.

- Askip elles font des plans à plusieurs, reprit Octavia.

Clarke inspira un bon coup et posa sa main sur ses yeux comme pour cacher les images loin d'être catholiques qui défilaient dans sa tête.

- Aussi loin que vont mes sources, reprit Raven, Lexa ne fait pas dans les plans à plusieurs. Où t'as eu cette information toi ? dit-elle en donnant une tape à Octavia.

- Elles ont seulement une relation ouverte, informa Harper, mais c'est cramé que Costia est amoureuse de Lexa. Par contre, Lexa se met qui elle veut dans sa poche. »

Pendant que ses amies parlaient, Clarke jetait de brefs coups d'œil à la table située à la diagonale de la leur. C'était la table des Trikru et Lexa y était assise. Elle mangeait ses pâtes et avait l'air paisible. Elle se perdit dans sa contemplation de la brune. Ce n'était pas étonnant qu'elle mettait qui elle voulait dans sa poche. Elle avait tout pour elle. Elle avait un beau visage, des traits fins bien que souvent crispés par l'ennui et cachés par son expression blasée. Ses yeux et leur couleur dépassant l'imaginaire étaient de véritables trous noirs qui aspiraient le regard de Clarke à chaque fois qu'elle avait le malheur de poser son regard dessus. Sa peau halée faisait ressortir ses orbes verts. Aujourd'hui, elle avait les cheveux entièrement attachés dans une queue de cheval parsemée de tresses et d'attaches. Malgré l'uniforme ample, Clarke devinait qu'elle devait être à l'aise dans son corps qui devait être désirable. Soudain, Lexa leva la tête et balaya la pièce du regard. Clarke le vit, mais elle était comme pétrifiée. Elle n'arriva pas à détourner les yeux de la Trikru et c'est ainsi que leurs regards se croisèrent. A ce moment-là, Clarke se sentit toute légère et réussit à détacher son regard de la brune.

« Si je mets les doigts dans une prise, je suis une meuf branchée ?

Clarke se tourna vers Raven, les yeux plissés et accusateurs. Combien de temps s'était-elle perdue à contempler Lexa pour que la latina sorte une connerie pareille ?

- N'importe quoi, tu seras électrocutée c'est tout ! s'offusqua Octavia.

- Mais tu ne comprends pas l'humour, pendeja* ! râla Raven.

- Elle vient de t'insulter, répliqua Harper en posant sa main sur l'épaule d'Octavia.

- Oui, j'ai fini par comprendre à force. D'ailleurs, la quesadilla est une pure merveille !

- Et t'as pas encore goûté à l'enchilada ! Bon, ça avance comment avec Brown ?

Clarke regarda ses amies avec curiosité. Elle avait directement compris la référence. Le coup de pied qu'avait adressé Octavia à Raven sous la table ne lui avait pas échappé. Raven posa sa main sur sa bouche, consciente qu'elle avait dit une connerie.

- T'inquiète j'avais deviné, souffla Clarke.

- Merde, ça se voit autant que ça ? répliqua Octavia.

- Non, vraiment. Juste les regards c'est tout. Donc t'as une histoire avec un garde ?

- Je suis vraiment maudite, grommela la brune, et si tu veux une réponse c'est oui. »

Clarke recula en hochant la tête. Tout cela lui rappelait le lycée, la période des ragots, des coucheries et des secrets. Elle avait trouvé un point positif à la prison.

Pendeja : une insulte souvent utilisée par les latinas dans Orange is the New Black. C'est une expression latino-américaine, qui peut être traduit par stupide.

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Jour numéro 31.

Clarke arriva enfin en salle de mécanique. Le garde en charge de l'activité, un asiatique qui répondait au nom de Monty Green, l'accueillit avec un grand sourire. Il avait les mains remplies de livres titanesques, portant tous sur le bricolage et la mécanique. Clarke se posa devant son atelier et fut surprise de voir une simple lampe de bureau posée sur celui-ci. Monty arriva devant elle et posa l'un des gros livres sur son atelier, faisant sauter la lampe que la blonde attrapa au vol et ainsi, évita la catastrophe.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? grogna Clarke en soufflant sur la lampe.

- La notice ma grande ! répliqua Monty, ton travail à partir de maintenant sera de réparer cette jolie petite lampe !

Clarke grimaça.

- Ne fais pas cette tête tu es payée pour ça.

- Payée ? 0,32 dollars l'heure ! Vous êtes conscients qu'on est à la limite de l'esclavagisme ?

Monty baissa les yeux.

- Ce n'est pas moi qui gère ça, finit-il par dire en s'éloignant et donner un livre à une autre détenue qui travaillait juste à côté.

Clarke soupira et son regard alterna entre la pauvre petite lampe et l'énorme bouquin. Elle l'ouvrit. Après tout, ça ne devrait pas être si différent que la médecine. Elle avait juste à s'imaginer que la lampe était un patient, et qu'elle devait la bidouiller un peu pour la faire remarcher. Ainsi, les tournevis seraient des scalpels et les pinces… bah des pinces quoi.

- Je suis sûre que tu as des doigts de fée.

Clarke se tourna brusquement vers la détenue à côté d'elle qui n'était autre que Raven Reyes et son grand sourire.

- Non vraiment. Je préfère le… vivant, avoua Clarke en prenant les lunettes de protection que lui tendait Raven.

- Affronte l'inconnu rubia, rigola-t-elle.

- Donc tu tentes toujours de réparer la radio ?

- Quelle radio ? Ah ! Ca fait plus d'une semaine que je suis passée à ce magnifique tourne-disque des années 40 ! répliqua Raven en montrant l'objet à Clarke.

- Impressionnant… t'es sûre de pouvoir réparer un tel fossile avec ce qu'on nous donne ? s'interrogea-t-elle.

- Bien évidemment. Je suis Raven Reyes.

Clarke ricana face à tant de modestie. Elle avait fini par le comprendre après un mois en prison, les latinas avaient un égo… assez important.

- Dis-moi Reyes… qu'est-ce que t'as fait pour atterrir ici ?

Raven, qui avait ouvert le capot du tourne-disque, s'arrêta net. Elle tourna la tête avec la lenteur d'un robot et fixa Clarke de ses yeux noisette. Ok, la blonde avait compris qu'elle venait de faire une bêtise.

- Griffin, c'est interdit.

- Pardon, répliqua rapidement l'ex étudiante en tournant nerveusement les pages de son bouquin.

- Mais je vais quand même te le dire. » dit Raven en haussant les épaules.

Clarke arqua un sourcil et sourit légèrement ne regardant la brune du coin de l'œil. Si une latina avait l'occasion d'étaler sa vie, elle n'y manquerait pas. Elle ferma les yeux et se remémora…


Bon, le chapitre est terminé ! Vous en avez pensé quoi ? Est-ce que vous vous attendiez à voir Costia apparaître ? Même moi ça m'a surprise xD Dans tous les cas, Clarke peut-elle vraiment compter sur Finn ? Vous en pensez quoi de la relation Raven/Anya et Raven/Luna ? Bon ok j'arrête, vous le saurez dans le prochain chapitre qui s'appelle « Tout un art » !

Bonne semaine !

Réponses aux reviews :

Guest :Disons que la relation entre Clarke et Lexa va être un peu mitigée, mais tout ira bien !

Fanny :Merci beaucoup ! J'ai beaucoup misé sur le début pour que mon histoire vous accroche et je vois que ça a marché alors je n'ai pas encore vraiment prévu de rythme de publication, ça dépend comment j'avance (j'ai déjà écrit plus d'une dizaine de chapitres) mais je pense qu'un chapitre par semaine sera bon !

Jenn : Merci beaucoup, ça me fait plaisir ! Comme je l'ai dit, j'ai beaucoup travaillé le début de mon histoire pour vous présenter les personnages et l'environnement. La suite arrivera la semaine prochaine normalement !

Claire : Yess, merci, vraiment ! J'aime beaucoup écrire les dialogues, je travaille beaucoup dessus et je vois que ça t'as pas déçue. C'est vrai, l'ambiance et la prison de Litchfield m'a beaucoup inspirée, je ne sais pas vraiment d'où m'est venue l'idée de faire fusionner OITNB et The 100 x) Tu verras, Finn n'est pas vraiment celui que l'on croit… Et Lexa découvrira pleins de choses intéressantes sur Clarke et vice-versa, tu verras ! Encore merci !