Bonjour ! Comment ça va ? On se retrouve pour le chapitre trois de GitnW, avec quelques petites révélations sur Raven, notamment au début et sur Lexa ! La vie au sein d'Arkadia continue tranquillement et le calme règne, mais pour combien de temps ? Je réponds au reviews en bas :D Bonne lecture !
Chapitre 3 : Tout un art
« Dis-moi Reyes… qu'est-ce que t'as fait pour atterrir ici ?
Raven, qui avait ouvert le capot du tourne-disque, s'arrêta net. Elle tourna la tête avec la lenteur d'un robot et fixa Clarke de ses yeux noisette. Ok, la blonde avait compris qu'elle venait de faire une bêtise.
- Griffin, c'est interdit.
- Pardon, répliqua rapidement l'ex étudiante en tournant nerveusement les pages de son bouquin.
- Mais je vais quand même te le dire. » dit Raven en haussant les épaules.
Clarke arqua un sourcil et sourit légèrement ne regardant la brune du coin de l'œil. Si une latina avait l'occasion d'étaler sa vie, elle n'y manquerait pas. Elle ferma les yeux et se remémora…
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J'avais le nez dans ce putain de tableau de bord que je bidouillais depuis plusieurs heures déjà. Je n'avais même pas vu le soleil se coucher et mes yeux, s'étant habitués à la pénombre, furent ébloui lorsque la lumière fut subitement allumée. Je pestai et me tournai, énervée, vers l'entrée du cockpit, là où se trouvaient les interrupteurs. Wick et son sourire arrogant était calé dans l'encadrement de la porte. Je roulai des yeux avant de continuer ce que j'étais en train de faire.
« C'est bon Reyes, tu reprendras demain, me dit-il sans bouger.
- Non ! Je veux absolument finir de-
Une étincelle suivie d'un petit bruit m'indiquant que le courant avait circulé entre les fils que j'essayais de souder, me fit sursauter. Je n'y croyais pas. Il était vingt-deux heures du soir et je travaillais dessus depuis que le soleil s'était levé. Je n'avais pas dormi et je n'avais mangé qu'un morceau de cookie que cet abruti qui se trouvait à la porte m'avait donné. Mon sourire revint immédiatement et je m'empressai de souder les fils correctement. J'appuyai sur l'interrupteur et toute la machinerie du cockpit s'alluma. Ça fonctionnait. J'avais enfin réparé le dernier rafale qui manquait pour leur prochaine opération. La veille. Je me redressais et m'apprêtait à sauter de joie quand la fatigue me rattrapa et je manquai de tomber. Heureusement, Wick me rattrapa. Il rit doucement, puis m'annonça,
« Les supérieurs m'ont dit que si tu réussissais à réparer ce rafale dans les temps, tu auras une semaine de repos.
- C'est vrai ? dit-je en écarquillant les yeux.
- Oui, aller, on va se reposer. »
Je le remerciai et nous sortîmes de l'engin que j'avais fini par maudire.
Le jour d'après, j'avais dormi presque quinze heures d'affilée. Ce n'était pas mon genre de dormir autant, mais il fallait croire que mes derniers jours avaient été exténuants. Le soir même, avec Wick et les autres mécanos de l'armée, on avait organisé une petite soirée dans un sous-sol du Bronx. C'était une soirée jeux tranquille entre potes, avec un peu d'alcool et de musique. Après avoir bu quelques gorgées, on avait commencé à explorer les environs. Il faisait noir, froid et on était serré, je n'aimais pas ça. Je préférai l'espace, la liberté, les étoiles plutôt que ces flashs de téléphones qui nous donnaient de la lumière.
« On est où là ? demanda l'une de mes collègues.
- Je vais vous montrer un truc ! s'exclama Wick.
Il nous fit passer par un chemin encore plus étroit. Dios mio, je n'aimais pas ça. Après plusieurs minutes de marche, nous atterrîmes dans un petit cul de sac. Super. Je roulai des yeux et m'apprêtai à repartir quand mon collègue reprit la parole.
- Vous voyez ce boîtier ? fit-il en tapant sur un énorme boîtier en plastique beige plaqué sur le mur humide, c'est un véritable trésor.
- Qu'est-ce qu'il fait ? demanda l'un d'entre nous.
Wick eut un sourire en coin. Il était déjà venu là, c'était sûr. Il ouvrit le boîtier avec une facilité déconcertante et une multitude de boutons, leviers et câbles étaient nichés à l'intérieur. Mes yeux s'écarquillèrent. Je m'avançai doucement pour mieux voir. Curieuse, je me mis à lire tout ce qu'il y avait d'écrit. Et je compris rapidement en quoi il s'agissait d'un trésor.
- Ce petit boîtier peut contrôler le circuit électrique du Bronx, murmurai-je.
- Pour 20$, tu appuies sur un bouton, déclara Wick en s'approchant à son tour.
Je roulai des yeux. Il était irrécupérable. Mes doigts frôlèrent les câbles, puis les boutons. Il y avait écrit « BRONX » tout en haut, avec des lettres en métal qui avaient été collées. Des numéros, des fréquences et des unités de fréquences étaient notés sur les boutons. Un sourire naquit sur mon visage. J'avais envie de faire une bêtise. Une grosse grosse bêtise. J'avais envie d'envoyer un message à mon copain pour lui dire qu'il allait faire tout noir d'ici quelques secondes, mais je me retins. Je me retournai vers Wick, un sourire et un regard plein de défi.
- 50$ et un blackout, répliquai-je.
Son sourire s'agrandit.
- T'en est incapable, me dit-il.
- Deal ?
Il ferma la bouche. Il n'avait plus l'air aussi sûr de lui.
- Deal.
Sans attendre, je me tournai vers ce fameux trésor. Pendant plusieurs minutes, je me concentrai pour savoir à quoi correspondait quel fil et quoi déclenchait quel bouton. J'entendais la voix de mes amis me dire que ce n'était pas une bonne idée, mais 50$ me paraissait être une bonne idée. Une fois que j'eus décrypté le schéma électrique qui était sous mes yeux, j'appuyais sur un premier bouton. Rien ne se passa et je senti Wick s'approcher. Je pris un fil entre mes doigts et demanda un briquet. Je fis brûler celui-ci et tenta de le souder à un autre. Après ça, j'appuyai à nouveau sur le même bouton.
Après ça, plus rien.
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« Le blackout de juin 2015. Bronx. C'était moi.
Clarke se figea, puis tourna doucement la tête vers Raven, les sourcils relevés et la bouche entre-ouverte par la surprise. Ça alors. Elle pouvait s'y attendre et pourtant, elle était plutôt interloquée par la révélation de son amie.
- Pas mal hein, répliqua la brune en hochant la tête.
- Si j'ai pris 6 ans, c'est parce que j'ai involontairement provoqué la mort de cinq personnes.
- Oh merde…
- Et oui. Je m'en veux à mort pour ça Griffin… et toi ?
- Moi ?
- Qu'est-ce que tu as fait pour atterrir ici ?
- J'ai explosé un bâtiment de ma fac.
Raven explosa de rire.
- Mierda Griffin, c'est beaucoup trop drôle ! dit-elle entre deux rires, je te voyais plus dans la contrebande !
- C'est pas drôle Reyes.
- Bon, explique en détails.
- J'ai… aussi fait un pari. On m'a testée sur mes connaissances en chimie et j'ai bluffé en disant que je pouvais faire des explosions avec des substances.
- Et ?
- Et je suis une tuile en chimie, j'ai réellement tout fait exploser. Une fois que j'ai fait le mélange, je suis parti en courant pour faire genre « attention ça va exploser ! » le problème c'est que ça a vraiment explosé. J'ai été éjectée hors de la pièce et le sol s'était effondré. Tout a pris feu et t'imagines le reste.
- Tu…
- Non personne n'est mort mais j'ai causé des dégâts immenses et je cite « mis en danger plus de trois cent personnes ».
- Waouh Griffin t'es une terroriste en fait !
- Je t'emmerde Reyes ! »
Puis Clarke se plongea définitivement dans le livre de mécanique, déterminée à refaire marcher cette stupide lampe.
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A la fin de son atelier, elle se rua vers les téléphones. C'était juste avant le repas du soir. En général il n'y avait personne, les détenues donnaient leur coup de fil avant le repas du midi ou après le repas du soir. Elle décrocha et tapa le numéro qu'elle connaissait par cœur. Elle porta le téléphone à son oreille et sourit bêtement en entendant le bip sonore retentir. Après trois bip, le bruit du décrochage s'entendit. Elle sourit de plus belle.
« Allô ?
- Allô ! C'est Clarke ! dit-elle.
- Clarke, chérie ! Tu vas bien ?
La voix au téléphone de Finn Collins était l'une de ses principales faiblesses.
- Ça peut aller mieux, et toi ?
- Ecoute, moi ça va !
- Qu'est-ce que tu fais ? J'entends du bruit.
- Je suis à la gare j'attends le train. J'ai fait comme tu m'as dit, je vais aller voir mes parents ce week-end pour me vider la tête.
- C'est super ça !
- Et toi, qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?
- J'ai tenté de réparer une lampe… Car oui, on m'a foutu dans l'atelier mécanique parce que soi-disant on ne laisse pas une détenue en charge de la pharmacie ou de l'infirmerie !
- Ça se comprend, mais je suis sûre que si tu te comportes bien, ils te laisseront y aller. C'est comme ce que tu m'avais dit la dernière fois, il y a bien une détenue qui fait le taxi non ?
- Effectivement.
- Et avec la fameuse Lexa ? Elle ne t'embête plus ?
- Oh…
Clarke se mit à jouer nerveusement avec le fil du téléphone.
- J'ai fait ce que tu m'as dit, reprit-elle dans un sourire béat, elle avait l'air d'apprécier et depuis… elle ne m'embête plus. C'est à peine si je la croise.
- C'est super ! »
Une voix plus forte que la sienne interpella Clarke qui se tourna discrètement vers le téléphone d'à côté. Elle se retourna rapidement à la vue de la fameuse Costia. Elle semblait énervée. Elle décida d'écouter ce qu'elle disait.
« Cuando ? Dos meses ? Muy bien.
Elle roula des yeux. Il fallait qu'elle parle espagnol.
- Si este pendeja de Nia lo arruina, voy a matarla.
- Clarke ? Clarke ? répliqua Finn à l'autre bout du fil.
- Désolée j'étais dans la lune, mentit Clarke.
- Je vais te laisser, le train est là.
- D'accord… Je… Je t'aime Finn.
- Moi aussi je t'aime. »
Elle raccrocha et Costia se tourna vers elle. Clarke sentit son corps se frigorifier face au regard noir que lui lançait la latina. Au plus profond de son être, Clarke souhaitait qu'elle n'ait pas capté qu'elle l'avait écoutée. Elle avait noté ses mots dans un coin de sa tête et était bien déterminée à savoir ce que pouvait bien mijoter la fameuse « amante » de Lexa.
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Jour numéro 38
« Il y a une projection ce soir ! s'exclama Octavia en entrant en bombe dans le box.
- Wow, génial, répliqua Clarke qui griffonnait sur un bout de papier.
Bien évidemment, elle n'était pas tout à fait emballée. La dernière fois qu'elle avait assisté à une projection, elle était arrivée trop tard donc elle avait dû s'asseoir au fond, par terre. Et en plus de ça, elle n'avait pas d'écouteurs donc, avait regardé un vieux film de plus de deux heures sans le son. Un véritable supplice.
- J'ai une surprise pour toi, fit Octavia en fouillant dans ses poches.
Elle en sortit un lecteur et des écouteurs. Elle les tendit à Clarke qui leva la tête doucement. Son visage s'illumina, faisant sourire sa colocataire.
- T'es sérieuse ?
- Bah oui. Aller tiens c'est cadeau. Ils étaient à une ancienne détenue partie il y a une semaine.
Clarke se leva et ne put s'empêcher d'enlacer Octavia, qui fut d'abord surprise par le contact soudain. Cependant, elle se résigna à enlacer la blonde à son tour, en tapotant doucement le haut de son dos.
- J'ai la meilleure colocataire du monde, marmonna Clarke dans le creux du cou de la brune qui les sépara.
- Je sais je sais, je suis géniale. Bon, je dois retourner bosser. La projection est à 18h tout pile, il faut que tu sois là au moins un quart d'heure avant. Je te réserve une place.
- Merci beaucoup Octavia. Au fait, je ne t'ai jamais demandé où est-ce que tu travaillais, on ne te paie pas pour assister à des cours de sport non ?
- Effectivement, souffla-t-elle. Je bosse dans le jardin, donc je fais pousser certains aliments que tu manges.
- Hm, ça a l'air cool.
- C'est plutôt calme oui. »
Octavia sortit du box en adressant un clin d'œil à Clarke qui se rassit sur son lit et reprit tranquillement son dessin. Elle se mit à sourire bêtement. Dessiner lui faisait bizarrement penser à Lexa. Le tout premier portrait qu'elle avait réalisé en prison, était le sien. Parce qu'elle avait déjà réalisé un paysage juste avant. Depuis que ses yeux avaient croisés ce vert intense et profond, l'inspiration fusait de tous les côtés. Elle dessinait énormément, parce que déjà, elle avait le temps, mais en plus l'inspiration. Donc Lexa avait réussi, malgré leur malentendu, à lui apporter quelque chose de positif. Elle se demanda alors quel type de relation elle pouvait entretenir avec la brune. Elles ne pouvaient pas être amies, c'était sûr, elles étaient beaucoup trop différentes. Et pourtant, Clarke avait envie d'y croire. Elle avait bien comprit que dans le fond, Lexa n'était pas méchante. Elle avait juste, comme tout être humain, un instinct de survie et elle avait dû traverser un million d'épreuves pour être aussi importante et respectée au sein de son groupe et de la prison. Elle aurait pu se montrer bien plus exécrable avec Clarke, mais elle s'était contentée du dessin. La blonde avait conscience qu'elle avait jouée de sa meilleure carte et qu'un dessin avait beaucoup plus d'impact que des tampons ou une cigarette. Pourtant, il n'avait pas vraiment d'utilité en soi. Lexa avait donc apprécié le cadeau pour sa valeur symbolique. Elle était sûrement quelqu'un de bien.
C'est alors que ses pensées divaguaient et que le doux prénom de Lexa Woods allait et revenait dans son esprit qu'une brillante idée lui vint. Et si elle montait un petit business avec ses dessins ? Elle pourrait réaliser des portraits où des paysages et les vendre à des détenues ? Ça n'allait pas être facile. Elle allait avoir besoin de l'aide et de l'avis de ses amies.
Il devait être aux alentours de dix-sept heures trente quand Clarke posa son dessin et décida de se rendre à la salle de projection où avaient lieu, logiquement, les projections. Elle n'oublia pas de d'embarquer les écouteurs que lui avaient donné Octavia quelques heures plus tôt et sortit de leur box. Elle chercha rapidement Harper des yeux, ne sachant pas si elle était encore dans le dortoir mais ce n'était pas le cas. Clarke se rendit alors à la salle de projection, en priant pour croiser quelqu'un qu'elle connaissait parce qu'elle n'aimait pas déambuler seule. Mais alors qu'elle était proche du but, dans le couloir qui menait à celui-ci, elle fut interpellée par une voix inconnue.
« Hey Griffin, on est perdue ?
Elle se tourna vers la détenue qui lui avait adressée la parole. Elle était blonde avec la peau bronzée et était adossée contre le mur, les bras croisés.
- Heu, tu es ? demanda Clarke peu sereine.
- Freds. Mais tu peux m'appeler Niylah.
- Ok, et qu'est-ce que tu me veux ?
- Pas grand-chose je voulais simplement me présenter, répliqua-t-elle en levant les deux mains, c'est limite si tu m'agresses.
- Désolée je fais juste attention, soupira Clarke en s'avançant vers elle, et puis je n'ai même pas eu à me présenter.
- On est dans le même dortoir, sourit Niylah. Mais avant j'étais dans celui des Trikru, on m'a transférée.
- Ah ! s'exclama Clarke gênée, désolée je ne t'avais jamais remarquée…
- J'ai juste passé un peu de temps au trou.
Niylah fit signe à Clarke de commencer à marcher. Elle se rendait, à l'instar de la blonde, à la salle de projection pour aller voir le film.
- Qu'est-ce que tu as fait ?
- Contrebande. Je faisais passer du maquillage. Du coup…
Elle tourna et s'engagea dans un couloir que Clarke ne connaissait pas. Mais elle n'y fit pas attention longtemps, se disant que c'était peut-être un raccourci vers la salle de projection. Cependant, Niylah ouvrit l'une des portes, qui donnait sur placard à balai et poussa la blonde à l'intérieur. Ok donc, Clarke était tellement perdue qu'elle n'osa pas riposter.
- Heu…
- Du coup, je voulais savoir si ça te plairait…
Niylah s'avança doucement et dangereusement de Clarke qui recula jusqu'à ce que son dos heurte le mur du placard. Elle déglutit difficilement, comprenant qu'elle venait de se mettre dans la merde. Pour la énième fois.
- De faire affaire avec moi.
Elle cligna des yeux plusieurs fois, assimilant les paroles de son interlocutrice. Faire affaire avec elle ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Plonger dans l'illégalité alors qu'elle était en prison ? Déjà, à quel moment était-ce possible ? Elle était encore plus perdue. Elle regarda autour d'elles et soupira une nouvelle fois. Pas de Reyes ni de Blake pour la sauver. Elle allait devoir s'en tirer toute seule.
- Désolée, articula-t-elle, mais j'ai déjà… ma propre affaire.
- Oh… ce n'est pas grave, répondit Niylah en haussant les épaules.
Clarke l'analysa. Elle n'avait vraiment pas l'air de lui en vouloir. Après tout, c'était une nouvelle, il ne fallait pas la brusquer. Par ailleurs, elle ne lui avait même pas demandé de quel type d'affaire il s'agissait. L'ex étudiante sursauta lorsque Niylah posa sa main sur sa hanche. Son bras libre se posa sur le mur juste à côté de sa tête et la blonde se pétrifia. Qu'est-ce qu'elle était en train de faire ?
- Qu'est-ce que tu fous ? dit Clarke.
- Si tu refuses une affaire, il faut en accepter une autre… Griffin, souffla Niylah en prononçant son nom dans son oreille.
Tout à coup, Clarke se souvint de la conversation qu'elle avait eu avec Marcus il y avait quelques semaines. Les fameuses prédatrices. Les lesbiennes. Niylah était donc l'une d'entre elles. Clarke grimaça à l'idée qu'elle était une « proie » qu'elle s'imaginait facile. Mais c'était absolument hors de question qu'elle se laisse faire.
- Encore désolée, reprit-elle, mais tes deux offres sont refusées. »
Clarke enleva la main de Niylah de sa hanche d'un coup de bras, se dépêcha de la contourner et arriva jusqu'à la porte en deux pas. Elle l'ouvrit et sortit rapidement du placard sans regarder derrière elle. Elle était presqu'en train de courir lorsqu'elle arriva enfin devant la salle de projection, sans croiser personne sur son chemin. Elle qui voulait arriver en avance pour la projection, elle avait réussi à arriver en retard. Cependant, elle avait une bonne excuse et elle comptait parler de Niylah à Octavia. Elle entra, les portes étant ouvertes et n'entendait que des chuchotements. Elle chercha Octavia du regard et la trouva rapidement lorsque la brune, qui était au quatrième rang en partant de l'avant, se tourna vers l'entrée. Elle sourit de toutes ses dents à la vue de l'ex étudiante et lui fit signe de venir s'asseoir. Clarke avança dans l'allée qui séparait les deux rangées de chaises et capta le regard de quelques détenues qu'elle connaissait bien, dont Raven qui était alignée avec toutes les latinas. Il y avait aussi le regard de Lexa, ce qui déstabilisa Clarke. Bien évidemment, Lexa avait toujours le don de la déstabiliser. Et cela passait toujours par sa paire d'émeraudes uniques. Mais quelque chose l'interpella. Elle crut rêver, mais un léger, minuscule, microscopique sourire en coin était difficilement perceptible sur son visage. Clarke détacha son regard de la brune, se mordit les lèvres et alla s'asseoir à côté d'Octavia qui souriait toujours.
« Heyy Griffin, t'es pile à l'heure, le générique de début vient juste de se finir, chuchota la Blake.
- Désolée, j'ai eu un contretemps. Je t'expliquerai après.
- Pas de soucis. »
Après ça, elle se mit à l'aise sur sa chaise et sourit à Harper qui était juste à côté d'Octavia.
En plein milieu du film, alors qu'Octavia piquait du nez, chassée par le sommeil, Clarke se retourna légèrement et chercha inconsciemment Lexa du regard. Elle ne l'avait pas remarqué, mais celle-ci était assise à côté de Costia. Les deux détenues semblaient captivées par le film et partageaient même les écouteurs. Elles se tenaient les mains et Clarke put voir le pouce de Lexa qui caressait légèrement le dos de la main de Costia. L'ex étudiante se surpris en train de froncer les sourcils. Elle se demandait bien si c'était réellement de l'amour qu'il y avait entre les deux détenues. Normalement, elle ne devrait pas en douter, ce n'était un secret pour personne que Costia soit amoureuse de Lexa, mais qu'en était-il de la brune ? Que signifiait ce geste d'attention ? Elle vit Costia poser sa tête sur l'épaule de Lexa puis se retourna pour éviter de se faire choper en train de les regarder. Elle soupira bruyamment, ce qui réveilla Octavia.
« C'est finit ? fit la brune en se frottant sauvagement les yeux.
- Presque, chuchota Clarke, comment tu fais pour t'endormir ces chaises peuvent-être utilisées comme élément de torture.
- Je suis narcoleptique Griffin, expliqua Octavia en se redressant.
- Oh ça alors, ça doit pas être pratique.
- Tu parles, c'est grave chiant, une fois j'ai réussi à m'endormir dans les toilettes. Ils avaient déclenchés l'alarme parce qu'il y avait eu le comptage entre temps et ils ont mis une bonne heure à me trouver !
Clarke se mit à rire doucement et Octavia lui donna une tape sur l'épaule.
- Hé, c'est pas drôle !
- Désolée, c'est trop mignon. »
Elles commencèrent à se chamailler jusqu'à la fin du film. Une fois la projection terminée, le générique débuta et les détenues commencèrent à sortir calmement de la salle, sous les ordres des gardes. Lorsqu'Octavia passa devant Lincoln, Clarke analysa chacun de leurs faits et gestes. Le brun posa doucement sa main derrière son dos et elle le vit glisser un morceau de papier dans la poche du haut de la brune. Clarke se tourna vers Harper les sourcils relevés et la blonde lui sourit. Elles n'avaient rien loupé. Une fois dans les couloirs, Harper voulut se rendre aux toilettes avant de rentrer au dortoir. Clarke l'accompagna et laissa Octavia partir devant. La blonde attendit tranquillement son amie devant les lavabos et en profita pour s'arranger un petit peu. Elle ne se regardait que très rarement dans la glace. Et à chaque fois, c'était la décadence. Elle avait des cernes titanesques, ses cheveux ressemblaient à des spaghettis et le bleu de ses yeux était plus terne. Elle se tourna lorsqu'un bruit venant des douches se fit entendre. Elle plissa les yeux et commença à marcher sur la pointe des pieds, jusqu'au mur séparant les toilettes des douches.
« Tu te fous de ma gueule ?
Bien qu'elle ne l'ait pratiquement jamais entendue, elle s'en souviendrait pour toujours. La voix de Lexa. Une voix plutôt douce et imposante à la fois. Aussi unique que ses yeux.
- C'est pas ce que tu crois Lex'.
- C'est pas ce que je crois hein ? Je suis pas une idiote Costia.
Ok donc elle assistait à ce qui ressemblait à une dispute entre les deux tourterelles de la prison.
- Puisque je te dis que je vais lui faire la peau.
- Merde mais arrête de mentir ! J'ai clairement compris que tu t'es servie de moi pour sortir de ce trou à rat ! T'as conclu un putain d'accord avec les Azgeda !
- Ce n'est pas vrai. Lexa je t'aime et tu le sais.
- Tout ce que tu veux c'est sauver ta peau.
- C'est pas ce que tu aurais fait ?
- Mais t'es sérieuse ? Tu te contredis !
- Je t'aime !
- Je ne veux pas entendre ça.
- Depuis que la nouvelle est arrivée tu te comportes bizarrement aussi !
Clarke haussa les sourcils. Comment diable s'était-elle retrouvée dans cette conversation alors qu'elle n'y avait clairement pas sa place ? La situation avait pris un tout autre tournant. Elle se posa un ultimatum. Soit elle restait là et écoutait ce qu'elles avaient à dire sur elle, soit elle sortait de sa cachette et allait se confronter aux deux détenues. La première solution n'était pas une option mais une obligation. Elle resta donc là, priant pour que Harper reste encore un peu aux toilettes.
- La nouvelle ? De qui tu parles ?
- Fais pas genre Lexa, c'est pas son plateau qu'elle t'as jeté dessus le premier jour mais un sort. Tu crois que j'ai pas vu comment tu la regardes ?
- Mais arrête de parler d'elle alors que ce n'était clairement pas le sujet, Garcia.
- Ah donc on s'appelle par nos noms de famille maintenant. Très bien, Woods.
- Grandis un peu. Tu verras quand tu sortiras d'ici tu vas te faire tuer.
- N'importe quoi.
- Qu'est-ce qu'ils t'ont donné en échange ?
- …
- J'me casse.
- La liberté ! Ils m'ont donné la liberté. Mais je te promets qu'à la seconde où je pose le pied dehors Lexa, je ferais tout pour te faire sortir. »
Clarke entendit Lexa soupirer. Voyant que la conversation prenait fin, elle pria pour que Harper sorte des toilettes. Elle entendit des bruits de pas vers sa direction. Elle se dépêcha de se mettre en face des lavabos et alluma le robinet, faisant mine qu'elle sortait des toilettes et se lavait les mains. Elle se tourna et Lexa accompagnée de Costia arrivèrent. Elle leur sourit, feignant la surprise et éteignit le robinet.
- Cette garce nous a espionnées ! grogna Costia en s'approchant de Clarke.
Clarke ouvrit la bouche pour riposter mais la latina était déjà devant elle et l'attrapa violemment par le col.
- Costia, non !
Lexa fit trois pas en avant et posa sa main sur l'épaule de Costia qui sursauta, lâchant Clarke par la même occasion. Clarke recula de plusieurs pas et posa sa main sur son cœur. Elle pensait vraiment qu'il allait lâcher. Dans les yeux sombres de Costia, elle avait vu de la haine sans fin, un regard véritablement meurtrier. Elle s'en voulut pour une raison qu'elle ne connaissait pas encore et attendit que Lexa prenne la parole pour y chercher une once d'espoir.
- Griffin n'a rien à avoir avec tout ça. Laisse la tranquille tu veux ?
Lexa qui avait les yeux posés sur Costia, se tourna tout doucement vers Clarke et plongea son regard vert dans son océan. Tout de suite, l'ex étudiante trouva l'espoir et le réconfort qu'elle cherchait. Aucune haine n'était perceptible dans les émeraudes de Woods. Au contraire, elle semblait calme et la situation était, visiblement, sous contrôle.
- Eh bien, y'en a du bruit. »
Les trois détenues se tournèrent vers la porte des toilettes qui venait de s'ouvrir. Harper en sortit et alla directement se laver les mains. Après ça, elle prit Clarke par le bras et jeta un regard curieux sur Lexa et Costia. La latina s'était calmée, la main de la brune était toujours sur son épaule. Harper et Clarke sortirent des toilettes et l'ex étudiante souffla tout l'air qu'elle avait bloqué dans ses poumons depuis plusieurs minutes maintenant. Elle était vraiment en apnée jusqu'à ce que son amie lui sauve littéralement la mise. Elle lui revaudra ça. Elles se rendirent au dortoir en vitesse et arrivèrent dans le box que Clarke partageait avec Octavia. La brune était bien là et sauta dans les bras de la blonde.
« Clarkey ! J'étais morte de trouille !
- T'as raison…
Clarke les sépara et regarda autour d'elles, cherchant les oreilles baladeuses et les poussa un peu plus à l'intérieur du box. Elle s'assit sur son lit et les invita à faire de même.
- Il y a plusieurs choses que je dois vous dire. Je me suis foutue dans la merde deux fois aujourd'hui.
- Ce n'est pas ton record Griffin, rigola Harper.
- Sérieusement. Déjà, vous connaissez Niylah ?
- Elle est sortie du trou ? demanda Octavia en regarda brièvement dans le dortoir.
- Oui. Elle m'a littéralement enfermée dans un placard à balai et voulait… me sauter si je n'acceptais pas de faire partie de son business, reprit-elle en grimaçant.
- Oh merde, t'as eu de la chance Clarke. Cette meuf est un véritable serpent.
- J'ai bien compris… Et puis dans les toilettes, j'ai surpris Woods et Garcia qui parlaient. Elles se disputaient et je suis soudainement entrée dans la conversation.
- C'est normal, Costia et jalouse de tout et n'importe quoi, expliqua Octavia.
- Il y a quelques mois, elle a pété un câble sur Flores, dit Harper.
- Elle est aux cuisines elle non ? Echo Flores c'est ça ? répliqua Clarke.
- Ouep, le panda. Soi-disant Lexa avait couché avec, lui informa Harper.
- Mais elles n'ont pas une relation ouverte ?
- J'ai l'impression que ça ne marche que dans un sens, réfléchit Octavia.
- En tout cas, tant que tu couches pas avec Lexa, tu devrais t'en sortir ! » rigola Harper en tapotant l'épaule de Clarke.
Tant qu'elle ne couchait pas avec Lexa ? Ce n'était absolument pas dans ses plans. Elle avait Finn. Jamais de la vie elle ne le tromperait.
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Jour numéro 48
Clarke était à l'atelier bricolage et avait presque réussit à réparer la lampe. La lumière était allumée, néanmoins, le bouton on/off ne fonctionnait pas. Il fallait juste qu'elle relie les câbles au bon endroit, mais elle ne trouvait pas de réponses dans le livre. Elle se tourna alors vers Raven, qui réparait une machine à café dans son coin. Elle n'avait même pas besoin de se servir de livres. C'était un génie né, il n'y avait pas d'autres explications.
« Pss, Reyes, chuchota Clarke.
- Pas besoin de chuchoter Griffin, marmonna la brune qui avait un tournevis entre les dents.
- J'ai besoin de ton aide.
La brune libéra ses mains et enleva le tournevis de sa bouche. Elle leva les yeux au ciel et se leva pour rejoindre Clarke. Elle se pencha vers elle.
- Dit-moi tout.
- Alors comme tu peux le vois la lampe est allumée. Mais le bouton ne fonctionne pas et je ne trouve pas la solution là-dedans, expliqua-t-elle en pointant le livre du doigt.
- Dios mio Griffin, c'est une erreur de débutant. T'as pas relié l'interrupteur au circuit c'est tout. Ne cherche pas dans les livres mais dans ta tête. Essaie de résoudre le problème par toi-même avant de demander la solution.
Clarke hocha la tête et sourit à Raven en guise de remerciement. Elle commença à couper les fils qu'elle avait reliés pour reconstituer correctement le circuit. Elle regardait tout de même la latina du coin de l'œil qui avait le nez dans la machine à café. Un flot de question traversa l'esprit de l'ex étudiante. Elle était soudainement devenue curieuse à propos de Raven. Elle savait comment la blonde avait réussi à atterrir en prison. Du coup, elle voulait en savoir plus.
- Dis-moi Reyes…
Elle ne fut pas surprise de voir que la brune ne leva pas la tête.
- Qu'est-ce que tu faisais avant de venir ici ?
Raven leva enfin la tête, mais son regard était dans le vide. Elle semblait réfléchir.
- J'étais mécanicienne dans l'armée.
- Ah oui, ça justifie le fait que tu répares des rafales.
- Ouais si on veut. Je faisais ce que j'aimais le plus, mais à chaque fois que j'étais convoquée en mission, je voyais de ces choses… terrible, lui expliqua-t-elle en prononçant le dernier mot en espagnol.
- J'imagine.
Raven hocha doucement la tête.
- Quand je revenais de mission, il y avait toujours quelqu'un qui m'attendais. Mais depuis que je suis ici… Je sais que personne ne m'attends dehors.
Clarke tourna les yeux vers Raven. Son visage s'était légèrement crispé, elle était triste. Une tristesse simple mais frustrante. Elle ne bougeait plus, comme si elle était plongée dans ses souvenirs. Parfois, un léger tic faisait bouger son sourcil droit. Sûrement des douloureux souvenirs liés à ses séjours hors du pays pour des missions militaires.
- Dis Griffin…
Elle regarda enfin Clarke dans le blanc des yeux.
- Est-ce que quelqu'un t'attends dehors ?
Clarke soupira. Elle se sentait prisonnière du regard de son amie. Quelque chose avait été déclenché chez Raven. Il fallait qu'elle mette le doigt dessus.
- Oui…
- Tant mieux. »
Raven se mit à sourire doucement. Mais ça n'avait rien d'un sourire heureux. Peut-être un sourire de soulagement, mais à ce moment-là, la latina ne respirait pas le bonheur. Clarke décida de la laisser tranquille.
Une petite heure plus tard, Clarke appuya sur l'interrupteur de la lampe.
« OH PUTAIN OUI !
- Griffin, moins de bruit ! grogna Monty qui débarqua de l'inventaire.
- J'ai réussis ! J'ai réussis ! elle sauta sur Raven, merci Reyes ! Putain merci !
- De nada Griffin, sourit Raven en tapotant sur sa tête. Tu vois, la mécanique c'est tout un art.
- Bien Griffin. Je vais t'apporter ton prochain travail.
Clarke déposa la lampe dans le bac à « objets réparés » et attendit que Monty revienne. Cependant, ce ne fut pas l'asiatique qui franchit le pas de la porte, mais un autre garde. Celui qui avait des drôles de lunettes de ski sur le front. Si sa mémoire était bonne, ce gardien s'appelait Jasper Jordan. Il avait un grand sourire et tenait dans ses mains, un petit boîtier. Raven ouvrit la bouche par surprise et Clarke fronça les sourcils, regardant Raven puis le boîtier.
- Putain Griffin, t'es une veinaaaarde !
Elle ne comprenait pas.
- Et voilà pour mademoiselle Griffin, une tour d'ordinateur ! Elle a lâché hier.
- Une tour d'ordinateur ? Je passe d'une lampe minable à ça ? marmonna Clarke en prenant la tour que lui tendait Jasper.
- Bon courage ma grande ! sourit Jasper en retournant dans l'inventaire.
- Tu vas t'éclater ! s'exclama Raven en aidant Clarke à poser la machine sur sa table.
- Ouais, j'aurais même pas finit quand je sortirais d'ici. » grommela la blonde.
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Jour numéro 50
On était enfin jeudi. Finn n'étais pas venu la semaine dernière car, grand sportif qu'il était, il avait match à l'autre bout du pays. Clarke l'avait téléphoné et ils s'étaient tenus au courant. Elle arriva dans la salle des visites et un grand sourire illumina son visage fatigué à la vue de son brun préféré. Il la prit dans ses bras et l'embrassa discrètement puis ils s'assirent l'un en face de l'autre. Ils discutèrent du match de basket du brun, qui se vantait avoir écrasé ses adversaires avec une vingtaine de points d'écarts. Il avait enfin été pris dans la réserve des Knicks de New York et avait signé son premier contrat professionnel. Clarke était la plus heureuse. Heureuse que malgré leur situation plus que difficile, Finn s'en sorte comme un roi. Bien sûr, il lui avait avoué, l'absence de Clarke était presque insupportable. Pourtant, il avait l'habitude. A cause de leurs études, ils ne se voyaient pas tous les jours, mais le peu de temps qu'ils avaient pour eux, ils en profitaient au maximum. Et ce temps-là avait été réduit. Beaucoup trop réduit. Ils n'avaient que trois minutes par semaines, des coups de fils et n'avaient pas le droit de se toucher. De la torture. De la vraie.
Alors que Clarke racontait sa semaine à son petit-ami, son regard dévia légèrement à l'entente d'une voix qui lui était familière et elle fut surprise de trouver Raven dans la salle des visites. Elle était à la table juste à la diagonale de la leur et elle pouvait presque entendre leur conversation. La personne en face d'elle était un militaire. Même s'il était de dos, Clarke put voir sa chevelure blonde sous son chapeau. Il semblait à fond dans ce qu'il disait, il faisait de grands gestes avec ses mains et bruits bizarres avec sa bouche. Il devait sûrement raconter l'une de ses précédentes missions.
Voyant qu'elle ne le regardait pas, Finn secoua ses mains devant Clarke qui reporta son attention sur lui.
« Désolée, une amie à moi qui me disait n'avoir personne dehors a de la visite, ça me rend heureuse.
- Ah oui ? »
Finn se retourna et son regard croisa celui de Raven. Clarke qui souriait jusque-là, sentit son visage se détendre petit à petit et son sourire disparut. Cela faisait plus de cinq secondes qu'ils se regardaient. Dix. Quinze. Ok, il y avait un problème. Soudain, Raven tapa sur sa table et se leva. Un « Hijo de puta » franchit la barrière de ses lèvres mais avant qu'elle ne puisse faire un pas en avant, le militaire attrapa son poignet et la fit se rasseoir sans violence mais avec rapidité. Finn se tourna vers Clarke et ce qu'elle vit dans ses yeux le trahit. Il semblait désolé. Comme s'il avait été démasqué. Comme s'il était pris au dépourvu. Cependant, l'ex étudiante était dans l'incapacité de savoir pourquoi. Le militaire se retourna pour regarder Finn. Il avait de grands yeux bruns et une barbe de trois jours.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? articula Raven.
- Du calme Raven, fit le militaire en posant sa main sur la sienne.
- T'inquiète Wick, je gère.
- On peut me dire ce qu'il se passe ? répliqua Clarke dont le regard alternait entre Raven, Finn et le prénommé Wick.
- C'est à eux de nous expliquer, dit Wick.
- Griffin, c'est terminé. » dit un Murphy qui apparut entre eux.
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Fioou, ce chapitre est terminé ! Bon, j'espère qu'il vous a plu, on l'a eu notre moment Clexa, ça se construit doucement mais sûrement on va dire. Pensez-vous que Costia est un vrai problème ? On en aura pas fini avec elle (okok je m'arrête là). Vous pensez que Clarke arrivera à ses fins concernant son projet de « dessin » ? Et puis, on a bien remarqué le comportement bizarre de Costia... mais que se passe-t-il ?
Au fait ! Dites-moi sur quelle détenue vous voulez que je fasse petit focus, savoir les raisons de son emprisonnement ou juste savoir ce qu'elle faisait avant d'être en prison !
Le prochain chapitre s'intitule : « Le roi des animaux » !
Réponses aux reviews :
Fanny : Personne n'est indifférent face à Clarke, surtout notre grande Lexa et beaucoup commencent à le remarquer ! Bon, tu le sens le mauvais coup de la part de Finn là non ? xD ça sent mauvais cette histoire avec Raven, on en saura plus dans le prochain chapitre !
