Héééé saluut :D Voici, comme tous les jeudis, le nouveau chapitre de Griffin is the new Woods ! Un chapitre un peu plus court que les autres mais pas moins dense, je vous le promets ! On reprend directement avec la suite du précédent (je vous avais laissé avec un suspens énorme, encore désolée). Bref, plein de choses vous attendent, on aura quelques petits focus notamment sur Raven, on en saura un petit plus sur Octavia. Vous allez très vite deviner pourquoi j'ai nommé le chapitre ainsi (non ce n'est pas parce que c'est la pride month, presque mdr). Bonne lecture ! (comme d'hab je réponds aux reviews anonymes en bas !)


Chapitre 7 : Over the Rainbow

[…]Clarke recula mais elle avait oublié qu'elle était déjà contre le mur. En se cognant, elle fit tomber un des outils qui heurta le sol dans un bruit sourd. Elle se senti blêmir a une vitesse fulgurante et se tourna vers Lexa qui la regardait avec des gros yeux. Il fallait que ce soit le tournevis. Considéré comme une arme au sein du pénitencier, quiconque se promenait avec cet objet dans les poches risquait le QHS. Clarke n'arriva même pas à déglutir. Murphy avait les yeux rivés sur le tournevis et leva petit à petit son regard jusqu'à planter ses yeux gris dans les iris bleus de Clarke qui pensait que sa vie était officiellement terminée…

Mais alors que Murphy commençait à marcher dans sa direction, une autre voix masculine se fit entendre et Clarke la reconnu immédiatement.

« Griffin ?

Jasper entra dans le placard et contourna Murphy. Lorsqu'il arriva devant la blonde, il suivit son regard qui était posé sur le tournevis. Il soupira avant de porter son attention sur John qui sortait son carnet de rapports de sa poche. Mais Jasper l'en empêcha.

- C'est moi qui ai donné les outils à Clarke, expliqua Jasper, la radio dans la salle de projection ne fonctionne plus, il faut la réparer.

- Alors tu m'explique pourquoi elle n'est pas sous surveillance ? répliqua Murphy en regardant la blonde.

- Je devais fermer l'atelier, soupira Jasper avant de ramasser le tournevis, donc je lui ai dit de passer devant.

- Qu'est-ce qu'elle fait dans un foutu placard à balai ?

Jasper se tourna vers Clarke, il ne pouvait plus rien faire pour elle. Alors que la blonde commença à bégayer, impossible d'aligner deux mots à cause de la peur, Lexa se mit devant elle comme un bouclier et jeta son regard noir sur Murphy.

- On voulait récupérer une serviette pour ranger les outils. Dans le pantalon, ça fait un peu mal.

- T'es qui toi, son chien de garde ? railla Murphy en la regardant de haut en bas.

Lexa roula des yeux, ce genre de remarque ne lui faisait ni chaud ni froid. Clarke quant à elle, ne supporta pas le comportement de Murphy et s'apprêta à répliquer quand Jasper lui tendit le tournevis.

- Sors les autres. Lexa, tu as trouvé la serviette ?

- On était justement en train de les chercher, dit la brune en ouvrant les placards, bah voilà, dit-elle en sortant une serviette.

- Bon on traîne pas, faut réparer la radio avant la fin de la soirée. »

Jasper prit les outils que lui tendaient Clarke et les enveloppa dans la serviette. Ils sortirent du placard sous le regard douteux de Murphy qui sortit en dernier et ferma derrière lui. Clarke soupira une fois qu'ils furent loin du garde et remercia mille fois Jasper pour lui avoir sauvé la vie. Le brun lui passa tout de même un savon, appuyant sur le fait qu'elles auraient dû retourner à la salle directement au lieu de faire un détour. Clarke et Lexa se regardèrent du coin de l'œil. L'excuse de la serviette était vraiment merdique.

Lorsqu'ils furent arrivés dans la salle où se déroulait la soirée, Costia sauta dans les bras de Lexa et Raven arriva vers Clarke, les yeux noirs de colère.

« Putain t'en a mis du temps !

- Murphy a fait des siennes, expliqua Clarke en lui tendant les outils.

- Tout ce qu'il faut, t'es pardonnée ! »

Raven lui adressa son plus beau sourire avant de tourner les talons et se diriger vers la radio. Clarke aperçut Octavia qui discutait avec Lincoln. Celle-ci lui fit signe de les rejoindre. Une fois avec eux, Clarke sourit à Lincoln pour lui dire bonjour.

« Je parie qu'il n'y a plus de gâteau, répliqua Clarke en balayant la pièce du regard.

- Reyes est un ventre sur pattes, rigola Lincoln.

Clarke croisa le regard de Lexa. Elle eut une sensation bizarre. Elle avait envie, à l'instant, de lui sauter dessus. Tout ce qu'il s'était passé dans le placard à balai l'avait littéralement allumée et une étrange sensation de non achevé la laissait perplexe. Elle se demandait jusqu'où elles seraient allées si Murphy n'avait pas débarqué. Mais elle secoua la tête. Il fallait être raisonnable.

- C'est l'heure de l'ouverture des cadeaux ! » répliqua Octavia après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge murale.

Ainsi, toutes les détenues se réunirent et formèrent un arc de cercle autour de Costia, qui était assise sur une chaise. La musique étant revenue, l'ambiance était plutôt chaleureuse et détendue. Chacune à leur tour, elles donnèrent leur cadeau. Anya ouvrit la danse et effectivement, elle lui avait offert un paquet de chips saveur barbecue. Costia avait l'air vraiment heureuse. Dans la vie de tous les jours, un paquet de chips, ce n'était pas grand-chose. Ce n'était même pas un cadeau. En prison, c'était tout autre chose. Luna arriva ensuite et lui offrit une petite lampe qu'elle avait fabriquée elle-même, avec le prénom de la blonde écrit dessus. Emori fut la suivante et lui donna une carte postale de son île natale, Cuba. Lorsque Clarke lui donna son dessin, tous les regards furent portés vers elle. Elle reçut une vague de compliments sur son talent et Costia l'avait même prise dans ses bras sous le regard rassuré de Lexa. Echo lui avait offert une figurine en papier mâché, Raven un bracelet fait main et Gaïa lui avait déjà fait un tatouage au niveau de l'épaule gauche, un monogramme avec les initiales de son prénom.

Lexa fut bien évidemment la dernière. Elle avait une petite boîte en carton et un t-shirt. Costia déplia d'abord le t-shirt et son visage s'illumina. Pendant la soirée, tout le monde avait signé et écrit un petit mot dessus, même Clarke. Elle le mit immédiatement. Après ça, elle ouvrit la boîte et posa une main sur sa bouche. Personne ne savait ce que Lexa lui avait offert, mais une petite goutte perla sur sa joue et elle se leva avant d'enlacer la brune. Raven attrapa la boîte avant qu'elle ne tombe et tout le monde put voir son contenu. C'était un pendentif avec une plaque circulaire dans laquelle le nombre 37 était gravé. Les petits défauts permettaient de deviner qu'il avait été fait-main et plusieurs détenues saluèrent Lexa pour le geste. Costia attrapa le visage de la brune et elles s'embrassèrent sous le regard passionné des invitées. Clarke détourna le regard et se pinça la lèvre. C'était comme si on lui volait ce qu'elle lui avait donné quelques minutes plus tôt. Les cadeaux ayant tous été ouverts, la plupart des détenues partirent, seules Raven, Costia, Lexa, Clarke et Echo étaient toujours là. Elles commencèrent à ranger en silence, la radio ayant été éteinte. Jasper, Lincoln et Nathan aidaient aussi et après plusieurs minutes interminables de rangement, Costia remercia les filles.

« C'était parfait, dit-elle en volant un baiser à Lexa, reposez-vous bien.

- Tu pars demain à dix heures c'est ça ? dit Raven qui avait l'air dégoûtée.

- Oui…

- Aller on y va, passez une bonne nuit, dit Clarke.

- Si elles dorment. » répliqua Echo en faisant un clin d'œil à Lexa qui la fusilla du regard.

Elles rirent de bon cœur et se séparèrent.

Clarke arriva dans son box et s'affala lourdement sur son lit. Octavia, qui lisait tranquillement, le regarda du coin de l'œil. Elle avait capté la déception de la blonde, elle savait pertinemment que c'était à cause de Lexa. Clarke quant à elle, était en train de réfléchir. Voir Lexa et Costia aussi proches et sachant qu'elles étaient sûrement cachées quelque part dans la prison en train de faire des choses pas très catholiques, l'avait plongé dans un état d'affreux pessimisme. Elle commençait à se dire que Lexa avait joué d'elle, qu'elle l'avait menée en bateau et qu'elle était, de toute façon, amoureuse de Costia. Elle se disait qu'une fois que la blonde sera officiellement dehors, elle lui sauterait dessus. Mais Clarke n'était pas un objet, elle ne savait pas ce qu'elle représentait aux yeux de Lexa. Elle ne savait pas comment allait évoluer leur relation une fois que Costia sera out. Mais il fallait qu'elle revienne aux bases. Pourquoi déjà, premièrement, Lexa filtrait avec elle alors qu'elle était en couple ? Ensuite, pourquoi avait-elle répondu à son baiser dans le placard à balai ? Toute personne en couple qui se respectait et qui respectait son ou sa partenaire ne faisait pas une chose pareille. Trop de questions sans réponse, parce qu'elle n'en avait jamais parlé avec la brune. Elle répondait simplement à ses pulsions. Il fallait vraiment qu'elle ait une conversation avec la brune, mais avant toute chose, il fallait qu'elle en parle. Elle tourna la tête vers Octavia qui fit de même en sentant son regard sur elle. Elle comprit immédiatement et ferma ses doigts pour fermer son livre avant de se lever de son lit pour rejoindre Clarke dans le sien.

« Raconte Griffin, chuchota la brune.

- J'ai embrassé Lexa Woods.

Octavia ouvrit tellement les yeux qu'elle crut qu'ils allaient sortir de leurs orbites. Clarke se donna une claque mentale. Elle venait vraiment de dire ça à Octavia, mais à quoi elle pensait ? Qu'est-ce que la brune allait bien faire avec ce genre d'information ? Clarke secoua la tête, elle commençait à paniquer. La prison, ce n'était absolument pas bon pour elle.

- Du calme, chuchota Octavia en posant sa main sur son dos, explique moi. Je ne comprends pas.

Clarke commença à tout lui expliquer, du moment où elle avait quitté la soirée au moment où elle était revenue, dans les moindres détails. Elle lui avait même donné le détail John Murphy et avait blêmi en voyant son interlocutrice grimacer à l'entente du nom du gardien des enfers. Elle caressait doucement le dos de Clarke pour la calmer et ça fonctionnait. Elle se sentait moins seule dans ses problèmes après en avoir parlé à Octavia, mais son silence ne l'aidait pas. Elle jeta un coup d'œil à la brune et fut rassurée en la voyant réfléchir. Elle voulait trouver les bons mots, ne pas dire n'importe quoi à l'ex étudiante parce que c'était la dernière chose dont elle avait besoin.

- Tu sais Clarke, je pense que tu devrais en parler avec Woods. En plus, tu l'avais vue se disputer avec Costia la dernière fois non ?

- Oui, c'était à propos de sa sortie… Tu sais, je pense vraiment qu'elle s'est servie de Lexa pour être libérée…

Octavia fronça les sourcils et se remit à réfléchir.

- Alors c'est par là que tu dois commencer à creuser. Déjà, Lexa est plus que réceptive, mais attends, t'es pas censée être hétéro ?

- Parce que les changements de bord t'étonnent encore ? On est dans une prison pour femmes !

- Je pense plutôt que t'es en manque, répliqua Octavia.

- Non, en vrai je me suis posée la question. Je pense être bi.

- Te prends pas la tête à te coller une étiquette Griffin, beaucoup ici sont hétéros mais se font quand même plaisir.

Clarke haussa les épaules. En réalité, elle ne savait pas trop. Elle s'aventurait en terrain inconnu mais cela ne la déplaisait pas pour autant.

- Et puis je ne sais pas, c'est Lexa… elle m'attire un peu comme un aimant. J'me suis demandé pourquoi elle et pas toi ou même Reyes, vous étiez beaucoup plus gentilles avec moi. Mais quand tu me touches et quand elle me touche, c'est totalement différent.

- Mamamia elle t'a ensorcelée, rigola Octavia. C'est les yeux verts je pense.

- Mamamia ? Sérieux O' ?

- Désolée, l'effet Reyes, soupira Octavia. Je pense que tu elle est réceptive alors qu'elle est censée être avec Costia, c'est que quelque chose s'est aussi déclenché de son côté. Toi tu sais ce que tu veux mais je pense qu'elle doit être complètement perdue. Elle doit avoir perdu suffisamment perdu confiance en sa copine pour se tourner vers d'autres horizons. Elle a dû se rendre compte de quelque chose pour t'embrasser.

- Mais de quoi ?

- C'est à elle de te donner la réponse Clarke. »

La blonde hocha doucement la tête. Son esprit était beaucoup moins embrumé et elle savait ce qu'il lui restait à faire. Il fallait qu'elle parle à Lexa. Mais comme l'avait dit Octavia, elle était sûrement perdue, donc elle n'allait pas le faire tout de suite. Elle allait attendre que la situation se stabilise, que Lexa prenne du recul avec le départ de Costia, pour prendre les rênes. Clarke enlaça Octavia qui retourna dans son lit et après un petit « bonne nuit » elle tomba directement dans les bras de Morphée, exténuée après une si longue journée.

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Jour numéro 99

Une semaine s'était écoulée depuis le départ de Costia, la vie reprenait doucement son cours à Arkadia et Clarke n'avait pratiquement pas vu Lexa. Les rares fois où elle l'avait croisée, c'était dans la cantine ou dans les douches. Elles n'avaient même pas pu parler. Mais du peu qu'elle voyait, Clarke avait deviné l'embarras et l'anxiété chez la brune. Il était vrai que lorsqu'une personne était libérée, elle n'avait qu'une tenue de ville, un ticket de bus et 40$. Ce n'était rien du tout, c'était moins que le strict nécessaire. Quand on avait expliqué à Clarke ce qu'il se passait lorsqu'on était libérée, celle-ci eut froid dans le dos. Si on l'a mettait dehors tout de suite, elle serait perdue et serait certainement revenue à Arkadia au pas de course.

Actuellement, elle était à l'atelier mécanique et elle bidouillait, comme d'habitude, l'unité centrale. Elle avait beaucoup avancé, il fallait qu'elle mette les barrettes de mémoire vive, le lecteur de disques, la carte son et qu'elle reconstruise la carte mère. Ok, il lui restait encore beaucoup de travail. Jasper avait mis de la musique au plus grand bonheur des détenues qui chantaient en chœur sur la musique Sugar de Robin Schulz. Raven, qui travaillait sur une imprimante, râlait dans son coin.

« On peut pas mettre un peu de latino ? répliqua-t-elle.

- Quoi, tu veux mettre Despacito ? rigola Jasper.

- J'irai au trou pour ne plus l'écouter ! s'exclama la latina.

- C'est une radio Reyes, dit Luna, on ne choisit pas les musiques.

Jasper remercia Luna pour sa remarque et fit tourner le bouton qui faisant changer la fréquence. Au plus grand bonheur de Raven, Jasper tomba sur Bailando d'Enrique Iglesias.

- Ohohhh, me gustaaa ! » dit la brune en commençant à danser.

Luna suivit et Clarke se contentait de fredonner les paroles. Elle avait un petit faible pour les musiques des pays d'Amérique du sud, leurs rythmes endiablés faisaient bouger les corps contre leur gré. Ces musiques étaient beaucoup trop entraînantes pour elle et pourtant, ce n'était pas ce qu'elle écoutait tous les jours. Mais elle écoutait très peu de musique depuis qu'elle était là, elle préférait s'acheter à manger avec ses sous plutôt qu'un mp3. Donc un peu de musique rythmée ne lui faisait aucun mal. Surtout qu'elle avait grandement besoin de se vider la tête et elle savait qu'elle pouvait compter sur une tornade brune pour y arriver. Avant la fin du cours, Monty tapa dans ses mains pour attirer leur attention.

« Ce soir l'atelier théâtre nous présentera une pièce, dit-il.

- Ouep, répliqua Jasper qui avait l'affiche dans les mains, ils vont jouer Le Magicien d'Oz.

- Ça peut être cool, dit Luna en regardant Raven.

- Parce que tu penses que je ne vais pas y aller ? Ça va être trop drôle !

Clarke était aussi de la partie. C'était, comme Luna, la première fois qu'elle assistait à une pièce de théâtre jouée en prison. Elle appréhendait. Elle ne savait pas qui faisait du théâtre et elle était sûre qu'elle allait avoir des surprises.

A la fin du cours, elle se rendit à l'infirmerie. Elle devait voir sa mère. Non, elle voulait voir sa mère. Parce qu'avec tout ce qu'il s'était passé dans sa vie dernièrement, elle n'avait qu'une seule chose en tête, remettre un peu d'ordre et discuter avec sa génitrice était ce par quoi il fallait commencer. Elle arriva rapidement à l'infirmerie et Eric Jackson, l'autre médecin de la prison, l'accueillit avec un grand sourire.

« Tiens Clarke, qu'est-ce qui t'amènes ?

- Je viens voir ma mère.

- Je vais la chercher !

- Merci beaucoup. »

Il disparut derrière la porte du bureau du Dr. Griffin et Clarke attendit dans la salle d'attente. Elle fut surprise d'y voir Octavia et Echo. Sa camarade de box avait une atèle sur le bras, tandis que la latina avait un pansement sur l'œil droit et un autre sur le côté de ses lèvres. Elle les regarda avec curiosité. Elles étaient assise chacune à une extrémité du banc, comme si elles se fuyaient comme la peste.

« Salut, dit Clarke en s'avançant vers Octavia.

- 'lut Griffin, articula la brune.

- Je peux savoir ce qu'il s'est passé ?

Jackson sortit du bureau.

- Elles se sont bagarrées, puis il se tourna vers les deux blessées, pourtant vos étiez calmes pendant presque trois mois. C'est la quatrième fois les filles, et ce sera la dernière ! »

Le regard de Clarke alterna entre Octavia et Echo. Elle ne savait pas que les deux jeunes brunes se battaient souvent. Elles étaient ensemble au cours de sport ou à la soirée et pourtant, Clarke n'avait jamais rien remarqué. Elle ne savait même pas ce qu'il y avait à remarquer. Elle les avait déjà vues se parler sans qu'il n'y ait de problèmes. D'un côté, cela ne l'étonnait pas, elle connaissait Octavia et son tempérament de feu. Elle lui avait déjà dit qu'il lui arrivait de se battre. Mais Echo avait l'air d'être une fille calme, au même titre qu'Anya et pourtant, elle avait tout de même réussit à lui casser le bras. Il valait mieux pas les chercher, tout compte fait. Jackson ordonna aux deux détenues de sortir et de revenir le lendemain pour une auscultation. Après ça, la mère de Clarke sortit de son bureau.

« Clarke, ma chérie !

Elle prit rapidement sa fille dans ses bras, consciente des règles qu'il y avait dans la prison et l'observa quelques secondes.

- Tout va bien maman.

- Je suis désolée Clarke.

- Tout va bien maman.

Abby fronça les sourcils. Si Clarke commençait à se répéter, elles n'allaient pas aller loin.

- Tu avais raison. Quand tu as été condamnée, j'étais perdue. Je ne voulais pas d'une fille en prison. Alors je t'ai délaissée. Mais si tu imaginée comme je m'en veux aujourd'hui.

- Oui j'ai vu ça, tu m'encaisses des chèques.

- J'aimerais te donner autre chose que de l'argent.

Le regard de Clarke s'adoucit. Sa mère avait vraiment l'air sincère. Elle regarda autour d'elles et la prit dans ses bras.

- Te savoir pas loin c'est déjà pas mal.

Abby sourit. Elle était heureuse de voir que sa fille n'avait pas fait la même erreur qu'elle en la rejetant.

- Tout vas bien alors, dit Abby. Et Lexa alors, je n'ai pas de nouvelles, elle va bien ?

- Oui elle va bien, elle a déjà cicatrisé !

- Cette enfant est incroyable ! » répliqua Abby.

Clarke hocha doucement la tête. Ça pour être incroyable, elle l'était.

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Raven, sur un coup de rage, donna un violent coup de poing sur l'imprimante. Un bruit qui ne valait rien de bon sortit de la machine et Luna, qui rangeait tranquillement les outils, soupira bruyamment pour que la latina l'entende avant de se tourner vers elle.

« Tranquille Reyes, dit-elle en attrapant un tournevis pour le mettre à sa place.

-Mierda, mais pourquoi est-ce qu'une imprimante me donne autant de mal ?

Luna soupira une nouvelle fois avant de sortir de l'inventaire et s'approcher de Raven. Celle-ci semblait furax et avait posé ses mains sur son front. Ses yeux étaient collés à l'imprimante qui était dans un sale état au vu du traitement qu'elle lui donnait. Luna se tordit la bouche avant de s'asseoir à côté de la camarade et regarda avec elle, la pauvre petite machine.

- Et si t'évitais de la casser au lieu de la réparer ? »

Luna avait dit ça au tac au tac et Raven la fusilla du regard. Mais ce n'eut pas l'effet voulu. Luna avait plutôt l'air amusée, un tout petit sourire naissait des extrémités de ses lèvres et Raven posa accidentellement ses yeux dessus. Parce qu'elle ne devait pas se mentir, les lèvres de Luna étaient beaucoup trop appétissantes pour être évitées. Elle mordit les siennes, elle se retenait de vouloir y goûter.

Depuis que Luna avait posé les pieds dans cette prison, Raven l'avait remarquée. Elle avait l'air beaucoup moins perturbée que les autres. Sa personnalité lui faisait beaucoup penser à celle d'Anya, elle était calme et réfléchie. Pourtant, elle semblait jeune et innocente au premier regard. Une fois, elle l'avait vu s'énerver contre une autre détenue lorsque celle-ci avait commencé à critiquer les latinas. Mais Luna ne l'avait pas insulté, elle n'avait pas utilisé la violence, seulement des mots qui, par leur simplicité et leur vérité, étaient plus poignants que toutes les insultes du monde. Raven saluait le charisme de sa camarade, qui ne parlait pas beaucoup, mais lorsqu'elle le faisait, elle disait vraiment quelque chose.

C'était l'un des nombreux traits qu'elle trouvait attirants chez Luna. Et puis il y avait son regard. Il était ténébreux, sombre et profond. Le plus grand mystère qui existait après celui du Big Bang. Il n'y avait pas à dire, Raven se sentait attirée par Luna comme un aimant depuis son arrivée et même si elle avait déjà eu quelques petites expériences avec d'autres filles, avec elle, elle voulait essayer… d'avoir réellement quelque chose.

Alors sans se poser plus de questions, elle pencha doucement sa tête en avant et s'arrêta alors que leurs bouches se frôlaient pratiquement. Elle voulait en avoir l'autorisation et elle l'eut puisque Luna réduisit l'espace qui les séparait à néant et s'empara de ses lèvres avec une sensualité absolue. Raven soupira et ne put s'empêcher de sourire sur les lèvres de Luna qui étaient, comme dans son imagination, délicieuses. Elle pivota légèrement sur son tabouret et se permit de glisser une de ses mains dans les cheveux bouclés de la brune. Ils étaient tellement doux, c'était un exploit qu'elle arrivait à les garder aussi propres et soupes malgré leur situation. Lorsqu'elles se séparèrent, une terrible sensation de vide habita Raven. Mais Luna entre-ouvrit sa bouche, à la recherche d'un second baiser qu'elle obtint rapidement. Puis vint un troisième et un quatrième, les baisers s'enchaînèrent de plus en plus rapidement. Raven sentit l'adrénaline monter quand Luna posa ses mains sur ses hanches. Dieu savait à quel point la bouclée embrassait bien, ses lèvres charnues en étaient sûrement pour beaucoup. Raven glissa les siennes sur les épaules de la brune et lorsqu'elles se séparèrent par manque d'air, leurs regards se croisèrent.

A ce moment-là, Raven fronça les sourcils. Elle était presque persuadée qu'elle venait de faire une connerie.

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Lorsque Clarke entra dans le box, elle poussa un énorme soupir. Octavia, qui tentait de se maquiller devant sa petite armoire, tourna la tête en direction de la blonde. Elle avait encore son atèle qui semblait la gêner au plus haut point.

« Tiens, re ! s'exclama la brune en retournant à ses occupations.

- Re, grogna Clarke en s'affalant sur son lit.

- Ouuuuh je vois que ça roule pas ! déclara Octavia.

- Nan, juste un peu de drama avec ma mère.

- Ta mère ? Mais c'est pas le jour des visites, remarqua la brune en posant son mascara.

Clarke soupira. Un détail qu'elle ne voulait pas diffuser, mais c'était Octavia, elle avait le droit de savoir.

- Abby Griffin est ma mère O'.

Elle sentit la brune s'approcher d'elle avec une extrême lenteur et se tourna vers elle. Elle se retint de rire en voyant Octavia aussi surprise.

- Nooon j'y crois pas ! Et pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ?

- Parce qu'elle m'a rejetée lorsqu'elle a appris que j'allais en prison… mais t'inquiète ça va mieux.

Elle vit Octavia faire une moue compatissante. Elle se redressa.

- Bon, fit la brune en s'étirant, on va être en retard pour la représentation.

- Ah oui c'est vrai !

- Aller on y va ! »

Lorsqu'elles arrivèrent dans l'église qui faisait office de « salle de spectacle », Clarke fut étonnée de voir qu'il y avait plus de monde pour une représentation théâtrale que pour un film. C'est que les filles de l'atelier théâtre avaient du talent. Elle appréhenda encore plus. Heureusement, elles trouvèrent quelques places de libre, vers le milieu, sur le côté. Elles s'assirent et Octavia mit son pied sur la chaise d'à côté et expliqua à Clarke que c'était pour Raven.

« Et Harp' ? demanda Clarke en s'asseyant.

- Harper joue, lui informa la brune.

Clarke haussa les sourcils. La première surprise de la soirée, apparemment. Elle balaya la pièce du regard et nota les absentes, qui étaient nombreuses. Après plusieurs minutes d'attentes, dans le bruit bien évidemment, Raven Reyes fit son apparition. Octavia lui fit signe et elle alla les rejoindre aussitôt.

- T'es rarement en retard Reyes, remarqua Octavia.

- J'étais un peu occupée, bourgeonna la latina.

Clarke et Octavia se regardèrent. Il y avait définitivement un problème. Mais elles n'eurent pas le temps d'en discuter avec la concernée car les lumières s'éteignirent, n'éclairant que la scène, dont les rideaux étaient fermés. Le silence s'installa, laissant place à quelques chuchotements par ci par là. Clarke était attentive au moindre mouvement et au bout de quelques secondes, les rideaux bougèrent. Marcus en sortit, un sourire plaqué au visage. Il semblait vraiment content. Il se racla la gorge, incitant au silence et prit la parole.

- Bonsoir et bienvenue ! Aujourd'hui, nous allons vous présenter Le Magicien d'Oz, version Arkadia ! Un tonnerre d'applaudissement ! »

Les détenues applaudirent bruyamment, certaines sifflèrent. Au bout de quelques secondes, le silence revint et Marcus ordonna l'ouverture des rideaux avant de descendre de la scène. Harper était assise sur une chaise et caressait la tête de… du garde Bryan. Quelques personnes se mirent à rire discrètement, Clarke la première. Elle avait déjà vu le Magicien d'Oz et avait compris que la blonde jouait le rôle de la petite fille Dorothy et que Bryan jouait le chien Toto. Harper était habillée comme dans le film, avec une petite robe bleue et Bryan avait une combinaison marron avec des oreilles de chiens dans les cheveux et un maquillage. Marcus qui faisait la voix off, expliqua le contexte et Harper se mit à chanter Over the Rainbow, accompagnée par quelques détenues du public qui connaissaient les paroles. Clarke se surprit même en train de fredonner les paroles. Ça lui rappelait tellement de souvenirs, ce film l'avait tellement marquée étant enfant qu'il lui était impossible de l'oublier. Soudain, les lumières s'éteignirent et un bruit d'orage produit par une chaîne hi-fi se fit entendre. Quelqu'un était sur la scène, enroulé de papier toilettes avec quelques morceaux qui dépassaient et tournait en rond. Ok, donc il s'agissait de la tornade. Clarke laissa échapper un rire lorsqu'elle reconnut Nathan. Ils se donnaient vraiment à fond. Elle allait vraiment s'y plaire, même les gardes étaient de la partie et il lui tardait de voir qui jouait les autres personnages.

Quelques minutes plus tard, Harper alias Dorothy, rencontra l'épouvantail. Clarke écarquilla les yeux lorsqu'elle vit Niylah avec de la paille dans ses vêtements, un maquillage plutôt réussit et un chapeau de fortune. Elle n'aurait jamais cru que la blonde faisait du théâtre. Le pire était qu'elle avait un excellent jeu d'acteur et la personnalité de l'éventail ne collait pas du tout avec la sienne. Elle ne put s'empêcher de rire en l'entendant répéter qu'elle voulait un cerveau. Avec tout le respect qu'elle lui devait, elle ne pouvait s'empêcher de trouver ça ridicule.

« Attendez de voir qui joue l'homme en fer-blanc, chuchota Lincoln qui avait ramené une chaise à côté de Raven sur le côté.

- Doit-on être surprises ? demanda la latina en se tournant vers le garde.

- Pas besoin de me demander, dit-il dans un sourire.

Harper continua sa petite aventure dans le pays d'Oz avec l'épouvantail. Après l'attaque des pommiers vivants et de la sorcière qui était jouée par Echo – dont les blessures avaient été soigneusement cachées par le maquillage vert -, elle rencontra l'homme de fer. Au départ, celui-ci était dos à la scène. On pouvait voir le costume fait en carton peint en argent métallique. Il était immobile et tentait de réclamer l'huile car il était rouillé. Harper et Niylah lui en donnèrent par le biais d'un pulvérisateur qui était en réalité, rempli d'eau. Et lorsque l'homme en fer-blanc se retourna, Clarke cru que ses yeux allaient sortir de leurs orbites.

- Putain Lincoln, j'y aurais jamais pensé ! » rigola Octavia.

Lexa Woods jouait le rôle de l'homme en fer-blanc. Son air blasé collait parfaitement avec lui et ses mouvements pratiquement mécaniques s'alliaient avec son personnage. Clarke était bluffée, le jeu d'acteur de Lexa était propre et considérable et elle l'a reconnaissait à peine. Comme le script l'indiquait, elle souriait quelques fois et Clarke se surprit en train de sourire avec elle. Lorsqu'elle parlait, elle dégageait son éternel charisme et était plus imposante que tous les autres.

Clarke trouva Monroe trop mignonne dans le rôle du Lion-peureux. Elle était bien rentrée dans son personnage, son jeune âge l'aidait à transmettre sa peur et son manque cruel de courage. Après le bref combat avec Harper, Lexa, Niylah et Monroe contre Echo la sorcière, la Magicien d'Oz fit enfin son apparition. Les détenues réalisèrent une ovation pour Nathan, qui était tellement à fond dans son personnage, qu'on avait du mal à le reconnaître. Son déguisement était au point, il avait utilisé une fausse barbe et s'était rembourré le ventre. Il avait légèrement modifié sa voix et avait adopté une gestuelle peu assurée mais maîtrisée. A la fin de la représentation, Kane énonça la morale de l'histoire et toute l'équipe se rejoignit sur la scène pour les salutations. Tout le monde se leva et applaudit le petit groupe. Clarke applaudissait tellement fort que ses mains lui piquaient, mais Lexa et les autres méritaient ça. Les pièces de théâtre étaient carrément plus amusantes que les films, il n'y avait pas à dire. Elle assistera à chacune d'entre elles si Lexa était de la partie. Elle se demandait pourquoi est-ce que Lexa, Harper ou encore Echo ne parlaient jamais de cette activité. Une question qu'elle posera à la brune plus tard. Le rideau se ferma et Lincoln se leva.

« Bon, ça vous a plu ?

Les filles l'imitèrent.

- Putain c'était génial, déclara Clarke.

- C'est vrai que c'est la première fois que tu viens, remarqua Raven, ils ne déçoivent jamais. La dernière fois, ils nous ont fait Rhinocéros d'Ionesco, c'était mémorable !

- Comment j'ai raté ça ? » réfléchit Clarke.

Elles se dirigèrent vers la sortie, guidée par Lincoln, mais Clarke se retournait sans cesse pour voir si n'y avait pas un moyen de rejoindre Lexa. Cependant le mouvement de la foule l'en empêcha et elle laissa tomber. Elle n'avait pas à être pressée et trouvera un autre moment pour parler avec la brune.

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Jour numéro 102

Elle était pressée. A cause de la chaleur, le dernier cours de sport de Lexa avait été annulé mais l'orage d'hier soir avait rafraîchit l'air ambiant. Ainsi, la température ne dépassait pas les vingt degrés dans la matinée. De plus, une légère brise apportait de la fraîcheur. Clarke avait décidé de mettre un jogging alors qu'Octavia était toujours en short. Lorsque la blonde arriva dans la cour avec Octavia, Anya la regardait avec amusement, ce qui ne lui échappa pas.

« Qu'est-ce qu'il y a encore ? demanda Clarke.

- Askip Abby est ta mère.

Les autres détenues regardèrent Clarke avait curiosité. La blonde leva les yeux au ciel. Elle devait s'y attendre, Octavia ne savait pas trop tenir sa langue. Bientôt, toute la prison allait être au courant. Dans un sens, ce n'était pas grave. Mais compte tenu du comportement de certaines détenues, elle craignait qu'elles croient qu'elle soit privilégiée ou quelque chose comme ça.

- Elle me croit pas ! répliqua Octavia.

- La dernière fois j'ai entendu Jasper l'appeler docteur Griffin et ça m'a paru bizarre. Lexa me l'avait confirmé.

- Ouais je vois, soupira Clarke.

- Et toi Blake, reprit Anya en se tournant vers Octavia, tu t'es encore battue avec Echo ? »

Ainsi leur conversation dévia sur Octavia et Echo puis sur Lincoln qui arriva suivit de près par Lexa. Ils semblaient entretenir une conversation importante, Lexa avait l'air dubitative tandis que le garde avait les bras croisés. Cette fois, la brune portait un jogging noir qui lui allait à merveille et un t-shirt ample blanc avec les inscriptions « Trust no bitch » en noir en son centre. Elle avait ses fidèles baskets noires et bordeaux. Lincoln était habillé de la même façon, mais il n'y avait pas d'inscriptions sur son t-shirt et ses baskets avaient des bandes vertes. Une fois qu'ils furent près du groupe, Clarke repéra un ballon de football dans les mains de Lincoln.

« Bonjour tout le monde, débuta Lexa, alors aujourd'hui c'est foot.

- Yess ! s'extasia Octavia.

- Octavia, répliqua Lexa qui roula les yeux, t'es dispensée.

- Putain mais c'est du foot, pas besoin des bras !

- C'est non O', dit Lexa d'un ton ferme, tu connais le règlement. Lincoln ne te laissera pas faire non plus.

La brune soupira avant de se mettre sur le côté.

- Vous me faites deux tours de terrain et comme au basket, on fera deux équipes de cinq avec deux remplaçants, Lincoln fera l'arbitre. »

Elles s'exécutèrent. Les cours de sport portaient leurs fruits, Clarke avait plus d'endurance et pouvait courir à l'allure d'Octavia sans s'épuiser. Une fois les deux tours de terrains réalisés, elles se regroupèrent en plein milieu de la cour. Pendant qu'elles s'échauffaient, Lincoln – avec l'aide de Nathan – avait placé des cages amovibles et délimité les bordures du terrain avec… du papier toilette. Décidément, ils s'en servaient vraiment pour tout. Lexa forma les équipes, ce n'était pas les mêmes qu'au basket. Clarke était avec Anya et Emori contre Lexa et Echo. Elle trouvait cela un peu déséquilibré. Lexa et Echo étaient des monstres en basket, elle se dit qu'au foot, c'était pareil. Et elle n'eut pas tort.

Clarke se porta volontaire pour être gardienne de but. Le coup d'envoi fut donné elles jouèrent pendant près d'une demi-heure, entre les buts, les cris et les fautes. Lexa jouait avec une facilité insolente, elle avait l'air tellement à l'aise balle au pied. Elle jouait aussi bien au football qu'au basketball, avait même fait un petit pont à Clarke avant de marquer un but. En fait, elle s'était amusée à en faire à tout le monde, ajoutant les crochets, les grands ponts et les feintes de frappe. Une vraie Neymar féminine. Emori, qui avait perdu son sang-froid, s'était jetée au sol et réalisa un tacle assassin sur Lexa qui sauta au dernier moment pour l'éviter. Lexa l'avait fusillé du regard mais Emori était trop têtue.

Le soleil montait de plus en plus, il en était de même pour la chaleur. Lincoln décida de les arrêter au bout de quarante-cinq minutes de jeu qui étaient intenses. Même Clarke qui était aux cages était essoufflée. Comme d'habitude, Harper arriva avec l'eau et en distribua sans modération aux filles. Lexa buvait tranquillement sa bouteille dans son coin et Clarke se dit que c'était le moment parfait pour avoir une conversation avec la brune, elle attendait ça depuis si longtemps. Lorsqu'elle s'approcha d'elle, Lexa eut un petit sourire en coin ce qui la rassura.

« Tu sais, fit Clarke en se postant à côté de la brune, j'me demandais si il y avait quelque chose que tu ne savais pas faire.

Lexa fronça les sourcils et se tourna vers Clarke, toujours en train de boire.

- Entre le sport, le dessin, le théâtre…

Lexa sépara sa bouche de sa bouteille et ricana. Clarke ne l'aurait jamais cru un jour, mais son rire lui avait terriblement manqué. Ses petits regards en coin aussi. Elle pensait qu'à cause du départ de Costia, elle serait un peu moins… souriante. Mais le plus important était qu'elle allait bien et Clarke se foutait du reste.

- Continue… dit Lexa en bouchant sa bouteille.

Clarke plissa les yeux. Elle ne voyait pas où elle venait en venir. Après plusieurs secondes de réflexion intense, son visage crispé se détendit doucement. Ah…

- J'ai déjà assez entretenu ton égo comme ça Woods, soupira-t-elle avant de boire dans sa propre bouteille.

- C'est dommage, mais je n'ai pas besoin de l'entendre pour le savoir. » dit-elle dans un ton qui incitait aux sous-entendus.

Clarke se tourna vers elle en secouant la tête, murmurant un « t'es pas possible » avant de donner un petit coup dans l'épaule de la brune.


Et voilà, terminé ! Il s'en est passé des choses… dites-moi ce que vous en avez pensé, votre avis m'importe beaucoup. Jasper le sauveur, Raven et ses problèmes de cœur, Octavia et ses rivales, Clarke sa mère et Lexa… Il y en a des choses à dire. Dans tous les cas, je vous souhaite une excellente semaine et on se retrouvera avec le prochain chapitre qui s'appelle : « Dans deux jours, dix-neuf heures ».

Réponses aux reviews :

Guest : Merci énormément, ça me fait plaisir ! Je t'avoue que j'avais l'impression que le passage sur le passé de Clarke et son père était mal amené mais j'étais obligée de le dévoiler et je ne voulais pas le faire trop tard. Ohh que oui le baiser était totalement inattendu mais au final on est contents hein ) Et au final, tout le monde s'en est sorti, c'est pas plus mal. Et les relations continueront d'évoluer ! Encore merci pour ta review :D

Fanny : Wow, merci ! Au final, c'est Jasper qui les aura sauvées x) Je ne voulais pas en envoyer une au trou aussi tôt dans l'histoire (mais qu'est-ce que ça veut dire ? :o), bref encore merci :D

Aioli : Héhé, contente que ça t'ai plu merci beaucoup !