Bien le bonjour cher.e.s camarades ! J'espère que vous allez bien, comment se déroulent vos vacances ? Moi tout va bien, je publie ce chapitre pendant la mi-temps du match (oui je suis fan de foot et je regarde tous les matchs de la coupe du monde héhé) et voici comme prévu le chapitre huit de Griffin is the New Woods ! L'histoire avance, on aura plusieurs focus sur Raven et Octavia et une dure nouvelle va tomber. Êtes-vous prêt.e.s ? Bonne lecture !
Chapitre 8 : Dans deux jours, dix-neuf heures
[…]Clarke plissa les yeux. Elle ne voyait pas où elle venait en venir. Après plusieurs secondes de réflexion intense, son visage crispé se détendit doucement. Ah…
- J'ai déjà assez entretenu ton égo comme ça Woods, soupira-t-elle avant de boire dans sa propre bouteille.
- C'est dommage, mais je n'ai pas besoin de l'entendre pour le savoir, dit-elle dans un ton qui incitait aux sous-entendus.
Clarke se tourna vers elle en secouant la tête, murmurant un « t'es pas possible » avant de donner un petit coup dans l'épaule de la brune.
- Dis, reprit Clarke d'un ton plus ferme, elle te manque pas Costia ?
Lexa laissa échapper un soupir.
- Tous les jours, avoua-t-elle, ça fait tout de même quelque chose d'être avec quelqu'un h24 et d'un coup, plus rien.
- Tu l'aimes…
Clarke l'avait pensé tellement fort qu'elle ne s'était pas rendue compte qu'elle l'avait prononcé à haute voix. Elle secoua la tête et posa une main sur sa bouche, comme pour s'empêcher de dire une autre bêtise. Lexa se tourna vers elle, avec un regard qui montrait qu'elle ne pouvait qu'affirmer les dires de la blonde. Clarke ne savait pas trop comment interpréter cela. Elle n'avait jamais eu ce type de relation, embrasser quelqu'un qui était en couple et visiblement amoureux ne faisait pas partie de ses expériences. Elle devait la jouer franche si elle ne voulait pas tomber de haut.
- Pourquoi tu as laissé passer… ce qu'il s'était passé dans le placard à balai ?
Le regard de Lexa changea, elle se sentait coupable. Elle s'essuya le front avec le col de son t-shirt puis se gratta le nez avec le dos de sa main. Elle ne semblait pas du tout à l'aise avec le sujet et Clarke, qui avait soif de réponses, attendit tout de même qu'elle dise quelque chose. Après plusieurs secondes durant lesquelles Lexa semblait mener un combat intérieur, elle prit enfin la parole.
- J'suis un peu… perdue en fait.
C'était bien ce qu'elle pensait. Malgré ça, ce n'était pas vraiment le genre de réponse qui pourrait la rassurer.
- J'ai l'impression que tu te fous de moi Lexa.
Clarke avait dit ça d'un ton sec, pourtant, ce n'était pas son intention. Lexa écarquilla les yeux, visiblement choquée par les mots de son interlocutrice.
- Jamais d'la vie, dit-elle en secouant la tête. Je… C'est juste que…
Elle fronça les sourcils et se mordit les lèvres. Clarke n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire, elles étaient en prison et Lexa ne pouvait pas fuir éternellement. Mais face au manque de réponse, la blonde sentit l'énervement monter en elle et elle rougit de colère. Lexa se jouait bien d'elle, après tout, c'était une tombeuse et charmer des filles dans une prison pour femmes était une chose beaucoup trop facile pour elle. Costia était sur la ligne de touche puis était carrément sortie du terrain, maintenant, la brune avait le champ libre. Clarke se sentit mal à cette pensée. Si les intentions de Lexa étaient bonnes, elle aurait préféré le savoir de la concernée, plutôt que d'Anya par exemple. Elle se mit à douter fortement des paroles de la fausse blonde. Clarke se sentit stupide.
- Woods ! C'est quand que je pourrais reprendre ?!
Clarke remercia silencieusement Octavia qui avait fait son apparition derrière elle, la moue boudeuse. Elle vit Lexa soupirer, ce n'était pas terminé. Aujourd'hui, elle allait s'en sortir mais pas la prochaine fois.
- La semaine prochaine ce sera bon Blake, répondit-elle.
- Putain c'est long ! D'ailleurs, Lincoln veut te parler !
- J'arrive tout de suite. »
Elle tenta un regard vers Clarke qui n'était plus tournée vers elle. La blonde était trop en colère et se disait qu'elle ne voulait plus jamais avoir à faire à elle. Elle avait été trop bête.
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Jour numéro 106
Raven tournait autour du jardin où certaines détenues faisaient pousser plantes, fleurs et autres légumes. Elle se tenait nerveusement le menton avec les doigts de sa main gauche et bidouillait un hand-spinner qu'elle avait fabriqué à l'atelier dernièrement avec sa main droite. Rarement elle avait été aussi nerveuse. Alors qu'elle s'approchait des grillages, Octavia, qui cueillait des tomates juste de l'autre côté, leva la tête et la latina sursauta en la voyant apparaître.
« Bordel Blake, je t'avais oubliée, soupira la brune en faisant tomber ses bras.
- Même si les plantes c'est pas ma passion, je travaille toujours ici j'te rappelle, répliqua la plus jeune en se mettant entièrement debout, qu'est-ce qui t'amène ?
- Je suis venue voir Wilson…
Octavia fronça les sourcils. Elle avait deviné que son amie était un peu préoccupée mais ne comprenait pas pourquoi. Anya était son amie, qui était nerveux et anxieux de parler à son ami ? Pas Raven Reyes en tout cas.
- Y'a un problème ? tenta Octavia en prenant une tomate.
- Je sais pas.
Octavia écarquilla les yeux. Raven était méconnaissable. Mais qu'est-ce qui pouvait la mettre dans un état pareil ? L'une des seules fois où elle avait été aussi bousculée, c'était lorsqu'elle avait risqué le trou. Elle avait volontairement volé une pince à l'atelier pour ouvrir le cadenas qui fermait sa petite armoire, parce qu'elle avait perdu les clés. Un acte réalisé sous la panique, mais qu'Anya avait su réparer en prenant la situation en main. Elle avait donné du fil de fer à Raven pour crocheter le cadenas et s'était chargée de reposer la pince à l'atelier sans que personne ne l'ait vue. Octavia se mit alors à réfléchir. Peut-être que Raven avait encore perdu ses clés, après tout, elle était du genre à répéter ses erreurs. Mais dire « je sais pas » alors qu'on lui demandait quel était le problème ? Cela voulait clairement dire qu'il y en avait un, la Blake était loin d'être une idiote et elle la connaissait depuis suffisamment longtemps pour arriver à cette conclusion.
- Oulah, Reyes est dans la merde ? T'as perdu les clés de ton cadenas ? demanda Octavia.
- Non…
- Bon, je vais te chercher Anya, j'arrive.
Raven remercia Octavia qui tourna les talons. Elle fut remplacée quelques minutes plus tard par Anya qui tenait une pelle et qui plissait les yeux à cause du surplus de lumière générée par le soleil qui avait atteint son zénith. Elle sourit en voyant la latina mais son sourire disparut juste après lorsqu'elle vit l'expression qu'arborait son amie.
- Ouuuh Reyes, répliqua Anya en plantant la pelle dans le sol, qu'est-ce qu'il s'est passé encore ?
Raven grimaça. Encore ? Encore.
- Quand est-ce que tu termines ? demanda timidement la brune.
- Dans quelques minutes, dit Anya en se tournant vers le petit groupe, mais je vois que ça urge non ?
- Pas tellement…
- Rae, tu me fais peur… bon on va attendre que je finisse et on va parler.
Raven s'assit à même le sol et attendit qu'Anya termine ce qu'elle avait à faire. Pendant tout ce temps, elle réfléchissait à comment elle devait amener le sujet. Lorsque la fausse blonde apparut enfin dans son champ de vision, tout ce qu'elle avait entreprit dans son esprit s'évapora.
- Bon alors, tu me dis ce qu'il y a ?
Raven fit signe à Anya qu'elle voulait s'asseoir autre part. Elles marchèrent donc jusqu'à atteindre les petit murets qui séparaient la cour en bitume de celle en herbe et Raven s'assit, suivie d'Anya. Le silence était pesant, et la latina savait parfaitement qu'à un moment ou un autre, elle allait devoir le briser.
- Anya… j'ai l'impression d'avoir fait… une bêtise.
Elle pensait à ce qu'elle avait fait avec Luna il y a quelques jours dans l'atelier, ainsi qu'aux paroles de Clarke et Octavia sur les possibles sentiments d'Anya à son égard. Tout ça s'était mélangé et avait rendu la latina complètement confuse, elle ne savait plus vraiment quoi faire. Elle ne savait pas ce qu'elle ressentait pour Luna. Elle ne savait pas ce qu'elle ressentait pour Anya non plus. Même si elle n'avait pas encore eu le temps d'avoir une discussion avec sa camarade de mécanique, il fallait tout d'abord qu'elle en parle avec celle qu'elle considérait comme son pilier. Elle n'avait jamais rien caché à Anya, du moins ce qu'elle faisait ici. Elle lui avait déjà raconté quelques-unes de ses aventures pas très catholiques avec d'autres filles de la prison, mais ce n'était qu'histoire de combler le manque. Elle ne se considérait pas comme lesbienne, pas même bisexuelle et elle n'avait jamais eu de sentiments pour une fille. Alors pourquoi est-ce qu'elle considérait le cas de Luna, comme étant à part ? Là devait intervenir Anya.
- Hé Reyes du calme, lui dit Anya en la voyant mener son combat intérieur, tu sais qu'on peut tout se dire.
- J'ai embrassé une fille.
Anya haussa les sourcils.
- T'es sérieuse ? Vu la tête que tu fais, on aurait plutôt cru que tu avais tué quelqu'un. Reyes, tu vas m'inquiéter pour un bisou ? On n'est plus au collège.
- Non mais… pour moi… enfin je pense pas qu'il s'agissait d'un simple baiser.
- Et ça te mets dans cet état ? répliqua Anya qui croisa les bras, de ce que je sais, t'as déjà fait plus.
- Je sais… justement. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça.
Anya soupira.
- Des sentiments ? dit-elle en cherchant le regard de la brune.
Raven se pinça les lèvres.
- J'ai l'impression qu'en faisant ça… je te trahis.
Elle avait enfin réussit à dire ce qu'elle cherchait à dire depuis plusieurs minutes maintenant. Cette phrase semblait claire pour elle et elle espérait qu'Anya l'ait bien entendue et enregistrée. Parce que sa réponse allait peut-être tout changer.
- Je suis heureuse pour toi, finit par répondre Anya, mais je ne comprends pas en quoi tu me trahis.
- Anya, il faut que tu me répondes sincèrement.
Raven se tourna entièrement vers la fausse blonde qui fronça les sourcils sans quitter la latina des yeux.
- Est-ce que tu as… des sentiments pour moi ?
Elle vit le regard de la fausse blonde s'éloigner, sans la quitter pour autant. A ce moment-là, ce qu'elle craignait le plus fut confirmé. Le regard ne mentait pas. Raven se sentit alors terriblement mal. Terriblement désolée. Car, comme elle l'avait dit, elle l'avait trahie. Elle aurait dû s'en rendre compte plus tôt.
- Hein ? Reyes, tu déconnes ou quoi ?
Raven redescendit beaucoup trop vite et se heurta à la phrase d'Anya qui était, pour le moins, inattendue.
- Quoi ?
- J'imagine qu'elle embrasse bien, tu débloques, fit Anya dans un sourire. Qu'est-ce qui te fait dire ça ? A aucun moment, si mes souvenirs sont bons, je n'ai montré plus que l'amitié pour toi.
Raven soupira longuement, sans que son inquiétude ne disparaisse pour autant. Si Anya n'avait pas tort, la seule raison pour laquelle elle appréhendait les conséquences de ce baiser, était que… c'était elle qui avait des sentiments pour Anya.
- Tu regrettes ce que tu as fait ? lui demanda-t-elle franchement.
- Je ne sais pas… Je ne pense pas.
- Alors pourquoi est-ce que tu t'inquiètes ? Sérieux Reyes, on t'a jeté un sort ou quoi ? A moins que…
- Non…
Anya avait deviné.
- Oh Reyes… ne me dis pas que tu ressens quelque chose pour moi ?
- Non ! répondit Raven, je ne ressens rien pour toi.
- Alors je pense c'est pour cette mystérieuse personne que tu ressens des choses. »
Raven croisa le regard de la fausse blonde et médita sur ses mots. Après tout, elle avait sûrement raison. Entre elle et Raven, il n'y avait pas plus qu'une profonde amitié et si elle pensait l'avoir trahie, c'était parce qu'elle avait maladroitement mélangé amitié et amour. Elle se donna une claque mentale, se maudissant d'avoir inquiété son amie ainsi et tenta de se booster pour trouver une possible suite à sa relation avec Luna.
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Jour numéro 115
Elle reprit d'assaut ses lèvres avec plus d'entrain. La température avait augmenté de plusieurs degrés déjà et le silence était bercé par ses gémissements, qu'elle avait de plus en plus de mal à contrôler. Sa main gauche tenait fermement sa nuque, elle avait enlevé son atèle et était complètement guérie à présent. Sa main droite passa de son crâne rasé, au commencement de ses épaules puis glissa sur ses pectoraux, ses abdominaux et termina sa course folle dans son caleçon. Elle le sentit sourire sur ses lèvres. La température augmenta encore. Il l'attrapa fermement par les cuisses et la déposa sans douceur sur le bureau avant de pousser toutes les feuilles, crayons et autres babioles qui se trouvaient dessus. Elle le sentit rugir intérieurement lorsqu'elle caressa du bout de ses doigts, son sexe endurcit.
« Bon Dieu Lincoln, ça faisait longtemps… susurra-t-elle à son oreille.
- Octavia… il faut que je te dise quelque chose… »
Octavia s'arrêta nette et recula légèrement, plongeant son regard bleu profond dans les orbes noires de son amant. Elle était clairement inquiète, rarement le jeune homme ne semblait aussi préoccupé.
« Qu'est-ce qu'il y a ? dit-elle.
- On va peut-être me transférer…
Octavia sentit son cœur la lâcher. L'excitation qui était montée en elle était soudainement redescendue, remplacée par de la nausée et de l'anxiété. Comment pouvait-il lui dire ça alors qu'ils étaient en plein ébat ?
- Tu… tu…
Elle n'arriva pas à parler. Sa bouche était comme rouillée et elle fut prise de vilains tremblements. Pleins de questions pouvaient être posées, mais rien que le mot « transférer » pouvait répondre à beaucoup d'entre elles.
- Quand ? finit-elle par dire.
- La procédure démarre la semaine prochaine.
- Pourquoi ?
Il baissa les yeux et prit sa main dans la sienne.
- Arkadia… a des soucis d'argent. Ils ne veulent pas me virer, alors ils ont conclu un accord. Si tout se passe bien, je serais transféré dans une prison pour hommes.
- Mais… qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?
- Hé… hé…
Il prit délicatement son visage entre ses mains et l'embrassa.
- Ne t'en fais pas. Si je peux rester, je le ferais, coûte que coûte.
- Surtout qu'il n'y a pas que moi, chuchota Octavia, Lexa… Anya… Nathan… on t'aime tous ici. On a tous besoin de toi. Qui est au courant ?
- Seulement toi… »
Octavia le regarda droit dans les yeux et s'empara à nouveau de ses lèvres. Elle pensait qu'elle serait détruite par cette révélation mais non. Ce n'était pas la fin. Il restait encore de l'espoir. Elle allait prévenir tout le monde du départ de son amant et elle savait qu'ils allaient tout faire pour qu'il reste. Mais alors qu'elle le sentait s'éloigner, elle se rapprocha encore plus de lui.
« On n'a pas fini. »
Mais alors qu'elle était en train de remettre sa main dans son caleçon, sa tête tomba lourdement sur son épaule.
« O' ? »
Lincoln recula et prit son visage dans ses mains avant de soupirer. Elle s'était endormie.
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Clarke sortit du cours avec des feuilles dans les mains. Elle jeta un bref coup d'œil à l'horloge murale. Elle avait du temps, elle décida donc d'aller un peu dehors pour regarder les travaux du jour. Elle n'avait pas pipé un mot à Lexa depuis une bonne semaine déjà, bien qu'elle avait assisté à son cours de sport et que la brune était venue au cours de dessin. Elle marchait tranquillement dans les couloirs, direction la cour, quand elle sentit une présence derrière elle. Elle crut qu'il s'agissait d'Octavia, ou même de Raven, mais quand elle se retourna, elle soupira presque de lassitude en voyant Lexa qui la suivait, les mains dans les poches et le regard coupable. Elle l'ignora et se remit à marcher un peu plus rapidement dans l'espoir de la semer même s'il n'y avait qu'un seul chemin vers l'extérieur. Mais la brune la suivait toujours, jusqu'à dans la cour malgré le fait que la blonde était presque en train de courir. Clarke se retourna une seconde fois et planta ses yeux bleus dans l'émeraude. Putain pensa-t-elle, cette paire de vert était un véritable piège. Ils devraient être interdits.
« Je peux savoir pourquoi tu me suis ? dit-elle dans un ton neutre.
- Clarke, il faut qu'on parle, soupira Lexa.
- Je pense que les choses sont claires, répliqua la blonde.
- Ah bon ? fit Lexa en fronçant les sourcils.
Ok, les choses n'étaient absolument pas claires mais Clarke n'avait pas envie de lui parler. Elle n'arrivait pas à digérer tout ce qui s'était passé. Elle se retourna, ignorant Lexa une seconde fois et alla s'asseoir sous son arbre favori. Elle roula des yeux en voyant Lexa se planter devant elle. Elle n'allait pas lâcher l'affaire on dirait.
- Je sais que tu veux pas me parler, reprit la Trikru, mais… dans deux jours, dix-neuf heures, Time-Machine. »
Puis elle tourna les talons et s'éloigna. Clarke passa une main sur son front. Ok, donc elle voulait vraiment lui parler. Lui demander de la rejoindre dans la Time-Machine lui avait demandé un effort que Clarke se devait de considérer. Elle prit une feuille blanche et commença à le noter, avant de la froisser. Bien sûr qu'elle allait s'en rappeler. Dans un sens, elle était heureuse. Peut-être que Lexa tenait un peu à elle au final.
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Après le cours de dessin de Clarke, Raven tituba dans les couloirs de la prison. Elle ne savait pas si elle voulait vraiment retourner dans son box. Depuis qu'elle avait parlé avec Anya, elle n'arrivait plus à aligner deux mots quand elle parlait à Luna. Pourtant, c'était sa camarade de box et la conversation n'était jamais difficile avec elle. Mais Raven avait trop peur que ce qu'elle ressentait pour elle étaient des sentiments. Elle s'emmêlait sans cesse les pinceaux et ça la rendait dingue. Elle qui avait l'habitude de tout contrôler, était désemparée. Même lorsqu'elle était avec Finn, elle ne se sentait pas aussi… désarmée. Peut-être que Luna lui avait vraiment jeté un sort. Elle inspira profondément, elle se devait de l'affronter.
Elle se dirigea d'un pas déterminé vers son dortoir et entra comme une bombe. Comme d'habitude, Emori lui sauta dessus pour lui énoncer le menu de demain. Echo, qui se rendait aux douches, lui fit un tape-m'en-cinq. Elle ressentit une pointe de tristesse lorsque son regard tomba sur l'ancien lit de Costia qui était inoccupé. La blonde avait pour habitude de lui balancer des cacahuètes depuis son box et elles chantaient Oye Como Va de Tito Puente, parlant de leurs vies de dehors comme de vraies nostalgiques. Elles faisaient pas mal de jeux de rôles aussi. En général, Raven était un vieux vendeur de glaces mexicain et Costia, un jeune homme qui se faisait toujours larguer par la même fille. Elles s'amusaient tellement en faisant ça. Raven se gratta les yeux comme un enfant. Costia ne manquait pas qu'à Lexa et le dortoir des latinas n'était décidément plus le même depuis son départ.
« Je l'ai pas connu autant que vous, mais c'était une personne formidable.
Raven se tourna vers la personne qui venait de lui parler. C'était Luna. La bouclée lui emboîta le pas et entra dans leur box. Raven la suivit silencieusement et s'assit sur son lit. Elle observa sa camarade attraper un livre sur son armoire avant de s'allonger sur son propre lit. En sentant le regard pesant de la mécano sur elle, Luna leva les yeux.
- T'as pas la forme en ce moment, répliqua Luna.
- Ouais… j'aime pas les coups de mous.
- J'aurais jamais pensé que ça t'arriverais. Approche.
Raven posa son index sur son torse pour dire « moi ? ». Le regard amusé de Luna la fit se lever de son lit pour aller la rejoindre dans le sien. Luna s'assit et l'invita à s'allonger et à poser sa tête sur ses cuisses. Raven obéit silencieusement et sentit les doigts de Luna se frayer un chemin dans ses cheveux, qu'elle détacha. Raven avait toujours ses cheveux attachés dans une queue de cheval, parfois, Emori lui faisait quelques tresses et attaches pour la rendre plus sexy. La douce voix de sa camarade glissa dans ses oreilles. Elle adorait quand elle chantait. Les paroles coulaient comme de l'eau, l'élément qu'elle associait sans difficultés à Luna. Elle maîtrisait tellement bien sa voix, qui était souple, douce et qui la transportait dans un autre monde. L'entendre chanter lui faisait autant de bien qu'une bonne défonce. Elle ne sentait plus aucune peine ni douleur et tous ses problèmes disparaissaient, le temps d'un instant. Elle poussa un soupir de bien être mal contrôlé quand Luna entama un massage crânien.
- Désolée, soupira-t-elle en fermant les yeux.
- Qu'est-ce qui te tracasse ? lui demanda doucement Luna.
- Comment tu fais ?
Luna fronça les sourcils et éloigna ses mains des cheveux de Raven lorsque celle-ci se redressa. Elle pivota et fit face à la bouclée qui la regardait d'un air interrogateur.
- Ça voulait dire quoi ce baiser pour toi ? Tu fais comme si rien ne s'était passé et moi, ça me fait paniquer.
Luna se tordit la bouche.
- Ecoute Raven… J'ai bien vu que ce qu'on a fait c'était pas juste pour toi. Alors j'ai simplement continué à vivre comme si rien ne s'était passé parce que je pensais que c'était ce qui était le mieux pour toi.
Donc Luna avait été patiente…
- Mais toi… qu'est-ce que tu ressens ?
- Moi j'ai apprécié, lui dit-elle franchement, je suis sûre de ce que je veux Reyes. »
Raven ne pouvait être que rassurée. Si Luna savait ce qu'elle voulait, alors elle aussi. Fatiguée par les mots, car trop avaient été prononcés aujourd'hui, elle attrapa sa camarade par le col et écrasa ses lèvres sur les siennes. A bas les autorisations ! Elle voulait laisser échapper toute la frustration qui s'était accumulée depuis le début de la journée. Luna les sépara et posa l'une de ses mains sur la joue de Raven, soufflant un « chut » long et presque insonore pour la calmer. Elle glissa son pouce sur la lèvre inférieure de la mécano et fixa ses lèvres avant de s'en emparer de nouveau, dans un contact plus doux.
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« Octavia j'ai quelque chose à te dire.
- Super parce que moi aussi.
Clarke avait fait son entrée dans son box et Octavia était déjà là, assise sur le lit de la blonde qui n'attendit pas avant de la rejoindre.
- Toi d'abord, Octavia.
- Lexa m'a donné rendez-vous dans deux jours, à la Time-Machine.
- Ok vous allez vous envoyer en l'air, à moi ?
- O' ! Je ne compte pas le faire avec elle, dit Clarke, offensée.
- Pourtant elle ne te laisse pas indifférente.
- Je te rappelle qu'on est en froid !
- Bon. Tu vas y aller et tu me diras ce qu'il s'est passé d'accord ?
- Ok… donc ?
- Lincoln va être transféré.
Le regard de Clarke s'assombrit.
- Comment ça ?
- La prison manque de moyens apparemment. Ils n'ont pas d'autres choix que de réduire les effectifs.
- Les enfoirés, qu'ils virent Murphy ! grogna Clarke.
- On va essayer de rassembler le plus de monde et demander à ce que Lincoln reste.
Elles se regardèrent droit dans les yeux. Elles partageaient la même détermination, une détermination sans faille. Clarke appréciait énormément Lincoln, c'était quelqu'un de bien qui n'avait jamais abusé de ses pouvoirs de garde pour malmener les détenues, comparé à d'autres. Il était toujours souriant et participait beaucoup à la vie de la prison, notamment lors des cours de sport et des soirées organisées lorsqu'une détenue quittait l'établissement. Quelques fois, il se rendait aux cours de Clarke et aidait sa mère à l'infirmerie. Certaines détenues préféraient lui parler plutôt qu'à Kane lorsqu'elles avaient besoin d'un conseil. Il aidait souvent Octavia au jardin, ses connaissances en botanique étaient un peu dans l'ombre et franchement sous-cotées. Bref, c'était le pilier d'Arkadia et c'était hors de question qu'elles le laissent partir.
- Je suis partante. » répondit Clarke.
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Jour numéro 116
« T'es pas sérieuse ? railla Lexa en écarquillant les yeux.
- Maintenant Costia et après Lincoln bordel, personne n'est prêt à encaisser tout ça ! répliqua Anya qui perdit une once de son calme légendaire.
Octavia, Anya et Lexa étaient assise à une table de la cour, à l'ombre. Elle était en train de monter son gang de défenseuses de Lincoln et elle savait parfaitement que Lexa et Anya allaient être les premières à la rejoindre. Elle savait aussi que la nouvelle allait être plus que dure à encaisser, surtout pour Lexa, qui considérait Lincoln comme son frère. Elle avait donné tous les détails, maintenant, il fallait qu'elles passent à l'action.
- Je sais que vous êtes là depuis plus longtemps que moi et que vous avez déjà vu des gardes partir, du coup, vous savez comment ça marche ? demanda la Blake.
- C'est une procédure plutôt longue, commença Anya, elle dure plusieurs semaines. S'il t'en a parlé, c'est que c'est au point culminant.
- On a aucun pouvoir sur ça je suppose ? fit Octavia.
- Je pense que si on leur donne une bonne raison de garder Lincoln, ils réfléchiront, dit Lexa.
- On peut leur sortir toutes les raisons du monde, ce qui les poussent à faire ça est le manque d'argent, soupira Anya, on peut rien contre un établissement qui veut garder son argent.
Octavia soupira. Vu de cet angle, c'était peine perdue.
- On n'a qu'à faire comme les gens dehors contre le gouvernement. C'est pas la même échelle, mais ça revient au même, réfléchit Lexa.
- Tu veux qu'on manifeste ? demanda la fausse blonde.
- On va tout essayer, répliqua Octavia qui posa ses deux mains sur la table avant de se lever. Je peux compter sur vous pour rassembler le plus de monde avant mardi ?
Anya et Lexa hochèrent la tête et Octavia s'éloigna, déterminée. Anya soupira longuement, cela faisait longtemps que la prison n'avait pas été bousculée de la sorte. Lexa se tourna vers sa camarade et devina que celle-ci était perdue dans ses souvenirs.
- Anya ? répliqua la brune, ça va ?
- Ouais… juste, j'aurais jamais pensé qu'on se battrait pour garder un garde…
- Tu penses à l'autre trou du cul ?
Anya sourit en entendant ce surnom, il était vrai que c'était un sacré trou du cul. Elles faisaient référence à un chef des gardes qui avait été transféré il y a quelques années, un peu après l'arrivée de Raven. A côté de lui, Murphy était une fourmi et lui, un éléphant. Il écrasait tout sur son passage et menait la vie dure aux détenues. Il les insultait et les descendait plus bas que terre. Il avait été transféré car il s'était battu avec un autre garde qui avait un mobile plus solide que le sien. L'autre garde tentait de protéger Anya qui avait volé de la nourriture dans les cuisines pour Raven qui était en manque de fer à cause de ses règles. Elle était devenue tellement molle qu'elle n'arrivait même plus à bouger et était au bord du malaise, elle ne mangeait plus rien et restait allongée dans son lit toute la journée. Anya n'avait pas eu d'autre solution que de la forcer à manger. Mais lorsqu'elle s'était faite choper par le chef des gardes, un menu casher réchauffé dans les mains, elle avait frôlé la mort. Il avait tenté de la frapper, mais Lexa était intervenue et était prête à riposter quand Lincoln les sépara et tenta de calmer le chef des gardes. Il le laissa le frapper pour se construire un mobile et Lexa alla chercher de l'aide à ce moment-là. Les détenues avaient passé des mois et des mois à chercher une solution pour le faire tomber alors qu'il l'avait fait lui-même. Depuis ce jour, elles ne craignaient que John Murphy, mais c'était plus un cafard qu'un lion. Elle préférait le voir déambuler dans les couloirs avec son sourire sortit tout droit des enfers plutôt que ce garde et son regard maudit.
- On a du pouvoir Lexa, soupira Anya, on a fait partir l'autre trou du cul. On peut réussir à faire rester Brown.
Lexa sourit et posa sa main sur l'épaule d'Anya.
- Au fait Woods, répliqua la fausse blonde, t'en es où avec Griffin ?
Le sourire de Lexa disparut tout doucement et elle se pinça les lèvres.
- Ça va pas du tout Anya, soupira-t-elle en posa mollement ses bras sur la table.
- Qu'est-ce que t'as encore fait ?
- Pourquoi tu dis que c'est moi qui ai merdé ?
- Parce que tu l'as embrassée alors que t'étais avec Costia ?
Bien sûr, Anya était au courant de tout.
- J'ai pas su lui répondre quand elle m'a demandé si je me foutais d'elle.
- T'es sérieuse ?
Lexa se tourna vers elle.
- Mais jamais de la vie je… non ! C'est juste que je suis perdue. Je sais que ma relation avec Costia était…
- Toxique.
Lexa fronça les sourcils. Ce n'était pas spécialement l'adjectif qu'elle utiliserait pour décrire sa relation avec la latina et pourtant… c'était le bon. Anya avait raison, leur relation consumait Lexa qui s'était pas rendue compte que Costia s'était réellement jouée d'elle pour sortir. Costia lui avait dit elle-même et pourtant, elle refusait toujours d'y croire.
- Clarke… c'est comme une bouffée d'air frais, répliqua la brune en fixant un point imaginaire devant elle.
- Alors ne gâche pas tout Lexa.
- On est en prison Anya. C'est difficile d'imaginer avoir une relation… solide.
- C'est trop tôt pour l'envisager. Au moins, essaie de repartir sur de bonnes bases.
Le regard de Lexa s'éclaircit et ses sourcils se relevèrent doucement.
- T'as complètement raison. Putain Anya, heureusement que t'es là. T'es la meilleure psychologue du monde.
- J'ai même pas finit mes études, soupira la fausse blonde.
- Arrête, t'as pas besoin de ça. Bon alors, il va falloir que tu m'aides. »
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Elle la poussa doucement, lentement, jusqu'à l'extérieur de l'atelier. Leurs yeux étaient liés et ne se regardaient qu'entre eux. La tension était palpable et Raven sentait sa main vibrer sur le ventre de Luna. Elle sentait son corps tout entier frissonner et lorsqu'elles furent enfin dehors, Luna la prit par le col et elle la poussa violement contre le mur. Raven posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser tout sauf chaste. Sentir ses lèvres chaudes et humides contre les siennes était devenu sa nouvelle drogue, le remède de tous ses maux. En quelques jours, elle était devenue complètement accro à sa camarade de box, son odeur, ses cheveux et ses lèvres l'enivraient à chaque fois qu'elle entrait en contact avec. Elle soupira un peu plus bruyamment lorsque Luna mordit doucement sa lèvre inférieure, un geste terriblement sexy qui la rendait folle. Leurs lèvres entraient sans cesse en contact et lorsque l'oxygène manqua, Raven recula légèrement et grogna lorsque Luna alla couvrir son cou de baiser. Bordel que c'était bon. Elle savait se servir de sa bouche à la perfection et rien que cette pensée lui provoqua des sensations inédites à des endroits de son corps qu'elle ne contrôlait déjà plus. Mais alors qu'elle commençait à s'abandonner, elle se reprit en main et attrapa le visage de Luna pour la regarder droit dans les yeux.
« Attends, soupira Raven en tentant de reprendre de l'air, attends…
Luna fronça les sourcils mais obéit. Elle recula légèrement et laissa Raven reprendre ses esprits.
- On va y aller doucement, devina Luna en caressant doucement sa joue avec son pouce.
- Tu vas croire que je suis une petite nature mais, souffla Raven, c'est juste que… Je veux… En fait…
- Hey… chut…
Raven grimaça. Elle avait vraiment beaucoup de mal avec les mots et même s'ils n'étaient pas nécessaires avec la bouclée, ils devaient toujours intervenir. Mais Luna était patiente et elle enroula ses bras autour du cou de Raven dans une étreinte inattendue. Raven nicha son nez dans le creux de son cou et respira son odeur à plein nez. Elle glissa une main dans ses cheveux bouclés qu'elle adorait plus que tout, tandis que Luna traçait des cercles avec le bout de ses doigts sur son dos.
- Moooh trop mignon.
Raven recula brusquement et se tourna en direction de la source de ces paroles. Ce n'était autre qu'Octavia qui était posée à l'encadrement de la porte qu'elles avaient passée quelques minutes plus tôt. Elle avait les bras croisés et un sourire béat était collé sur son visage. Raven soupira et croisa les bras à son tour. Luna les regarda tour à tour, un peu perdue.
- Tu veux quoi Blake ? demanda Raven faussement ennuyée.
- Y'a urgence les filles, répondit-elle en s'approchant, je vais aller droit au but. Lincoln risque d'être transféré. »
Le visage de Raven se décomposa à vue d'œil tandis que celui de Luna n'affichait que de la pure confusion. Octavia leur expliqua la situation et leur projet de manifestation. Raven était à fond, il en était de même pour Luna.
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Clarke balaya la pièce du regard. Mais ses yeux se fermaient sans cesse, dû à l'extrême fatigue. Elle n'avait pas fermé l'œil ces deux dernières nuits. La première raison était Lexa Woods. La deuxième était Octavia Blake. La brune aux yeux bleus lui avait tout expliqué pour Lincoln et n'avait pas trouvé le sommeil. Elle n'avait pas arrêté de se tourner et se retourner dans son lit toute la nuit avant de poser avec Clarke. Comment on organise une manifestation ? T'en a déjà fait à la fac non ? La Gay Pride c'est une manifestation non ? Un jour j'ai manifesté pour la légalisation du cannabis mais je sais même pas faire la différence entre ça et la marijuana.
Ses questions tournaient encore dans la tête de Clarke et lui avaient donné une migraine monstrueuse. Il fallait qu'elle aille voir sa mère après le repas. Elle avança. Emori l'accueillit avec son éternel sourire rayonnant. Elle lui demanda si elle participait à la manifestation. Clarke ne voulait pas entendre ce mot une nouvelle fois, elle répondit simplement « oui » et prit le plateau que la brune lui tendit. Elle utilisa le peu d'énergie qui lui restait pour trouver Octavia et Harper et alla s'asseoir avec elle. Lorsqu'elle arriva, les Harper l'a fixa avec une certaine inquiétude.
« Eh beh, vous n'avez pas dormi, soupira-t-elle en plantant sa fourchette dans ce qui semblait être… des flageolets.
- On a une manifestation à préparer, railla Octavia.
Clarke eut un rictus en entendant ce mot. Sérieusement, elle en était devenue allergique.
- Tout la prison est avec toi O', dit Clarke en tentant de clôturer le sujet.
- Eh vous ne savez pas qui j'ai surpris ensemble hier ? chuchota Octavia.
- Non, dit, lui dit Harper.
- Reyes… et Rodriguez.
- Tu les as surpris en train de… ? demanda Clarke.
- Non ! Elles se faisaient un câlin !
- Un câlin ? Sérieux O', c'est pas un scoop ça, râla Harper.
- Non mais ça peut en devenir un !
- Ya deux jours, vous disiez que Anya avait des sentiments pour Raven et là vous vous enjaillez parce qu'elle fait des câlins à Luna ? tenta de résumer Clarke.
- Nous ? Me case pas avec elle, rigola Harper en regardant Octavia qui lui tira la langue.
- Vous verrez quand Reyes nous dira qu'elle est dingue de Rodriguez. »
Clarke leva les yeux au ciel et son regard tomba presqu'accidentellement sur la seule et unique Lexa Woods, qui mangeait tranquillement ses flageolets avec Anya et Gaïa. Anya était en train de leur parler et suscitait donc toute l'attention des deux brunes. Clarke laissa alors son regard se fixer sur Lexa quelques secondes. Elle se demandait ce qu'avait prévu la brune. Parce que Woods était une personne imprévisible et Clarke n'aimait pas trop ne pas savoir ce qui l'attendait. Pourtant elle devra prendre son mal en patience aujourd'hui, on était dimanche et c'était journée de repos. Elle n'avait pas de cours de sport, de dessin ou d'atelier mécanique pour occuper son corps et son esprit. Il fallait qu'elle trouve autre chose jusqu'à dix-neuf heures, mais la créativité ne manquait pas chez elle. Elle eut tout de suite une petite idée.
Et voilà, le chapitre est terminé ! Dites-moi ce que vous en avez pensé dans les commentaires (oui je sais ça manque de Clexa mais ne vous inquiétez pas elles reviennent en force la semaine prochaine !). Le prochain chapitre s'intitule « Ascenseur émotionnel » ! Bonne semaine :D
Réponse aux reviews :
Fanny : Les bonnes discussions entre Clarke et Lexa ainsi que leur rapprochement n'auront pas été au rendez-vous pendant ce chapitre x) Merci énormément pour ta review ça me pousse à continuer ! Passe une excellent semaine :D
