Bien le bonjour ! On se retrouve avec le 10ème chapitre (wooh déjà) de Griffin is the New Woods ! C'est un chapitre un peu court mais il sert de transition, les détenues préparent encore a manifestation, Clarke et Lexa apprennent à se connaître, Raven fait le point bref, il y a tout de même pas mal de choses qui vont se passer ! Je vous souhaite une bonne lecture :D (et je réponds bien évidemment aux review en bas !)
Chapitre 10 : Te quiero
- Et si Costia, d'une manière ou d'une autre, apprenait ce qu'il s'est passé entre Lexa et moi ? chuchota-t-elle.
- Elle ne l'apprendra pas Clarkey, répliqua la brune, je ne le dirais à personne pour ma part. Tu peux faire confiance à Lincoln et Lexa ne le dira qu'à Anya.
- Oui je sais, mais les oreilles sont cachées dans l'air ici, si il faut Harper sait déjà tout, elle a sûrement entendu ! T'imagines, Raven a peut-être caché un micro sous nos lits ! Et puis Murphy, il nous a déjà surprises dans le placard à balai, tu crois que… O' ?
Pas de réponse.
- Octavia ? Blake ? »
Toujours pas de réponse. Clarke se redressa un peu pour mieux voir le lit de sa camarade de box. Elle s'était endormie.
Jour 121
Toute la prison était tendue. Lorsque Clarke arriva dans le réfectoire, elle fut enveloppée dans une vague de stresse et de pression qu'elle n'avait ressentie que lorsqu'elle entrait dans une salle d'examen où dans le hall d'affichage des résultats. Pourtant, elle était bien loin de là. Et la cause de tout ce stresse n'était lié qu'à une seule personne. Lincoln. Aujourd'hui, le jeune garde avait pris un jour de congé pour s'organiser et se remettre les idées en place. Depuis son arrivée, il n'avait que très rarement manqué ses jours de travail. Les fois où il n'était pas là, un énorme vide prenait place dans les couloirs de la prison, c'était comme si le cœur du bâtiment ne battait plus. Après pratiquement quatre mois, Clarke avait fini par ressentir ce fameux manque. Elle et le garde n'étaient pas tellement proches, mais il était gentil avec elle. Clarke l'avait tenu au courant quant à ses gros problèmes avec Finn et même ses différends avec sa mère. Le métis l'avait écouté sans la juger et avait même proposé à l'ex étudiante, son aide pour améliorer sa relation avec sa mère. Comme Clarke, chacune des détenues avaient une petite histoire qui la liait au jeune garde. Bien évidemment, aucune d'entre elles ne dépassaient l'histoire d'Octavia. La jeune brune était assise à leur table habituelle, accompagnée d'Harper et Clarke fut surprise de voir Raven, Anya et même Luna assises aux côtés de la Blake. Lorsque Clarke arriva, elles la saluèrent poliment et reprirent leur discussion.
« Et là, ils me donnent quoi ? Un réveil digital ! Sérieux ! Je répare des putains de rafales et il me donne ce vieux truc à réparer, grogna Raven en prenant une bouchée de ses lentilles.
- Au moins c'est facile, commenta Luna en haussant les épaules.
- Même Griffin a eu à réparer un ordinateur ! reprit Reyes.
- Nann sérieux ? répliqua Anya en se tournant vers Clarke, t'en es où ?
- J'essaie de faire marcher le ventilo, répondit-elle avant d'entamer son repas.
- Parce qu'il court ? fit Raven en lui faisant un clin d'œil.
- J'essaie de faire fonctionner le ventilo, rectifia Clarke en levant les yeux au ciel.
Anya se mit à faire un grand geste avec sa main libre. Les filles se tournèrent vers le destinataire qui n'était autre que Lexa. La brune avança jusqu'à elles, le plateau dans ses mains.
- Oh Woods, viens ! lui dit Octavia.
La brune s'assit donc avec les autres.
- Comment va ton bras ? lui demanda-t-elle en observant Octavia.
- Beaucoup mieux, j'ai enlevé l'atèle il y a quelques jours déjà !
- Tu vas pouvoir recommencer à faire tes singeries ! rigola Harper.
- C'est pas des singeries, c'est des étirements, grommela la Blake en donnant un coup de coude à son amie, il faut que je maintienne ma souplesse.
- T'as pas beaucoup à tirer, commenta Clarke, et puis Lincoln entretient bien ta souplesse.
Sa remarque valut un grognement de la part d'Octavia et un sourire de la part de Lexa. Clarke la regarda du coin de l'œil et lorsque leurs yeux entrèrent en contact, elle sentit des papillons s'envoler dans son estomac. L'effet Woods était visiblement dévastateur.
- Et toi Griffin, reprit Octavia, qui entretient ta souplesse ?
Clarke, qui voulut déglutir, s'étouffa littéralement avec ses lentilles. Non mais c'était une blague ? Qui faisait ce genre de remarque sérieux ? Bon, d'un côté, elle l'avait mérité. Prise par des violents toussotements, elle eut un mouvement de recul et Raven tapa dans son dos, non sans rire. Clarke se calma au bout de quelques secondes. Ses amies la fixaient avec malice, avant d'exploser de rire.
- Putain Blake, t'es trop drôle ! s'exclama Raven en caressant le dos de Clarke.
- T'as pas besoin de répondre, on sait tous qui c'est, fit Anya avant de boire son eau.
L'ex étudiante les fusilla tour à tour avec son regard le plus noir qui soit et lorsqu'elle passa à Lexa, elle fut surprise de la voir amusée par la situation. Peut-être avait-elle l'habitude qu'on lui fasse ce genre de remarque, mais ce n'était pas le cas de Clarke. En y réfléchissant, il n'y avait aucune raison d'être gênée. Elles étaient toutes devenues très proches et étaient ensemble 24/24h. Les petits secrets étaient ce qui alimentait leurs relations et Clarke, avec le temps, savait qu'elle pouvait leur faire confiance.
- Bref, fit Lexa, on prépare une nouvelle pièce.
- Ouep ! répliqua Harper, une histoire de pirate, rrrh !
- Maravillosa ! s'exclama Raven, hâte de vous voir avec une jambe de bois et une bouteille de rhum !
- C'est quand ? demanda Luna qui s'était faite discrète depuis le début.
- Dans quelques jours, on vous donnera la date exacte dès qu'on le saura ! lui répondit Lexa avec un sourire.
Tout le reste du repas, Clarke n'arrêtait pas de jeter des regards à la belle brune qui était de l'autre côté de la table. Elle voulait tellement passer plus de temps avec elle. Elles étaient en prison après tout, mais la brune avait beaucoup de choses à faire et depuis la Time-Machine elles ne s'étaient pas vu en tête à tête. Lorsque le repas fut terminé, les filles se dirigèrent vers les poubelles pour débarrasser leurs plateaux.
- Fais-gaffe à pas le renverser sur quelqu'un, répliqua Lexa en se tournant vers Clarke.
- Huuun, très drôle, répliqua la blonde en grimaçant, tu mérites que j'te le refasse.
Un sourire enfantin naquit sur le visage de Lexa et Clarke se sentit rougir. Elle était trop mignonne.
- Dis, y a pas un moment… où on pourrait se voir ? Genre passer plus de temps ensemble, osa demander Clarke alors qu'elle jetait les restes dans la poubelle.
Lexa la regarda avec un air interrogateur.
- Je ne veux pas être invasive, reprit la blonde en paniquant, juste que…
- On mange ensemble un jour sur trois, fit Lexa en haussant les épaules.
- Oh, ça me va !
- On commence demain ?
- Oui.
Elle était tout de même déçue. Mais alors qu'elle s'apprêtait à sortir du réfectoire, Lexa se pencha en avant, jusqu'à se sa bouche se trouve à quelques centimètres de son oreille droite.
- Dix-huit heures, à l'arrière du local de jardinage. »
Puis elle lui fit un clin d'œil avant de s'engager dans les couloirs. Clarke la regarda partir avec un air béat. Encore une invitation de la part de la mystérieuse Woods. Vu comment ça avait terminé la dernière fois, elle sentait qu'elle ne pouvait pas être déçue. Elle se mordit la lèvre et se mit à marcher, l'esprit plongé dans des songes très peu catholiques. Elle ne s'était même pas rendue compte que Raven Reyes la suivait comme son ombre. La latina la contourna et se posta devant elle. Clarke la heurta de plein fouet.
« Hé, te met pas sur mon chemin, grogna Clarke en sortant de ses pensées.
- Dis-moi plutôt que tu rêvais de…
Raven s'approcha de Clarke et plongea son regard brun et profond dans le sien.
- La bouche de Lexa sur ton minou.
- Putain Reyes, soupira Clarke en regardant autour d'elles.
Raven recula et posa ses mains sur ses hanches.
- Ok t'as raison, abandonna l'ex étudiante.
La brune lui adressa un sourire victorieux et l'invita à se rendre dans la salle télévision.
- Tu veux pas aller dehors ? demanda Clarke.
- On est en alerte canicule, lui répondit-elle.
Elles arrivèrent dans la salle télévision. Il n'y avait pas beaucoup de monde, la plupart des détenues étaient à leur atelier, où en train de manger. Il y avait Harper, Octavia et un groupe de whites qui étaient assises autour d'une table, sûrement en train de préparer la manifestation. Clarke remarqua la présence de Gaïa et de Niylah. Elles regardaient un reportage sur les ONG avec d'autres détenues et semblaient mener une discussion plutôt profonde. Avec Raven, elles s'assirent à une table de libre et se tournèrent vers la télévision.
- J'ai cru comprendre que tu étais avec Rodriguez, fit la blonde.
- Ce qu'on a… c'est similaire à ce que tu as avec Woods, soupira Raven les yeux rivés vers la télévision.
- Au moins, nos pensées sont occupées…
- J'me demande ce que ce bouseux devient.
Bien évidemment, elle faisait référence à Finn. Clarke sentit sa gorge se nouer.
- J'ai un horrible sentiment d'inachevé, se confia Clarke.
Raven se tourna vers elle.
- Je crois qu'on pense à la même chose. » dit la latina.
Quelques minutes plus tard, elles étaient devant les téléphones, prêtes à composer le numéro de celui qui les avait abandonnées. Murphy, qui était le garde qui surveillait les conversations téléphoniques, les regarda avec un air interrogateur. Clarke laissa le détail Murphy de côté et reporta son attention sur Raven qui hocha la tête. Elle décrocha le téléphone et composa le numéro.
Biip… Biip… Biip…
« Allô ?
Clarke écarquilla les yeux et Raven devina tout de suite qu'il avait décroché.
- Finn, fit Clarke d'une voix rauque, c'est Clarke.
- Ah, euh… Salut Clarke, ça va ?
- Ouais ça va super, et toi Raven, comment tu vas ?
La brune prit le téléphone.
- Je vais super bien ! Et toi Finn, comment tu te portes ?
Elles entendirent le brun soupirer. Clarke reprit le téléphone.
- Alors c'est comme ça avec toi, tu abandonnes les gens en prison ?
- Je crois que j'ai une malédiction, grogna Finn.
- Hijo de puta, railla Raven, dès que je sors de ce trou t'es le premier que j'irai étrangler dans son sommeil !
Les paroles de la latina alertèrent Murphy qui se tourna vers elles, les sourcils relevés et un sourire narquois plaqué sur le visage. Il s'approcha des deux détenues comme la bonne fouine qu'il était et se posa contre le mur avant de croiser les bras.
- Je suppose que t'as déjà trouvé une autre meuf ! poursuivit Clarke.
- Bébé, c'est qui ?
L'auteur de cette phrase n'était définitivement pas Finn. La voix était trop claire, trop douce, trop… féminine. Clarke sentit son cœur exploser et vit les yeux de Raven s'assombrir à la vitesse de la lumière. La brune grinça des dents.
- Eh bien c'était rapide t'as battu ton record, soupira Raven, je prierai pour qu'elle nous rejoigne dans ce trou afin que l'on puisse monter une secte anti Collins.
- Raven… je n'ai pas peur, dit Finn. Seulement, le ton de sa voix le trahissait.
- Arme-toi de courage Collins, reprit-elle.
- Que la malédiction soit avec toi ! » rugit Clarke en posant violemment le téléphone sur le support, raccrochant par la même occasion.
Les deux jeunes détenues soupirèrent et Clarke sentit son visage se tordre par la tristesse. C'était trop. Elle voulait s'empêcher de pleurer, mais c'était plus fort qu'elle. Son cœur s'était brisé en mille morceaux et même si elle avait un peu oublié Finn ces derniers temps, elle avait toujours l'espoir qu'il ne soit pas un enfoiré de première. Seulement, c'était le cas. Raven ne trouva pas d'autres solutions que de la prendre dans ses bras. A ce moment-là, Clarke craqua. Elle n'était même plus en colère. Elle était triste. Les larmes coulaient à flot sur ses joues, s'écrasant sur les épaules de Raven qu'elle entendait renifler. La latina aussi était au bord du gouffre. Mais ce qui la mettait dans cet état n'était pas Finn, elle était passée au-dessus de lui et il ne signifiait plus rien pour elle. Ce qui l'a rendait triste et impuissante, c'était le fait qu'il ait fait du mal à Clarke. Le fait que l'ex étudiante, encore fragile, soit brisée à cause de lui. Elles auraient très bien pu se haïr à cause de ce genre d'histoire, mais c'était tout le contraire. Elles étaient devenues plus proches que jamais. Maintenant, elles avaient des tonnes de nouveaux objectifs. Réparer tout ce qu'elles avaient à réparer en mécanique, les cours de dessins, les commérages entre détenues. Et surtout Luna et Lexa. Autant d'objectifs qui remplissaient, remplisse et rempliront leurs journées jusqu'à la dernière.
Murphy était retourné à son emplacement d'origine, un peu choqué par ce qu'il venait de voir et d'entendre.
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Luna entra timidement dans la bibliothèque. Elle balaya rapidement la pièce du regard, à la recherche d'une compatriote. Elle ne tomba que sur Emori, qui l'accueillit avec un énorme sourire. Elle avait au moins une vingtaine de livres empilés dans ses bras et peinait à marcher avec.
« Holà, répliqua-t-elle en lui passant devant.
- Holà, répondit Luna, attends laisse-moi t'aider.
- Merci beaucoup Rodriguez, soupira Emori qui laissa Luna prendre quelques livres, depuis que Costia n'est plus là, je galère un peu.
- C'est vrai qu'elle était à la bibli', réfléchit la brune en suivant son amie qui pénétrait dans l'un des rayons.
Luna jeta un rapide coup d'œil sur le premier livre qu'elle avait dans ses mains.
- Tu connais ? fit Emori en commençant à ranger les livres.
- Oui, ce type à sa tête sur nos billets, expliqua-t-elle, José Asunción Silva… J'adore sa poésie.
- Humhum, souffla Emori, t'es branchée poésie. Mais attends, tu es…
- Colombienne, répondit-elle en rangeant le livre à sa place.
- J'aurais dû le deviner, t'as pas trop l'accent, remarqua Emori.
- Et toi ? demanda Luna.
- Guatemala.
- Intéressant.
- Hé Lu', reprit la tatouée, ça te dirais te travailler ici ? T'as des étoiles plein les yeux à chaque fois que tu viens et t'as l'air de t'y connaître là où je suis un peu bancale.
- Tu lis quoi ?
- Les romans policiers et les documentaires sur l'espace, lui répondit-elle.
Luna soupira avant de ranger le dernier livre.
- C'est d'accord.
Le sourire d'Emori s'élargit et elle ne put s'empêcher de prendre la brune dans ses bras. Après ça, elle retourna au bureau pour noter les emprunts rendus, laissant Luna seule divaguer à travers les rayons. Elle fut étonnée de voir que la prison était dotée d'un ensemble plutôt riche de bouquins, de langues, d'auteurs et de genres différents. Il y avait même des livres sur la mécanique. Par curiosité, elle en fit basculer un avec son index et l'attrapa avec sa main libre. Elle sursauta en voyant Echo, de l'autre côté du rayon et qui avait les yeux rivés vers elle. Luna recula d'un pas et reprit doucement son souffle avant de se rapprocher de l'endroit où elle avait retiré le livre pour observer sa camarade de plus près. Elle avait un sourire béat, les cheveux légèrement en bataille et les yeux… rouges ? Luna n'en crut pas ses yeux.
- Dios mio Echo, souffla Luna, je rêve où t'es-
Echo mima un « chut » avec son index et fit signe à Luna de la suivre. Elles traversèrent les rayons et arrivèrent jusqu'à l'issue de secours qui était ouverte. Echo sortit dehors, accompagnée de près par Luna. Elle se glissa derrière les hautes herbes et disparut derrière les buissons. Luna regarda autour d'elle pour voir si n'y avait personne et rejoignit Echo. Lorsqu'elle arriva, un sourire nerveux mais surprit naquit sur son visage.
- T'en veut ? »
Echo tenait dans ses mains, de l'alcool artisanal. Il avait sûrement été fait avec des fruits récupérés au jardin, mélangés avec des produits du magasin de la prison. Luna analysa le liquide de plus près. Il avait une teinture orangée et on voyait des fruits flotter à la surface. Elle n'arriva pas à s'avoir s'il s'agissait de pêches ou des abricots. Elle prit le bocal dans ses mains et jeta un coup d'œil à Echo qui hocha la tête. Elle enleva le bouchon en liège et posa ses lèvres sur le goulot. Après un bref moment d'hésitation, elle pencha sa tête en arrière et leva le bocal et laissa le liquide pénétrer dans sa bouche.
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« Donc le but c'est de commencer par les dortoirs pour finir dehors, mais le plus important c'est de passer par le couloir de l'administration et éviter le réfectoire, expliqua Octavia.
- Je vois… déjà il y a Murphy aux téléphones, Miller est au réfectoire, Lincoln sera dans le bureau de Jaha et Kane sera à son bureau. Il faudra le tenir occupé, réfléchit Raven en traçant le chemin de leur manifestation du bout de son doigt sur la carte de la prison qu'avait dessiné Clarke quelques heures plus tôt.
- Normalement, c'est Clarke qui se charge de lui. Elle va essayer de nous faire gagner du temps en lui parlant de sa mère, fit Octavia en écrivant le nom de Clarke et de Marcus à l'emplacement du bureau du conseiller.
- Jordan et Green nous ouvriront la voie, ils feront en sorte qu'on ne rencontre aucun garde qui n'est pas au courant, reprit Raven.
Les deux détenues fixèrent avec attention, la carte de la prison en notant tous les détails. Elles étaient dans la salle de télévision et quelques autres détenues les écoutaient attentivement, enregistrant chacune des informations. Clarke arriva quelques minutes plus tard et posa un papier sur la table, juste à côté de la carte.
- Ok, soupira la blonde, voilà mes horaires pour Kane.
Raven prit le morceau de papier et le lit. Clarke avait rendez-vous avec son conseiller à dix heures. Un sourire naquit sur son visage jusque-là assombri par la concentration et tapa dans la main d'Octavia en poussant un cri de joie.
- Super, la manif aura donc lieu le matin ! On va pas crever de chaud une fois arrivées dehors ! s'exclama-t-elle.
- Donc on passera pendant que tu seras à ton rendez-vous avec Marcus, reprit Octavia, et tu nous feras gagner un maximum de temps en le coinçant dans son bureau.
- Super et je fais comment ? demanda Clarke.
- Je sais pas, passe sous le bureau !
Raven se reçut une tape dans l'épaule de la part de l'ex étudiante après avoir sorti sa remarque.
- Je vais trouver. » grommela la blonde.
Alors qu'Octavia s'apprêtait à leur donner d'autres informations, un garde entra dans la salle. Elles se dépêchèrent de ranger la carte et le papier de Clarke et se séparèrent rapidement pour ne pas éveiller les soupçons. Raven et Octavia sortirent de la salle TV et la latina enroula la carte avant de la donner à Octavia. Après ça, elles se séparèrent. Raven se mit automatiquement à chercher Anya pour lui faire parvenir les nouvelles informations. Elle se mit en route pour le magasin. Les mains dans les poches et le sourire aux lèvres, elle traversa le couloir d'un pas lent et reposé. Lorsqu'elle passa devant la bibliothèque, elle heurta de plein fouet sa camarade de box. Elle reconnaîtrait ses bouclettes parmi des milliards et elle la prit par les épaules pour la stabiliser. Luna n'était pas normale. Elle titubait et lorsque Raven pu voir son visage, le sourire béat qu'elle arborait lui glaça le sang. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait.
« Tiens Reyes ! s'exclama Luna en reculant, la forme ?
- Luna, il t'arrive quoi ? »
La bouclée se pinça les lèvres et regarda Raven de haut en bas. Lorsque leurs yeux se croisèrent, Raven se sentit électrocutée de toute part. Jamais ô grand jamais elle n'avait vu autant de désir dans un regard. Elle fut incapable de déterminer la suite des évènements. Soudain, Luna la prit par le bras et l'entraîna à l'intérieur de la bibliothèque. Emori était au bureau, le nez plongé dans son livre et il n'y avait personne d'autre. Luna tira Raven jusqu'au fond, là où la lumière se faisait le moins vive et la poussa sans trop de violence contre le mur. Luna s'approcha d'elle avec une affreuse lenteur et Raven sentit son cerveau se déconnecter. Elle n'attendit pas une seule seconde avant de prendre Luna par la nuque et ramener ses lèvres contre les siennes.
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Clarke arriva devant l'entrée de la cour et jeta un bref coup d'œil au garde pour savoir si l'alerte canicule avait été levée. Il hocha la tête et Clarke n'attendit pas avant de pousser la porte. Une fois dehors, elle fut surprise de voir qu'il faisait plus chaud dans la prison qu'à l'extérieur. Il n'y avait pas beaucoup de monde dans la cour. La plupart des détenues étaient aux douches ou au réfectoire. Clarke sortait de la douche et n'arrêtait pas de se sentir le dos de la main. Elle voulait garder sa bonne odeur le plus longtemps. Elle traversa la cour tranquillement jusqu'au jardin. Elle le contourna et alla à l'arrière du local de jardinage. Elle fronça les sourcils en voyant qu'il n'y avait personne. Elle était arrivée pile à l'heure et pourtant, Lexa n'était pas présente. Elle se posa contre le mur, bien à l'ombre et mit ses mains dans ses poches. Elle avait vue sur le grillage de la prison, qui donnait sur un champ, puis une forêt. C'était un assez beau paysage. On pouvait voir l'étendue du monde qu'il y avait de l'autre côté des barreaux. Un monde qui ne lui appartenait plus désormais. Elle commença à se sentir nostalgique. Elle pensa à sa vie en dehors de ces murs. Actuellement, elle serait sûrement en train d'étudier dans son coin, pendant un stage à l'hôpital. Il y a quelques mois, elle aurait tout fait pour revenir à sa vie d'avant. Mais là, ce n'était pas le cas. Elle avait vu le vrai visage de Finn et voyaient en Raven et Octavia, des amies plus sincères et solides que toutes celles qu'elle avait eue jusqu'à présent. Elle était en meilleur termes avec sa mère et son cœur chavirait. Ses pensées divaguèrent, jusqu'à Lexa. Lexa qui arriva quelques minutes plus tard, essoufflée. Elle posa sa main contre le mur, juste à côté de Clarke et reprit son souffle. L'ex étudiante était heureuse de la voir et elle avait de plus en plus de mal à le cacher car un énorme sourire s'était dessiné sur son visage et il lui était impossible de l'effacer.
« Tu as couru pour venir jusqu'ici ? demanda Clarke en croisant les bras.
- Carrément, j'ai pas vu l'heure ! J'ai squatté les douches ! Vous les whites vous avez de l'eau chaude ! fit Lexa en passant une main dans ses cheveux.
- Je t'ai pas vue pourtant, réfléchit Clarke qui n'arrivait pas à décoller ses yeux des cheveux de Lexa.
- Ouais, j'ai squatté, reprit Lexa. Ouhou !
Elle agita sa main devant les yeux de Clarke qui secoua la tête.
- J'adore savoir que je te fais de l'effet, dit Lexa.
Le regard de Clarke descendit. Lexa portait les fameuses Rangers basses des prisonniers et avait rentré son pantalon à l'intérieur. Elle avait enroulé les manches de son t-shirt et quelques gouttes de sueur perlaient sur ses épaules et son cou. Clarke se mordit inconsciemment la lèvre et Lexa posa sa main sur le mur, juste à côté de sa tête. Clarke leva les yeux et ils plongèrent dans l'émeraude de Lexa pour la énième fois. Et comme à chaque fois, elle s'y perdit. Il y avait tellement de choses dans ce regard vert pur et puissant, qu'elle ne se lassait jamais de le regarder. Lexa avait le regard rivé sur les lèvres de Clarke qui sourit légèrement avant de d'attraper la brune par le col.
- J'adore savoir que je te fais de l'effet.
Puis Clarke posa ses lèvres sur celles de Lexa dans un baiser plein de désir. Elle avait de moins en moins de mal à s'avouer que la bouche de Lexa était devenue sa principale faiblesse. Ses lèvres étaient si douces, si chaudes et se mouvaient parfaitement sur les siennes, à croire qu'elles avaient été conçues pour ça. La blonde ne put s'empêcher de glisser ses doigts dans sa chevelure encore légèrement mouillée. Elle entre-ouvrit la bouche en sentant la langue de Lexa lui caresser la lèvre inférieure. S'ensuit une danse endiablée, la température qui pourtant était assez élevée, monta encore d'un cran. Clarke sentait les mains de Lexa glisser de ses hanches jusqu'à ses côtes et frissonna. Ses mains montaient comme le désir en elle, mais elle savait pertinemment que ce n'était pas le bon endroit ni le bon moment. Lexa les sépara par manque d'air et sourit, satisfaite, en voyant Clarke toute rouge. Elle alla poser un baiser sur sa joue, puis descendit et frôla sa mâchoire avec son nez avant de déposer un baiser passionné dans le creux du cou de l'artiste qui soupira en se mordant la lèvre. Lexa inspira longuement et murmura,
- Tu sens bon.
- Merci au gel douche à la noix de coco, répondit Clarke dans un sourire.
Lexa releva la tête et la regarda dans les yeux.
- Il faut que je te montre quelque chose.
Clarke leva un sourcil mais n'eut pas le temps d'en rajouter, puisque Lexa l'attrapa par la main et elles sortirent de derrière le local de jardinage. Elles longèrent le grillage de la prison et Lexa ne semblait pas pressée. Elle tenait toujours la main de Clarke, mais elles marchaient au même niveau. Sa main libre était nichée dans sa poche et celle de Clarke caressait le grillage métallique dans un bruit discrètement mélodique.
- La représentation, c'est le lendemain de la manifestation, reprit Lexa.
- Ohhh, et quel rôle tu vas jouer ?
Lexa ne put s'empêcher de sourire.
- Un capitaine sans pitié, lui répondit-elle.
- Rhhh, grogna Clarke, capitaine Woods, je t'avoue trouver ça terriblement sexy.
La brune tourna la tête vers Clarke qui sourit lorsque celle-ci lui vola un baiser.
- Si on était nées trois cent ans plus tôt, je serais sûrement un pirate, réfléchit Lexa.
- Et moi, je serais quoi ? lui demanda la blonde.
- Probablement une princesse.
- Une princesse qui fait exploser des bâtiments, ironisa Clarke.
- C'est pour ça que tu es ici ?
- Oui. A cause d'un vieux pari et d'une expérience ratée – ou pas – j'ai fait exploser un bâtiment de ma fac.
Lexa posa sa main libre sur son visage et éclata de rire.
- Qui aurait cru que la princesse était un kamikaze ? pouffa Lexa.
- Eh ! C'est pas drôle ! répliqua Clarke qui ne pouvait pas s'empêcher de sourire, et toi qu'est-ce que tu as fait ?
Le visage de Lexa s'assombrit légèrement mais son sourire ne disparut pas de son visage. Elle se tourna et fixa l'horizon. Clarke se rappela ce que lui avait dit Raven peu après qu'elle soit arrivée. Elle avait posé une question qu'il ne fallait pas poser en prison. Pourtant, elle venait d'expliquer les causes de son enfermement à Lexa, elle avait donc l'espoir que celle-ci lui raconte son histoire.
- Un jour peut-être, tu le sauras.
Clarke hocha la tête avec compréhension. Elle se doutait bien que Lexa n'avait pas une vie facile en dehors de la prison et que son crime devait être plus important que le sien.
- Dans la vie… normale, reprit Lexa, je suis professeur de sport. J'enseigne le basket, le foot et la lutte mais ma spécialité c'est la boxe.
- Tu en as fait ?
- J'ai été championne des Etats-Unis dans ma catégorie.
- Wow, trop classe.
- On y est.
Elles arrivèrent devant un cabanon. Clarke était déjà passée devant, sans savoir ce que c'était. Il était délabré et semblait abandonné. Lexa lui expliqua que c'était le local pour les affaires de sport et qu'elle se rendait souvent ici. Elles passèrent derrière le petit bâtiment et il y avait plusieurs caisses et tonneaux empilés. Lexa les escalada et aida la blonde, leur destination étant le toit. La petit bâtisse n'était pas très haute, elle devait à peine faire trois mètres de hauteur, la difficulté à atteindre son sommet était quasi inexistante. Une fois en haut, le visage de Clarke s'illumina et ses yeux se mirent à briller devant le spectacle, magnifique et inédit, qui s'offrait à elle. Depuis là où elles étaient, elles avaient vue sur le lac voisin de la prison. C'était une immense étendue d'eau, donc les lumières du soleil qui se couchait, donnait une chaleur et une grâce unique aux petites vagues. Une forêt s'élevait de l'autre côté de la rive et chatouillait le soleil qui descendait petit à petit. Lexa invita Clarke à s'asseoir sur la bordure du toit, sans lui lâcher la main. Clarke n'arrêtait pas de secouer la tête, elle n'arrivait pas à le croire.
- C'est… magnifique.
Bien qu'elle ait les yeux rivés vers l'horizon, elle pouvait voir la sportive sourire. Un sentiment de bienséance l'envahit. Lexa était en train, petit à petit, de conquérir son cœur. Elle s'y prenait à merveille. Doucement, bercé par le bruit du vent dans les feuilles arbres voisins, elle posa sa tête sur l'épaule de la brune qui posa sa main sur la sienne avant de la caresser du bout de ses doigts. A cette hauteur, les grillages de la prison n'étaient plus visibles et Clarke se sentit, pour la première fois depuis quelques mois, libre.
- On est en prison, on offre ce qu'on a à offrir, soupira Lexa.
Clarke décolla sa tête de son épaule et prit sa main dans la sienne.
- Est-ce qu'on peut oublier, l'espace de quelques secondes, qu'on est en prison ?
Un petit sourire naquit sur le visage de Lexa et Clarke posa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes.
- Merci beaucoup… Lexa.
- Avec plaisir Clarke. »
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Jour numéro 123
Clarke avait le nez plongé dans l'unité centrale de l'ordinateur. Voilà plusieurs jours qu'elle essayait de connecter le ventilateur, mais c'était peine perdue. Elle s'était forcée à ne pas regarder dans les livres, ayant gagné une fierté semblable à celui d'un mécanicien et n'arrêtait pas de fixer les fils et les connectiques. Ces derniers jours, elle faisait mécanique, elle mangeait mécanique, elle rêvait mécanique. Elle n'en pouvait plus, cette foutue unité centrale allait la tuer et elle commençait à mener un combat intérieur avec elle-même pour savoir si elle allait le léguer à Raven. Voyant la blonde rager intérieurement et taper de plus en plus fort sur la boîte métallique avec son tournevis, Raven – qui travaillait sur un fouet électrique de cuisine – quitta sa table pour aller la rejoindre. Lorsqu'elle s'assit à côté d'elle, Clarke sursauta.
« Bon Griffin, je pense que t'as atteint tes limites, fit la latina en posant sa main sur la tour.
- Je vais faire exprès de le court-circuiter pour que ça explose, ragea Clarke.
- Ce sera pas la première chose que tu feras exploser.
Clarke leva les yeux au ciel.
- Bon alors avec Woods, t'en es où ? reprit Raven.
- Ça avance, répondit Clarke en hochant la tête, disons que je commence à l'apprécier… un peu trop. Et toi avec Rodriguez ?
- Elle était bourrée la dernière fois.
Clarke écarquilla les yeux. Elle n'arrivait pas à le croire. Décidément, la prison était pleine de surprise. Comment est-ce qu'une détenue pouvait être bourrée s'il n'y avait pas une seule trace d'alcool dans tout le bâtiment ?
- Comment ça ?
- Ça fait des décennies que les détenues font de l'alcool maison et le cachent dans les plafonds où dehors. Je pensais pas que Luna en trouverait.
- Et donc ? Il s'est passé quoi ?
- Elle m'a sauté dessus… On a failli le faire dans la bibliothèque !
- Vous n'avez rien fait ?
Raven détourna les yeux et se mordit les lèvres. La bouche de Clarke s'arrondit par la surprise et elle balaya l'atelier du regard pour voir si Luna n'était pas là. Heureusement, la bouclée n'était pas encore arrivée à l'atelier mécanique.
- On a fait quelques trucs… dans les buissons dehors.
- J'y crois pas, chuchota Clarke en posant sa main sur sa bouche.
- Moi non plus, mais je te cache pas que ça m'a plu.
Au même moment, Luna entra dans l'atelier, les mains dans les poches et le regard fatigué. Raven se tourna rapidement vers l'unité centrale et fit mine d'expliquer à Clarke comment il fallait qu'elle branche le ventilateur. Lorsque Luna passa devant elle, Raven leva la tête et lui adressa un sourire timide que la brune lui rendit avant qu'elle ne s'assoit à sa table.
- Va la rejoindre, fit Clarke en voyant Raven commencer à trembler.
La latina hocha la tête et laissa Clarke pour rejoindre sa camarade de box. Elle s'assit juste en face de Luna qui était en train de dévisser le sèche-cheveux qu'elle devait réparer. Lorsque leurs regard se croisèrent, Raven fut étonnée de voir de voir la tristesse dans les yeux de sa camarade.
- Reyes… je suis désolée, soupira Luna en posant le tournevis.
- Désolée pour quoi ?
- J'ai un peu merdé la dernière fois…
Luna regarda timidement Raven qui fronça légèrement les sourcils. Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle s'excuse.
- J'aurais pas dû… te sauter dessus. J'avais pas toute ma tête.
Raven prit les mains de Luna dans les siennes.
- No te preocupes (*ne t'inquiète pas), Luna, je le savais.
- Oui mais tu voulais faire les choses bien. J'me sens mal.
Raven secoua la tête, elle n'était pas d'accord avec Luna.
- On aura l'occasion de le refaire.
Luna ferma les yeux et soupira longuement.
- Te quiero, dit-elle à la fin de son soupir.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Raven était dans un autre monde. Les mots de sa camarade avaient fait plus d'un tour dans son cerveau. Elle n'osa pas y croire. Luna venait de lui dire qu'elle l'aimait. Avec une sincérité pure et il lui était impossible d'en douter. Elle sentit son corps s'alléger petit à petit. Il lui en avait fallu, du courage, pour lui dire ça. Alors Raven posa délicatement sa main sur sa joue et caressa doucement celle-ci avec son pouce dans un geste d'une tendresse inouïe.
- Te quiero tambien. » finit-elle par dire dans un sourire fondu dans l'innocence et l'honnêteté.
Clarke, qui assistait à la scène depuis sa table, ne put se retenir de sourire. Elle était tellement heureuse de voir Raven et elle couler de beaux jours après la dure période qu'elles avaient dû traverser à cause de Finn. Elle pensa alors à Octavia. La jeune femme n'était pas dans le même petit monde qu'elles. C'était tout le contraire. Elle vivait chaque jour dans la peur d'être découverte, dans la peur qu'elle finisse au trou ou que Lincoln soit viré. Ils étaient proches de la séparation physique avec le transfert du brun et Clarke serra son tournevis dans sa main. Elle était en colère. Octavia avait besoin d'elle et de toutes les détenues de cette prison pour garder Lincoln au sein de ces murs. Si Clarke avait le droit d'être heureuse, Octavia aussi. Elle se mettait sans cesse à sa place et avait beaucoup de mal à s'imaginer séparée de Lexa alors que son amour pour elle grandissait chaque jours. Elle se leva de sa table et alla à l'inventaire pour en ressortir avec un énorme livre sur les ordinateurs dans les mains. Lorsqu'elle se rassit, elle capta le regard de Raven et son sourire qui voulait tout dire. Elle allait se dépêcher de relier le ventilateur pour rejoindre Octavia et parfaire leur organisation pour la manifestation. Maintenant, elle n'avait que ça en tête. Quatre mois en prison lui avaient suffi pour qu'elle s'attache à l'endroit et aux détenues, même aux gardes.
Etttt voilà terminé ! Qu'est-ce que vous en avez pensé ? La manifestation aura lieu dans le prochain chapitre (promis hihi), qui s'intitulera « Prête pour la révolution ? ». Passez une bonne semaine ! (ON EST EN FINALE)
Réponses aux reviews :
Fanny : Ahahaa normalement le Clexa n'aura pas de gros soucis dans les prochains chapitres x) Alors en ce qui concerne la sexualité de Clarke, j'ai relu le premier chapitre ou celle -ci discute avec Octavia. Octavia lui avait dit « je parie que t'es comme moi. White et hétéro » et Clarke lui répond « Qu'est-ce que tu en sais ? ». Octavia était persuadée qu'elle était 100% hétéro (relis bien le chapitre 5 c'est expliqué), mais Clarke n'a jamais été véritablement claire sur le sujet. Dans tous les cas merci énormément pour ta review ça me fait toujours plaisir :D Passe une très bonne semaine !
Guest : Ce n'était pas le date le plus chic de l'histoire mais il a remis les pendules à l'heure et puis, il ne faut pas oublier qu'elles sont en prison, les moyens sont très limités x) Ohh oui, on attend tous la manifestation avec impatience et pour ce qui est des conséquences… tu verras :D Merci beaucoup pour ta review !
