Bien le bonjour :D comment allez-vous ? Moi je pète la forme (on est CHAMPIONS DU MONDE AIE AIEEE). Bref, j'ai pas écrit un seul mot cette semaine, heureusement que j'ai toujours des chapitres en avance héhé. Bref, vous l'attendiez tous, elle est là : la manifestation ! Il va s'en passer des choses… entre les boulettes de Clarke, le flashback sur Kane et le petit moment Clexa… vous êtes servis. Bonne lecture !


Elle se leva de sa table et alla à l'inventaire pour en ressortir avec un énorme livre sur les ordinateurs dans les mains. Lorsqu'elle se rassit, elle capta le regard de Raven et son sourire qui voulait tout dire. Elle allait se dépêcher de relier le ventilateur pour rejoindre Octavia et parfaire leur organisation pour la manifestation. Maintenant, elle n'avait que ça en tête. Quatre mois en prison lui avaient suffi pour qu'elle s'attache à l'endroit et aux détenues, même aux gardes.

Chapitre 11 : Prête pour la révolution ?

Jour numéro 125

Lorsque Clarke ouvrit les yeux, elle tourna directement la tête pour poser son regard sur le lit d'à côté. Octavia réalisa le même mouvement en même temps et leurs regards se croisèrent, partageant leur détermination. Aujourd'hui était le jour de la manifestation. Elles se levèrent en même temps, s'étirèrent, secouèrent la tête et avancèrent pour se faire face. Soudain, Octavia prit Clarke par les épaule et l'enlaça avec force. La blonde se laissa faire et sentit les mains de sa camarade trembler sur son dos. Puis elle les sépara et Clarke sourit pour montrer à son amie que jamais de la vie, elle n'allait lâcher. Après ça, elles sortirent de leur box et trouvèrent Harper et Monroe. Elles arrivèrent dans le réfectoire pour prendre leur petit déjeuner. Il y avait plus de monde que d'habitude, elles avaient dû attendre plusieurs longues minutes avant d'arriver devant Emori et Echo qui arboraient un sourire léger mais communicatif.

« Mangez bien les filles, répliqua Indra en passant derrière les deux latinas.

- Le menu du jour a l'air super, fit Octavia en s'adressant à Indra.

- Il faut être en forme. » lui répondit-elle avant de disparaître dans les fin fonds de la cuisine.

Après ça, Emori servit Clarke et Echo servit Octavia. Les deux camarades de box allèrent s'asseoir à leur table habituelle. Chaque groupe était assis à sa table, Trikru, latinas et whites étaient bien distinctes. Octavia ne voulait pas que l'administration se doute de quelque chose.

« Bon alors, comment ça va au jardin ? demanda Harper à Octavia une fois qu'elles furent assises.

- Ew, grimaça la brune, c'est la sécheresse ! On est obligées de s'en occuper le soir.

- Avec cette chaleur y'a pas grand-chose qui doit pousser, réfléchit Clarke.

- T'as raison ! Même le cerisier a du mal, répliqua Octavia.

- Et l'ordinateur ça avance comment ? demanda Harper à la blonde.

- J'ai presque finit ! répondit-elle avec un grand sourire. Et vous, votre pièce sur les pirates ?

- On sera prêtes demain ! » fit la blonde.

A la table des Trikru.

« Comment ça ? Tu connais pas Mohammed Ali ? s'exclama Lexa en fixant Niylah.

- Je suis pas branchée sport Woods, soupira la blonde.

- C'est la base quand même, répliqua Anya. Mais bon, grâce au Time's Up on nourrit ta culture quasi inexistante.

- Ouch, me voilà heurtée, rigola Niylah en levant les yeux au ciel.

- Vous rigolez mais en attendant, aucune d'entre vous ne savait qui était Jacques-Louis David ! commenta Gaïa en ouvrant son yaourt.

- Et du coup, ce Rockefeller, c'était qui ? demanda Lexa à Niylah.

- L'homme le plus riche de l'histoire des Etats-Unis. » lui répondit-elle.

La discussion continuait et allait de bon train. Lexa jetait de temps à autres, des coups d'œil à la table des whites où était située Clarke. Aujourd'hui, elles étaient censées manger ensemble mais elles avaient fait une exception pour la manifestation. Une fois le petit déjeuner terminé, certaines détenues restèrent dans le réfectoire tandis que les autres se rendaient à leurs box pour récupérer les pancartes. Clarke sentait l'adrénaline couler dans ses veines. Elle était tout simplement incapable de deviner la suite des évènements, car en prison, tout était possible. Avec Octavia, elles entrèrent dans leur box et ouvrirent leurs armoires pour récupérer leurs affaires.

Lincoln, qui était de surveillance dans le local à l'entrée de l'allée, les regardaient avec interrogation. Bien évidemment, il n'était pas au courant pour la manifestation et voir les détenues s'agiter ainsi attisa sa curiosité. Alors qu'il était en train de se lever pour aller voir ce qu'elles manigançaient, une détenue pénétra dans le local sans prendre la peine de toquer et fixa le métis avec un regard peu assuré. Elle prit les clés du local dans un geste mécanique et calculé, sous le regard curieux et bloqué de Lincoln qui tenta de l'attraper mais c'était déjà trop tard. Elle l'avait enfermé. Il entendit du bruit et les détenues étaient maintenant en train de sortir de leurs box. Certaines d'entre elles avaient des pancartes avec plusieurs inscriptions. Lincoln Brown notre pilier, Lincoln reste !, Contre le système pénitentiaire !, J'ai besoin de Lincoln comme mes jambes ont besoin d'être rasées !. Il soupira après avoir lu la derrière pancarte. Il comprit immédiatement ce qui était en train de se passer et tenta d'ouvrir la porte. Elle était bloquée, et il était impossible de l'ouvrir, même avec de la force. Il posa ses deux mains sur la vitre et chercha immédiatement Octavia. Lorsque leurs regards se croisèrent, le cœur de la brune se fendit car dans les yeux de son amant, elle y voyait de la tristesse, de la désolation. Mais elle ne voulait pas faillir. Pas maintenant. Elle se contenta de passer devant lui en secouant la tête et elles se rendirent devant le dortoir des latinas pour que celles-ci se rajoutent à la marche. Raven arriva la première, sa pancarte avait des spots lumineux qui s'éclairaient de manière stroboscopique. Clarke la lit et ne put s'empêcher de rire.

« Quoi ? répliqua Raven.

- Le seul Brown que j'échangerai pour Lincoln, c'est Chris Brown ? lut Clarke.

- T'es irrécupérable Reyes, rigola Luna en donnant un cône métallique avec un trou dans son sommet à Octavia.

- Le mégaphone spécial Arkadia, j'aime ! fit Octavia.

Après ça, elles se dirigèrent vers le dortoir des Trikru. Anya et les autres les attendaient de pied ferme et se mirent à marcher dès qu'Octavia passa. Clarke se mit directement à côté de Lexa et lui fit un petit bisou à la base de sa mâchoire, la faisant sourire.

- Prête pour la révolution ? lui dit la brune.

- Oh que oui monsieur Valjean ! répliqua la blonde en se tournant pour lire la pancarte de Lexa.

La fidélité et le courage valent tout l'or du monde.

- C'est joli, il s'adresse directement à Lincoln ? demanda Clarke.

- Il s'adresse à chacun d'entre nous, lui répondit Lexa.

- Clarke, tu sais ce qu'il te reste à faire, répliqua Octavia.

- Pas de soucis ! »

La blonde quitta la marche et se dirigea vers le couloir de l'administration. Elle était pratiquement en train de courir, mais elle se ressaisit rapidement. Elle arriva devant le bureau du conseiller Kane et toqua poliment avant d'entrer. L'homme était en train de ranger ses dossiers dans la bibliothèque située à l'arrière de son bureau. Il dit à Clarke de s'asseoir, ce que fit la blonde et se retourna brièvement vers elle pour lui adresser un sourire.

« Bon alors, aujourd'hui on va discuter art ! s'enthousiasta-t-il.

- Effectivement monsieur Kane, fit Clarke en croisant les jambes, tout roule !

- Je sais, tu as des retours très convaincants !

- Je voulais te demander si c'était possible… d'être rémunérée, osa demander Clarke.

Bien sûr, elle savait que cela était impossible mais elle n'avait qu'une seule chose en tête : garder du temps. Le visage de Marcus se tordit légèrement et il attrapa un dossier sur son bureau avant de le ranger dans la bibliothèque.

- Tu sais bien que ce n'est pas possible, lui répondit-il.

- Au moins, j'aurais essayé !

Kane se tourna légèrement, surpris de voir que Clarke n'en dise pas plus.

- Et pour la pharmacie ? C'est aussi impossible ? reprit la blonde.

- Eh bien, tu as déjà beaucoup d'activités non ?

- Humm, c'est vrai. Mécanique… sport… dessin… mais le sport et le dessin ne me prennent pas beaucoup de temps, seulement deux heures pour deux jours de la semaine. Je pense avoir le temps de faire une autre activité.

- Je suis désolée Clarke, reprit Marcus après s'être raclé la gorge, mais le règlement de la prison indique que vous ne devez pas réaliser plus de trois activités.

Clarke fronça les sourcils ce qui n'échappa pas à son conseiller.

- Cours de dessin, cours de sport, jardinage et… boutique. Ca fait quatre. Anya fait quatre activités dont deux qui prennent du temps.

Marcus soupira avant de s'asseoir sur sa chaise et faire face à l'ex étudiante. Il passa une main dans ses cheveux poivre-sel avant de froncer les sourcils. Ses yeux papillonnèrent un court instant et il reprit la parole.

- Anya est au cours de dessin ? reprit-il en sortant une feuille d'un dossier.

Clarke recula un peu sur sa chaise. Elle venait, sans doute, de faire une bêtise. Peut-être qu'Anya ne s'était pas officiellement inscrite au cours de dessin et que, comme tout le monde, elle n'avait pas le droit de faire plus de trois activités. Ses nombreux retards et absences le justifiaient. Et pourtant, Raven lui avait informé que la fausse blonde s'efforçait d'assister à ses cours, malgré son travail au magasin.

- Elle vient quelques fois, tenta de se rattraper la blonde, mais il ne me semble pas qu'elle soit inscrite.

- Ça m'étonnerait, les horaires au magasin sont assez difficiles et elle travaille principalement le matin.

Clarke hocha doucement la tête avant de passer au sujet suivant.

- Marcus… j'aimerai vous parler… de ma mère.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? lui demanda-t-il dans un élan de confusion.

- Je voulais savoir si… elle vous parle de moi.

Marcus se mit à regarder un point invisible au loin et plongea dans une intense réflexion, fouillant dans ses souvenirs proches comme lointains.

- Je me souviens du jour où tu as été… incarcérée. »

Je sorti les clés de mon bureau et ouvrit la porte dans un geste mécanique. J'avais l'habitude de le reproduire chaque matin et chaque soir à la même heure, autant vous dire que je fais ça les yeux fermés. J'entrai dans mon bureau et enleva mon manteau avant de l'accrocher au porte-manteau. Après ça, je m'assis sur ma chaise de bureau et souffla tout l'air présent dans mes poumons. Mais à peine eu-je attrapé le premier dossier à remplir de la journée qu'on toqua à la porte. Je me mis à l'aise et racla ma gorge.

« Entrez !

A ma plus grande surprise, Anya Wilson entra, un sourire gêné plaqué au visage.

- Tiens Wilson, qu'est-ce qui t'amène ?

- Le débriefing de la semaine, me dit-elle en levant les yeux au ciel.

J'avais complètement oublié.

- Ah oui, assied-toi !

Elle fit ce que je lui avais demandé. Je jetai un bref coup d'œil à ma pendule. Il était treize heures, les détenues étaient pour la plupart, encore en train de manger.

- Comment s'est passée ta semaine ?

- Une catastrophe, me répondit-elle dans un soupir, c'était la semaine rouge. Il faut vraiment que l'on nous donne plus de tampons.

- Je ferais la demande auprès des supérieurs si tu veux, mais c'est peine perdue.

- Ouais bah qu'ils sortent leurs doigts de leurs culs et qu'ils viennent faire un tour dans nos box pendant une semaine rouge, c'est The Conjuring en réalité augmentée, me dit-elle dans un sourire.

Je grimaçai, des images pas très envieuses circulaient dans ma tête à ce moment-là. D'un côté, elle avait raison. J'avais déjà fait une demande pour nous faire livrer plus de tampons, mais elle avait été refusée. Ils m'avaient dit que, soi-disant, il y en avait suffisamment pour chacune détenue. Enfin, le strict minimum.

- Et au jardin ? Comment ça se passe ?

- Il fait de plus en plus chaud, on va devoir utiliser l'eau du puit je pense, réfléchit-elle.

- Ils annoncent un été rude.

- Exact.

- Et le sport ?

- Aie, fit-elle dans une grimace, Flores et Blake se sont encore battues. On a fait un ballon prisonnier et… tu vois comment elles sont.

Elle m'avait expliqué ça avec son éternelle nonchalance. A vrai dire, moi non plus je n'étais pas étonnée d'apprendre qu'Octavia s'était encore battue avec Echo. J'écrivais sur un post-it qu'il fallait que je les convoque dans la journée pour régler cela.

- Bon si je me souviens bien, repris-je en complétant le dossier, il y a eu des nouvelles hier ?

- Ouep, mais qui dit nouvelles, dit problèmes.

Je fermai les yeux.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- La blonde aux yeux bleus… j'me rappelle plus son nom, en gros elle a fait tomber son plateau sur…

- Sur ?

Elle hésita quelques secondes.

- Sur Woods.

Je soupire.

- C'était pas volontaire, reprit Anya, mais bon elle s'est foutue dans la merde.

- Il va falloir que je la convoque rapidement.

Elle hocha la tête avant de se lever de son fauteuil.

- Bon, moi j'ai plus rien à vous dire !

- Moi non plus. Passe une bonne journée Wilson.

- Vous aussi Marcus !

Elle m'adressa un sourire avant de sortir de mon bureau. Mais la porte ne fut même pas encore fermée, qu'elle se rouvrit.

- Marcus, il faut que je te parle.

En face de moi se tenait la seule et l'unique Abby Griffin. J'essayai de masquer ma surprise. Pourtant, il n'y avait aucune raison d'être surpris, j'étais conseiller et il était tout à fait normal que des gens viennent dans mon bureau. Je me levai de ma chaise et Abby ferma la porte. Nos regards se croisèrent et la tension monta d'un cran. Elle marcha d'un pas félin en ma direction et j'avançai vers elle comme un aimant. Une fois que nous fûmes assez proches, nos souffles se mélangèrent et elle m'attrapa par la nuque avant d'écraser ses lèvres sur les miennes. Je nous séparai, un peu confus et Abby baissa les yeux, jouant avec les boutons de ma chemise.

- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demandai-je.

- Ma fille vient d'être incarcérée.

Je reculai légèrement pour mieux la regarder. Je me senti mal, très mal. Abby m'avait déjà parlé de sa fille, comme étant une jeune femme brillante, en pleine études de médecine. Que s'était-il passé pour qu'elle soit emprisonnée ?

- Elle va s'en sortir.

Bravo Marcus, tu viens d'être élu supporteur numéro un.

- Elle est emprisonnée ici Marcus.

Mes yeux papillonnèrent tout seuls tellement la nouvelle avait eu l'effet d'une bombe dans mon esprit. Je ne savais absolument pas comment réagir. Comment Clarke s'était-elle retrouvée ici, alors qu'elle n'avait aucune chance de l'être ? Je sentis mon cerveau partir doucement en fumée à cause des questions qui le faisaient surchauffer. Abby allait devoir m'en dire plus si elle voulait une réponse de ma part.

- Elle a fait exploser un bâtiment de sa faculté, reprit Abby avant de croiser les bras, tout indique que c'était volontaire.

- Et ça l'était ?

Elle se pinça les lèvres et baissa les yeux. Je sentis les miens s'ouvrir de plus en plus à cause de la surprise. Donc c'était volontaire.

- Je panique Marcus, je suis tellement en colère contre elle. Elle a gâché sa vie alors qu'elle était dans un élan parfait pour la réussir ! J'ai… j'ai tellement honte.

- C'est ta fille Abby, il ne faut pas que tu l'abandonnes.

Elle releva la tête et plongea son regard dans le mien. Un frisson parcourut mon corps tout entier et ma tête alla de droite à gauche, doucement.

- Je n'ose même pas la regarder dans les yeux.

- Donne-toi le temps qu'il te faut. »

Des bruits de pas et des voix étouffées par les murs se faisaient entendre. Marcus regarda la porte avec interrogation et s'apprêta à se lever pour voir ce qu'il se passait dehors mais Clarke l'en empêcha.

« Attends, fit-elle un peu paniquée, tu sais qu'avec ma mère… ça va mieux ?

- Oui…

- J'aimerai t'en parler… »

Marcus hocha la tête sans quitter la porte des yeux. Il se demandait ce qu'il se passait dans les couloirs pour qu'il y ait autant de bruit.

.

« Lincoln reste ici, Arkadia réagit ! Lincoln reste là ! Jamais on le lâchera ! » hurla Octavia dans le magnétophone avant d'être suivie par les autres détenues.

Jusque-là, tout se passait comme prévu. Le groupe de manifestantes venait de passer devant le couloir de l'administration et se dirigeait maintenant vers la sortie qui donnait sur la cour. Octavia était en tête de file, suivie de près par Raven et Lexa qui brandissaient leurs pancartes avec fierté. Anya, Gaïa et Emori avaient récupéré des feutres et écrivaient sur les murs, des messages et des dessins adressés à leur garde préféré ou à l'administration du pénitencier. Anya remercia Clarke pour ses cours, elle était enfin capable de dessiner ce qu'elle avait dans la tête. Elle avait dessiné un éléphant, qui représentait toutes les détenues d'Arkadia, qui piétinait sur un bâtiment qui était la prison. Emori écrit « Lincoln, reste ! » en gros, en écriture tag et Gaïa avait dessiné le visage du métis en nuances de noir. Les détenues qui n'étaient pas au courant pour le rassemblement et qui croisèrent la route d'Octavia et les autres, se joignirent à elles sans hésiter. Elles arrivèrent devant la porte de la sortie mais un obstacle de taille se tenait devant elle. John Murphy ou le gardien des enfers se tenait fermement devant la porte, les bras croisés et le regard assassin. Octavia s'arrêta nette et les autres firent de même. La brune se tourna vers Raven, les dents serrées.

« Il était pas censée être coincé par Emori ? chuchota-elle.

- C'est ce que je me dis, lui répondit Raven.

Raven déglutit. Octavia avait beau avoir toute la force et la détermination du monde, un regard de Murphy pouvait faire faillir n'importe quelle détenue d'Arkadia. Tout simplement car il était sans pitié, il n'hésitait pas une seule seconde avant de leur coller un rapport où de les envoyer au trou. Il tapota le sol avec son pied droit et un ses lèvres s'étirèrent dans un sourire tyrannique.

- Tiens tiens, mais que vois-je ? Une pluie de rapport où le trou rempli au max ? railla-t-il.

- Murphy, souffla Octavia en faisant deux pas vers lui, laisse-nous passer.

- C'est toi qui a le carnet à rapports ? fit-il en sortant le bloc-notes de la poche arrière de son pantalon.

Il sortit son stylo et s'apprêta à écrire quand Emori, qui s'était frayée un chemin dans la foule, dépassa Octavia et se planta juste devant le brun qui leva les yeux en la voyant arriver.

- Murphy, lâche ça, répliqua Emori avec le ton grave.

Il la fixait, curieux de voir qu'on lui tenait tête. Mais Emori ne plaisantait clairement pas et il regarda le groupe de manifestantes derrière la latina, scrutant leurs réactions. Elles semblaient être aussi surprises que lui.

- On a le droit de manifester, reprit Emori.

- Pacifiquement, la coupa presque le garde.

- On s'est attaquée à quelqu'un ? Y' a-t-il des blessés ? lui demanda Emori en s'avança encore un peu plus vers lui.

Il la regarda de haut en bas et soupira avant de remettre son bloc-notes dans sa poche. Il posa ensuite ses mains sur ses hanches, mais son sourire malsain était toujours collé à ses lèvres.

- Si c'est pas moi qui s'occupe de vous, dit-il après s'être raclé la gorge, c'est ceux d'en haut. »

Puis il mit ses mains dans ses poches et contourna Emori pour se mettre sur le côté. La latina se tourna vers Octavia puis hocha la tête, lui indiquant que c'était bon. La brune se remit doucement en marche, toujours suivie par le groupe de manifestantes et elles purent enfin se rendre dehors, sous le regard fatigué de Murphy qui attrapa son talkie-walkie pour alterner les autres gardes de la situation. Lincoln écoutant le message du gardien des enfers, toujours enfermé dans son local et soupira longuement. Il aurait pu s'y attendre, une manifestation organisée par les détenues pour qu'il puisse rester, c'était faisable. Mais le dernier rassemblement de la sorte avait été organisé il y a plus d'une dizaine d'années, il n'était même pas encore entré à l'Université et elle avait très mal terminé. Beaucoup de détenues avaient été envoyées en QHS ou au trou et la surveillance dans la prison avait été renforcée. Il avait deviné que les détenues avaient reçues l'aide d'autres gardes pour tout mettre au point, il pensa immédiatement à Bryan et Nathan. Il activa son talkie-walkie et appela à l'aide. Il fallait absolument qu'il sorte de là et qu'il parle avec Octavia pour calmer tout ça. Il n'avait qu'une seule peur. Pour lui, que la manifestation se finisse comme la dernière était bien pire que d'être transféré. Très vite, Monty arriva et ouvrit le local pour que Lincoln puisse sortir.

« Merci Green, soupira le métis.

- De rien Lincoln, il faut qu'on règle ça !

- Tu étais au courant ?

- Pour être honnête, oui, lui répondit l'asiatique.

Lincoln eut un léger moment de bug. Donc tout le monde dans cette prison était au courant sauf lui ?

- Bon, on y va ! »

.

« Et donc voilà, je vais arrêter de la fuir et… je suis grande, il faut que j'affronte mes problèmes.

- Oui oui Clarke, en gros tu es prête à améliorer ta relation avec ta mère, soupira Marcus qui commençait à s'impatienter.

- Vous pensez pouvoir m'aider ?

- Je pense oui.

Marcus tapota nerveusement sur son bureau avec ses doigts. Il y avait encore beaucoup de bruit dans les couloirs et plus le temps passait, plus il devinait ce qui était en train de se passer. Clarke n'avait plus aucune munition en stock, elle avait abordé tous les sujets possibles et imaginables avec son conseiller pourtant, il fallait encore qu'elle le retienne dans son bureau le temps que toutes les détenues puissent sortir dans la cour. Alors qu'elle était en train de réfléchir pour savoir qu'est-ce qu'elle allait encore bien pouvoir lui dire, on tapa contre les fenêtres du bureau. Marcus tourna brusquement la tête.

« Lincoln doit rester, si vous le virez je vais taper un scandale bande d'enfoirés ! »

Clarke et Marcus se regardèrent en même temps et une pointe de colère naquit dans le regard de l'homme qui se leva de sa chaise, suivit de Clarke.

« Quoiqu'il se passe dehors Clarke, vous serez sanctionnée.

- Non, monsieur Kane !

Il contourna son bureau et Clarke tenta de lui attraper le bras pour l'arrêter, en vain. Il posa sa main sur la poignée de la porte et la blonde, désemparée et paniquée, reprit la parole.

- J'ai embrassé Lexa Woods !

Kane se stoppa net et releva légèrement la tête avant de se tourner vers Clarke, les sourcils relevés. Elle se mordilla la lèvre inférieure, s'empêchant de sortir une autre bêtise, cependant le mal était déjà fait et Kane avait complètement buggé. Il n'avait même pas cligné des yeux durant la lourde et longue minute de silence qui avait suivi l'aveu de Clarke. Elle se mit à jouer nerveusement avec ses doigts et Kane ferma les yeux quelques secondes. Il semblait assimiler ce qu'elle venait de dire.

- Clarke, articula-t-il, si tu me dis ça parce que tu veux gagner du temps, saches que c'est réussi. Donc, c'est le moment de me dire que c'est une blague.

- Oui oui, c'est une blague !

Cependant, l'ex étudiante avait répondu en secouant la tête, se contredisant totalement.

- Tu me prends pour un imbécile, s'impatienta Kane en se pinçant l'arête du nez.

- Non ! Je…

Soudain, la porte s'ouvrit.

- Marcus ! Il faut que tu viennes, elles ont organisé une manif !

C'était Jasper qui avait ouvert la porte du bureau et qui avait sauvé Clarke par la même occasion. Marcus hocha la tête avant de se tourner une dernière fois vers la blonde.

- On reprendra cette discussion plus tard. »

Après ça, il s'engagea dans le couloir suivit du garde et Clarke souffla tout l'air présent dans ses poumons, soulagée de voir qu'au final elle s'en était bien sortie, bien qu'elle aurait voulu que sa conversation avec son conseiller ne se termine pas sur ce point. Après quelques secondes de répit, elle décida de rejoindre Octavia et les autres. Elle fut surprise de voir que le couloir était totalement vide de monde mais les murs étaient remplis de tags et de graffitis en tout genre. Elle avait aperçu l'éléphant d'Anya et le portrait de Gaïa et se dirigeait au pas de course vers la sortie. Elle fut surprise de croiser Indra, qui avait pris la même direction qu'elle. La femme lui avait expliqué qu'elle avait simulé un accident en cuisine pour retenir quelques gardes là-bas, mais son opération n'avait pas duré plus longtemps que celle de Clarke. Elles arrivèrent enfin dans la cour où étaient entassées toutes les détenues. Elles faisaient un boucan pas possible, on les entendrait de l'autre côté du lac. Octavia, Lexa et Anya étaient debout sur une table et hurlaient des slogans inventés à l'improviste. Clarke s'avança un peu et aperçut Jasper, Monty et Murphy tourner autour du rassemblement, pris au dépourvu, incapable de trouver une solution pour les disperser calmement. Marcus était aussi avec eux, mais il avait son téléphone collé à la joue, il devait sûrement appeler les autres gardes. Lincoln quant à lui, était un peu plus en retrait et regardait la scène avec une émotion difficilement cachée. Nathan arriva quelques minutes plus tard avec un vrai mégaphone entre les mains, suivit de Bryan qui avait un sifflet. Bryan siffla plusieurs fois, ce qui réduisit le bruit fait par les détenues et Nathan porta le mégaphone à sa bouche.

« Ok, débuta-t-il, votre attention s'il vous plaît !

Octavia se tut, suivie des autres. Bien évidemment, l'intervention des deux gardes était prévue. Elles ne voulaient pas provoquer la colère des autres gardes ou pire, de ceux qui étaient plus haut.

- Vous allez vous disperser, dans le calme ! Chacune d'entre vous va se rendre dans leur box, comptage dans dix minutes je répète comptage dans dix minutes ! Chaque détenue qui ne sera pas dans son box aura un rapport !

Tout le monde se tourna vers le trio qui était sur la table et Anya prit la mégaphone – ou plutôt cône de fer troué – d'Octavia.

- On se disperse ! » ordonna-t-elle avant de descendre de son perchoir, suivie par Lexa et Octavia.

Tout le monde s'exécuta. Clarke avança vers Octavia qui avait croisé le regard de Lincoln. Elle les observa quelques secondes, priant du plus profond de son être pour que leur manifestation fera changer la direction d'avis, même si elle était consciente que les chances étaient minces. Elle attrapa le bras de la brune qui se tourna vers elle. Lorsque Clarke découvrit son visage, elle eut un pincement au cœur. Sa camarade de box avait les yeux rouges, elle s'apprêtait à pleurer. La blonde ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras et de lui chuchoter que tout ira bien. Elle les sépara et essuya les larmes qui commençaient à couler avec ses pouces. Elle sentit une main sur son dos et se tourna pour découvrir Lexa, qui regardait autour d'elles.

« Courage O', fit-elle, il faut y aller. »

La plus jeune hocha la tête avant de renifler bruyamment puis remercia Lexa avait de se mettre en marche pour suivre Clarke vers les dortoirs. La blonde avait trouvé le geste de Lexa tellement humain, elle n'avait pas l'habitude de voir la sportive aussi tendre avec quelqu'un. Une fois dans leur box, elles s'assirent sur le lit de Clarke et se tinrent les mains jusqu'à ce que le comptage commence. Murphy arriva avec son éternel air blasé, mais quelque chose de nouveau était perceptible dans son regard. Il avait l'air moins hautain, il y avait comme de la compassion lorsqu'il posa ses yeux sur Octavia.

« Vous avez fait fort, fit-il en appuyant sur son compteur, bravo. »

Elles ne répondirent rien et se contentèrent de hocher la tête. Un compliment du gardien des enfers, c'était aussi rare que du diamant autant en profiter et considérer le respect qu'avait eu le brun pour les manifestantes. Une fois le comptage terminé, Clarke jeta un bref coup d'œil à l'horloge murale. C'était presque l'heure de manger. Un appel audio avait été fait pour informer les détenues que la cour était fermée pour la journée et que la sécurité de la prison allait être renforcée.

.

Jour numéro 126

Clarke, Raven et Octavia étaient dans la salle TV et discutaient tranquillement. Cela faisait longtemps qu'elles ne s'étaient pas retrouvées toute les trois et profitaient de ce créneau de libre en commun pour partager les derniers potins avant d'aller manger.

« Bon alors Griffin, on mange avec Woods aujourd'hui ? demanda la latina en posant ses deux coudes sur leur table.

- Ehh oui, répondit la blonde en souriant, j'ai hâte.

- Bon alors, elle t'as toujours pas léché le minou ? lui fit Octavia avec des yeux joueurs.

- Nann, répondit la blonde en levant les yeux au ciel.

Après sa réponse, elle et Octavia se tournèrent vers Raven qui arqua un sourcil. Clarke se souvint immédiatement que la latina avait des choses à leur raconter.

- Raven Reyes, répliqua Octavia en se tournant doucement vers elle, ne me dis pas que…

- Ok, abdiqua-t-elle, il s'est peut-être passé des choses avec Luna.

- Hmhm, fredonna Clarke en hochant la tête.

- Pardon, depuis quand t'es au courant Griffin ? s'offusqua Octavia.

- Bref, reprit Raven, les filles je crois que je suis dans la merde. Je me suis beaucoup trop attachée à elle.

- Il faut bien s'accrocher à quelque chose ici, dit la Blake.

- Lincoln est en congé forcé non ? demanda Clarke.

- Exact, soupira Octavia.

- Bon et si on allait manger ? Je meurs de faim ! » s'exclama Raven.

Elles se levèrent en même temps et sortirent de la salle TV, direction le réfectoire. Clarke aperçu immédiatement Lexa qui faisait la queue et qui discutait avec Anya et Gaïa. Elle avait senti la présence de l'ex étudiante, puisqu'à la seconde où Clarke posa le pied dans le réfectoire, elle tourna la tête vers elle. Elle lui adressa un léger sourire en guise de bonjour, ce qui fit rougir Clarke. Elle eut le droit à une remarque de la part de Raven qui n'avait rien manqué et se contenta de sourire à Lexa pour lui répondre. L'ambiance au sein de la prison était un peu tendue, les détenues attendaient le verdict en ce qui concernait la situation de Lincoln. Jaha avait fait un appel le soir de la manifestation pour leur expliquer qu'ils allaient reconsidérer leur décision et qu'ils donneraient leur réponse dans une semaine. Ainsi, elles vivaient dans l'attente et dans la peur de se réveiller et de voir que le brun pourrait être définitivement parti.

Clarke arriva devant Emori et Echo qui lui servirent le repas du jour, composé d'haricots verts réduits en bouille accompagnés d'une sauce aux champignons avec quelques morceaux de viande. Elle alla ensuite s'asseoir aux côtés de Lexa qui l'avait attendue pour manger.

« T'aurais pas dû, fit Clarke en posant son plateau sur la table.

- Ça s'appelle la politesse, rigola Lexa en prenant ses couverts.

- Bon toi, ça va ?

- La forme et toi ?

- Ça va, on essaie de gérer tout ça, répondit Clarke en hochant la tête. J'ai un rendez-vous avez Kane tout à l'heure, ça sent mauvais pour moi.

- Ah oui c'est vrai que tu avais la lourde tâche de le bloquer dans son bureau, se rappela Lexa.

- C'était un cauchemar, râla-t-elle.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ? demanda Lexa qui leur servit de l'eau.

Clarke se mordit les lèvres et se rappela de ce qu'elle avait dit à son conseiller pour qu'il reste un peu plus longtemps dans son bureau. Avec un peu de recul, c'était plutôt drôle. Elle ne savait pas si elle devait le dire à Lexa, si elle allait le prendre mal ou pas. Mais il fallait qu'elle le fasse.

- Je lui ai dit que je t'ai embrassée.

- Sérieux ? s'exclama Lexa qui fit les gros yeux, j'parie qu'il t'a pas crue.

- Je ne sais pas mentir, avoua Clarke en haussant les épaules.

A sa plus grande surprise, Lexa rigola doucement. Elle ne semblait pas y voir de problèmes.

- Et moi qui voulais le tenir en haleine encore quelques temps c'est loupé, ajouta la sportive.

- Mais il n'y voit pas d'inconvénients ?

- Qu'est-ce que tu veux qu'il y fasse, il n'y a pas que nous tu sais.

Elles commencèrent à manger, dans un silence plutôt apaisant.

- Et sinon, j'ai appris que ta mère c'était Abby, dit Lexa.

- Ouais, la médecine c'est un truc de famille.

- T'es médecin ? demanda Lexa avec un intérêt soudain.

- Je suis… enfin j'étais en cinquième année oui je ne te l'ai pas dit ?

- Je sais juste que t'as fait exploser un bâtiment moi, répliqua Lexa dans un rire.

- C'était un bâtiment de ma fac, répondit Clarke dans qui sourit à son tour parce que celui de Lexa était vraiment contagieux.

- Ouh, c'est moche. Elle en pense quoi ta mère ? »

Ainsi, Clarke commença à lui raconter ses brèves altercations avec sa mère et le fait qu'elles étaient en froid lorsqu'elle était arrivée ici. Bien sûr, elle avait épargnée la brune des détails, parce que certaines parties de sa vie étaient encore trop intimes pour être dévoilées. Lexa l'écoutait avec attention et pas une seule fois elle n'avait jugé, ni commenté les paroles de l'ex étudiante qui se sentait rassurée et heureuse d'avoir une oreille attentive et un esprit aussi calme et réceptif que celui de la sportive. A la voir l'écouter ainsi, Clarke avait envie d'étaler toute sa vie, mais il fallait tout de même poser des limites. Elle avait confiance en Lexa mais pas assez pour tout lui dire.

« Bon sinon docteur, reprit Lexa à la plus grande surprise de Clarke qui hocha la tête avec un air blasée, je crois que je me suis blessée.

- Où ça ? répondit-elle en entrant dans son jeu.

Lexa baissa les yeux, se regardant, avant de les relever et de fixer son interlocutrice avec un regard joueur.

- Je ne sais pas encore, soupira-t-elle.

- Est-ce que cela nécessite un rendez-vous ?

- Je pense oui… »

A la table d'Octavia, Raven, Harper et Anya.

« Vous croyez qu'elles se disent quoi ? demanda Octavia en fixant Clarke et Lexa.

- Hmmm Lexa, commença à gémir Raven, il me tarde d'avoir ta langue dans ma- aïe !

Anya venait de lui donner une tape derrière la tête, ce qui fit rigoler toute la bande, même Raven. Ce genre d'ambiance décontractée leur avait manqué ces derniers temps. Même Octavia avait retrouvé le sourire.

- Tu sais, même Echo s'est donné à fond pour la manif, fit Harper en se tournant vers Octavia.

- J'ai vu… faudrait que je la remercie.

- Ouais parce que vos querelles de gamines de 12 ans ça fait rire deux secondes, commenta Raven, la dernière fois vous vous êtes brisées les os ! »

Octavia hocha doucement la tête. Elles avaient raison, elle et Echo se détestaient depuis le premier jour, à cause d'une embrouille similaire à celle qu'avaient eue Clarke et Lexa. Mais c'était légèrement différent. C'était le jour de l'arrivée de la Blake, elle mangeait tranquillement, seule à sa table dans le réfectoire et sentit un regard sur elle. Bien évidemment, il s'agissait d'Echo, mais elle ne la connaissait pas à l'époque. Le regard de la latina était hautain et un peu trop appuyé alors Octavia réalisa l'un des gestes les plus puéril qui était : elle lui tira la langue. Cela eut pour résultat d'énerver légèrement Echo qui traça une ligne, avec son pouce, sous sa gorge, mimant un geste pas très amical. Octavia était choquée, mais ne lui laissa pas le dernier « mot ». Elle avait préparé une catapulte avec sa purée et sa cuillère avant de balancer la nourriture sur le visage d'Echo qui était devenue folle de rage. Elle se leva et son poing partit en premier. Leur première bagarre avait alors commencée mais heureusement pour elles, Lincoln était intervenu. Octavia avait eu un œil au beurre-noir pendant quelques jours après ça et Echo avait simplement eut un bleu au niveau du ventre. Mais ce fut aussi à partir de ce jour qu'Octavia avait commencé à se lier petit à petit à Lincoln, qui prenait soin de la brune comme s'il s'agissait d'un petit objet fragile. Il lui avait aidée à se défendre et l'avait invité à rejoindre le cours de sport de Lexa. Il avait aussi grandement contribué à l'intégration de la jeune Blake dans cet environnement hostile car, du haut de ses vingt-et-un ans et de sa majorité tout juste atteinte, elle avait encore beaucoup de choses à apprendre.

Mais Octavia fut sortie de ses pensées par la voix de Raven qui était en train de chanter une chanson latino et qui apprenait les paroles à Harper.

- O', tu rêves ? lui demanda Anya qui la voyait regarder dans le vide.

- Ouais, je me suis rappelée ma première bagarre avec Flores, soupira la brune.

- Oh, c'était mémorable ! s'exclama Raven.

- Bon, je dois retourner travailler, leur dit Anya en se levant de table, bonne journée les filles !

- On se voit ce soir pour la représentation ! » répliqua Harper dans un clin d'œil.


Chapitre terminé ! Tout se termine plutôt bien pour nos détenues préférées ! Cependant… à partir du prochain chapitre, les choses vont s'accélérer pour Clarke et Lexa et il y aura du nouveau au sein d'Arkadia ! Je vous souhaite une excellente semaine (on est champions du monde mdr)

Réponses aux reviews :

Guest : Lincoln doit rester oui ! je ferais tout pour ne t'inquiète pas ) le passé de Lexa va être dévoilé un peu plus tard (je voudrais qu'il soit parfait je l'écrit et le réécrit sans cesse pour que ça colle avec l'histoire et le futur de celle-ci !) eh oui le coup de pression à Finn était pas mal, je crois qu'après ça on ne le reverra plus ! Luna et Raven avancent oui, mais elles auront quelques petits problèmes… bref tu verras ! J'espère que ce chapitre t'as plu et merci beaucoup pour ta review :D

Fanny : Oh que oui, il y a eu du rapprochement entre Clarke/Lexa et Raven/Luna. Ça avance doucement, on espère que ça continuera ainsi. Merci énormément pour cette review (on est champions du monde !) et passe une très bonne semaine :D