Bien le bonjour ! J'espère que ça va ! Voici le chapitre 17 de GitnW. Il se passe pleiiiins de choses pendant ce chapitre (notamment pour Clarke et Lexa, vous allez adorer !). Raven fait déborder le vase, la Time-Machine fait son retour et une nouvelle va bouleverser toute la prison ! Mais que va-t-il se passer ? Je réponds comme d'habitude aux reviews à la fin du chapitre. Bonne lecture !


Chapitre 17 : Tu es plus que ça

Clarke tapa dans ses mains et invita les détenues à se rassembler. Lexa avait positionné une planche au-dessus de son œuvre pour la cacher de l'ex-étudiante.

« Elle ne va jamais sécher comme ça, lui dit la blonde sur un ton moqueur.

- Tant que tu ne la vois pas ça me va, répondit innocemment Lexa.

- Bref, c'est terminé pour aujourd'hui ! On continuera tout ça la semaine prochaine ! Vous pouvez partir et encore merci !

- Merci à toi Griffin, lui dit Anya avant de s'éloigner.

Le groupe se dispersa et Clarke demanda à Bellamy de l'aider à ramener la peinture dans son box, ce qu'accepta le garde. Sur leur chemin, dans le couloir qui menait aux dortoirs, ils tombèrent sur l'inattendu. Pike était en train de s'en prendre à Echo. D'après Gaïa, qui leur avait brièvement expliqué la situation, la jeune femme avait du mascara dans la poche de son haut de prison. Murphy était aussi là, mais un légèrement en retrait et semblait peu concerné. Pike tenait l'objet dans sa main, le secouait devant le visage de la latina et la menaçait de l'envoyer au trou pour détention d'objets non autorisés. Clarke s'arrêta pour regarder la scène, Bellamy l'imita.

- C'est pas comme si je me baladais avec un couteau ! répliqua Echo qui tentait tant bien que mal de ne pas paraître trop insolente devant le garde.

- C'est la même chose ! gronda-t-il avant de la prendre brusquement pas le bras.

Clarke sursauta. Même si le geste n'avait pas été brusque, il n'en était pas moins violent.

- Quand je te disais qu'il fallait que t'évites de traîner avec cette ordure. Je vais aider Echo, dit-elle avec détermination.

Mais alors qu'elle commençait à marcher en direction de la latina, Bellamy lui attrapa le bras pour l'arrêter.

- Clarke non ! Tu vas prendre un rapport ! dit le Blake.

- Et ? Tu vois pas qu'elle est en danger là ?

Clarke ne comprenait pas vraiment pourquoi Bellamy l'empêchait d'aller aider sa camarade. Bien qu'elle et Echo n'étaient pas les meilleures amies du monde, elle ne voyait aucun inconvénient à aller l'aider. Elle se fichait royalement du rapport, elle n'en avait jamais eu et ça n'allait pas lui détruire la vie. Bellamy prit une grande inspiration avant de reprendre,

- Je vais y aller.

Puis il se tourna vers Pike et avança jusqu'à être à son niveau.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il avec autorité.

Parce qu'il jugeait nécessaire de rappeler à Pike qui n'était pas le chef des gardes et que lui et Bellamy étaient égaux ici.

- Elle se promène avec du mascara, non mais je rêve.

Bellamy se saisit de l'objet et l'analysa pendant plusieurs secondes avant de poursuivre,

- Pas de lame, pas de pointe. Produit cosmétique sans substance mortelle. Rien de dangereux..

- Qui bouffe du mascara aussi, ajouta ironiquement Murphy.

Bellamy regarda Murphy avec ennui, puis rendit le mascara à Echo sous le regard abasourdi du second garde.

- Maintenant allez-y. Ce n'est pas le produit en lui-même qui n'est pas autorisé. C'est parce que ce n'est pas vendu à l'intendance. Cet objet est preuve de contrebande, expliqua-t-il avec sur un ton très professionnel, leur confisquer ne sert à rien, dit-il à Pike. Il faut stopper la propagande en attrapant celle qui les distribue, pas celles qui les utilisent.

- Alors dit-moi qui te donne ça, demanda Pike à Echo qui avait disparu. Ou est-elle ?! dit-il en s'énervant.

- C'est pas grave, on s'en occupera plus tard. Il y a des problèmes plus graves que du maquillage qui tourne dans une prison pour femmes.

- Ah ouais ? fit Pike sur un ton hautain.

- La drogue par exemple, répliqua-t-il en levant les yeux vers Murphy qui sourit fièrement.

- Ça fait des mois que la drogue ne circule plus ici, dit-il sur un ton innocent, faut juste éviter de chercher des problèmes là où il n'y en a pas.

- Faites votre boulot. » termina le Blake avant de tourner les talons et ordonna à Clarke de le suivre.

La blonde était un peu sonnée par ce qu'elle venait de voir. Bellamy était vraiment quelqu'un de bien. Il avait défendu Echo à sa plus grande surprise et avait même fait descendre Pike de son estrade. Il avait gagné dans son estime bien qu'elle ne lui faisait pas encore confiance à cent pour cent.

Jour numéro 147

Raven entra dans le bureau et s'assit sur le fauteuil juste en face de Kane qui termina de remplir un dossier avant de mettre ses lunettes et de saluer la latina.

« Ah Reyes ça fait plaisir de te voir, comment est-ce que tu vas ?

- Bien, répondit simplement la jeune femme avant de croiser les jambes.

- Bon, tu sais déjà ce que je vais te dire hein. Tu n'es pas venue la semaine dernière pour ton débriefing.

- Je sais, mais c'était une grosse semaine, dit-elle dans un soupir.

- J'en ai conscience. Mais avec le changement de personnel, il est important pour moi de savoir si vous gérez bien la situation.

- Tout est sous contrôle. Pike est toujours une enflure et à part nous coller des rapports il ne sait pas faire grand-chose.

- Raven, il a été formé très sérieusement, il fait son travail.

La brune leva les yeux au ciel. Marcus décida de changer de sujet, sans pour autant lui faire croire qu'elle s'en sortira comme ça.

- Les cours de dessin, comment ça se passe ? demanda-t-il.

- Tout roule, la fresque qu'on fait dehors ne ressemble à rien mais je sens qu'au final ça va être grandiose, lui dit-elle dans un sourire.

- C'est bien… ensuite… l'atelier mécanique. Tu y passes toujours autant de temps hein.

- De l'ouverture à la fermeture !

- Qu'est-ce que tu as réparé cette semaine ?

- Un fouet de cuisine électrique, un ventilateur et une pompe à ballons, énuméra-t-elle avec fierté.

- Bon, à priori je me suis fait du souci pour rien.

Kane écrivit quelques notes sur le dossier de Raven avant que son téléphone ne sonne. Il le prit et le déverrouilla et soupira d'ennui lorsque ses yeux se déposèrent sur l'écran.

- Un problème ? osa demanda Raven.

- Non c'est jute John qui m'envoie une troisième photo de sa nouvelle voiture. Son salaire ici ne lui permettrait jamais de s'offrir une telle caisse mais bon, va savoir ce qu'il fait de son temps libre.

Le regard de la mécanicienne s'assombrit puis Marcus lui montra rapidement la photo que lui avait envoyée le jeune garde sur son téléphone avant de le ranger. Tout à coup, elle fut prise d'une rage sourde. Son sang ne fit qu'un tour avant qu'elle ne comprenne que Murphy était payé pour obtenir des informations par son biais. Elle se détestait, comment avait-elle pu être aussi naïve ? Il était forcément lié à des gens de l'extérieur qui l'avaient soudoyé. Il s'était joué d'elle alors que peu de temps avant qu'il ne lui pose des questions, elle commençait à l'apprécier. Elle se sentait sale, utilisée. En plus de ça, Murphy continuait de la descendre plus bas que terre en lui donnant quoi ? De la drogue. En sachant très bien que Raven avait des antécédents avec ça. A présent, elle le détestait plus que tout au monde. La haine qui grondait en elle était tellement qu'elle se mit à rire nerveusement. Il avait aussi le culot de s'acheter une voiture. C'était la cerise sur le gâteau.

- Désolée, grogna-t-elle alors que Marcus la regardait avec un air confus.

- Bon, je pense qu'on en a fini pour aujourd'hui. Tu peux disposer. »

Raven le salua poliment avant de sortir du bureau. A la seconde où elle ferma la porte, son sourire s'effaça et sa rage intérieure devint extérieure. Elle allait attendre demain pour attraper le cafard. Il lui avait bien évidemment fait une nouvelle requête et elle était déterminée à tout arrêter.

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Clarke arriva dans le dortoir de la bande de Lexa et avança par réflexe vers le box de son amante. Elle savait qu'à cette heure-là de la journée, Lexa était dans son box en train de lire la recommandation de la semaine d'Emori. Comme elle l'avait prévu, Lexa était dans son box, allongée sur le ventre dans son lit avec un livre entre les mains. Clarke sourit avec malice, puis vérifia que sa camarade de box n'était pas là avant de sauter sur Lexa qui lâcha un petit cri de surprise en sentant poids de la blonde sur son dos.

« Woow, Clarke t'es malade tu m'as fait peur ! répliqua Lexa qui laissa sa tête tomber dans son coussin.

- C'était le but, répondit fièrement l'artiste en serrant Lexa dans ses bras.

Après quelques secondes durant lesquelles les deux jeunes femmes rigolaient doucement, Clarke se redressa, suivie par Lexa qui posa son livre sur sa petite étagère avant de retirer ses lunettes de vue.

- Je ne savais pas que tu en portais, fit Clarke avec curiosité.

- Je ne les porte que quand je lis, lui répondit la brune dans un sourire.

- Hm je vois… et qu'est-ce que tu lisais ?

- L'Odyssée d'Homère, Emori m'a cassé la tête pendant trois semaines pour que je le lise. C'est super cool, ça permet de s'évader un peu. Ça me donne des idées pour mon œuvre sur la fresque, réfléchit-elle.

- Hmhm… il me tarde de voir ce que ça va donner, ronronna Clarke qui glissa une main baladeuse sur le bras puis la nuque de Lexa avant de l'embrasser doucement.

Très vite, le baiser gagna en intensité. Clarke adorait les sensations que lui procuraient les lèvres de Lexa sur les siennes. Elle y était sans doute devenue accro et ne cachait plus son attirance pour la mystérieuse brune aux yeux émeraudes. Elle sentit le souffle chaud de Lexa lui caresser le visage ce qui la fit sourire. Elles se séparèrent un court instant, collèrent leurs front l'un contre l'autre avant que Lexa ne quémande un autre baiser que lui donna l'artiste sans hésiter.

- Ahem.

Les deux détenues se séparèrent hâtivement avant de se tourner vers l'émetteur de ce raclement de gorge. Il s'agissait d'Anya, qui avait les coudes sur le muret qui séparait son box de celui de Lexa. La fausse blonde regardait le petit couple d'un air ennuyé.

- J'vous signale que Pike surveille notre box aujourd'hui, allez-y mollo, leur dit-elle.

- Ah merde, soupira Clarke en s'éloignant à contre cœur de Lexa. On a qu'à aller à la salle télé, au moins on sera loin de lui et on trouvera de quoi s'occuper avec les autres.

- Hm d'accord…

Avant de partir Clarke se pencha vers la brune et chuchota dans son oreille

- Ce soir dans la Time-Machine. »

Un sourire étincelant naquit sur le visage de Lexa puis elles se levèrent afin de quitter de dortoir et se rendre à la salle télé sous le regard toujours aussi ennuyé d'Anya qui se rallongea sur son lit.

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Elle serra les poings et se mit en marche, direction l'atelier mécanique. Elle marchait avec tellement de détermination qu'elle bouscula quelques détenues sur son passage, dont Echo qui tenta de l'arrêter en l'appelant, sans succès. Lorsqu'elle arriva dans la salle de l'atelier, elle se mit à faire les cents pas. Murphy allait arriver d'une seconde à l'autre. Elle avait du mal à penser correctement. Tantôt elle avait envie de se munir d'un tournevis en se servant dans l'inventaire et de l'empaler avec, tantôt elle voulait partir, s'enfuir et l'éviter jusqu'aux restant de ses jours. Il faisait très sombre, les volets de la seule fenêtre qu'il y avait étaient fermés et ne laissaient passer que quelques faisceaux lumineux qui n'éclairaient que très peu la salle, la plongeant dans une ambiance peu chaleureuse. Raven s'assit sur l'une des chaises de fortune disposées un peu partout dans la salle et après quelques minutes de méditation intense durant lesquelles la jeune femme s'était considérablement calmée, elle entendit des bruits de pas. La porte s'ouvrit dans un grincement insupportable qui la fit frissonner et réveilla de nouveau sa colère. Le gardien des enfers pénétrait dans l'atelier. Il racla sa gorge comme à son habitude et s'avança vers Raven d'un pas lent.

« Yo Reyes, la forme ? dit-il dans un sourire.

- Emori n'a pas demandé de procès, lui dit directement la jeune femme.

- Oh, simple et directe, tu commences à t'y faire, ricana le brun avant de lui lancer sa « récompense » que la brune attrapa en vitesse.

- C'est terminé, dit simplement la latina en le regardant droit dans les yeux.

- Pardon ? fit le jeune homme qui fronça les sourcils sans pour autant que son sourire ne disparaisse.

- Je suis au courant, grogna Raven avant de se lever, t'es qu'une ordure ! Tu m'utilises pour te faire de l'argent sale et t'acheter des caisses ! Mais t'as pas honte ?

Le visage du jeune garde se ferma.

- J'arrête, c'est définitif. C'est stop !

Puis elle se tourna et sortit de l'atelier mécanique mais Murphy avait décidé de la suivre.

- Eh Reyes, c'est pas toi qui commande à ce que je sache !

- Et qu'est-ce que tu vas faire, m'envoyer au trou ?

- Oh que oui ! Une vraie descente aux enfers !

- Bah vas-y fais-le ! T'es qu'un gros faible de toute façon, tu descends les détenues plus bas que terre en profitant de ton autorité mais je suis sûre que dehors tu te fais traiter comme une mauviette, parce que c'est tout ce que t'es !

Raven était tellement en colère qu'elle ne s'était même pas rendue compte qu'ils étaient maintenant en plein milieu de l'un des couloirs les plus fréquentés de la prison et que plusieurs détenues – notamment Clarke et Lexa - ainsi que Pike et Marcus qui discutaient étaient présents. Le conseiller avança prudemment vers le duo avant de se mettre entre eux.

- Je peux savoir ce qu'il se passe ?

- Ce qu'il se passe ?! Il m'utilise, voilà ce qu'il se passe ! Cet hijo de puta n'a aucun mérite, aucune valeur et aucun principe !

Mais face à l'absence totale de réponse et de réaction de la part de Murphy, Raven s'apprêta à s'emporter de plus belle. Mais le jeune garde finit par ouvrir la bouche. Pour l'achever.

- Fouillez-là, vous comprendrez, dit-il d'une voix tranchante.

- Hein ? lâcha Raven avant de se tourner vers Marcus qui était plongé dans l'incompréhension, puis Pike qui était désormais à côté d'eux.

- Vas-y Pike, fais-toi plaisir, l'incita Murphy avant de croiser les bras.

- Et qu'est-ce que je suis censé trouver ?

- Tu verras.

- Reyes, contre le mur.

- C'est hors de question, je refuse ! Non mais je rêve tu-

- Reyes j'ai dit, contre le mur, répéta Pike d'une voix cinglante avant de la prendre par le bras.

Mais elle ne se laissa pas faire et se mit à gigoter dans tous les sens, devenant incontrôlable. Très vite, Marcus et Murphy aidèrent Pike à la maîtriser et à la mettre contre le mur. On entendait dans le fond, des hurlements de surprise de la part des détenues qui étaient choquées par ce qu'elles étaient en train de voir.

- Lâchez-moi ! hurla-t-elle.

Pike fouilla dans la petite poche du haut de l'uniforme de Raven et trouva immédiatement ce que lui avait donné Murphy quelques minutes plus tôt.

- Oh je vois qu'on a trouvé une bonne raison de te mettre au trou Reyes, grogna-t-il avant de s'éloigner.

- Murphy, pendejo, je vais t'étriper, t'arracher les cheveux et te les faire manger par le nez ! J'en ai pas-

- Silence ! hurla Marcus qui se massa les tempes avec le bout de ses doigts, Raven, je suis extrêmement déçu.

- Direction le trou. », termina Murphy avant de lui mettre les menottes.

Raven était littéralement paralysée. Elle était à bout de force et craquait définitivement. Elle ne se débattait plus et laissa Murphy la menotter sous le regard désolé des autres détenues qui ne pouvaient absolument rien faire. Elle fut redressée avec violence et tirée tout le long du couloir, passant devant chaque dortoir. Elle passa tout d'abord devant Clarke et Lexa. Clarke tenait fermement le bras de la brune qui semblait animée d'une rage sans fin. Puis elle passa devant Anya qui sortait de son dortoir, attirée par le bruit et qui était aussi paralysée. Elle était surprise et profondément confuse. Et enfin, son regard croisa celui de Luna, qui se tenait juste à côté de Lincoln. Luna avait les yeux rouges, signe qu'elle était à deux doigts de pleurer, tout comme la mécanicienne. Luna sentit les mains fermes de Lincoln se poser doucement sur ses épaules tremblantes. Le visage de Raven à ce moment-là l'effraya au plus haut point. Les yeux de la mécanicienne lui brulaient, sa bouche lui faisait mal mais elle se força tout de même à faire bouger ses lèvres et c'est dans un chuchotement pratiquement inaudible qu'elle lui dit

« Ce n'est pas moi. »

Avant de disparaître du couloir, laissant place à un silence pesant et désagréable.

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Le silence. Encore et toujours le silence. Dans la salle télé, on n'entendait que la voix de la présentatrice qui communiquait la météo de la semaine. Clarke était assise à côté de Lexa, sa tête était sur l'épaule de la sportive qui caressait ses cheveux d'un geste doux et rassurant. Elle, comme toutes les autres détenues qui étaient dans la salle, n'arrêtait pas de passer en boucle dans son esprit, la scène qu'elle avait vu une petite heure plus tôt. Elle était sous le choc. C'était la première fois qu'elle voyait une détenue se faire amener au trou. Mais surtout, jamais elle n'aurait cru qu'il s'agirait de Raven, pour possession de drogue. Mais d'un côté, tout avait du sens désormais. Clarke brisa le silence de sa voix brisée par la tristesse,

« Tu crois que c'est pour ça qu'elle n'était pas bien ? demanda-t-elle à Lexa.

- Honnêtement, je ne vois pas quoi d'autre, souffla Lexa, c'était sous notre nez et pourtant on a rien vu.

Clarke fronça les sourcils et se redressa pour regarder Lexa dans les yeux. Elle comprit que la brune se sentait profondément coupable pour ce qu'il venait d'arriver à leur amie.

- Hé Lexa… chuchota Clarke, t'y es pour rien d'accord ?

- On ne dirait pas mais de nous toutes, Reyes est la plus fragile. Je ne sais pas ce que ce con de Murphy lui a fait mais-

- Hé, calme-toi…

Lexa soupira une nouvelle fois et Clarke embrassa sa tempe avant de la prendre dans ses bras.

- On va découvrir la vérité, j'te le promets. Mais en attendant…

Le ton de la voix de la brune avait clairement changé lorsqu'elle avait prononcé les derniers mots. Les deux détenues se regardèrent droit dans les yeux.

- T'es tendue comme pas possible… on va remédier à tout ça.

Un sourire naquit sur le visage de Lexa alors que ses yeux se plissaient.

- Hmm, Docteur Griffin va y remédier ?

- En personne. »

Lexa se mordit les lèvres et se leva doucement de sa chaise, en même temps que la blonde qui avait accroché son regard au sien. Elle la tira doucement et sortit de la salle télé vers une destination que les deux jeunes femmes connaissaient bien. Les couloirs de la prison étaient vides et elles arrivèrent dans la salle de la Time-Machine sans encombre. Un coup d'œil à l'horloge murale avait permis à Clarke de savoir qu'il n'était que dix-huit heures et qu'elles avaient au minimum une bonne heure devant elles avant le repas du soir. Ainsi, elles entrèrent à l'intérieur de la boîte en carton assez grande pour accueillir au moins cinq personnes – qui heureusement pour elles, était aussi vide que les couloirs – et Lexa eut à peine le temps de fermer la porte que Clarke prit d'assaut ses lèvres dans un baiser fiévreux et impatient.

« Hé bien, je diagnostique une impatience aigüe chez vous mademoiselle Griffin, susurra la brune entre deux baisers ce qui fit rire Clarke qui posa ses lèvres le long de la mâchoire fine et délicate de son amante pour descendre jusqu'à son cou.

- Chut… c'est moi le docteur ici, ronronna-t-elle en mordillant doucement la peau douce et sucrée de la sportive.

Clarke alla glisser ses doigts fins dans la nuque puis la chevelure longue et légèrement bouclée de Lexa qui laissait ses mains se balader le long du dos et des côtes de la blonde. Lorsqu'elle releva la tête pour aller chercher les lèvres de Lexa, celle-ci recula légèrement, avec un sourire vide d'innocence. Une agréable chaleur naquit dans son bas-ventre, l'effet Lexa avait définitivement eut raison d'elle. Elle se baissa avec lenteur, invitant la blonde à faire de même et s'assit alors à même le sol composé de morceaux de cartons empilés, suivie de Clarke qui se mit à califourchon sur ses cuisses. Elle embrassa à nouveau Lexa et frissonna lorsque la sportive passa ses mains sous le haut de son uniforme pour caresser sa peau brûlante. Lexa ouvrit un peu plus la bouche et la blonde pivota légèrement la tête, à la recherche d'un contact plus profond et sa langue taquine et malicieuse caressa avec sensualité, les lèvres humides de la brune avant de pénétrer dans sa bouche. Clarke se sentit déconnecter petit à petit, la Time-Machine était devenue une bulle, leur bulle. Elle oublia tout ce qu'il s'était passé aujourd'hui, maintenant, seule Lexa comptait. Sentir ses mains caresser sa peau, son souffle se mêler au sien, tout cela la faisait perdre la notion du temps. Prise par une pulsion, elle incita Lexa à retirer son haut avant de faire de même.

- Qu'est-ce qu'il fait chaud ici, susurra Lexa avant de se séparer de son pantalon.

Puis elle bondit sur Clarke qui se laissa tomber en arrière et couvrit sa mâchoire, puis son cou de baisers tantôt papillons, tantôt plus appuyés, lui arrachant des frissons et des soupirs remplis de plaisir. Lexa adorait sentir le corps de Clarke réagir sous ses attentions. Elle se redressa et c'est toujours ses yeux plongés dans les azurs de Clarke qu'elle retira, d'un mouvement calculé, sa brassière, dévoilant sa poitrine ferme et peu volumineuse. Elle se baissa, embrassa la mâchoire de Clarke avant de descendre et d'embrasser son cou, sa clavicule, puis passa sa bouche entre ses seins, continuant sa délicieuse descente.

- Hm… marmonna Clarke qui appréciait chaque geste et attention de la brune qui arriva en bas du ventre.

Avec l'aide de l'artiste, elle retira son pantalon, puis sa culotte.

- Hm, je vois que tu as trouvé de quoi t'arranger, sourit Lexa avant d'embrasser l'intérieur de ses cuisses.

- Heureusement, ils étaient tellement longs je pouvais faire des tresses, rigola Clarke.

Lexa rit à son tour. Lorsqu'elle embrassa les lèvres secrètes de la blonde, celle-ci lâcha un gémissement plus intense que les autres. Elle cherchait désespérément quelque chose à quoi s'accrocher et elle trouva la main de Lexa. Leurs doigts s'entremêlèrent doucement, au rythme de la langue de Lexa qui se frayait un chemin dans l'intimité de la bonde qui perdit le sens de la raison. Elle s'abandonna petit à petit, laissant le plaisir s'emparer de son corps tout entier. Elle gémissait de plus en plus fort, jusqu'à ne plus pouvoir les étouffer, le prénom de la sportive franchissait naturellement la barrière de ses lèvres. Lexa ne pouvait en être plus fière. Elle sentait l'artiste trembler sous ses caresses, qu'elle accéléra et intensifia. Entendre Clarke gémir son prénom avec sa voix grave et douce à la fois lui faisait un effet monstrueux. Elle sentait les doigts de la blonde se fermer un peu plus sur les siens et son corps se crispa davantage. Pas de doute, Clarke était en plein orgasme, Lexa ralentit alors ses mouvements et jeta un coup d'œil à la blonde qui semblait en transe. Et pendant un moment qui sembla une éternité pour Clarke, le monde s'arrêta, son corps se raidit et se détendit, elle lâcha complètement et ferma les yeux tout en essayant de reprendre son souffle. Lexa embrassa l'intérieur de ses cuisses et s'essuya les lèvres avec le dos de sa main avant de remonter et poser ses lèvres sur celles de Clarke.

- Woooow… soupira la blonde.

- Hm, je sais, sourit Lexa.

Quelques secondes passèrent, seul le bruit de la respiration saccadée de Clarke accompagnait la chaleur étouffante qui régnait dans la Time-Machine. Clarke se mordit les lèvres et les firent basculer sur le côté afin d'être au-dessus. Elle n'avait pas encore retrouvé toute son énergie, mais elle en avait encore et comptait bien rendre à Lexa la monnaie de sa pièce. Elle alla d'abord l'embrasser avant de descendre pour aller mordiller sa mâchoire, puis son cou et posa ses lèvres sur ses seins. Ses mains se baladaient tranquillement sur les abdos finement dessinés de Lexa. Clarke la trouvait terriblement sexy, son corps était un véritable cadeau du ciel. Sa langue glissa le long de son sein droit avant d'aller titiller le téton et arracha un gémissement rauque et étouffé à Lexa qui laissa sa tête basculer en arrière. Les mains de l'artiste atteignirent le haut de son pantalon qu'elle retira non sans mal. Lexa avait la manie de le serrer, mais le problème était désormais loin derrière, puisque le vêtement avait volé dans un coin de la boîte en carton.

- Attention au décollage, marmonna Clarke qui accrocha son regard rempli de luxure à celui de Lexa qui ne put s'empêcher de glisser ses mains le long de ses bras pour remonter jusqu'à son dos.

La main droite de Clarke alla glisser le long de l'abdomen de Lexa, traçant ses courbes fines et délicieuses, jusqu'à se frayer un chemin entre ses cuisses. Lorsque ses deux doigts touchèrent l'intimité de la sportive, celle-ci ferma les yeux et lâcha un soupir difficilement étouffé. Clarke se pinça les lèvres avant d'aller mordiller la mâchoire, puis le cou de sa bien-aimée et ses doigts pénétrèrent à l'intérieur de Lexa.

- Hmm Clarke… gémit la brune en s'accrochant un peu plus à elle.

Entendre Lexa prononcer son nom d'une manière aussi sensuelle boosta définitivement l'artiste qui était bien décidée à ne pas s'arrêter là. Elle allait emmener Lexa plus haut que le septième ciel. Elle commença à bouger en elle tout en guettant la moindre de ses réactions. Elle sentait son corps trembler et se mouvoir au même rythme que ses doigts. La température n'arrêtait pas de monter, la Time-Machine s'était transformée en véritable micro-ondes. Les pensées de Lexa s'étaient envolées, elle avait définitivement sous-estimée Clarke et la douce torture qu'elle lui infligeait. Très vite, elle s'abandonna à elle et ne retint plus ses gémissements. Son corps tout entier frissonnait et elle ressentait des picotements à chaque endroit ou Clarke la touchait ou déposait ses lèvres. Son masque était tombé, elle n'était plus en train de se cacher et n'avait que son nom à la bouche. Clarke. La jolie blonde décéléra un peu tout en ajoutant plus d'intensité à ses gestes. Elle sentait Lexa venir.

- Vas-y… ronronna la blonde avant de mordre le lobe de son oreille.

S'en était trop pour Lexa qui fut prise d'un tremblement plus violent que les autres et hurla son prénom à s'en casser la voix. Clarke. Et pendant plusieurs secondes qui semblaient être une éternité pour les deux jeunes femmes, leurs regards se connectèrent. Lexa inspira profondément avant de se laisser tomber à même le sol et Clarke bascula sur le côté pour faire de même. Plusieurs minutes pendant lesquelles Lexa tentait de reprendre son souffle s'écoulèrent. Lorsque son souffle redevint normal et ses battements de cœur réguliers, elle se tourna vers Clarke qui affichait un sourire doux et légèrement niais.

- Quoi ? lâcha Lexa qui sourit à son tour.

- Wow, répliqua simplement Clarke avant de passer une main dans les cheveux de Lexa.

- Wow toi aussi, répondis la sportive. Je ne pensais pas que tu étais aussi douée.

- J'ai un minimum d'expérience, rigola Clarke.

Puis un doux silence s'installa, mais pas pour longtemps, puisque trois violents coups furent donnés à la porte de la salle, les faisant sursauter. Clarke se tourna vers Lexa, inquiète, mais celle-ci la rassura rapidement.

- C'est Anya, je lui aie dit de frapper lorsque le réfectoire ouvre pour manger.

- T'as tout prévu, fit Clarke légèrement impressionnée.

Elles se rhabillèrent tranquillement et sortirent de la Time-Machine.

- Brrr il fait froid ici, râla Lexa.

- C'est plutôt qu'on a réchauffé la boîte en carton ! ricana Clarke en ouvrant la porte de la salle.

- T'as raison.

Elles s'engagèrent dans les couloirs et se dirigeaient vers les dortoirs.

- Je pense que la douche s'impose, réfléchit Lexa qui salua Anya lorsqu'elles la croisèrent.

- Carrément ! Nooon, dit-elle en voyant le regard inquisiteur de Lexa, une vraie douche, en plus tu m'as vidée !

- Excuse-moi ! dit Lexa d'un ton faussement innocent.

- Bon… On se voit plus tard ? fit Clarke quand elles arrivèrent devant son dortoir.

- Tu sais où me trouver !

- Oui…

Clarke se pencha pour quémander un baiser que lui donna rapidement Lexa. Les gardes n'étaient jamais loin. Après ça, la brune s'éloigna en adressant un dernier sourire à la blonde en guise d'au revoir.

- Lexa ! répliqua Clarke.

Elle se retourna.

- Je… non rien ! »

Puis elle entra dans son dortoir, laissant une Lexa quelque peu confuse mais qui s'en alla tout de même, le cœur léger.

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Jour numéro 151

Lexa arriva toute contente dans le local de sport et chercha le bac à ballons qu'elle trouva sans problèmes. Elle en prit un dans ses mains et vérifia son état. Il n'était pas très amoché mais dégonflé, elle mit donc le bec de la pompe dans l'orifice du ballon et le gonfla. Alors qu'elle était en plein gonflage de ballons, un garde pénétra dans le local. Elle ne l'entendit pas au départ, mais sentit sa présence et s'arrêta avant de se tourner vers le nouveau venu. Son cœur manqua un battement lorsqu'elle reconnut Roan. Le nouveau garde se tenait droit devant l'entrée du petit local, les bras croisés et l'air curieux. Il ne semblait pas en colère et Lexa ne sentit pas le danger émaner de lui. Une bonne nouvelle. Mais il fallait qu'elle soit sur ses gardes. Elle se leva à son tour et s'étira doucement les jambes avant de prendre la parole.

« C'est trop gros pour être une coïncidence.

- Toujours aussi perspicace, répondit-il d'une voix grave.

- Pourquoi est-ce que tu es là ? demanda Lexa sans le quitter des yeux.

- On a pas mal de choses à se dire, dit-il.

Le regard de Roan s'assombrit tandis que Lexa plongea lentement dans l'inquiétude.

- On te surveille Woods.

- J'suis au courant, dit-elle sur un ton irrité.

- Tu savais qu'Ontari était Azgeda ?

Lexa ferma plusieurs fois les yeux, secouée par cette information. La par contre, elle n'était pas au courant. En voyant que Lexa avait dorénavant toute son attention, le garde poursuivit,

- Elle surveille tout tes faits-et-gestes depuis son arrivée il y a quelques mois.

- Vous avez envoyé l'une des vôtres en prison juste pour surveiller un ancien charbonneur ? Vous n'avez pas autre chose à faire ?

- Lexa tu étais plus qu'un simple charbonneur, reprit Roan en s'avançant doucement vers elle, tu as fait plus que ça. Tu es plus que ça.

- Pourquoi tu me dis tout ça ?

Roan baissa les yeux et se racla la gorge.

- J'ai été banni.

Le regard de Lexa se vida petit à petit. Tout prenait sens. Cela expliquait la présence de Roan à Arkadia.

- A cause de moi ? osa demander la brune qui était plongée dans un océan de questions.

- Entre autres. Ecoute Lexa, j'ai toujours su que tu étais spéciale.

- Mais pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour moi ? On est ennemis j'te rappelle, t'es un Azgeda et vous me recherchez ! Je ne comprends plus rien !

- J'ai une dette envers toi.

Lexa s'arrêta nette et baissa ses bras qu'elle faisait gigoter dans tous les sens depuis une bonne minute maintenant. Là, il fallait vraiment qu'il lui en dise plus si elle ne voulait pas que son cerveau explose.

- Et depuis quand ?

- Il y a 18 ans. Au Baisley Pond Parc.

Lexa se figea entièrement. Seul son cerveau tournait à plein régime maintenant, fouillant dans ses souvenirs les plus profonds et douloureux. Elle se rappelait de ce jour comme si c'était hier. Ce jour-là avait changé sa vie à tout jamais.

- Tu m'as sauvée Woods.

- C'était donc toi le petit garçon qui… je vois… marmonna la brune avant de s'adosser contre le mur.

Son passé venait de la rattraper à une vitesse fulgurante et maintenant elle devait y faire face. Mais alors qu'elle s'apprêtait à poser une énième question au garde, Miller débarqua dans la salle, paniqué. Il ne comprit pas tout de suite pourquoi est-ce qu'ils étaient seul dans le local de sport mais il décida de laisser ce détail. Il avança vers Lexa, essoufflé parce qu'il avait couru pour arriver mais aussi parce qu'il apportait une mauvaise nouvelle.

- Qu'est-ce que Pike a fait ? demanda immédiatement Lexa.

- Pour une fois que ce n'est pas lui, soupira Miller avant de hocher la tête en direction de Roan pour le saluer, il faut que tu ailles voir à la salle TV… c'est moche.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Viens avec moi.

Le regard de Lexa alterna entre Miller et Roan avant que le chef des gardes ne la force à bouger pour sortir. Elle le suivit à travers la cour puis les couloirs de la prison avant d'arriver devant la salle TV qui était inaccessible. En effet, une bonne trentaine de détenues s'étaient attroupé devant parce que la salle était saturée de monde. Lexa ne comprenait pas vraiment à quoi tout cela rimait. Elle devina que quelque chose qui les concernait avait été dit à la télé. Elle tenta de se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur de la salle pour pouvoir voir l'écran et lorsque les détenues la remarquèrent, elles s'écartèrent immédiatement pour lui ouvrir la voie. Lexa resta sans voix, puis l'inquiétude monta en elle. Elle aperçut Clarke qui était aux premières loges et l'appela. Celle-ci se retourna et elle vit sur son visage, une tristesse sans fin.

- Lexa je suis désolée… » marmonna la blonde avant de reporter son attention vers la télé.

Lorsque les yeux de la sportive se posèrent enfin sur l'écran, son cœur rata un battement.

« Les gans n'ont apparemment pas disparu. Cette nuit, une jeune femme a été agressée, décapitée et tuée dans les rues du sud de San Francisco. Un acte de barbarie impardonnable perpétrée par un gang pourtant basé à New-York. La police évalue le dossier de la victime qui n'est autre que Costia Garcia, une ancienne détenues de la prison à sécurité minimale d'Arkadia, située dans la banlieue New-Yorkaise. »


Chapitre terminé ! Oulalah… ça sent mauvais tout ça. Comment Lexa va-t-elle encaisser la nouvelle ? Que va devenir Raven ? Vous saurez tout dans le prochain chapitre ! On aura un focus sur Miller aussi, j'espère que ça va vous plaire. Bisouuus~

Réponses aux reviews :

Guest : Merci ! Oui, ça fait plaisir de voire Clarke heureuse (on dira aussi merci à Lexa qui prend bien soin d'elle !). Après, on n'a pas eu de discussion entre Bellamy et Octavia pendant ce chapitre. Mais ne t'inquiète pas, ils mettront les choses au clair bien assez vite. Raven est partie en vrille… j'ai horreur de la faire souffrir x) Elle a touché le fond en tout cas… Encore merci pour ta review, ça fait plaisir ! J'espère que ce chapitre t'as plu ! :D

Fanny : Ouii, la fresque permet garder une bonne ambiance au sein de la prison, c'est important pour moi d'écrire des passages ou tout le monde passe du bon temps ensemble. Comme je l'ai dit, Bellamy et Octavia n'auront pas eu de discussion pendant ce chapitre. Ils se parleront peut-être dans le prochain ! Pour ce qui est du Clexa… j'espère que tu es contente, on a eu une grosse dose dans ce chapitre x) Encore merci pour ta review :D