Bonjour à tous et à toutes ! Et voilà le chapitre numéro 18 qui m'a donné un mal monstrueux ! Oui je pose ça entre mardi et mercredi de manière totalement hasardeuse mais vous méritez ce chapitre ! Au tout début, nous avons un flashback sur un personnage qui en lui-même n'est pas très important, mais c'est l'histoire et le déroulé qui sont importants. On aura aussi un petit focus sur les gardes, des nouvelles de Reyes… bref, je ne vous en dis pas plus, c'est à vous de découvrir ! Je vous souhaite une très bonne lecture, on se retrouve en bas !


Le regard de Lexa alterna entre Miller et Roan avant que le chef des gardes ne la force à bouger pour sortir. Elle le suivit à travers la cour puis les couloirs de la prison avant d'arriver devant la salle TV qui était inaccessible. En effet, une bonne trentaine de détenues s'étaient attroupé devant parce que la salle était saturée de monde. Lexa ne comprenait pas vraiment à quoi tout cela rimait. Elle devina que quelque chose qui les concernait avait été dit à la télé. Elle tenta de se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur de la salle pour pouvoir voir l'écran et lorsque les détenues la remarquèrent, elles s'écartèrent immédiatement pour lui ouvrir la voie. Lexa resta sans voix, puis l'inquiétude monta en elle. Elle aperçut Clarke qui était aux premières loges et l'appela. Celle-ci se retourna et elle vit sur son visage, une tristesse sans fin.

- Lexa je suis désolée… » marmonna la blonde avant de reporter son attention vers la télé.

Lorsque les yeux de la sportive se posèrent enfin sur l'écran, son cœur rata un battement.

« Les gans n'ont apparemment pas disparu. Cette nuit, une jeune femme a été agressée, décapitée et tuée dans les rues du sud de San Francisco. Un acte de barbarie impardonnable perpétrée par un gang pourtant basé à New-York. La police évalue le dossier de la victime qui n'est autre que Costia Garcia, une ancienne détenue de la prison à sécurité minimale d'Arkadia, située dans la banlieue New-Yorkaise. »

CHAPITRE 18 : Les erreurs du passé

Je descendais du bus, la boule au ventre. Je n'avais pas mangé depuis des jours, mon corps et mon esprit étaient presque morts. Une seule question trottait dans ma tête depuis que l'on avait passé le portail : « Mais qu'est-ce que je fous ici ? ». On m'avait proposé un deal, quelques mois plus tôt. J'avais accepté aveuglément, en pensant que ma vie pourrait changer définitivement si j'acceptais. Bien sûr qu'elle avait changée. Cependant, pas comme je m'y attendais.

C'était pendant un mois de novembre particulièrement rude. Je rentrai du supermarché avec un sac pauvrement rempli de quelques aliments que j'avais pu acheter pour mes frères et sœurs.

Nous sommes une fratrie de cinq enfants et je suis la deuxième plus âgée. Mon grand frère est une tête brûlée, il avait fourré son nez dans les gangs et dans la drogue. Il apparaissait et disparaissait comme bon lui semblait, mais on ne savait jamais où il était, ni où il allait. J'avais ensuite deux petites sœurs et un petit frère, on avait tous deux ans d'âge de différence. Celle après moi était dotée d'une intelligence hors normes, elle était sûrement celle qui allait sauver notre famille de la misère et de la banlieue pourrie de Chicago. Les deux autres vivaient tranquillement leur vie, mais la petite dernière montrait déjà des signes de désobéissance et un côté rebelle. C'était maintenant ou jamais pour la recadrer, mais bon, si on comptait sur ma mère, on était déjà foutus. Elle était tombée gravement malade après avoir trop consommé de mauvaises drogues et mon père avait finit en prison. Elle n'est pas belle la vie ? Depuis, on vit chez notre oncle et on est livrés à nous-mêmes.

Alors que je n'étais qu'à quelques maisons de la nôtre, une voiture qui démarrait de l'autre côté de la rue m'interpella un court instant, mais je n'y fis pas plus attention et continuai ma marche. Au bout de quelques minutes, je me retournai et remarquai qu'elle était en train de me suivre. Je fus prise de panique lorsque je reconnus l'emblème bordeaux d'un célèbre gang de la ville. Le nom m'échappa, mais ce n'était que le cadet de mes soucis. Alors que je commençai à courir, un homme apparut soudainement en face de moi et je le heurtai de plein fouet avant de lâcher mon sac qu'il prit immédiatement.

« Je crois que c'est toi qu'on cherche.

- Qu'est-ce que vous voulez ? dis-je d'une voix tremblante.

- C'est une longue histoire. Et on peut pas expliquer ça en pleine rue, m'expliqua-t-il simplement avant de me relever avec force.

- Hé mais, lachez-moi !

Il m'entraîna jusque dans la voiture où un autre homme et une femme attendaient et on me banda les yeux.

- Je vais faire simple, ton frère a tué l'un de nos plus grand ennemis, le chef des Trishanakru.

Mes yeux me faisaient mal à cause du frottement du tissus sur mes paupières. J'étais dans une petite salle avec des murs en béton sale, équipée d'un plafonnier composé uniquement d'une ampoule qui s'allumait de manière stroboscopique. Une femme au regard noir et à la posture ferme se tenait devant l'unique porte de la salle. Il y avait en son centre, une table en bois avec un cendrier à moitié rempli, deux verres d'eau et une pile de dossier. L'homme assis en face de moi était sans aucun doute, un gangster, un Azgeda et il fumait tranquillement son cigare tout en me fixant droit dans les yeux. Il avait fait mention d'un autre gang situé plus à l'est, qui était discret dernièrement. Il avait bien expliqué pourquoi.

- Même en prison il fait son taf, rajouta-t-il.

- Pablo travaille pour vous ?

- Il est malin. Il nous a demandé, en échange, de protéger sa famille. C'est ce qu'on va faire.

J'attendis la suite de sa phrase, parce que bien évidemment, il était clair qu'il n'avait pas terminé.

- Pour l'instant, on vous protège des autres gangs et dangers. Mais… j'ai une proposition pour toi jeune fille.

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi j'étais concerné par ce genre d'accord, mais j'avais vraiment envie de savoir ce qu'il avait à me proposer. J'ai été naïve, il s'agissait d'un gangster, pas d'un type qui travaillait pour la soupe populaire.

- Quoi ?

- Pour 100 000 dollars… dit-il d'une voix rauque ce qui alluma une étincelle dans mon regard.

J'en tremblait. Il me proposait vraiment une somme pareille ? Pour faire quoi ? C'est à ce moment-là que je m'attendais au pire.

- Je veux que tu nous donnes des informations sur une personne, notre ennemi numéro un. Tu auras le double si tu arrives à la tuer.

Un frisson désagréable traversa mon corps tout entière alors que je réfléchissait de manière intense à sa proposition. Je n'avais aucune compétence en assassinat, mais j'étais plutôt bonne pour soutirer des informations. Je l'avais déjà fait pour mon père et mon frère avant que le premier finisse en prison et le deuxième ne disparaisse à nouveau.

- Où est Pablo ? demandais-je soudainement.

- Il a fui au Canada pour une durée indéterminée.

Je comprenais mieux pourquoi ils avaient fait appel à moi. Mes pensées revinrent sur ce numéro avec autant de zéros que j'avais de doigts sur ma main. Avec ça, je pouvais sortir ma famille de la misère, avoir enfin une vie décente. Mais d'un côté, il s'agissait d'argent sale. Un autre détail de vint à l'esprti.

- Il se passe quoi si je refuse ?

- Rien, on se contentera de vous protéger.

J'ai été naïve.

- J'accepte.

J'ai été trop naïve.

Je ne savais pas que ce deal impliquait le fait qu'il fallait que je me rende en prison pour surveiller cette personne. Cela voulait dire que je devais faire mon travail dans un temps limité. Ils avaient fait en sorte que je n'y reste pas longtemps pour pouvoir facilement effacer mon dossier, mais cela jouait aussi en ma défaveur. Il fallait que je fasse vite. J'avais deux ans. Et après une semaine passée au sein de cette prison, j'avais enfin repéré ma cible. Je m'étais remise à manger et m'étais reprise en main. J'y étais et il fallait que je me débrouille pour sortir de la merde dans laquelle je m'étais mise.

Elle n'était pas dans le même dortoir que moi, elle avait des origines c'était certain et correspondait bien à la description physique que m'avaient donnés les Azgeda. Un mètre soixante-dix, teint légèrement mate, cheveux longs, bouclés, bruns et yeux émeraudes. J'avais eu son nom et ma cible avait été confirmée.

Lexa Woods.

Mon plan était le suivant : j'avais bien compris qu'ils m'avaient aussi choisie pour ma sexualité. Je suis lesbienne à temps plein et je n'hésite pas une seule seconde avant d'utiliser mon charme pour avoir ce que je veux. J'allais donc essayer d'amadouer cette Lexa pour lui soutirer des informations. Les Azgeda l'avaient dit que plus je leur donnerai des informations, plu sils allégeraient ma peine. Un bon deal selon moi.

Et puis les mois passèrent. Je leurs donnaient les informations qu'ils voulaient et ils allégeaient ma peine. J'avais réussi à gratter deux mois. Mais il y avait eu une petite contrepartie. J'appréciait vraiment Lexa. Contre toute attente, elle était attentive, forte, loyale et extrêmement charismatique. J'avais compris qu'elle était liée aux gangs et j'avais des doutes sur un possible statut de chef. Mais elle restait très floue dans ses propos. Un côté mystérieux qui m'avait toujours attirée. Il était donc devenu impossible pour moi de la tuer. Ma famille avait reçu quelques sommes d'argent de la part du gang. Cela me rassurait, ils tenaient leurs promesses, il fallait que je tienne la mienne.

Le temps passait et Lexa commençait à avoir des doutes sur moi. Même si je savais qu'elle m'aimait, cela ne lui empêchait pas de ne pas me faire confiance à cent pour cent. Je pouvais la comprendre, même moi ne lui faisait pas complètement confiance. Je me suis toujours demandé si cela aurait été différent sans les arrières plans, sans ces gangs, sans le contexte de la prison. Je ne voulais pas que notre relation soit trop forcée, mais elle était coureuse de jupons et j'étais une charmeuse terrible alors les pièces du puzzle n'attendant qu'à s'assembler. Mais au fur et à mesure, notre relation s'était ternie. Je voyais que Lexa avait des vues sur d'autres détenues, plus spécialement la petite blonde, la nouvelle. Je jouais encore le jeu, je faisais semblant d'être jalouse. Parce qu'au fond, je ne lui en voulais pas. Lexa avait bien haïr de haïr les gangs, elle m'avait avouée avoir fait partit de l'un d'entre eux avant qu'il ne soit dissous. Pour moi, elle n'avait plus rien à avoir affaire avec eux. Mais c'était loin d'être le cas.

Après un peu plus d'un an passé en prison, je fus libérée. La première chose a laquelle j'avais pensée était de rendre visite à ma famille. J'avais appris qu'ils avaient déménagé en Californie, je décidai donc de passer par San Francisco. Grâce à l'argent que m'avait envoyé mon frère et les économies que j'avais faites en prison, je pris un billet d'avion direction la côte ouest. J'était un peu perdue, je n'avais aucun moyen de joindre ma famille, je n'avais pas eu de nouvelles d'eux depuis un bon moment. J'avais trouvé un appartement là-bas pour séjourner le temps de trouver un moyen de rejoindre Los Angeles. Mais un soir, alors que je descendais la poubelle, je heurtai de plein fouet, un homme qui s'était brusquement mis sur mon chemin.

« Désolé ma petite, mais y'avait une petite contrepartie dans tout ça.

- Quoi ? »

Je vis une lame beaucoup trop grande pour être celle d'un couteau passer devant mes yeux. Ce fut mes dernières paroles.

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Jour numéro 155

Nathan ferma la portière de sa voiture et monta les marches du porche presqu'en trottinant. Il se racla la forge, arrangea le col de son polo pour la énième fois, passa une main dans ses cheveux avant de vérifier l'heure sur sa montre. Il était pile poile à l'heure. Sans plus de cérémonie, il toqua à la porte qui s'ouvrit quelques secondes plus tard.

« Hey Nathan, toujours à l'heure à ce que je vois !

Son sourire avait le don de le rendre heureux.

- Salut Bryan, je ne change pas mes habitudes !

- Vas-y entre !

Nathan ne se fit pas prier et entra dans la maison de Bryan. Le jeune homme vivait dans une grande maison en colocation avec Murphy, Jasper et Monty, à quelques kilomètres de la prison. Aujourd'hui, ils avaient décidé d'organiser une petite soirée avec des amis et d'anciens copains de fac. Bellamy et Lincoln étaient aussi de la partie. Miller entra et salua tout le monde avant de rejoindre Bryan qui s'afférait en cuisine pour préparer les apéritifs.

- Je crois que tu vas avoir besoin de mes talent de barman, rigola Nathan en prenant une bouteille de Malibu dans ses mains.

- Comme d'habitude ! Merci Nathan !

Le brun sourit avant de s'approcher du blond qui plaça la dernière mini-pizza sur le plateau. Il appela Bellamy qui se montra immédiatement et la lui donna, en lui ordonna d'aller le poser sur la table du salon pour que tout le monde puisse se servir. Une fois le Blake reparti, Bryan s'approcha du chef des gardes et posa sa main sur la bouteille qu'il tenait.

- T'as bon goût, lui dit Nathan avant de lui adresser son plus beau sourire.

- Hé bien, c'est rare de voir tes dents ces jours-ci, répliqua Bryan.

- Ouais, c'est moche ce qu'il se passe à Arkadia en ce moment, se confia-t-il.

- Je sais… j'arrête pas de penser à Reyes, j'avoue avoir été un peu déçu. Et puis Lexa…

Bryan secoua la tête et Nathan enroula un bras autour de ses épaules pour l'enlacer.

- Ce sont des grandes filles, elles vont s'en sortir, tenta de le rassurer le brun.

- Heureusement que Pike est contrôlable, réfléchit le plus jeune.

- Heureusement… marmonna Bryan, bon et si on parlait d'autre chose ?

- Oui ! Je voulais savoir si tu aimais les cornichons, répliqua le garde tout sourire avant de s'éloigner de Bryan qui lui attrapa le bras et le força à rester proche de lui.

- Non en fait… j'ai pas trop envie de parler, chuchota le chef des gardes en rapprochant dangereusement son corps du sien.

- Hm… je vois…

Bryan teasa le brun en rapprochant ses lèvres des siennes sans qu'elles ne se touchent, lui arrachant un sourire dénué d'innocence. Il laissa sa main gauche caresser les côtes de Miller, puis ses abdos et ses pectoraux pour aller se nicher derrière son con et rapprocher son visage du sien pour finalement l'embrasser sans grande chasteté.

- BUT ! hurla Murphy du salon ce qui fit sursauter les deux gardes qui se séparèrent.

- Je pense qu'on va aller servir ce qu'il reste, dit Nathan dans un sourire.

- On reprendra ça plus tard. » lui répondit Bryan avant de lui faire un clin-d'œil.

Quelques minutes plus tard, les deux tourtereaux entrèrent dans le salon, équipés de plateaux qui contenaient le reste des apéritifs. La musique battait son plein, certaines personnes étaient entassés devant la télé, à fond dans le match qui était diffusé, d'autres étaient devant le buffet et discutaient tranquillement tout en mangeant et d'autres dansaient sur la piste de danse improvisée. Nathan s'écarta un peu pour aller servir Murphy et les autres qui avaient les yeux rivés sur l'écran. Bryan alla saluer ses anciens copains de fac et leur servit des chips et des tomates mozzarella. Alors qu'il prenait des nouvelles d'une amie qu'il avait perdue avec la distance, il capta le regard de Nathan sur lui. Celui-ci lui fit un clin d'œil ce qui eut le don de lui donner le sourire. Il appréciait vraiment le chef des gardes.

La soirée battait son plein et même si le groupe de Bryan n'avaient pas prévu masse d'alcool, certaines personnes étaient plutôt mal en point. C'était le cas de Bellamy qui avait enchaîné les bières et les cocktails très louches que lui avait concocté Jasper à chaque fois qu'il perdait à leurs jeux bizarres aux règles inventées sur le coup. Bellamy n'était pas très chanceux, la victoire était inconnue de son vocabulaire lorsqu'il jouait avec ses amis. Résultat, il était allongé par terre, dans le jardin et parlait aux étoiles. Lincoln le voyait au loin, assis sur une chaise, sous le porche en compagnie de Murphy qui draguait la sixième fille différente de la soirée. Le garde en eut vite marre et s'éloigna de John pour aller rejoindre le Blake qu'il voyait marmonner et gigoter malgré la pénombre.

« Mahhh, je suis désolé Octaviaaa… la prison ça craint trop… t'es plus une petite fille… OoooOOOooo-

- Je vois que tu ne pètes pas la forme, rigola Lincoln qui s'assit aux côtés de Bellamy.

- Lincoooooln… railla le Blake, tu crois qu'elle me pardonnera un jour ?

Lincoln sourit avant de lever la tête pour regarder à son tour, les étoiles. Elles étaient parfaitement visibles en cette nuit chaude de fin d'été. Le ciel était dégagé et le fait qu'ils étaient plutôt loin de New-York, réduisait la pollution lumineuse.

- Elle me déteste, ajouta le jeune garde.

- C'est ta sœur Bellamy, finit par dire Lincoln, c'est une fille bien et toi aussi tu es un garçon bien. Si tu veux qu'elle te fasse à nouveau confiance, il faudra que tu fasses tes preuves.

- Je sais pas… je l'ai envoyé ici, je m'en veux tellement.

- Ce qui est fait est fait, soupira Brown, tu ne peux pas revenir en arrière.

- Si seulement…

- C'est pour cela que tu dois aller de l'avant. Protège ta sœur Bellamy. Et puis, elle ne va pas sortir dans très longtemps. Sept mois c'est presque rien.

- C'est une éteeeernité…

- Bon alors Blake, on n'a pas survécu aux cimetières de Jordan ? railla Murphy qui s'avançait vers eux.

- C'est dégueulasse ! se plaignit le frère d'Octavia.

- Qu'est-ce que tu fais John ? demanda Lincoln en voyant le gardien des enfers tripoter ses mains.

- Je m'en roule une, dit-il comme s'il s'agissait d'une évidence. T'en veux ? C'est d'la bonne.

- Non merci, répondit le métis, je savais pas que tu…

- Je sais que t'es sportif et clean Brown, c'est bien, ricana John avant de sortir un briquet de sa poche.

- Il vaut mieux que personne ne sache que tu consommes ça, réfléchit Lincoln.

- Ouais je sais, j'peux me faire virer et tout, mais je m'en fiche. Ils ont besoin de moi à la prison et tant que ça reste entre toi et moi, j'vois pas où le problème.

Lincoln hocha doucement la tête et décida de se lever. Il salua ses deux collègues avant de se diriger vers la maison. Il savait que rester près de Murphy était rester près des problèmes. Il savait aussi que Murphy en possession de drogue était une très mauvaise chose. Il était là lorsque Raven s'était faite arrêtée, c'est lui qu'elle a d'abord menacé. Il ne voulait pas faire de conclusions hâtives, mais le jeune garde commençait d'ores et déjà à douter de l'innocence de John dans cette affaire. Il fallait qu'il en parle à quelqu'un. Il pensa directement à une personne en particulier et une fois qu'il fut à l'intérieur de la maison, il traversa le salon – non sans galérer puisque tout le monde s'était mis à danser – et monta les escaliers. Il connaissait bien la maison et avait vu celui qu'il chercher monter quelques minutes avant. Il traversa le couloir et chercha sa chambre qu'il trouva sans soucis. Mais alors que sa main se posait sur la poignée de la porte, des bruits l'interpellèrent et le stoppèrent net.

- Hmm… ohh… oh oui…

- Hmmm continue… ahh… Miller… »

Lincoln fit les gros yeux et éloigna brusquement sa main de la poignée comme s'il avait été électrocuté. Pas besoin d'en savoir plus pour savoir ce qu'il se passait de l'autre côté de ces murs. Il soupira avant de prendre le chemin inverse et de descendre pour aller rejoindre les autres sur la piste de danse. Il fallait qu'il se vide un peu la tête et pense à autre chose que Murphy et sa drogue ou encore ce qu'il venait d'entendre. Il règlera cette affaire plus tard.

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Jour numéro 156

« Vous avez compris ?

- Gné ?

Miller secoua la tête pour se reprendre. La soirée d'hier avait eut raison de lui. La fatigue l'avait gagné, il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Quelle idée de faire une soirée un dimanche soir. Il pensait qu'il arriverait à encaisser, mais c'était trop dur. Il était actuellement dans le bureau de Thelonious pour un debrief et une préparation pour la semaine. Il avait beaucoup de mal à se concentrer et Bryan en était aussi pour quelque chose. Lorsqu'il repensa à ce qu'il s'était passé cette nuit, un léger sourire se dessina sur son visage et Thelonious plissa les yeux avant de se racler la gorge.

- Miller !

- Oui ! répliqua le brun en sursautant, désolé monsieur Jaha…

- Avez-vous suffisamment dormi ?

- Heum… pas trop…

- Je vous veux à cent pour cent Miller. Avec l'arrestation de Reyes, il faudra redoubler de vigilance.

- Toutes mes excuses…

- Bon… tu peux disposer.

- Merci monsieur Jaha. »

Miller se leva de son siège et sortit du bureau. Une fois la porte fermée derrière lui, il bailla à s'en décrocher la mâchoire et entama sa marche dans le couloir de l'administration en se grattant les yeux. Il sentit la présence d'une autre personne à ses côtés et sursauta une nouvelle fois en reconnaissant Pike.

« Pas très sérieux pour un chef des gardes, railla-t-il.

- Je suis un humain, répondit Miller quelque peu ennuyé.

- Je ne vois pas pourquoi ils t'ont choisi, tu n'es pas très sérieux dans ce que tu fais.

Miller s'arrêta et se tourna vers lui. Il lui lança un regard meurtrier malgré la fatigue et croisa les bras. Pour rien au monde il n'allait s'abaisser face à Pike, au contraire, il fallait qu'il lui montre qui était le chef ici.

- Charles Pike, dit-il après s'être raclé la gorge, êtes-vous en train de dire que je fais mal mon travail ?

- Pas à ce point mai-

- D'accord. Je tiens à vous rappeler que c'est moi le chef des gardes et que contrairement à certains, j'ai été capable de garder mon poste pendant plus de deux ans sans problèmes. Et je compte régler ceux qui sont en cours immédiatement. Maintenant si vous voulez bien m'excuser. »

Miller reprit sa marche avec colère.

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Jour numéro 158

Luna arriva dans le dortoir des whites et chercha, un peu paniquée, le box d'Octavia qu'elle trouva sans problèmes puisque la Blake était en train de s'énerver parce qu'elle n'arrivait pas plier sa couverture. La latina se posa à l'entrée du box et regarda la brune secouer ses draps pendant quelques minutes, grommelant des insultes dans un langue qu'elle ne connaissait pas.

« Toc toc, finit par dire Luna ce qui attira immédiatement l'attention de la plus jeune.

- Ohh Rodriguez, comment tu vas ?

- Ça peut aller mieux, répondit Luna en haussant les épaules, c'est en quoi que tu parles, allemand ?

- Grec, soupira-t-elle, mais ce sont les seuls mots que je connais. Assied-toi !

Elles s'assirent sur le lit de Clarke qui avait été parfaitement bien fait.

- C'est à propos de Reyes… débuta-t-elle.

- Dis-moi tout.

- Je suis persuadée que ce n'est pas elle… elle a été piégée. Avant qu'elle ne s'en aille, elle m'a dit que ce n'était pas elle.

Octavia hochait doucement la tête en écoutant les paroles de Luna qui ne pouvaient paraître plus sincères. Elle savait à quel point Raven était importante pour Luna et vice versa. L'arrestation de la mécanicienne l'avait touchée au plus haut point.

- J'ai besoin de ton aide Blake… il faut qu'on ramène Raven.

Octavia inspira profondément. Depuis que Raven avait été jetée au trou, elle ne savait plus quoi faire. C'était comme si elle avait perdu espoir, Raven était un petit rayon de soleil à Arkadia. Elle était appréciée de tout le monde, ce qui était plutôt rare dans cette prison. Octavia broyait du noir et avait réfléchi à plusieurs moyens de ramener la latina parmi elles, sans succès. Ce n'était pas comme avec Lincoln. Mais elle avait aussi oublié une chose : elle n'était pas seule.

- Comment est-ce que tu comptes t'y prendre ? demanda la Blake.

- Je ne sais pas encore. Il faut qu'on parle aux gardes.

- Tu veux que je demande à Lincoln ? Il n'a aucun contact avec les gens du QHS… réfléchit Octavia.

- Merde… je me vois mal demander à Miller. C'est un bon mais il nous fait rarement des traitements de faveur.

- On va quand même demander, ça coûte rien je pense !

- Oui tu as raison. »

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Jour numéro 159

Bellamy était de surveillance à la cour, comme à son habitude. La pluie de l'autre jour avait rafraîchit les températures et il y avait beaucoup de monde à l'extérieur du bâtiment. Les détenues pouvaient profiter de la cour sans avoir à mourir sous les chaleurs écrasantes, tout comme le jeune garde. Il était positionné sous un arbre et regardait les latinas qui discutaient autour d'une table un peu plus loin. Ses pensées étaient rivées sur Raven. Il se sentait coupable. Comment est-ce qu'il était passé à côté de ça ? De la drogue circulait dans la prison et il n'avait absolument rien vu venir. Il se rappela de son altercation avec Pike, Murphy et Echo de l'autre jour. Il ne regrettait pas d'avoir pris la défense de la détenue, au contraire, il savait qu'il avait fait la bonne chose. Mais il se disait aussi que si Pike et Murphy n'était pas aussi à cheval sur la possession d'objets de contrebande, de la drogue n'aurait jamais été trouvé dans les poches de la mécanicienne. Mais alors qu'il était plongé dans ses pensées, du mouvement dans son champ de vision attira son attention. A sa plus grande surprise, il comprit que c'était sa sœur qui s'était positionnée juste à côté de lui. Malgré le fait qu'au moins deux mètres les séparait, il appréciait sa proximité. Il mit ses mains dans les poches, il mourrait d'envie de lui parler, mais il ne savait pas vraiment quoi lui dire. Il se sentait comme un adolescent qui s'apprêtait à avouer ses sentiments à une fille. Alors qu'il était un garde de prison avec une détenue qui n'était autre que sa peur.

« Je suis désolé pour Reyes, finit-il par dire après plusieurs minute de silence total.

Il se tourna prudemment vers sa sœur qui regardait la cour. Elle aussi avait les mains dans les poches. Il savait qu'elle et Raven étaient de très bonnes amies. Soudain, il se mit à penser que sa sœur pourrait elle aussi être en possession de drogue, après tout, c'était pour cela qu'elle avait arrêté. Son absence l'aurait peut-être poussé à recommencer.

- Raven Reyes est comme une sœur pour moi, répliqua Octavia ce qui sortit brusquement Bellamy de ses pensées. Elle est loyale, vraie et franche. Elle a déjà eu des antécédents avec la drogue mais je la connais par cœur. Jamais de la vie elle ne se serait procuré cette merde de son gré.

Bellamy soupira doucement.

- Et enlève-toi ça du crâne, je n'ai pas touché à ça depuis que je suis ici. Pas une fois. Je ne le ferais jamais.

Bellamy soupira une nouvelle fois. Il le sentait dans sa manière de parler, de se tenir, dans le ton de sa voix. Octavia n'était plus la même. Elle avait grandi, mûri, sculpté une personnalité forte et, aux yeux de son grand frère, indépendante.

- Merci quand même, ajouta la Blake au bout de plusieurs secondes de silence.

- Je ne connais rien de ton histoire ici, tes amies, tes ennemies, ton vécu. Je n'ai rien à dire, tu es grande, tu as le contrôle de ta vie.

- Si j'ai atterri ici c'est parce que je ne l'avais pas il me semble, ricana-t-elle en mentionnant bien évidemment son frère.

- Octavia je suis sincèrement désolé. J'ai déconné. Quel genre de frère envoie sa petite sœur en prison pour des conneries de jeune âge ? On fait tous des bêtises. Et clairement, certaines femmes qui sont ici en ont fait des grosses. Bien pire que ce que tu as fait. J'ai été égoïste, le métier de gendarme m'est monté à la tête. Alors je comprends si tu me déteste et que tu ne veux pas me parler.

- T'inquiète, je te déteste bien comme il faut, répondit la plus jeune. Mais tu fais des efforts alors je vais pas te rejeter toute ma vie. De toute façon j'ai plus beaucoup à tirer.

- Hm je sais… Si jamais il y a quoi que ce soit que je pourrais faire, tu me le dis.

- Est-ce que tu as des contacts au QHS ? demanda soudainement Octavia en se tournant vers lui.

- Pourquoi ?

Octavia leva les yeux au ciel.

- Hm oui, j'ai un collègue qui a été transféré là-bas. Des nouvelles de Reyes c'est ça ?

- T'as tout compris.

- Bon je vais voir ce que je peux faire. Il faut que j'aille surveiller la laverie. »

Il salua sa sœur d'un bref signe de main avant de s'éloigner d'elle et de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Il soupira tout l'air présent dans ses poumons une fois qu'elle n'était plus dans son champ de vision. Il avait réussi à avoir une conversation à peu près normale avec sa sœur et il était heureux. Même si elle le détestait, elle lui parlait et c'était déjà beaucoup pour lui. Ses efforts finissaient par payer. Il arriva dans la laverie à l'heure et salua les quelques détenues qui étaient présentes. Très vite, son regard se posa sur Echo qui discutait avec Niylah tout en pliant des uniformes sortis du sèche-linge et qui s'approcha de lui lorsqu'elle le vit entrer.

« Blake, chuchota la latina.

- Hm ?

- Merci pour la dernière fois.

Bellamy ne comprit pas tout de suite à quoi elle faisait mention, mais lorsqu'il retrouva ce souvenir bien caché au fond de sa mémoire de poisson rouge, un « aaaaahhh » pas très discret sortit de sa bouche ce qui attira le regard des autres détenues. Il se racla la gorge avec autorité pour se reprendre et détourner les regards posés sur lui avant de lui répondre.

- C'est pas grand-chose. Au trou pour du mascara, c'est n'importe quoi.

- Tu es différent.

- Différent ? répéta-t-il soudainement intéressé par la brune.

- Oui. Comme Lincoln. Tu remplis ton devoir avec une vision de la justice admirable.

- Merci beaucoup, dit-il avec sincérité. Et… je suis désolé pour Reyes.

Echo soupira doucement avant d'attraper le prochain uniforme à plier.

- Ça me fou en rogne. Je ne sais pas qui lui a donné cette merde, mais Raven avait déjà des problèmes avec ça et elle a morflé sévère. Elle s'était promis de ne plus jamais y toucher. Je mise sur le chantage pour ce coup-là.

Bellamy haussa les sourcils, surpris par la certitude dont faisait preuve la détenue. Elle n'avait aucune preuve concrète qui soutenait ses propos.

- Pourquoi miser sur le chantage ? demanda Bellamy avec curiosité.

Echo se tourna vers lui et le regarda droit dans les yeux, les sourcils froncés, ce qui le figea. Pourtant, ce n'était pas un regard mauvais. Mais il n'était pas très amical non plus.

- Je te l'ai dit, elle a promis de ne plus jamais y toucher, répéta la latina.

- Oui, ça semble logique.

Il nota ce fait dans un coin de son esprit.

- J'espère qu'elle s'en sortira, reprit-il avec un sourire retenu.

- J'espère aussi. » répondit Echo qui hocha doucement la tête.

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Elle avait l'une des pires sensations de l'univers le manque. Mais plus les jours passaient, plus le manque ne se limitait à la drogue. Le soleil lui manquait, la présence et les voix d'autres personnes que les gardes lui manquaient, son lit lui manquaient, l'odeur du piment et des du dortoir des latinas lui manquaient. Elle lui manquait. Elle ne l'aurait jamais cru, mais Luna était ce qui lui manquait le plus dans ce trou pourri. Luna, ses cheveux doux tout comme sa voix et ses chansons, qui berçaient encore sa conscience lorsqu'elle pensait perdre les pédales. Quelques fois, elle souvenait des paroles et les fredonnait pour se calmer. Luna, sa peau douce et ses lèvres chaleureuses qu'elle adorait embrasser à n'importe quelle heure de la journée. Luna et son corps, qu'elle adorait enlacer, sentir la chaleur s'en émaner et entendre son cœur qui battait. Il n'y avait pas de doutes. Raven était véritablement tombée amoureuse de Luna. Et elle lui manquait terriblement.

« Reyes, ça fait trois jours que t'es allongée, tu te lèves que pour pisser, tu vas mourir de soif dans pas longtemps.

Raven ne bougea pas d'un poil. Le garde, qui venait de faire irruption dans leur chambre, s'accroupit devant elle. Même si la jeune latina avait les yeux fermés, elle sentait sa présence, mais à ce stade-là, elle n'en avait plus rien à faire. Elle avait été placée en isolation et subissait des interrogatoires depuis son arrivée en QHS. Elle vivait un véritable cauchemar, être enfermée dans une boîte métallique d'à peine sept mètres carrés, écrasée par la chaleur et par la merveilleuse odeur des toilettes avait littéralement tué son mental. Elle n'avait même plus la force de parler et refuser de boire ou de ne manger quoique ce soit. Elle ne savait pas depuis combien de temps le garde était à son chevet, mais elle commençait à en avoir marre. Elle se tourna difficilement pour lui faire face et son regard vide d'émotion, décoré de gigantesque cernes se planta dans les orbes noires du jeune homme. Elle baissa les yeux et fut étonnée de voir qu'il tenait dans sa main gauche, une bouteille d'eau. Elle lut son nom sur le patch situé sur son torse. « E.M. Shaw ». Plus étonnant encore, lorsqu'elle releva les yeux pour voir son visage, elle y discerna de l'inquiétude. Elle rassembla le peu de force qu'elle avait pour prendre une grande inspiration.

- Laisse-moi, grogna-t-elle.

- Hmhm, refusa-t-il en secouant la tête. Bois-ça avant que Diyoza n'arrive sinon c'est infirmerie et tu vas morfler.

Raven ferma les yeux, mais elle n'avait plus aucune force pour refuser. Shaw l'aida à se redresser afin de l'asseoir sur son lit, ouvrit la bouteille et la donna à Raven qui la but d'une traite sous son regard toujours inquiet. Après avoir vidé la bouteille, Raven la lui rendit et Miles se releva.

- Super. Et mange ton repas ce soir. Si tu fais pas ça pour toi, fais-le pour… je sais pas. »

Puis il quitta sa cellule et l'enferma à l'intérieur. Le bruit des clés s'entrechoquant lorsqu'il cella sa cellule l'acheva un peu plus. Raven passa une main sur son visage et se rallongea sur son lit, l'esprit vide, tout comme son ventre. « Si tu fais pas ça pour toi, fais-le pour… Luna. » Elle se redressa légèrement et se laissa tomber sur le sol avant de ramper avec difficulté vers son repas, constitué d'une bouillie verte aux odeurs étranges, une bouille jaune déposée juste à côté, un verre d'eau et un gâteau sec dans un sachet. Miam. Elle prit la cuillère en plastique déposée à côté du plateau et commença à manger. Elle se retint de vomir plusieurs fois, mais elle réussit à avaler tout ce qu'il y avait dans sa bouche. De chaudes larmes coulaient le long de ses joues pour se déposer sur son plat. Elle sentait le sel de ses larmes sur sa langue mais peu lui importait. Elle voulait sortir d'ici le plus vite possible pour retrouver les autres et Luna mais aussi et surtout pour se venger de lui.


Et voilà, le chapitre et terminé ! Pfiouuu il s'en passe des choses. Bon, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Votre avis compte énormément ! La partie du début est, vous l'avez deviné, un flashback sur Costia, sa vie, comment elle a fini en prison et pourquoi elle a été tuée. Shaw fait son apparition, Bryan et Nathan concluent, Bellamy est plus déterminé que jamais et Lincoln a des doutes… Oui je sais, je sais, on a absolument aucune nouvelle de Clarke et Lexa mais ne vous inquiétez pas, elles seront là dans le prochain !

Je vous souhaite une très bonne journée/soirée et à la prochaine :D

Réponses aux reviews :

Guest : Raven n'a pas encore appris l'histoire avec Costia… pour l'instant. C'est pareil pour les autres détenues, personne ne sait encore pourquoi Murphy la faisait chanter. On saura tout dans le prochain épisode. Clarke et Lexa vont définitivement se calmer, vu ce qu'il s'est passé… On espère qu'elles vont bien. En tout cas merci énormément pour ta review ça fait plaisir ! :D

Fanny : Oui c'était une sacrée bombe, mais j'ai un peu teasé sa mort dans les chapitres précédents x) Raven va s'en vouloir à mort, c'est sûr… Et le petit moment clexa fait plaisir oui ! Oui là je suis de retour (entre guillemets) je t'avoue que je fais du 8h-18h tous les jours dernièrement c'est ultra dur de tenir le rythme mais j'essaie de maintenir un rythme de publication et surtout, il faut que je pense à la fin de l'histoire (oui déjà x)). Bref, en tout cas merci beaucoup pour ta review ! Passe une bonne soirée :D