L'expiation de Joy s'était bien passée, assura John, sa colère a été gravé et rayé de son âme. Elle était de nouveau l'ange digne de notre jardin d'Eden. Elle a désormais rejoint pleinement ma famille. J'exprimai un sentiment de fierté en la regardant s'investir dans mes écritures avec Faith.
De ma fenêtre, tout en me préparant pour mon sermon du soir, j'observais ma communauté s'épanouir. Mes enfants travaillaient dans notre jardin récoltant les fruits de leurs labeurs. Cette communauté était telle que je l'avais envisagé pour notre nouvel Eden après l'effondrement. Nous vivions en parfaite harmonie, nous nous aimions et entraidions les uns et les autres. Cependant au fond de moi se trouvait une crainte car certaines personnes de l'extérieur ne comprennent pas ce que nous essayions de bâtir. C'était pour cette raison nous formions une milice et possédions des armes. Nous devions nous défendre du mal omniprésent.
Après le repas, je convoquai mes frères et ma sœur à une réunion. Joy semblait vexer d'être mise à l'écart mais je lui ai assuré que mes messagers feraient un débriefing de l'entretient à la communauté. Nous étions alors réunis au salon, portes et fenêtres closes, tous s'assirent à la grande table, je commençai à parler : « L'effondrement approche et nous ne sommes pas prêt ; c'est pourquoi je vous ai réuni. Chacun de vous aurez des directives et devrez s'y consacrer pleinement. Premièrement, John, tu devras t'occuper des ressources aussi bien matériels qu'humaines. Nous devons protéger plus de personnes de la prophétie. De plus, nous devons pouvoir nourrir notre famille pendant 7 ans. Dans le même temps, les matériels médicaux sera indispensable mais nous ne pouvons pas en obtenir sans exercer la profession requise, tes talents seront sollicités.
Deuxièmement, Faith, tu t'occuperas de la production de « Grâce » nous devons rassurer les craintes de mes enfants et les calmer si nécessaire. Cependant, les effets de la Grâce ne marchent pas ou ils ne sont pas assez puissants sur certaine personne. Je te demande donc de les améliorés.
Dernièrement, Jacob, tout reposera sur la tâche que je vais te confier auquel cas les travaux de John et Faith seront inutiles. La construction de trois bunkers sera cruciale pour notre survie. Un bunker sera construit dans chaque région. C'est toi qui t'en occuperas. De plus, tu constitueras notre arsenal en vue de notre défense face aux pêcheurs délaissés derrière ce jour fatidique. Bien sûr, tu entraîneras notre famille. L'avenir de notre famille dépend de chacun de vous. Avez-vous maintenant des questions à me poser ? »
Je scrutai leurs visages, j'y vis de l'angoisse car la prophétie n'était plus que de simples mots mais bel et bien une réalité. Ils surent qu'ils n'avaient pas le droit à l'erreur. « N'ayez crainte Dieu nous offrira son aide ». À ces mots, John posa une première question : « Les bunkers ne seront pas prêt avant plusieurs années où stockerons-nous les ressources que Jacob et moi auront acquise ?
— Nous les stockerons au sein du complexe, dans la grange et si cela ne suffit pas ton Ranch fera l'affaire.
— Si je devine bien, Joe, nous serons en charge d'un bunker chacun de nous. Lors de l'effondrement où iront-nous tous ? et toi dans lequel seras-tu ? intervint Jacob.
— Toute notre famille, excepter quelques personnes, iront dans le bunker de John qui sera le plus grand. Quant au tiens et celui de Faith serviront de stockage, arme et Grâce, et seront surveillé par quelques fidèles de confiance, affirmai-je en voyant le regard perplexe de frère aîné.
— Dois-je m'occuper de Joy en même temps ? reprit Faith.
Joy, mon petit agneau fragile semblait être prête à s'endurcir, renforcer sa force intérieure. Mais mes hésitations à me montrer dur et sévère à son égard lui causait du tort, car ma surprotection attisait les jalousies. C'est pourquoi, je décidais à mon grand regret de me séparer temporairement d'elle.
— Joy commencera son entraînement avec Jacob pour devenir un de nos Élus.
— Elle est trop faible pour être une Élu, s'empressa Jacob avec mépris.
— Cette pour cela que je te sollicite, rend-la forte et digne, lui suppliai-je.
— Serais-je libre de mes mouvements ? Aucun reproche sur mes méthodes ? Je te le demande car j'ai entendu dire qu'elle devait être ménagé pour sa confession, retorqua- t-il.
Indigné par ce propos, mon regard se tourna vers John qui baissa la tête aussitôt, honteux de son mouchardage. Avec un soupir vaincu je le regardai avec un avertissement même je savais que Jacob n'avait pas peur de moi.
— Dans la limite du raisonnable, oui.
Au fond de moi, je savais que Jacob pouvait être aussi cruel que John et je priai intérieurement qu'il ne dépassera pas les limites. Mon but était de la renforcer et non de la briser.
