Bonjour,
Je tenais à vous remercier tous d'avoir lu ma fanfic. j'espère que celle-ci vous a bien divertie et plu.
Je travaille actuellement sur la suite, je pense la publier le 15/02. En attendant, je posterai quelques OneShots humoristiques (enfin je l'espère).
Suggestion Musicale est à la fin du chapitre.
Enjoy :)

« Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises, murmurai-je à l'oreille de mon ancien ami en citant l'apôtre Jean.

Je me suis tourné vers Jacob en faisant signe à tous les autres de quitter la pièce. Je regardais Jacob qui avait été qu'un simple spectateur jusqu'à maintenant. Je pris une lourde décision pour notre protection au nom de mes enfants. Dans le salon, Jacob et moi sommes resté seuls avec le pasteur à demi-conscient et ensanglanté. Jacob s'est approché lentement vers la posture stoïque du pasteur, alors que je le suivais du regard : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. »

Ce verset fut le dernier à être entendu par le Pasteur Jérôme Jeffries, avant qu'une balle se logea entre ses deux yeux tirés de l'arme de Jacob. Mon ancien ami n'était plus de ce monde et je priais pour qu'il trouve le repos éternel. Son sang éclaboussa les meubles à l'impact et l'odeur de la poudre envahissait l'air de la pièce. Malheureusement seule les tâches de sang peuvent être lavées, pas la conscience. C'était la première fois que j'assistais à une exécution, mon esprit était étourdi et mes oreilles bourdonnaient. Il me fallut beaucoup de temps pour contrôler ma nausée avec quelques lentes respirations. J'aurais aimé procéder autrement mais l'incorruptibilité du pasteur aurait menacé l'avenir de ma famille par la justice des hommes. Je n'avais pas eu le choix, je devais le faire. Le nettoyage du lieu et du corps a été confié à deux de mes enfants. John, étant un bon avocat, trouvera une parade pour qu'Eden's Gate ne soit pas inquiété. Tout en quittant la pièce, je jetai un dernier regard au corps inerte et meurtri, il était désormais aux côtés de Dieu qu'il a vénéré toute sa vie.

Pendant le trajet en voiture menant à l'adresse qu'avait confessé le défunt. Je pensais à différente approche à adopter pour amener Joy, ou Emma Lewis peu importe, à revenir parmi nous. Sans l'interruption du pasteur au cimetière, Joy serait avec moi et lui serait vivant aujourd'hui. Son altruisme l'a tué et non son touche-à-tout comme l'a qualifié mon jeune frère. Je repensais à ses paroles que Joy préférait la mort plutôt qu'être avec moi, ils me blessèrent, je ne pouvais pas concevoir cette idée. Je savais qu'elle m'avait aimé avant. Avant mon erreur de l'envoyer à Jacob, alors qu'elle n'était pas assez préparée au changement psychologique, sa fugue avait été le résultat de son doute sur moi. Je me répétais que j'aurai du mieux l'encadré, anticipé ses réticences et être encore plus patient. Je l'aimais et je ne voulais pas la perdre d'une quelconque manière. Je gardais espoir que tout pouvait s'arranger, qu'elle reviendra ; elle sera heureuse avec nous comme avant. Son sourire si doux, si pure reviendrait avec nos paroles douces et nos gestes affectueux.

Je me rappelais lors de sa première nuit avec nous, quand ses sanglots m'avaient attiré dans sa chambre alors que je passais devant. Je me suis couché auprès d'elle, ses pleurs furent oubliés par mes paroles réconfortantes alors que je la berçai dans mes bras. Nous étions restés ainsi jusqu'à l'aube ; écoutant son cœur battre au côté du mien d'un même rythme. Depuis j'avais décidé de la garder auprès de moi. Nous étions si paisibles que je ne troquerais ce souvenir pour rien au monde.

Nous sommes rentrés dans le camping de Silverlake, bien qu'il fût 21 heures les propriétaires étaient encore présent et ils nous ont indiqué le mobile-home d'Emma Lewis. Au fur et à mesure que nous approchions ledit mobile-home, j'étais surexcité de la revoir. Mes frères et les deux fidèles qui nous accompagnaient, attendaient mes ordres pour entrer de force et emmener Joy. Le mobile-home était médiocre, un deux pièces, sobre. Elle méritait mieux que ce taudis pensai-je. Malgré les rideaux aux fenêtres, l'éclairage intérieur permettait d'entrevoir les mouvements de Joy et ses cheveux. Elle avait changé sa couleur chocolat pour un noir ténébreux. Les traits de son visage étaient moins fatigués, sa corpulence s'est améliorée depuis nos retrouvailles au cimetière. Dans la cuisine où elle se trouvait semblait bien équipé d'une cuisinière encastrée dans le comptoir de bois. Le réfrigérateur affichait quelques notes et photos que je ne pouvais malheureusement pas distinguer. Joy se dirigea vers celui-ci et attrapait deux bières. Ma Joy par mon absence s'adonnait aux péchés de ses parents. Mes pensées se tournèrent vers le destinataire inconnu de la seconde bouteille, l'attente ne fut pas longue.

Mon cœur s'arrêta un instant lorsque j'aperçus un jeune homme tenant compagnie à ma douce enfant, assis sur le canapé. La scène qui se déroula sous mes yeux ressemblait à un film romantique, ils mangèrent des parts de leurs pizza et burent leurs bières tout en regardant la télévision. Cet homme était peut-être un client ou un simple collègue qu'elle avait rencontré à son travail dans le repère des pêcheurs, le Spread Eagle. Leurs relations resteraient peut-être amicales espérai-je mais alors que je contemplais la scène j'en doutais. Je voyais les yeux de ma très chère Joy pétillés accompagnant leurs rire lorsque le jeune homme racontait une plaisanterie. Joy le contemplait en lui offrant le sourire identique qu'elle me destinait autrefois, elle riait à ses blagues. Un pincement au cœur suivit de larme torturai mon esprit. Une partie de moi, mon pire ennemi : l'empathie. Elle me submergeait en m'incitant à laisser à Joy ce bonheur. Un combat se faisait rage en moi car une autre partie était égoïste voulant la garder à mes côtés sans son consentement. Hélas que gagnerai-je en l'obligeant à être avec moi, si ce n'est plus de haine et de colère. L'enthousiasme de son retour à laisser place à l'affliction. Mais l'impatience de mes frères attendant toujours mon signal, me sortit de mon conflit intérieur.

Le signal ne viendra pas car je finissais par accepter cette dure réalité : je l'avais perdu. Je voulais qu'elle soit heureuse et qu'elle connaisse le bonheur même s'il ne durera pas.

En vérité, elle reviendra, j'en étais certain. Au moment de la dernière récolte, elle sera emmenée et protégée de l'effondrement dans notre porte sacrée, le bunker de John. Elle fera partie à nouveau de notre famille et son amour d'antan pour moi renaîtra car je serai toujours son père et elle sera toujours mon enfant. Néanmoins pour le moment, mon regard paternel ne cessera pas de veiller sur elle. L'effondrement arrive et je l'attends avec impatience.

Os iusti meditabitur sapientiam,

Et lingua eius loquetur indicium.

Beatus vir qui suffert tentationem,

Quoniqm cum probates fuerit accipient coronam vitae.

Kyrie, fons bonitatis.

Kyrie, ignis divine, eleison.

O quam sancta, quam serena,

Quam benigma, quam amoena esse Virgo creditur.

O quam sancta, quam serena,

Quam benigma, quam amoena,

O castitatis lilium.

Kyrie, fons bonitatis.

Kyrie, ignis divine, eleison.

O quam sancta, quam serena,

Quam benigma, quam amoena,

O castitatis lilium.

Lilium – Kumiko Noma (Elfen Lied)