Source : Exonerated By thecouchcarrot
What's up bitches ?
Après vous avoir laissé mijoté pendant une semaine, voici la suite (avec un petit clin d'œil à une des revieweuse qui se reconnaîtra peut-être ^^)
Pas sûre de pouvoir publier la semaine prochaine, le chapitre est long et je suis pas certaine d'avoir le temps de le traduire au vue de mon boulot (remplacer les collègues, c'est le pied!). Je répondrais au reviews demain soir because là je repars bosser dans quelques heures ^^
Sur ce...
Enjoy !
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Vingt minutes plus tôt
« Je ne quitterai pas ce bureau tant que vous ne m'aurez pas donné de réponse claire, » lance calmement Anna, une main plantée sur le bureau d'Harvelle. « Allez-vous ou n'allez-vous pas lancer un mandat d'arrêt contre Monsieur Goodwin ? »
Harvelle se masse les tempes en la regardant vertement. « Comme je n'ai eu de cesse de vous le répéter au cours de ces trois dernières heures, » gronde-t-elle, « cela reste encore à confirmer. »
Sam soupire et s'enfonce un peu plus dans le plastique inconfortable de sa chaise. Celle-ci est un peu trop petite et il s'y sent mal à l'aise.
« Ce n'est pas suffisant, » dit Anna, le ton aussi tranchant qu'une lame de rasoir. « Il ne s'agit pas que d'une simple affaire de jugement, des vies sont en jeu. Des menaces de mort risquent d'être proférées. Il ne sera en sécurité nulle part dans le pays, aussi longtemps qu'il vivra. J'arrive pas à croire que vous puissiez traiter la vie d'un homme de façon aussi détachée ! S'il était question de votre frère, ou de votre partenaire Garth – »
« Ça suffit ! » proclame Harvelle en repoussant sa chaise alors qu'elle se lève. « J'en ai assez entendu ! »
Sam se redresse.
Anna bascule sur son autre jambe en croisant les bras, une lueur sauvage se reflétant au fond de ses yeux marrons. Elle est l'avocate la plus jolie que Sam n'ait jamais rencontré, la plus calme également. Ce n'est que maintenant qu'elle s'attaque à Harvelle qu'il se rend compte que son silence n'avait rien à voir avec de la timidité – ce n'était qu'un instinct carnassier.
« Je ne peux pas vous faire de promesses en l'air, » dit Harvelle. « Vous le savez très bien, Lawrence, vous savez que je ne peux rien promettre. Il n'y a pas que la vie de Goodwin qui est en jeu dans cette affaire. » Elle ramasse un dossier se trouvant sur son bureau et pointe une photo en direction d'Anna. « Voici Jenny Cleese. Elle a disparu au cours de sa dernière année de maternelle. Son corps a été découvert par un randonneur qui a surpris son chien en train de mâchouiller son omoplate. » Elle extirpe une autre photos du dossier. « Olivia Hartwell, la deuxième victime de la première série de meurtre du Lac Madeleine. Si elle n'avait pas été tué, elle aurait eu treize ans le mois prochain. Elle serait en route pour son premier cours de danse. » Harvelle bazarde les photos sur son bureau avant d'extirper toute une gerbe de papier. « Puis il y a eu Jacob Smith, Elizabeth Johnson, Benjamin Foley, Jesse Schwartz, Kenny Whidbey, Gabriela Chavez. Et à présent Camden Rodebaugh. » Harvelle a les yeux brillants et la mâchoire dressée alors qu'elle tend le dossier à Anna. « Alors vous savez quoi, Lawrence ? Si vous voulez que j'y aille "mollo" avec Castiel, vous n'avez qu'à demander la permission à Monsieur Chavez d'abord ! Vous n'avez qu'à vous pointer chez lui deux jours avant Noël pour lui expliquer que l'homme qui a laissé un poil pubien collé à la jambe de sa fille est libre parce que vous refusez de nuire à sa réputation. » Elle balance le dossier dans les mains d'Anna, sa lèvre supérieure se tordant. « Vous gênez pas, allez-y. »
Anna agrippe fermement le dossier mais ne cille pas sous le regard intense d'Harvelle.
Sam se lève en réajustant sa veste. « Sauf votre respect, Agent Harvelle, » déclare-t-il, « je pense que vous trouverez d'autant plus difficile d'expliquer à Monsieur Chavez que vous avez contribué à la fuite du meurtrier de sa fille parce qu'il était plus facile pour vous de lancer un mandat d'arrêt contre Castiel Goddwin. Je ne pense pas que Monsieur Chavez sera impressionné par votre entrain à procéder à une arrestation s'il s'avère qu'un nouveau cadavre vient frapper à votre porte. »
Harvelle plisse les yeux, mais ne rajoute rien.
Elle est en train d'hésiter. Il peut le sentir. Il connaît ce sentiment, lorsque l'adversaire est sur le point de trouver un compromis...
Soudain, Garth fait irruption dans la pièce, plus déterminé et concentré que jamais. « Agent Harvelle, » dit-il, « les résultats sont là. »
Harvelle aspire une goulée d'air en reboutonnant sa veste. « Veuillez m'excuser, » dit-elle à Anna et Sam. « J'ai une enquête à poursuivre. » Elle quitte le bureau à la hâte et suit Garth le long du couloir.
Sam garde les yeux rivés sur le couloir après son passage, un frisson désagréable lui remontant la nuque. Il jette un œil à Anna. « Vous ne pensez pas... »
Anna s'empare de sa veste posée au dos de sa chaise. « Je ne pense pas, » dit-elle. « Je le sais. Ils l'ont retrouvé. »
Sam se passe une main dans les cheveux. « Merde. Qu'est-ce qu'on fait ? Je n'ai pas – je n'ai jamais – »
« On fait ce qu'on sait faire de mieux. » Anna sort ses clefs et les brandit autour de son doigt tout en lançant un large sourire à Sam. « En route, country boy. Allons pister les ambulances. »
[…]
« Il me faut trois unités avec gyrophares, et sans sirènes, » ordonne Garth. « Harvelle va prendre la tête au sein du GIGN. On se bouge les gars ! »
L'agitation se répand comme un tourbillon dans le commissariat. Les officiers sanglent leur équipements, passent des coups de fils, et se ruent à l'intérieur des fourgons et des voitures de patrouilles. Garth est aux commandes radio, veillant à ce que les lignes de communication demeurent sans encombres tel un chef d'orchestre. L'agent Harvelle bondit à l'avant du fourgon du GIGN en essayant de ne pas se laisser gagner par l'adrénaline.
Les voitures de patrouilles ouvrent la voie à l'aide de leur gyrophares, leur permettant d'atteindre la résidence Singer en un temps record. Harvelle jette un coup d'œil dans le rétroviseur et constate avec une certaine jubilation qu'aucun avocat ne se trouve dans les environs.
[...]
Sam s'agrippe à la portière en écrasant instinctivement son pied à l'endroit où devrait se trouver la pédale de frein. Anna Lawrence conduit comme une folle furieuse, et il a présentement peur pour sa vie.
« Si seulement on avait une sirène ! » grogne-t-elle. « J'en reviens pas qu'on les ait perdus ! » Elle emprunte si violemment le virage que ses freins protestent.
Juste au moment où Sam est sur le point de suggérer une brève réévaluation de leur stratégie, le refrain de Sweet Cherry Pie transperce l'habitacle à plein volume.
« C'est mon téléphone. » Anna l'extirpe de sa poche et le lance en direction de Sam. « Vous pouvez regarder qui c'est ? »
« Une certaine Amanda Rice ? » l'informe-t-il.
Anna écarquille les yeux en brûlant un stop. « Eh bah, décrochez dans ce cas ! Est-ce que vous avez la moindre idée de qui c'est ? »
[...]
Harvelle ressent cette sensation unique de jubilation terrifiante qui accompagne toujours une chasse à l'homme. Il est ici, dans la demeure des Singer. Il est monté par la fenêtre de derrière. Elle savait qu'il reviendrait, qu'il prendrait de stupides décisions et ferait machine arrière en direction de la ville, de sa famille. Tous ce qu'elle a misé jusqu'à maintenant est en train de porter ses fruits.
Ce n'est qu'une fois sur les lieux que sa chance commence à tourner.
« On a une visibilité directe qui donne sur la chambre, » lui signale un officier installé derrière son écran à l'arrière du fourgon. « La visibilité laisse à désirer, mais... il y a deux personnes dans la chambre. Je pense que notre homme se trouve sur la droite. »
« Il est toujours dans la chambre ? » demande Harvelle, surprise. McMurtie garde un œil sur toutes les issues et il n'en a pas empruntée une seule, mais Harvelle pensait qu'il serait au moins parti se terrer dans le sous-sol.
« Affirmatif. » L'officier marque une pause, se racle la gorge, et pointe du doigt les silhouettes floues se détachant sur l'écran. « J'ai conscience que ce n'est pas vraiment flagrant, mais je connais ce genre de vidéos, et, bon, vous allez avoir du mal à le croire, mais euh, il semble qu'il soit en plein, euhm, ébat sexuel. »
Harvelle serre le poing en jurant dans sa barbe.
L'officier lui jette un œil. « Vous n'êtes pas aussi choquée que ce à quoi je m'attendais. »
« Nous étions déjà au courant, je pensais seulement que – » Elle s'interrompt en secouant la main. « Peu importe. Bouclez-moi le périmètre, je veux des hommes sur le toit, les fenêtres et les issues. »
L'offensive se met aussitôt en place.
Les agents du GIGN se déploient le long de la toiture, le bruit de leur pas étouffés par la pluie battante. D'autres se postent à l'avant ainsi qu'à l'arrière de la maison, mais également sous la fenêtre du premier étage. Ils prennent position –
Et une autre personne entre dans la chambre. Une femme de petite taille aux courts cheveux brun avec une arme à la main.
« C'est le shérif Singer, » panique l'officier. « C'est le Shérif. »
« Merde, » marmonne Harvelle, les yeux rivés sur l'écran. Elle enclenche le microphone. « A toutes les unités, attendez mon signal. La situation se complique. »
Les silhouettes dans la pénombre de la chambre s'agitent, dévoilant des traits masculins. Elles se rapprochent de la fenêtre. Le pluie s'estompe jusqu'à ne former qu'une fine couche de bruine, dégageant le champ de vision – il s'agit de Castiel et de Dean, complètement nus, se faisant arrêter par le shérif singer.
Dean tend alors le bras derrière lui et braque une arme sur le Shérif.
Harvelle sent sa gorge se resserrer.
Elle appuie à nouveau sur le microphone. « Le complice est armé, » dit-elle. « Faisons en sorte d'apaiser les tensions. »
Trente secondes plus tard, la division Bravo se faufile à l'arrière de la maison en gravissant l'escalier pendant que la division Charlie s'introduit par devant afin de sécuriser l'entrée. La division Alpha, quant à elle, saute du toit et se rue sur la fenêtre du premier en brisant la vitre avant de lancer une grenade lacrymogène et de débouler dans la pièce. Un des agents se saisit du Shérif Singer et l'entraîne hors de la chambre. Deux agents du GIGN plaquent Dean au sol en le désarmant, pendant que Goodwin est immobilisé et menotté. Harvelle attend que les gazs se dissipent avant d'entrer dans la pièce, armée de son gilet par balle, et d'allumer la lumière.
C'est étrange. Elle savait que ce moment viendrait, elle s'y était méticuleusement préparée, et pourtant... Harvelle ne peut s'empêcher d'être déçue. D'une certaine manière, elle avait vraiment voulu faire confiance à Dean, et elle commençait tout juste à croire qu'il jouait franc-jeu avec elle. Sa malhonnêteté lui cause plus de préjudice qu'elle ne le devrait.
Tout le monde fait des erreurs.
« Bande de – » Dean tousse en s'étouffant à moitié, les yeux rouges et larmoyant. « Bande d'enfoirés. Où est mon putain d'avocat ? »
« Il arrive. » Harvelle le scrute de haut en bas. « Où sont vos vêtements? »
La lèvre fendue de Dean se tord en un rictus. « Harvelle, sale – » Elle voit clairement l'insulte remonter le long de sa gorge et lui brûler les lèvres.
Puis, curieusement, il baisse la tête et s'affaisse sous l'emprise des deux hommes le retenant à genoux sur le sol. « Putain, » gémit-il, en grimaçant de douleur. « Putain, Harvelle, j'allais – » Sa respiration devient sifflante et sa voix se brise. « J'allais vous appeler... »
Harvelle croise les bras. « Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? »
Dean roule exagérément des yeux dans sa direction. Il est à genoux, à poil, meurtri, les yeux larmoyant, brisé.
« Nous étions au courant pour votre relation avec Castiel, » déclare nonchalamment Harvelle. « Nous avons fouillés votre maison de fond en comble, après tout. Et disons simplement que si les tapis pouvaient parler... »
Il cligne des yeux en tournant son regard vers le plafond, l'humiliation lui colorant la nuque et les joues par vague.
Harvelle hausse les épaule. « Je pensais quand même qu'il y avait une chance pour que vous nous appeliez. »
« Mais vous n'en étiez pas sûr, » rétorque Dean d'une voix rauque. « Alors vous avez posté un de vos hommes devant la maison pour me surveiller. »
L'agent Harvelle sent son agacement redoubler d'intensité – allant au-delà de l'habituelle irritation qui émane de son quotidien, plus comme une rage personnelle frémissant à petit feu. « Et encore heureux que je l'aie fait, » claque-t-elle, « étant donné que vous avez pris le shérif Singer pour cible. »
Dean détourne le regard en dilatant les narines.
Elle se tourne alors vers l'homme agenouillé près du lit, les mains attachées derrière le dos. « Castiel, » lance Harvelle, « vous êtes bien silencieux. »
« Cas. » Dean secoue la tête. « Surtout ne prononce pas un mot. »
Cas reste muet. Il a la tête tellement baissée que son menton touche sa poitrine.
« Castiel Goddwin, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Gabriela Chavez, » continue-t-elle. « Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit à un avocat. Si vous ne pouvez pas vous en payer un, il vous en sera commis un d'office. Avez-vous compris vos droits ? »
Castiel ne répond pas.
« Goodwin. C'est à vous que je m'adresse. » Harvelle fait un signe aux agents se trouvant à ses côtés pour qu'ils le remettent sur pieds. Elle lui redresse le menton afin de plonger son visage dans la lumière. « Avez-vous compris vos droits ? »
Il la fixe avec un regard vide et creux, les yeux rouges, humides et... sombres. Ses pupilles sont étrangement dilatées, leur noirceur englobant le bleu de ses iris.
Harvelle sent ses poils se hérisser. C'est exactement comme dans le livre.
Dean se débat contre l'emprise des deux hommes, luttant péniblement pour se jeter vers Castiel. « Il est en état de choc ! » s'écrie-t-il. « Relâchez-le ! Il lui faut un docteur ! »
« Pardon pardon ! Les avocats sont dans la place ! » provient une voix depuis l'escalier, rythmée par de lourds pas gravissant les marches. Sam Winchester et Anna Lawrence font irruption dans la chambre, l'irritation fourmillant de tous leur membres. Leur regard se posent ensuite sur Dean et Castiel.
« Nom de Dieu ! » aboie Sam. « Mais on est où ici, au Guantánamo ? »
Harvelle roule des yeux. « Je les ai trouvés comme ça. Vous n'avez qu'à demander à Jody singer. »
« Laissez-les donc enfiler quelque chose dans ce cas, nom d'un chien ! » claque Lawrence. « Aucun des deux ne semblent opposer de résistance. »
« Ça c'est parce que Dean vient d'être désarmé, » répond vivement Harvelle, « et que Castiel est dans un état catatonique. »
Les yeux de Sam se posent aussitôt sur Castiel. Ce dernier demeure silencieux, le regard dans le vide.
« Non, » lâche Dean à voix basse. « Non, non. »
« Est-qu'il... » L'appréhension qui s'empare du visage de Sam est sans équivoque. « Est-ce qu'il est en état de choc ? »
« Possible, » répond Harvelle. « Il peut également s'agir d'un état dissociatif qui se serait développé avec le temps à la manière d'un mécanisme de défense – »
« Non ! » insiste Dean, débordant d'indignation. Il se tourne vers Sam, frustré et désespéré. « Non, ce n'est pas du tout ce qui est en train de se passer ! Ils ont lu son bouquin, Meg est une sale langue de vipère, toi et moi on le sait tous les deux ! »
Lawrence s'avance d'un pas et adopte un ton calme, lequel retient toute l'attention de la pièce. « Agent Harvelle. Vous avez deux hommes en état d'arrestation, et Castiel est présentement aréactif. Il a probablement besoin d'assistance médicale. Pourquoi on l'escorterait pas au rez-de-chaussée pour laisser le SAMU intervenir, et discuter ? »
« Ou alors, » suggère Harvelle, « pourquoi on l'amènerait pas au poste pour laisser le docteur intervenir une fois là-bas ? »
«Parce qu'à la minute où vous aurez franchis le perron, vous irez au-devant des journalistes, » dit Lawrence. « Et croyez-moi, vous n'avez aucunement l'envie de donner une conférence de presse à l'heure actuelle. »
L'air suffisant qu'elle arbore à ces mots finit par faire sortir Harvelle de ses gonds. « Oh vraiment ? » rétorque-t-elle. « Vous me harcelez depuis plus de trois heures à propos de cette arrestation, Lawrence. Vous êtes littéralement à cours d'option. Et vous espérez me faire croire que vous avez un autre tour dans votre manche ? »
Les lèvres de Lawrence se retroussent en un léger sourire. « Oui, effectivement. J'en ai un. » Elle brandit son téléphone. « J'ai appelé votre légiste un peu plus tôt dans la journée, et elle m'a rappelée juste avant qu'on arrive ici. Il semble que vous ayez "oublié" de mentionner le fait que la dernière victime avait un fragment d'ongle enfoncé dans le crâne. »
Le cœur d'Harvelle vacille. Elle fait en sorte d'avoir l'air surprise.
« Ça va prendre pas loin de huit heures avant qu'on ait les résultats des tests A.D.N. » Anna dodeline des épaules. « Et si j'étais vous, j'éviterai de prendre des risques. »
Un autre coup du sort, un autre coup du destin. Parfois on gagne, parfois on perd. Harvelle fait voyager son regard de Lawrence, à Sam, à Castiel, puis à Dean.
Dean lève vers elle un regard débordant d'accusation, bien que derrière cette rancœur, elle puisse distinguer –
De l'espoir.
Ce crétin a encore de l'espoir.
Elle décide de capituler.
« D'accord, » dit Harvelle. « Allons en discuter. Vous avez huit heures. »
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A suivre...
