NDA : "WOW ! Un deuxième chapitre en si peu de temps alors que ça faisait des mois qu'elle avait rien écrit ? Est-ce un miracle ?". Je suis sûre que c'est ce que vous vous dîtes. Mais non ! Mais non ! C'est juste mes tuteurs qui sont partit en week-end sans savoir que j'avais le code de mon Précieux et en plus de n'avoir aucun devoir (vu que j'arrête les cours la semaine prochaine) j'ai pu me concentrer pleinement sur 2nd vie.
J'ESSAIERAIS de poster un autre chapitre demain (en essayant de garder un maximum de qualité bien sûr, je ne bâcle jamais ce que j'aime faire) mais je ne promets rien :).
J'apprécie la rapidité des commentaires de lys0212 et de Shirayuki Yukine ! Merci beaucoup ! x)
Voilà bonne lecture !
« -Bon… Boooonjour…? »
Danielle sentait tout son corps tendu au maximum. Elle avait pris la parole en première parce qu'elle trouvait ce silence insupportable et le regard sur elle la déstabilisait au plus au point… Et elle détestait ça. Cependant, elle eut la lucidité de commencer à parler en japonais.
Elle espérait juste qu'elle ne s'était pas trompé de mot.
La personne devant elle continua à l'observer pendant quelques instants. Quelques instants qui semblèrent des heures pour Danielle. Elle se tortilla sous ce regard bien qu'elle le retournait sans détourner les yeux.
Finalement, la personne sourit et lâcha son épaule, sentant son inconfort à travers les muscles tendus.
Sans s'arrêter de sourire, elle commença à parler très vite, et Danielle plissa les yeux en signe d'incompréhension en penchant la tête.
Soupirant, la petite se promit d'étudier plus sérieusement le japonais. Ne pas comprendre la principale langue du pays où tu habites peut devenir très vite gênant, et surtout très agaçant.
Soudain, Danielle eut une idée, on pouvait presque voir une ampoule apparaître au-dessus de sa tête.
Elle essaya doucement de faire taire l'autre et lui fit comprendre qu'elle ne comprenait rien de ce qu'elle lui disait. Ensuite, elle désigna du doigt son t-shirt et demanda :
« -Vous parlez français madame ? »
La jeune femme fronça les sourcils et parut se concentrer.
Danielle réinterpréta le geste, en répétant.
« -Français ? Vous parlez français ? »
La femme leva les yeux vers elle et sourit.
« -Oui. »
Danielle ne put s'empêcher de laisser apparaître un sourire éclatant en entendant sa langue maternelle dans la bouche d'une autre personne qu'elle ou Tatsuma. La tension entre les deux disparut petit à petit et le silence devint bien plus confortable quand l'une ne se tendait pas comme une corde et l'autre ne regardait pas la première comme si on était un étranger venu d'ailleurs… ce qui n'était pas forcément faux.
La plus jeune se sentait bien plus à l'aise. Tellement à l'aise qu'elle voulait commencer la discussion.
« -Je suppose que je devrais donner mon nom d'abord… Mais qu'est-ce que je fais si elle trouve le nom de « Danielle » bizarre ? On est au japon, et je suis sûre qu'elle va trouver ça bizarre si je donne un nom français… alors je lui donne Kei ? Ou j'invente ? Non ce serait impoli, alors, je... »
La jeune femme interrompit ses pensées quand elle entama elle-même la conversation en s'accroupissant devant la plus petite.
« -Mon nom est Akashi Shiori. Le tien ? »
L'adulte avait prononcé son nom d'une façon très lisse.
« -Sa voix est tellement douce… »
Danielle se fit cette réflexion sans vraiment s'en rendre compte. Mais elle répondit très vite quand elle vit que plusieurs secondes étaient passées alors qu'elle fixait toujours la belle jeune femme.
« -Kri… Keei… Kei ! Kei Yegunn madame ! »
Danielle était de retour dans un certain état de nervosité. Elle avait immédiatement deviné le lien de parenté entre Seijuro et elle. Ses longs cheveux rouge cramoisi étaient plus foncés que son fils mais leurs yeux étaient les mêmes, d'un rouge écarlates, même si on pouvait distinguer une légère touche de rose.
Danielle n'était pas experte dans les couleurs…
La première fois que ses yeux avaient croisés ceux de la brune, elle avait su d'où Seijuro tenait l'insistance de son regard lorsqu'il analysait les gens. La petite avait d'abord pensé au père puisqu'il était un homme montré comme sévère et important. Mais visiblement, elle s'était trompée. Ou pire, Seijuro avait hérité des deux ?
« -Quelle famille… »
Bien que toujours anxieuse, Danielle ne détournait pas les yeux. Chose dont elle était fière.
« -Kei Yegunn. Cela signifie « Heureux » (NDA : C'est approximatif, il y a plusieurs significations mais j'ai choisi celle-là). Nom japonais mais langue française ?
-Je suis demi-asiatique. »
La femme fonça les sourcils.
« -Elle ne doit pas bien me comprendre.- Oui, je dois être à moitié japonaise. »
Un silence confortable s'installa.
« -Tu veux voir Seijuro ? »
Danielle sursauta quand elle posa la question.
« -Heu non non ! Enfin, c'est… je suis pas sûre que ce soit une bonne idée.
-Pourquoi ?
-Je… C'est juste que… »
Kei se passa nerveusement la main dans ses cheveux.
« -Seijuro m'a tout raconté. C'était très courageux. »
Danielle ne put s'empêcher de plisser un peu les yeux.
« -Si vous savez, alors qui vous dit que je n'étais pas un de ses tyrans ? »
Shiori sourit en lui prenant la main. Danielle faillit la repousser mais elle s'en empêcha elle-même.
« -Parce qu'il m'a dit que « trois garçons » s'en étaient pris à lui. Et tu es une très belle petite fille. »
Les yeux de Kei s'ouvrirent légèrement et la mère rit.
Normal vu qu'on prenait Danielle quasiment tout le temps pour un garçon.
Un petit sourire timide germa sur le visage de la petite.
La jeune femme se leva, toujours la main dans celle de Danielle et se redirigea vers la chambre de son fils. Bien que la petite se sentait beaucoup moins à l'aise, elle suivit docilement.
« -Il a quel âge votre fils ?
-Cinq ans.
-Et pourquoi il était tout seul hier ?
-Pourquoi tu étais toute seule hier ? »
Danielle se retint de froncer les sourcils.
« -Vous répondez à ma question par une autre question. »
Kei attendit patiemment la réponse, sa curiosité prenant le pas sur sa politesse. Et puis, elle était une enfant, elle avait bien le droit de poser des questions embêtantes et mettre ça sur le compte de son jeune âge…
« -Seijuro et son père se sont disputés et il s'est enfuit de la maison. Il a couru jusqu'au parc et a bousculé l'un des trois garçons. Quand il s'est excusé, ils ont commencé à se moquer de lui. Il a couru dans tous le parc et a finalement décidé de monter dans un arbre. La suite, tu la connais. »
Danielle ne pouvait s'empêcher d'être émerveillée par l'aisance de Shiori lorsqu'elle parlait français.
« -D'ailleurs, comment as-tu fais pour faire fuir trois garçons à toi seule ? »
-Seijuro ne vous a pas raconté ?
-Non. »
Kei haussa les épaules, préférant se taire.
Tout à coup, Danielle se sentait terriblement mal à l'aise.
Shiori lui avait donné la force d'entrer dans la chambre sans vraiment de problèmes de confiance, mais maintenant…
La rousse avait lâché sa main pour aller s'installer à côté du lit de son fils et ils avaient les yeux rivés sur elle. Se tenant à bonne distance, elle ne savait pas quoi faire.
« -Mais qu'est-ce que j'ai ? Je suis pas une enfant de cinq ans ! Enfin si, mais... Pourquoi je suis aussi timide… non même à ce point-là, c'est même plus de la timidité, c'est de l'épouvante… »
Kei fronça les sourcils. Elle se sentait déçue et agacée par elle-même.
« -Bon… bonjour ? » Dit-elle avec son japonais fragile.
Les deux Akashi continuait de la regarder fixement.
« -C'est une manie chez eux… et avec ma voix en bégaiement, je suis pas aidée… »
Soupirant imperceptiblement pour ne pas paraître impolie, Danielle s'approcha d'un pas hésitant et lent lorsque Shiori lui demanda de s'avancer d'un geste silencieux de la main.
Elle s'approcha, s'approcha, s'approcha et les deux Akashi ne purent s'empêcher de la comparer à un petit animal sauvage en train d'approcher de grands humains.
Quand elle s'était suffisamment rapprochée, Seijuro fit quelque chose que la brune n'aurait jamais pu croire voir un jour : Le petit roux, malgré ses blessures, s'était mis à genoux avec le front sur les mains (NDA : J'espère que vous voyez de quoi je parle…).
Il commença à parler en japonais et Danielle dut se faire violence pour ne pas faire une mine bizarre. Elle essaya d'écouter attentivement ce que disait l'autre qui parlait en japonais. Comprenant toute la signification du geste, elle ne lui demanda pas de se relever tout de suite.
« -Merci, je-…- remercie-..-aide…-pour-...-jour. »
Il fallut environs deux minutes pour que les informations montent au cerveau de la petite fille. Ses yeux s'écarquillèrent et son jeune âge la poussa à être plutôt gênée par les mots reconnaissant de l'autre. Le geste accentuant le côté sincère de la scène.
« -Wow, il me dit merci ? C'est ça ?! »
Danielle ne savait pas trop quoi faire mais sentant comme si elle devait le faire, elle baissa légèrement la tête pour répondre au geste de Seijuro, même si cela la gênait énormément. S'abaisser devant quelqu'un comme ça, ce n'était pas commun.
« -Mais après tout, je suis dans un manga, le contexte même est déjà anormal. »
Kei jeta un coup d'œil sur Shiomi et vit qu'elle souriait.
La petite ne savait pas comment interpréter ce sourire.
Lorsque Seijuro se releva, Danielle fut tentée de l'aider à se remettre au lit, mais elle ne savait pas si elle pouvait, alors elle resta à sa place, immobile.
Sa mère l'aida à se recoucher et Kei en profita pour demander ce qui lui brûlait la gorge depuis le début :
« -Est-ce qu'il va bien ? »
Shiomi se tourna vers elle, toujours souriante. Seijuro, lui, était confus.
« -Oui, grâce à toi. Sans ton aide, il aurait pu se blesser plus gravement. »
Danielle fronça légèrement les sourcils.
« -Vous savez madame, ce n'était que trois petits tyrans, sa vie n'était pas en danger…
-Oui, mais ses blessures auraient pu s'aggraver si tu n'étais pas intervenue immédiatement pour l'emmener à l'hôpital.
-Il avait seulement une égratignure à la tête et une entorse n'allait pas le tuer… Mais bon on va mettre sa sur le compte de l'instinct maternelle.- Si vous le dîtes madame. Je suis contente d'avoir pu aider. »
Sans vraiment d'enthousiasme et toujours avec un peu de gêne, Kei s'inclina légèrement en recommençant à parler :
« -J'ai pris plaisir à vous rencontrer, mais maintenant, je dois rentrer. »
Avant que l'un des deux ne puissent dire quoi que ce soit, la petite sortit en trombe de la pièce et courut dans le couloir. Arrivée à l'ascenseur, elle se glissa sur le sol. Fatiguée.
« -Eh ben, c'était intense. »
Le chemin du retour fut très pénible, et surtout, très fatiguant.
De retour à la maison, Danielle s'écroula sur le canapé après avoir rangé à la hâte ses chaussures.
Elle glissa la couverture sur son petit corps et apprécia la chaleur et le confort dans lesquels elle s'était enveloppée.
Avoir le corps d'un enfant de cinq ans peut vraiment être pénible parfois.
Lorsque Tatsuma entra dans la maison et qu'il vit toutes les lumières éteintes, il fut pris de panique et s'imagina une nouvelle fois les pires scénarios dans sa tête et qui pourrait/aurait pu arriver à sa protégée.
Cependant, sa respiration se coupa quand il la vit simplement endormie sur le canapé. Soupirant de soulagement, il enleva ses chaussures et retira son manteau le plus discrètement possible.
En voyant la silhouette endormie, détendue et vulnérable de la petite fille, le jeune policier ne put s'empêcher de sourire. Elle se tenait sur le côté droit, les cheveux en désordre, le corps enveloppé dans une grosse couverture et la bouche qui était légèrement ouverte laissait entrer le petit pouce de la brune. Sournoisement, il prit son téléphone et le tout premier dossier sur Danielle Kei Yegunn fut né.
Bien que la photo soit prise sans aucune mauvaise intention, en premier lieu, Tatsuma imagina les taquineries futures qu'il pourrait lui faire lorsqu'elle serait plus âgée.
« -Plus âgée… »
Tatsuma s'étonna de cette réflexion. C'était la première fois, la première fois qu'il pensait à elle de cette façon. La première fois qu'il imaginait sérieusement un futur avec elle.
Ses yeux devinrent plus doux qu'auparavant et il se mit à rêver…
Les anniversaires, les noëls, les fêtes du Nouvel An, ses congés qu'il n'utilisait jamais, l'argent et les compétences qu'il avait acquis peu à peu à travers les années et qui lui permettait de vivre confortablement. Tout cela… Depuis le début, il était seul et avançait toujours seul.
Peut-être qu'il était temps de se poser et de vivre avec une personne qui avait besoin de lui ?
L'adulte repensa à la première fois qu'il avait vu Danielle.
Elle était frigorifiée, déshydratée, elle était mourante…
Son sang n'avait fait qu'un tour en la voyant dans cet état. Il avait ressenti le besoin de l'aider et lui qui avait l'habitude de ne pas conserver longtemps une relation amicale, principalement à cause de son caractère et de son travail, il s'était surpris à s'inquiéter, vouloir la réconforter quand elle était triste ou tendue, la soigner.
Il la chérissait. Il voulait rester avec elle et il voulait qu'elle reste avec lui.
Tatsuma caressa doucement les cheveux de sa protégée et bien qu'au premier abord elle se tendit inconsciemment à ce contact, elle s'appuya contre la main après quelques instants.
Les sourcils du jeune policier se froncèrent.
Il avait pris sa décision.
NDA : QUESTION QUI POURRAIT INFLUENCER L'HISTOIRE : Danielle et Kagami ? (Je vous laisse interpréter cela comme vous le voulez : Amis, BF, petits-amis, je-sais-pas-quoi-dire-d'autre-à-vous-de-voir, mais je vous rappelle le tempérament de feu et la "densité" de son cerveau de Kagami pour CERTAINES CHOSES).
A la prochaine ! ;)
