Bonjour a tous !
Petite suite dominicale !
Un peu de clexa, même si ça commence à vous manquer mais promis, quand les choses s'apaiseront pour elles, ça ira mieux ^^
ps : attention, petite coupure frustrante (je suis gentille, maintenant je vous péviens :p)
ENJOY
Piégées
« Il faut qu'on parte. »
« Mais Lexa, si vraiment on… »
« On ne doit pas être vues ici. Viens. »
Elle attrapa Clarke par les épaules et la porta presque pour s'éloigner du mur et de l'inscription. Au bout de 15 minutes de marche non stop, elles entendirent du bruit, des voix les appelant.
« Nous sommes là ! »
Soudain, la jolie rousse et Charlotte débarquèrent « Mais ou étiez-vous ? »
« J'ai fais une chute, j'ai glissé à cause de la pluie… »
« Décidément, vous n'avez pas de chance. »
« Ouais, on peut dire ça… »
« Nous avions trouvé du bois, mais il a plu alors… »
« Oui je comprends, venez. » Lexa et Clarke échangèrent un regard avant d'être reconduites au campement « Heureusement, nous avons réussi à faire du feu. Il commence à faire frais. »
Clarke s'assit près du feu et prêta bien plus attention au paysage environnant. En haut de leur colline, elle ne distinguait absolument rien : des arbres et des vallées à perte de vue. Clarke se rendit compte alors que, si elles étaient bien dans le domaine des Wallace, ce dernier devait au moins faire 20 kilomètres carré.
« Eliza, ça va ? » La jolie blonde sourit lorsqu'elle vit Charlotte s'asseoir à coté d'elle « Ta cheville ? »
« Tout va bien. Juste une mauvaise chute. »
« Tiens, ce sont des raviolis… »
« Chouette. »
Mais Clarke avait l'esprit ailleurs : elle ne cessait de regarder Lexa qui semblait préoccupée. Il était certain que dans tous les plans que la jolie brune s'était fait, aucun n'incluait qu'elle ne soit déjà à Mont Weather. Elle repensa alors au trajet et leur endormissement : C'était a celui qu'avait servi le gaz pour les endormir dans le bus. Non pas pour éviter que l'on repère les lieux, mais simplement pour faire passer un trajet de 8h pour un de 4.
Peut-être n'étaient-ils pas vraiment à Mont Weather mais dans un camp annexe en Pennsylvanie ou encore en Virginie ou Caroline du Nord. Etait-ce une étape avant Mont Weather ?
« Tu rêves ? »
« Huh quoi ? »
« Je disais, heureusement qu'Alycia était avec toi. »
« Oui, heureusement… »
« Melanie a dit qu'on resterait ici pour la nuit, qu'avec l'orage, il vaut mieux pas retourner au camp tout de suite. »
« Melanie ? »
« Bah… Elle. » lança Charlotte en désignant la jolie rousse de l'index.
« Ah oui ok, désolée, je suis dans le gaz… »
Charlotte lui sourit « Tant que tu vas bien. »
« Ouais… »
Mais si la soirée se passa sans encombre entre brochettes et guimauves, Clarke n'avait l'esprit que tourné vers l'immensité qui s'offrait à elle, et ne put s'empêcher de se dire qu'elle était au Mont Weather. Littéralement, elles étaient dans la gueule du loup, et si elle pensait pouvoir, une fraction de seconde, pouvoir s'échapper en sortant du Centre, il était évident, à présent, qu'elle ne pourrait plus faire machine arrière : elles étaient dedans, elles n'en ressortiraient que de deux manières : les pieds devant ou l'arme au poing.
« Ta cheville va dégonfler, ça ira mieux demain. » diagnostiqua Lexa en lui massant légèrement la cheville.
Clarke se pinça les lèvres « Tant mieux… Lex… Alycia ? »
« Hm ? »
« On est foutu hein… »
Lexa la fixa avant de soupirer et murmurer « J'ai posé un traqueur sur le mur. »
« Sérieux ? »
« Chut. J'en ai quelques uns supplémentaires. »
« Pourquoi faire ? »
« Ta copine Raven ne fait pas que coucher avec Anya visiblement. » ironisa Lexa « Elle a suggéré quelques babioles pour facilité l'infiltration… »
« Merde, elle m'a rien dit. »
Lexa sourit « Lorsque ça sera le moment, j'ai ce qu'il faut pour leur dire que c'est le moment. Avec ce traqueur, ils vont déjà comprendre que nous sommes loin de la Virginie. »
« Cool… Moi qui pensais qu'on était foutu. »
« On est pas sorti des ennuis pour autant. On est certes sur les lieux, mais la transition pour savoir comment on va accéder à l'Eden reste encore brumeuse… »
« En fait, je viens de me rendre compte qu'ils ont fait un kidnapping de masse. »
« A la fin de ce séjour, ça ne sera plus un kidnapping. Ils seront plus que consentants. »
« … »
« Repose-toi. »
Clarke n'eut pas le temps de rajouter quoique se soit que Lexa était déjà dehors, remplacée bien vite par Charlotte qui revint avec du pain « Un dessert ? »
La nuit fut courte : l'orage gronda toute la soirée, et la pluie battait sur les tentes. Charlotte ne ferma pas l'œil, collée à Clarke, tandis que cette dernière resta vigilante. Sachant à présent qu'ils étaient à Mont Weather, elle s'attendait à chaque instant à ce que des hommes débarquent et ne les enlèvent un à un, cagoule sur la tête. Evidemment, cela ne se passerait jamais comme ça. Ils seraient bien plus discrets et rusés, ils l'avaient été depuis le début.
Alors, lorsqu'au petit matin, la jolie rousse annonça qu'il était temps de rejoindre le campement, Clarke fut presque déçue.
« Ta cheville ? » lança Lexa avec un air assez concerné
« Ca va. Je gérerai la descente. » sourit Clarke
« Tant mieux. Nous devons restées vigilantes. »
« Je sais… »
« Le mouchard est installé. Le FBI devrait déjà être en route pour se rapprocher. »
« Super… Vu la taille des murs et les caméras… On oublie le coté « surprise » de leur arrivée ? »
« Patience… Nous sommes proches du but. »
Clarke aurait aimé le croire, elle aurait aimé avoir la conviction de Lexa. Peut-être l'expérience qui parlait pour la jolie brune, mais Clarke avait un mauvais pressentiment. Alors, lorsqu'ils redescendirent tous et se retrouvèrent au campement, elle fut presque soulagée de retrouver un environnement familier… Ce qui la surprit car, de familier, il n'y avait pas grand-chose finalement. Mais ils avaient réussi, on-ne-sait-comment, à faire de ce séjour un cocon dans lequel ils se sentaient en sécurité. La conséquence était visible de suite : la grande majorité avait presque peur de revenir à leur quotidien. Ils dépendaient, à présent, entièrement des membres du Cercle à qui ils faisaient entièrement confiance. Et si Clarke ne savait pas ce qu'elle savait, elle aussi aurait plongé aisément dans cet engrenage. A l'image de Charlotte qui stressait déjà de son retour au Centre :
« Imagine que je ne conviens pas et qu'ils me renvoient dans la rue… Imagine que j'ai échoué et que je ne verrais jamais l'Eden… Qu'est-ce que je vais devenir ? »
Clarke se mordit la lèvre : elle ne pouvait pas lui dire qu'ils étaient déjà à l'Eden, et qu'il n'y aurait probablement pas de possibilité de retour… Du moins seulement sous escorte de la police, dans le meilleur des cas.
L'après-midi même, l'atelier de cuisine fut un véritable calvaire pour Clarke : pour Madi, elle avait du se forcer et devenir une cuisinière débrouillarde et motivée. Mais les fourneaux n'avaient jamais été sa priorité. Sa mère lui avait donné quelques astuces, notamment lorsque Madi fut en âge de manger autre chose que ses biberons et bouillis, mais Clarke, quand elle le pouvait, se laisser aller à la facilité.
Alors, lorsqu'elle se retrouva devant ce plan de travail avec cette multitude de légumes devant elle, elle ne put qu'esquisser un rictus de mécontentement.
« Regarde Eliza ! » lança Charlotte toute fière en tendant une pomme de terre parfaitement épluchée.
« Génial… » grommela-t-elle tandis que la sienne ressemblait bien plus à une série de petites figures géométriques. Quand Charlotte le constata, elle réprima un rire mais se garda bien de lui montrer son amusement.
« Avec ma mère, on avait l'habitude de cuisiner, elle me faisait des pancakes à la myrtille. »
Clarke constata qu'elle parlait beaucoup de sa mère. Y avait-il encore l'espoir que cette femme ouvre les yeux et choisisse sa fille plutôt que son deuxième mari ? Clarke imaginait le moment où elle ramènerait Charlotte près de sa mère et où elle mettrait les menottes à ce petit con d'ado, tout en foutant le père dehors à coups de pied au cul.
Puis son regard bifurqua vers Lexa qui semblait à l'aise tandis qu'elle épluchait des concombres. Elle soupira, se demandant en quoi la jolie brune était mauvaise, puis soudain, en rigolant, imagina un stage culinaire pour tous les agents du FBI, en costar cravate.
« Pourquoi tu rigoles ? » questionna Charlotte
« Pour rien… »
Mais Charlotte n'était pas dupe, elle avait bien remarqué le subtil rapprochement entre son amie et la jolie brunette. Elle ne savait juste pas pourquoi elle ne se lançait pas.
« Tu sais qu'on fait le banquet de ce soir ? »
« Le banquet ? Pour ? »
« Je vois que tu as encore tout écouté. » railla la petite
« Rigole… Alors ? »
« On fait la fête ce soir, pour fêter la fin du stage. »
« Oh ok… J'ai pas intérêt à foirer alors… Sinon, direction l'hosto. »
Charlotte sourit avant de grimacer « Y'a pas intérêt ! »
D'aussi loin qu'elle se souvenait, Clarke n'avait jamais vu un brasier aussi grand. Les flammes semblaient toucher le ciel et caresser les étoiles. La chaleur pouvait se faire sentir à des dizaines de mètres à la ronde. Les tentes étaient dispersées en ronde autour du brasier et le buffet était disposé entre les deux plus grosses, celles des membres du Centre.
L'alcool coulait à flot, la nourriture était en profusion, les gens étaient heureux, chantant et dansant autour de l'immense feu de joie. La perspective de retourner à la vie civile aurait pu les plonger dans une déprime sans nom, mais au contraire, ils semblaient fêter ce jour comme si c'était le dernier.
Ce que Lexa remarqua en premier fut le flot d'alcool qui courait dans les veines de chacun, complètement désinhibés, ils rigolaient à gorge déployée, enchainaient les verres, alternant avec la nourriture préparée quelques heures plus tôt.
« La vache, c'est un changement radical… » s'étonna Clarke qui rejoignit Lexa près de sa tente
« Tu as bu ? »
« Nope. Je suis déjà pas trop alcool, mais celui-là je m'en méfis encore plus. »
Lexa opina « Pareil. J'ai un mauvais pressentiment. »
« Il reste deux jours avant notre prétendu retour au Centre… »
« Nous ne rentrerons pas, ça c'est certain. Maintenant, il faut voir comment ils comptent nous asservir pour que l'on reste à l'Eden. »
« On peut pas dire qu'on ait fait des choses si répréhensibles que l'on ait pas envie de rentrer… »
« Pas encore. Comme tu l'as dis, il nous reste 2 jours… Et, au vue de cette soirée, si les choses continuent comme ça, les gens pourraient se réveiller avec une belle surprise à leurs cotés. »
« Ou pas dans leur tente. » railla Clarke qui, soudain, chercha Charlotte du regard, espérant ne pas la voir en mauvaise posture.
« Elle est rentrée dans votre tente il y a une heure environ. » lança Lexa, comme si elle venait de lire dans les pensées de Clarke
« T'es flippante parfois, tu le sais. »
Lexa sourit pleinement « Complètement. »
Clarke réprima un rire mais ne put se le cacher : Lexa souriante était la version de Lexa qu'elle préférait. Quant à Lexa, les sentiments qui se bousculaient en elle la chamboulaient bien plus que ce qu'elle aurait souhaité. Pendant des années, elle avait dédié sa vie à ses études et Costia, puis à Aden lorsque sa femme disparut. Aujourd'hui, sa vie se bornait à Aden, son job et son amitié à Anya.
Mais à présent, loin d'Aden, et dans la gueule du loup, elle commençait à voir les choses autrement. Aden avait probablement raison : elle était seule, et ce, depuis bien trop longtemps. Elle qui avait porté le deuil de Costia des années durant, devait-elle maintenant passer à autre chose. Et cette chose se matérialisait-elle par une belle blonde impétueuse ?
« Hey, tu rêves ? »
« Hm ? Non, j'observe. »
« Ouais c'est ça, t'étais ailleurs ouais… Bref, j'te disais… Ca commence à devenir chaud. »
Ne voyant pas de quoi elle parlait, Lexa la fixa. Clarke lui montra alors quelques couples se tripotant aux abords de la forêt.
« Houla… »
« Ouais, y'en a qui profitent de l'appel de la nature. » railla Clarke, mais en voyant l'air grave de Lexa, elle perdit son sourire « Le… Alycia ? Hey… Un problème ? »
Lexa fronça les sourcils «Tu as bu quelque chose ? »
« Hm pas vraiment… Enfin, peut-être un soda… »
Lexa la fixa « Tu te sens comment ? »
« Bah euh… normal ? Enfin je veux dire, fatiguée mais c'est la situation je pense, mais j'ai pas d'envie lubrique si c'est ce que tu penses. »
« Quelque chose cloche… »
Devant l'air stressé de la jeune femme, Clarke se mit à son tour à observer la scène : autour du feu, les gens chantaient, dansaient, étaient plus tactiles que d'habitude…
« Tu crois que… »
« J'en sais rien… Fait juste attention à ce que tu bois. »
Clarke opina avant un léger silence ne plane « Dis… »
« Hm ? »
« Quand… Quand tout ça sera fini… Tu… Euh… »
« Oui ? »
Clarke grimaça, rendant plus difficile encore ses prochains mots « Tu comptes faire quoi quand tu auras bouclé l'affaire sur laquelle tu bosses depuis des années ? C'est genre… Une page qui se tourne non ? »
« Oui, surement. Je n'y ai jamais réfléchi, certainement parce que je ne pensais pas que ce jour arriverait. Ne crions pas victoire tout de suite, nous sommes encore loin d'avoir fini. »
« Tu pourrais venir à Polis. »
Lexa se tourna vers elle, et haussa un sourcil « Pardon ? »
Clarke inspira « C'est vrai que c'est pas LA ville du siècle mais y'a des coins sympas… Mon père m'emmenait souvent faire un tour près du lac. On y campait… Enfin, c'est un bien grand mot. On y restait la journée, c'est là que j'ai appris à nager. »
Lexa sourit « Est-ce que tu es en train de m'inviter dans ton patelin paumé ? »
« Absolument. » souffla Clarke « Et, pour ta gouverne, il est pas si paumé. C'est une des plus grosses agglomérations banlieusardes de la capitale. »
« Oh rien que ça… » railla Lexa
« Bon laisse tomber… » maugréa Clarke
« J'accepte. »
La belle blonde se tourna vers elle « Sérieux ? Attends… T'accepte quoi ? »
« Que tu m'emmènes à ton fameux lac et que tu me prépares le meilleur des piques niques. »
« Hey, j'ai rien dis sur les piques niques ! » s'insurgea faussement Clarke
Lexa lui sourit doucement « A une condition. »
« Laquelle ? »
« Que j'y amène Aden. »
Le sourire de Clarke s'intensifia « Je ne voyais pas les choses autrement. Madi sera ravie. »
Elles échangèrent un sourire qui voulait dire beaucoup tant pour l'une que pour l'autre, quand soudain, Clarke vit, du coin de l'œil, Charlotte s'engouffrer dans leur tente.
« Je… Je vais rejoindre Charlotte… Manquerait plus que ces dégénérés décident de l'inclure dans leur petite fiesta. » Elle chipa alors quelques chips « A demain ! » lança-t-elle, un clin d'œil plus tard
Lexa la regarda s'éloigner avant de rejoindre, à son tour, sa tente, espérant que la nuit se passerait sans encombre.
« Hey, tu vas dormir ? » demanda Clarke lorsqu'elle entra dans leur tente et qu'elle vit Charlotte s'engouffrer dans son duvet « Ouais… Ils font des trucs bizarres dehors. »
« Ouais, j'ai vu. On va dire qu'ils sont simplement contents d'être là et d'avoir réussi cette épreuve. »
« Tu vas pas avec eux ? »
« Houlà non, très peu pour moi ce genre de truc… M'est d'avis qu'on va peu dormir… Si tu vois ce que je veux dire. »
Charlotte grimaça et pria intérieurement pour que Clarke ait tort. La jolie blonde resta sur ses gardes, yeux ouverts, attentives au moindre bruit et mouvement près de sa tente. Il ne manquerait plus qu'un mec ayant abusé de l'alcool local se « trompe » de tente…
Mais finalement, elle s'endormit, ne pouvant rien y faire, d'un sommeil profond, d'un sommeil sans rêve.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, au bord du réveil où votre corps ne sait pas dans quel état vous êtes, réveillée ou non, Clarke sentit quelque chose de différent. Les yeux à peine ouvert, la luminosité lui fit refermer de suite. Elle se tourna sur elle-même et… Là ! Elle sentit la différence : un matelas… Rien à voir avec le fin duvet et le sol dur sur lequel elle dormait depuis le début de son excursion. C'était moelleux, c'était frais, ça sentait la lessive… Elle ouvrit soudain les yeux et se redressa. Elle n'était plus dans sa tente aux couleurs rouge et verte, elle n'était même plus dehors. Elle tourna sa tête, scannant la pièce dans laquelle elle venait de se réveiller et dans laquelle elle n'avait aucun souvenir de comment elle y avait atterri.
Une pièce carrée avec une unique fenêtre aux rideaux rose pâles. Au bout de la pièce, un bureau vierge et une chaise en bois. Au dessus était fixée une étagère avec quelques livres. Le lit dans lequel elle venait de se réveiller était un lit simple en bois avec un plaid semblant être fait main. Elle se leva et se rendit compte qu'elle était dans une tenue différente : un ensemble en lin épais. Elle nota l'absence de soutien gorge, la faisant frissonner en imaginant qu'une personne inconnue l'avait déshabillé pour la mette nue et la rhabiller.
Elle se leva et, pieds nus, elle fit le tour de la pièce qui semblait aussi impersonnel qu'une chambre de nonne. Elle se tourna vers la porte et pria pour que cette dernière soit ouverte. Elle mit la main sur la poignée quand soudain cette dernière bougea toute seule. Clarke recula d'un bond, surprise. Elle fit quelques pas en arrière, cherchant rapidement de quoi se protéger ou attaquer, mais avant qu'elle ne puisse trouver quelque chose…
« Eliza, tu es réveillée. »
La jolie blonde se figea « N… Niylah ? Mais… »
La jeune femme devant elle sourit, l'air serein, et s'approcha « Tu as beaucoup dormi. »
« Je… Mais je suis où ici ? Comment j'ai atterri dans cette chambre ? »
« Ne panique pas. »
« Je panique pas ! Je… J'aimerais juste comprendre. La veille, j'étais dans une tente, dans un duvet…. Et maintenant je suis dans un lit, dans une chambre qui n'a rien à voir de près ou de loin à une tente. On est où bordel ? »
« Calme-toi, je vais te montrer. »
Clarke enfila des chaussures et suivit Niylah à l'extérieur de la chambre pour arriver directement dans une sorte de couloir ouvert sur l'extérieur, comme les haciendas espagnoles. L'établissement était de forme carré et en son centre un immense jardin avec des bancs, des palmiers, une fontaine, à l'image du Centre.
Clarke pouvait y voir des dizaines et des dizaines de personnes, toutes habillées de la même façon, de cet habit de lin écru. Certains lisaient paisiblement, d'autres entamaient une séance de yoga dans le jardin… Une chose persistait : la sérénité ambiante.
« Je suis désolée que nous ayons du vous endormir… Mais tu comprendras que nous prenons certaines précautions. Un tel paradis se doit d'être préservé d'yeux indiscrets et malfaisants. »
« Je… Je comprends rien… »
« Il ne vous a été fait aucun mal, j'ai moi-même veillé à ce que tout soit fait dans l'ordre. »
« Mes… Habits… J'ai été… »
Niylah sourit « Je me suis moi-même occupée de toi. »
« Tous les autres ont eu le même traitement ? Charlotte ? »
« Elle va bien. »
« Sûre ? »
« Promis. Viens. »
Clarke suivit Niylah et scruta le moindre détail, et ce qui la frappa d'un seul coup fut… L'emblème du Mont Weather en mosaïques sur les murs.
« Mais… »
Niylah sourit de plus belle, une certaine fierté dans le regard « Eliza… Bienvenue à l'Eden. »
TBC
