Note de l'auteur:
Drabble écrit dans le cadre de la nuit du fof du samedi 1er Décembre 2018 sur le thème Envie.
Gellert et la choucroute.
Il a envie de retourner dans son pays mais il sait qu'il ne peut pas s'y rendre après la mort et la destruction qu'il a semé là-bas. De plus, il n'est pas près de recommencer à commettre des massacres pour le moment. Pourtant, son pays lui manque, un peu, enfin, surtout la cuisine. Il en a touché un mot à la legilimens qui a su régaler ses papilles avec de la cuisine italienne mais il sait qu'elle ne l'apprécie que peu. Elle a encore en tête son non-mage et il sait que seul le temps pourra faire en sorte qu'elle l'oublies, ou au moins qu'elle apprenne à l'apprécier lui. Il chasse vite cette pensée de son esprit et se concentre à nouveau sur sa lecture. Un peu plus tard cependant, aux environs de midi, une odeur familière commence à envahir sa demeure. Il ferme alors son livre, se lève puis se dirige à la salle à manger d'où semble venir ce délicieux fumet. Il sourit doucement quand il voit un plat contenant son repas favoris de quand il était jeune, reposer au milieu de la table et cherche Queenie du regard. Elle apparaît juste à ce moment-là, comme si elle savait qu'il était là et elle dit :
- Je me suis rappelée de ce que vous m'avez demandé, alors en voyant que vous étiez occupé, je suis allée me renseigner sur les recettes de plats typiquement allemand et me suis appliquée à préparer ceci. C'est pour vous remercier de vos efforts de comportement vis-à-vis de moi et de votre protégé. Cela vous plaît ?
Pour la première fois, il ne sait pas quoi dire tant il est touché par l'attention de la jeune femme, surtout qu'il sait bien qu'elle ne l'aime pas, même si lui commence à l'apprécier. Il lui sourit franchement puis il déclare :
- Vous avez choisis le bon plat en tout cas. J'ai toujours adoré la choucroute.
Elle lui rend son sourire et tandis qu'il mange avec ravissement, elle lui trouve un air un peu enfantin qui lui fait penser que s'il a tourné si mal avec le temps c'est que personne dans sa jeunesse n'a bien prit soin de lui. Elle décide donc qu'à l'avenir, elle s'y prendra plus doucement avec lui et restera attentive au moindre signe pouvant indiquer un malaise quelconque comme il est l'un des rares de la maisonnée duquel elle ne peut pas lire les pensées.
