Note de l'auteur:

Drabble écrit dans le cadre de la nuit du fof du samedi 1er Décembre 2018 sur le thème Chair


Cri du coeur

Elle a apprit à connaître Gellert depuis qu'elle vit en sa compagnie et se surprend à s'attacher à lui. Le matin, elle a prit l'habitude de le rejoindre au salon où il lit un livre devant la cheminée et elle prend un livre de cuisine avec elle. Parfois il lui dit un simple stop et elle regarde la page à laquelle elle s'est arrêtée. La recette représentée consiste alors un menu pour le déjeuner ou le dîner en fonction de la complexité de sa préparation. Pour celle qui est tombée aujourd'hui, elle doit aller au marché car il lui manque des ingrédients. Il veut l'accompagner, mais elle ne veut pas risquer qu'il soit éventuellement blessé par des Aurors qui seraient à sa recherche. Il finit par céder, sachant qu'il vaut mieux ne pas insister quand elle a décidé quelque chose. Il la regarde partir avec réticence et se met à réfléchir sur le moyen de la suivre. Il finit par renoncer à trouver une solution discrète et part juste après elle, voulant être sûr qu'il ne lui arrive rien.

Il transplane au marché où elle va toujours faire ses courses et il se trouve juste derrière elle. Il reconnaîtrait sa chevelure blonde et bouclée ainsi que sa magnifique silhouette entre mille car il a prit l'habitude de la suivre quand elle fait le ravitaillement. Il ne se doute pas qu'elle sait qu'il est là, car elle l'avait vu un jour où il n'avait pas été assez discret et, à vrai dire, sa présence la rassure. Elle déambule donc dans le marché sachant que le puissant mage noir ne laissera rien lui arriver. Elle commence par acheter de la viande, puis du riz puis elle passe chez le poissonnier afin d'acheter des fruits de mers et ensuite elle fait une courte pause. C'est à ce moment-là qu'elle se sent observer par des regards loin d'être bienveillants et entend des pensées pas très nettes.

Elle commence à paniquer et se met à courir avec ses achats. Des pas se font entendre derrière elle, ce qui la fait accélérer. Seulement, elle n'est pas assez rapide et elle le sait, alors elle se réfugie dans une petite rue attenante et essaye de transplaner, mais elle est trop nerveuse pour ça. Elle respire profondément pour se calmer mais malheureusement ce cours de temps de pause permet à ses poursuivants de la rattraper. Elle se rend alors compte qu'elle est dans une impasse et panique, sa tête lui faisant mal à cause des pensées des types louches qui l'entourent désormais. Il lui arrachent ses achats et ensuite ils la plaquent au sol sans qu'elle ne puisse utiliser sa baguette. Ils commencent à sourire comme des pervers puis ils lui retirent ses vêtements, du moins, ils essayent car elle se débat comme une folle. Elle est courageuse, mais cela ne l'aise en rien dans cette situation et les types s'énervent, la blessant avec des couteaux. Elle crie de douleur et perd presque connaissance alors qu'ils tailladent sa chaire sans sembler ressentir la moindre émotion.

Seulement, malgré le fait qu'habituellement elle n'entend pas les pensées de Gellert, celui-ci lui envoi un message télépathique :

« Où êtes-vous Queenie ? »

Elle reprend alors de la détermination, devinant qu'il ne doit pas être loin et elle laisse sortir un cri du coeur, alors qu'un gars fait descendre sa jupe :

- AU SECOURS JAC… GRINDELWALD !

L'espace d'un instant, son esprit embrouillé à causes des pensées de ses agresseurs et de la douleur elle avait cru que Jacob était encore à ses côtés, puis finalement elle s'est rappelé qu'il n'était pas là. En songeant qu'il ne viendrait plus jamais auprès d'elle, elle avait donc coupé sa phrase avant e crier à la place, le nom de celui qui veille sur elle. Elle entend un peu plus tard un craquement typique d'un transplanage alors qu'un des types s'est allongé sur elle, caressant sa peau nue. Elle aperçoit ensuite Gellert à l'autre bout de l'allée. Une étincelle de folie et de rage brille dans ses yeux alors qu'il dégaine sa baguette.

Les agresseurs de Queenie commencent à rire, pas du tout impressionnés par l'homme « armé » d'un « ridicule bout de bois ». Ils sont de simples non-mages et c'est sans remord que Gellert envoi à chacun d'eux des étincelles vertes sans même formuler à voix haute le sort. Cependant, pour celui couché sur Queenie, il utilise une autre méthode pour ne pas tuer la jeune femme. Il s'approche rapidement, l'attrape par l'épaule et le balance contre un mur avant de lui lancer pendant quelques minutes des étincelles rouges avant de l'achever et de faire disparaître les corps. Ensuite, il rhabille Queenie évanouie d'un coup de baguette et la prend dans ses bras avant de récupérer les courses puis de transplaner afin de retourner chez lui. Il l'installe dans la chambre qu'elle occupe et remarque alors le couteau encore fiché dans sa chair. Il serre les poings pour contenir sa colère et commence à la soigner.