Titre : Le temps meurtrier.
Affaire (+ Chapitre et épisode.) :
Douzième Chapitre – Lutte.
Elle avait vu beaucoup de chose dans sa vie. Des choses que les personnes soi-disant normales ne devraient pas voir. Pourtant, Magdalena les avaient vus. C'était très sûrement pour ça qu'elle n'avait pas peur des fantômes. Ou alors des meurtres et du sang.
Ou alors... Du tueur en série qui se tenait devant elle.
Pourtant, Maggy sentit son corps tremblait. Elle sentait une boule à son ventre. Oui. Comme à chaque fois. Elle avait peur de ne pas pouvoir protéger quelqu'un. Mourir lui faisait ni chaud ni froid. Mais laissez quelqu'un mourir lui faisait bien plus mal que sa propre mort.
« Il faut que je les protège... ! »
Ces yeux étaient plongés dans ceux du tueur devant elle.
« - Tu m'as l'air d'avoir du cran petit ! Mais... Oui ! Oui ! Des pourritures qui s'en prendront aux pauvres filles ! »
« Il faut que je protège les enfants … ! Coûte que coûte ! »
Elle se retourna et descendit les escaliers en courant sous le regard de l'homme. Elle n'avait pas vraiment enregistrer ce qu'il lui avait dit. Elle était concentrée sur une chose : protéger les enfants.
Ceux-ci étaient paniqués et couraient au hasard. Ils entendirent des bruits de pas et se glacèrent. Mais Maggy apparu.
« - Dépêchez-vous ! Cria-t-elle. Il faut qu'on sorte !
- M-Mais... L-La sortie... !
- Tout va bien, la sortie est juste là ! »
Elle pointa, du haut des autres escaliers descendant au rez de chaussés, une porte ouverte.
« - Vous courrez jusque-là ! Okay ?!
- O-Oui...
- M-Mais et toi Maggy ? S'inquiéta Genta.
- Je vais me débrouiller ! Il faut que vous préveniez la police ! Et... Protéger Ayumi-chan ! »
Elle savait très bien qu'en leur disant qu'ils devaient protéger Ayumi, il réagirait. Maggy agissait généralement plus comme un garçon qu'une fille, du moins à l'école, et les deux jeunes enfants oublié souvent qu'elle était une petite fille et non un garçon.
Ils acquiescèrent et attrapèrent tous les deux la main d'Ayumi avant de partir en courant. Elle les regarda partir et entendit des bruits de pas.
Le tueur devait alors avoir compris. Ils avaient vu son visage. Ne serais-ce que ses traits. Et il ne pouvait pas les laisser s'enfuir.
Elle ouvrit son sac et y plongea sa main pour le fouiller.
« Allez.. ! Mais il est où ?! Ah ! »
Les pas se rapprochaient. Elle enfila les gants que le professeur lui avait créée. Elle jeta un regard vers les enfants et les vus sortir.
« Ils ne penseront sûrement pas à se cacher pour ne pas qu'il comprenne qu'ils se sont enfui... Tant pis, il faut que je le retienne le plus longtemps possible et que je l'empêche de voir dehors le temps qu'ils partent... C'est facile ! … Du moins si j'avais pas ce corps... ! »
Elle grogna et exécuta son premier plan. Elle tira ces fils d'une main devant les escaliers et se fit toute petite en attendant qu'il arrive. Elle entendit les pas s'approcher. Son envie de tuer lui prit la gorge et elle posa sa main contre sa bouche pour ne pas faire de bruit.
Et enfin, il descendit les derniers escaliers menant au premier étage. Et dans le noir, se prit le fil. Celui-ci était résistant et bien coupant. Et comme elle ne l'avait pas encore utilisée, tout neuf et sans aucun problème !
L'homme tomba et s'étala au sol en grognant de douleur. Elle se releva et l'observa.
Il était grand. Et avait sûrement dans la quarantaine. Il portait des vêtements sombre et chaud malgré que l'été ne tardait pas à arrivé. Et très sûrement avait-il des armes cachés dans ses affaires.
L'homme commença à se relever. Il lui jeta un coup d'œil. Et elle commença son acte.
« - L-Les filles ! Vite partez ! J-Je vais le retenir ! Je suis un garçon moi ! C'est à moi de m'en occupé ! »
Et elle partit en courant en prenant les escaliers pour monter. Elle saisit son nœud changeur de voix et imita des voix de filles qui s'enfuyaient et continua sa route. Avec de la chance, l'homme n'avait pas remarqué qu'ils y avaient 2 garçons et 2 filles.
Il semblait même la prendre pour un garçon avec ces cheveux cachés sous sa capuche. Ce qui l'arrangée.
Elle entendit ces pas résonnais. Jetant un coup d'œil derrière elle, elle confirma que l'homme la suivait, bien remonté. Son regard se posa dehors, les enfants n'étaient plus là. Tant mieux. Elle avait le champ libre.
« - Et voilà, les cours de ce matin !
- Merci, Ran.
- C'est normal, mais tu t'es reposé au moins ce matin ? Demanda la lycéenne. »
Devant la tête de son ami d'enfance, elle se douta de la réponse négative et soupira.
« - Ran-neechan ! Shinichi-niichan ! »
Les deux se retournèrent vers les cris. Les trois enfants qui étaient généralement avec Maggy arrivait en courant, effrayé, se tenant la main. Ils s'arrêtèrent devant eux, épuisé. Ran s'inquiéta à la vue de leur état. De plus, Maggy n'était pas là.
« - Qu'est-ce qu'il y a ? Questionna-t-elle.
- M-Maggy-chan... ! Balbutia Ayumi en pleure. »
L'attention de Shinichi se tourna vers eux à l'entente du nom de l'enfant.
« - L-Le tueur en série des informations ! Continua Genta essoufflé.
- M-Maggy-chan... Là... Là-bas ! »
Les deux lycéens se regardèrent inquiet. Ils ne mentaient pas. Pas vu leur état. Ni la gravité de leur propos.
« - Ah ! Shinichi ! »
Le jeune homme s'élança en courant dans la direction qu'ils venaient.
« - Ran ! Appel la police !
- D-D'accord ! »
Elle regarda sa silhouette disparaître et s'accroupit vers les enfants pour qu'ils lui expliquent correctement la situation.
De son côté, Shinichi sortit la paire de rechange des lunettes de Maggy et les utilisa pour la retrouvée.
« Je t'en prie... ! Tiens bon... ! Maeda ! »
Le rire malfaisant résonné dans les couloirs. Magdalena se laissa tombé au sol. Son teint était pâle, sa respiration saccadée. Sa gorge la brûlé et elle ne sentait plus aucune force dans son corps.
Elle se laissa tomber contre le mur et ferma les yeux. Elle entendit clairement les pas se rapprocher. Le rire devenir plus fort.
Elle porta sa main sur l'une de ses nombreuses coupure et les fixa avec un regard vague.
« - … Kudo va encore se douter de quelque chose... »
Lorsqu'elle retira sa main de sa coupure, celle-ci était déjà presque refermé.
La porte s'ouvrit. Elle releva la tête. Le visage calme et impassible. Puis se releva difficilement. Elle sentit le regard lourd de l'homme se poser sur elle. Elle s'écarta du mur, prête à se défendre et s'arrêta au centre de la pièce, devant lui.
Et soudain, elle sentit une douleur fulgurante. Elle vit son sang giclé et ferma lentement les yeux. Son corps tomba au sol, inerte.
L'homme venait de la planter.
« - Voilà... C'est mieux comme ça... Tous les petits garçons doivent mourir... Comme ça... Comme ça ils ne feront plus de mal à personne en grandissant... C'est ça... Il faut que je nettoie la société de ces pourritures ! »
Il rit et donna un coup de pied dans le corps de l'enfant. Celui-ci valsa et sa casquette tomba. Sa chevelure blondes'étala sur le sol et le visage de l'homme se décomposa. Les cheveux de la demoiselle se mélangèrent à la flaque de sang alors que ces lunettes lui tombait sur le visage. L'homme la regarda pour être sûr de ce qu'il voyait. Il s'agissait d'une jeune fille. Il saisit sa tête entre ces mains et murmura un nom.
« Je vais mourir. »
Elle entendit la voix de l'homme ainsi que son soudain changement de comportement.
« Non. Il faut que je protège les enfants. Il ne les laissera pas s'enfuir ! »
Elle ne sentait plus son corps. Déjà qu'elle n'avait plus de force mais elle avait à présent l'impression de flotter. Son corps était léger. Ou alors était-il si lourd qu'elle ne le remarquait pas ?
« Je vais mourir. »
Le visage ensanglanté et tordu de douleur d'Akemi lui apparu. Puis, tel un film, elle revit les nombreuses morts qu'elle avait rencontrées.
« … La vie humaine est si fragile... C'est frustrant... Plus le temps s'écoule plus je ne peux que me dire qu'il a raison... Aah... J'ai envie de dormir... Il faut que je me repose... Oui... …. J'espère que Kudo s'est reposé aussi... Hein ? »
Le fait qu'elle se mette soudainement à pensé au jeune homme l'empêcha de sombrer dans un long sommeille.
« Mais- »
Une voix coupa ces pensées.
« Lève-toi, Magdalena. »
Toute trace de sommeil disparu.
« Je ne me rappelle pas t'avoir autorisé à te reposer. Lève-toi. Bat-toi. Tue s'il le faut. »
Elle entendit ces paroles vives se répétaient dans sa conscience.
« C'est un ordre. Lève-toi. »
Bonjour/Bonsoir,
Merci beaucoup de lire cette histoire, j'espère qu'elle vous plaira et que vous vous attacherez aux personnages. N'hésitai pas à corrigé les fautes d'orthographe et/ou de grammaire ! Et si vous ne comprenez pas quelque chose, n'hésitai pas à me demander des explications ! Je vais essayer de poster un chapitre par semaine.
Bonne soirée/ journée.
