Titre : Le temps meurtrier.
Affaire (+ Chapitre et épisode.) : /
Treizième Chapitre – Fragment de son vrai visage.
« … C'est un ordre ! »
Ces mots se répétèrent dans sa tête. Elle s'exécuta comme on lui avait demandé. Et elle se releva. L'homme lâcha sa tête et la fixa avec surprise. Il l'avait pourtant poignardé. D'un coup dans le cœur, tel il avait pris l'habitude de le faire.
« - T-Tu es en vie... ! »
Elle ouvrit les yeux et se frotta la nuque.
« - … On peut vraiment pas avoir deux minutes pour se reposer hein... »
Ces pupilles vertes et luisante se posèrent sur l'homme qui recula, surpris.
« - De toute façon... Je ne comptais pas rester éternellement couché sur le sol... Il est trop froid... »
Elle entendit un bruit et vit la silhouette rapide de l'homme fondre sur elle. Une moue de douleur se forma sur son visage alors qu'elle esquivait. Elle atterrit contre un casier et y jeta un coup d'œil rapide.
Le temps qu'il reprenne son équilibre, elle tira un fil qu'elle entoura autour du casier et le fis tomber.
L'homme se retrouva plaqué au sol, le casier sur lui. Elle le regarda, attendant de voir s'il se relevait ou non.
Mais, il ne bougea pas d'un poil. Lâchant un soupir de soulagement, elle regarda son gant.
« - ça marche encore mieux que ce que je pouvais rêver... ! »
Puis, elle fouilla ces poches et lâcha de nouveau un soupir.
« - Et bien sur mon portable n'est plus avec moi... J'ai dû le faire tomber quelque part... »
Et alors qu'elle s'apprêtait à quitter la pièce, ces yeux se posèrent sur l'homme. L'avait-elle tué ?
Elle aurait pu s'enfuir, mort ou non, cela aurait était de la défense. Mais, elle ne le fit pas. Hésitante, elle s'approcha de lui pour vérifier son pou.
« - … Il est juste assommé... »
Un sourire de soulagement s'afficha sur ses lèvres, elle se releva et tenta de repartir. Ces yeux s'écarquillèrent d'effroi. On venait de lui saisir la cheville. Avec une force bien plus grande qu'elle, surtout dans ce corps d'enfant.
Son regard se posa sur l'homme. Celui-ci releva la tête avec un grand sourire.
« - T-Toi aussi... T-Tu n'es qu'une pourriture ! Murmura-t-il. »
« Il faut que je parte. »
Son corps se glaça. Elle sentit sa tête tournée, tout comme la pièce autour d'elle. Elle porta sa main à sa bouche mais n'eut pas le temps de rattraper ce qui en sortait.
Entre ces doigts menus d'enfant, des gouttes de sang tombèrent au sol. L'homme n'y prêta pas attention.
« Ma tête... Elle va exploser... Mon corps... Brûle... On... On dirait... Lorsque j'ai dû prendre... Cette drogue... »
Elle grogna de douleur en portant son autre main sur son crâne prêt à exploser. Son corps se contracta, de peur et de douleur. Le tueur tenta de s'extirpait d'en dessous du casier sans pour autant lâcher la jeune fille.
Comme si le dernier fil qui la retenait venait de craquer, son regard devint vide et elle fixa sa cheville, celle que l'homme avait fermement attrapé. Elle ouvrit sa bouche, pleine de sang. La jeune fille ne semblait pu être elle-même, elle n'était seulement que son ombre.
« - Je te cherche partout... Lorsqu'on a besoin de toi tu disparais... Et tout le monde te croit mort... Et pourtant... C'est que maintenant que tu réapparais ? »
Comme si elle avait oublié sa situation, l'endroit où elle se trouvait ou même le danger de mort qui la menaçai, elle leva lentement la tête vers le plafond. Ses yeux vides fixèrent le plafond blanc sans aucune inscription.
« - Dis-moi... »
L'homme se releva et lâcha la cheville de la jeune fille.
« - … Où es-tu ? »
Une demi-seconde après, le tueur porta violemment sa main autour du coup de l'enfant et la souleva pour mieux la voir souffrir. Quelque peu épuisé, il avait un grand sourire carnassier et terrifiant. Commençant à manquer d'air et ressentant la douleur, elle afficha une légère expression de douleur mais ne réagit pas plus.
La peur avait disparu de son visage. Elle ne cherchait pas non plus à se défendre, peut être n'en avait-elle plus la force ou alors la volonté ?
On aurait pourtant dit qu'elle était déjà dans les vapes, mais ces lèvres bougeait encore. Elle parlait, ou plutôt murmurer des choses.
« - MAEDA ! »
Et elle écarquilla les yeux de surprise. La voix soudaine la coupa de sa torpeur et ces pupilles reprirent leur couleur.
Le tueur en série se prit violemment le sac de l'enfant que Shinichi avait dû ramasser quelque part, la lâcha et s'écroula au sol, cette fois-ci bien assommée.
Maggy atterrie au sol et, ne tenant plus sur ces jambes, elle tomba directement sur ses genoux. Elle fixa avec surprise le lycéen, épuisé, s'approcher.
Il s'accroupit devant elle.
« - Maeda ! Appela-t-il mais il n'eut aucune réponse. Maeda ?! Tu m'entends ?!
- … »
« C'est chaud... Rien que sa présence est rassurante... »
Encore un peu dans les vapes, le teint pâle, la gorge sèche et le corps douloureux et fatigué, Maggy observa Shinichi, tout comme il le faisait actuellement.
« Il a couru. Il est épuisé. Il est... Inquiet ? »
Le dernier mot lui sembla impossible. Mais, on aurait dit que c'était écrit sur son front : « Je suis inquiet comme pas possible. ».
Alors, suivant cela, elle réagit instinctivement. Elle posa ces mains sur sa chemise, Shinichi la regarda avec surprise, se demandant ce qu'elle faisait. Puis, elle se laissa tombé contre lui.
« - Tout va bien.
- … !
- … Les enfants... ?
- … Ils vont bien, ils sont avec Ran, expliqua-t-il calmement.
- Tant mieux... Je vais... Dormir un peu... »
Il leva les yeux sur la salle qui était sens dessus dessous. Tout comme quelques endroits du bâtiment.
« - Oui. Je suis là. »
Elle sourit, mais il ne le vit pas. Puis ces yeux se fermèrent doucement et elle sombra dans un sommeil réparateur qu'elle n'avait pas eu depuis un long moment.
« Tu en as déjà assez fait... Tu l'as retenu pendant bien longtemps... Maeda... Tu es... »
Il entendit du bruit dehors. La police était là. Tout était finis.
« … Incroyable... »
« - Maggy-chan ne peut toujours pas sortir Shinichi-niichan ? Demanda Ayumi sur le pallier de la porte.
- Non, il faut qu'elle se repose encore pendant 1 ou 2 jours, ordre du médecin, expliqua le jeune homme.
- Oooh... Bon bah on reviendra demain alors ! »
Ils saluèrent le lycéen et repartir en courant. Shinichi referma la porte et soupira.
« - Encore un ou deux jours hein... »
Il prit la direction de la chambre de la petite. Ouvrant doucement la porte, il constata qu'elle dormait encore.
« Ça va faire une semaine... Elle ne s'est même pas réveillé... »
Il soupira. La jeune fille avait était vu par les médecins, à part quelques coupures elle n'avait rien de spécial. Ils avaient alors déduis qu'elle s'était endormis d'épuisement. Pourtant, cet épuisement durée depuis une semaine.
Ces coupures s'étaient presque totalement refermé. Elle n'avait aucune autre blessure et Shinichi ne voyait pas comment il était possible qu'elle dormait autant. Pourtant, il ne l'avait pas pour autant emmener à l'hôpital.
Retournant dans sa chambre, il saisit le tee-shirt que portait la demoiselle le jour de l'accident. Peut-être les pompiers et médecins n'y avait pas fait attention ou alors avait-il préféré rien dire mais... Il y avait un trou, aussi large que le couteau du tueur, au niveau de son cœur. Pourtant, aucune blessure n'y avait était trouvé. Et ça, peu importe comment il retournait cette histoire dans son crâne, aucune explication logique ne lui venait en tête.
Il soupira et s'installa dans son lit. De loin, il entendit la télé, qu'il avait oublié d'éteindre.
« - … Oui ! Le tueur en série ! Il s'appelait John Thomson ! Il était mi-japonais mi-américain, plus jeune sa fille aurait était violé, humilié publiquement puis tué par des adolescents de son âge !
- Je vois ! Ce serait donc pour ça qu'il tuait des petits garçons ? Enchaîna l'autre présentateur.
- Très sûrement, hanté par ces souvenirs, peut être se disait-il qu'en se débarrassant des petits garçons, ils ne grandiraient pas comme ça et plus aucune jeune fille ne souffrira... »
Il ferma lentement les yeux et s'endormit plutôt rapidement. Cette semaine avait était longue et il n'avait toujours pas pu rattraper son sommeille.
–
« - ...o ! … do ! ...ooh ! KUDO ! »
Shinichi se réveilla en sursaut et regarda autour de lui, surpris. Il ne vit rien. Pourtant il entendit un soupir.
Il posa son regard vers la provenance de ce bruit et ces yeux se posèrent sur une petite fille.
« - Désoler de te réveiller alors que tu dormais si bien mais j'ai vraiment faim en fait... »
Shinichi sentit différents sentiments s'entremêler en lui. Différente pensés. Et sous sa plus grande surprise, Magdalena se retrouva dans les bras du jeune homme.
Les deux ne se rendirent pas compte de ce qu'il se passait tout de suite. Mais rapidement, le jeune homme l'attrapa par les épaules et la secoua tel un prunier.
« - Fais plus attention idiote ! Les enfants étaient effrayés ! »
Il continua de lui faire la morale comme si rien ne s'était passé.
« - … Bref ! Sors de ma chambre, j'arrive !
- … Euh... D'accord... »
Ne comprenant pas la raison, la demoiselle s'exécuta tout de même. Et une fois que la porte calqua derrière elle, Shinichi porta sa main à son visage rouge.
« - … Mais qu'est-ce que je fous moi... ? »
Bonjour/Bonsoir,
Merci beaucoup de lire cette histoire, j'espère qu'elle vous plaira et que vous vous attacherez aux personnages. N'hésitai pas à corrigé les fautes d'orthographe et/ou de grammaire ! Et si vous ne comprenez pas quelque chose, n'hésitai pas à me demander des explications ! Je vais essayer de poster un chapitre par semaine.
Bonne soirée/ journée.
