Hell-o !
Bon désolé pour l'absence mais je vous avais prévenu, je n'ai plus le temps d'écrire de trop ces temps-ci. (Et c'est pas comme si je commencais mes examens dans moins de 2 semaines). Bref~ ! J'ai eu aussi un léger syndrome page blanche aussi... M'enfin comme vous pouvez le voir c'est réglé ! Je reviens en force !
Yayue : Ravie qu'il ait pu te remonter le moral :) Si pas, ce n'est pas grave si tu ne fais pas de critique à chaque fois :) Tu n'es pas obligée de toute façon x) J'espère que ce chapitre te plaira ! Merci (pour les bonnes chance touça touça) ! Et sinon, pour les excuses, j'ai toujours besoin de me justifier ^^' Enfin c'est une partie de personnalité que j'ai ainsi x) Eh puis, c'est peut-être une activité secondaire mais pour moi c'est quelque chose d'important pour moi. L'écriture est une de mes grosses passions (avec la musique et le théâtre) et ici en écrivant, je perçois ça comme un engagement pour les personnes qui lisent. Je sais je fais une montagne pour pas forcement grand chose mais c'est comme ça x) je sais pas pourquoi mais c'est mon ressenti ^^
Helios (j'ai rajouté le "e" quand même) : Bah... une fin ainsi est fait exprès pour vouloir la suite en même temps xD C'est la "technique" du suspens ;) ... Tu m'as mis une de ces images perturbantes en tête... Donc... Pour m'encourager, tu irais jusqu'à... te...travestir en pom-pom girl...? Seulement 4 morts ? Mmm... Venant de toi m'attendait à pire x)
ButlerAndShinigamiForever (ch18) : Alexander avec le rire de Koro ?! Oh. MaiLLE. Gad. Je viens d'imaginer. C'est...c'est très...traumatisant...
Mon petit commentaire : Enjoy ! Ici, on retrouve un chapitre...avec beaucoup de détails. (ça veut dire faites attention au moindre détails U_U) Et sinon beaucoup de descriptions ! Vais pas tous dire ici mais à la fin. Voudrais pas faire du spoil ! Et sinon, c'est un chapitre un peu plus long que d'habitude. Bonne lecture !
Chapitre 19 : Mouvements
- Elisabeth Ethel Cordelia Midford, voulez-vous faire un pacte avec moi ? Et ainsi vous débarrasser de cette vengeance que vous désirez au plus simple battement de votre cœur ?
Elisabeth observa le démon devant elle. Son cœur battait à ton rompre. Par réflexe, elle recula de quelques pas, les sourcils froncés. Elle vit Alexander tendre la main vers elle, un sourire sur le visage. Un sourire qui semblait cacher bien des attentions…
- ...Bien sûr que non ! … Vous avez dû recevoir un coup sur la tête ma parole ! Les démons, ça n'existe pas. J'ai dépassé le stade de croire au conte de fées ! Vous… Vous vous moquez de moi alors que je vous soigne, loge et nourrit ! C'est totalement irrespectueux ! …J'aurais dû vous laisser dans cette ruelle ! Vos vêtements étaient pourtant suspects !
Sur cette tirade, c'est à mon tour de froncé les yeux. Pff… C'est toujours ainsi ! Vous voulez aider un humain et il vous prend pour fou ! … Bon, si c'est mon cas je peux comprendre. Mais elle ne me connait pas ! Comment elle pourrait le savoir ?!
Et puis, ils ont quoi mes vêtements ?! C'est ainsi qu'on s'habille au Enfer ! C'est pas parce que j'étais chez les humains que j'allais changer mon style de vêtement !
- Je…Je ne sais pas comment vous avez guéris mais…
- Vous savez au fond de vous que les démons existent. Regarder la vérité en face.
- Je ne vous permets pas de… !
- Vous voulez une preuve c'est ça, ma jolie ?
Je lâche un soupire exaspéré avant de faire virer mes yeux au rose démoniaque. Je la vois se tendre. Je ressens sa peur. Elle comprend que je ne dis point de calomnie. Elle comprend qu'elle se voile la face. Elle comprend pourquoi elle avait toujours eu des doutes. Elle comprend tout en ce simple instant. Maintenant, ce n'est plus mes yeux qu'elle regarde mais mes mains. Plus précisément, elle regarde mes ongles. Noirs. Elle sait que ce n'est pas du vernis. (Et puis je doute qu'on puisse trouver du vernis d'une telle couleur à ce temps-ci). Sa lèvre inférieure tremble. Elle essaye d'endiguer ses larmes. En vain. L'eau coule déjà à flot sur ses joues. Elle tremble.
D'habitude… Ce spectacle m'aurait fait sourire. Je me souviens qu'Angela haïssait que je puisse ressentir du plaisir à l'égard des autres. Du coup, j'allais dans le monde des humains juste pour me nourrir et plus regarder leur souffrance. Malgré tout, aux Enfers, je regardais parfois les humains souffrir à travers la Télévision Mentale. Je n'ai jamais vu de choses aussi marantes ! A part peut-être Ash en train de bouder…
Ici, ce spectacle me rend indifférent. Je me sens presque mal à l'aise. J'observe la fiancée de l'amant de mon ennemi. Je comprends cette douleur. Sa douleur. Celle-ci rend son âme alléchante… Je veux faire un contrat avec elle.
- Tu veux te venger de tout ça, n'est-ce pas ? De tous ces non-dits ? je lui demande ne m'embêtant plus pour être plus poli avec elle.
- Comment pourrais-tu m'aider ?! T'es qu'un démon faible qui ne sait pas se défendre correctement ! Comment pourrais-tu me protéger correctement ou m'aider efficacement ?!
Ouch… Voilà pourquoi on doit toujours faire bonne impression. Si pas, on vous prend pour un faible dès qu'on vous voit avec un peu de sang sur vous ! … Il faut que je la convainque quand même. C'est une occasion en or pour mes plans mais aussi pour remplir mon estomac une fois le contrat rempli !
- Je ne suis pas faible. Si tu m'en donnes l'ordre, je m'améliorerai. Et en plus… Un contrat confère à un démon beaucoup plus de pouvoir afin de pouvoir protéger son rep…son humain ! Je serai fort et à vos côtés ! Je ne te laisserai point, moi, ma chère. Et je serai un diable de maj…
- NE PRONONCE PAS CETTE PHRASE ! JE TE L'INTERDIS ! hurle-t-elle des larmes coulant sur ses joues.
Un léger sourire passe sur mes lèvres. Cette phrase… Tu l'as déteste, n'est-ce pas, ma jolie ? Oh je comprends tout à fait pourquoi !
- Tu… Tu ne me laisseras pas… Tu m'obéiras… Tu…Tu me protégeras… si…si je…
- Yes, my lady. Je ne vous abandonnerai pas… Quelques soient les circonstances… Quelques soient la couleur de mes ongles. Saa… Passez donc un contrat avec moi !
Elle attrape ma main. Déterminée à se venger. Déterminée à ne plus pleurer sur son sort. Déterminée à combattre pour elle-même. A tout faire… pour que le contrat soit rempli.
N'empèche que… Sa main est douce…
Sebastian n'a pas menti. Il n'a jamais menti. Jamais il ne mentira. Après tout, je le lui ai ordonné en passant mon contrat avec lui. J'arrive de mieux en mieux à gérer de nouveau mon corps. Cela me fait du bien. Autant physiquement que mentalement. Se faire nourrir est assez embarrassant… Sebastian m'aide aussi pour marcher. Il se tient devant moi tandis que je m'accroche à ses bras pour tenir en équilibre. J'arrive de mieux en mieux à tenir des choses dans mes mains mais elles retombent au bout d'un petit moment.
Sebastian m'a expliqué pourquoi j'avais du mal à revenir à contrôler mon corps. Il dit que c'est parce qu'étant possédé, on devait rien faire, on ne contrôlait rien. Du coup, au début, même si on essayait de résister, de prendre le dessus sur le possesseur, notre esprit abandonne le fait d'essayer de résister. On ne sait bouger plus rien. Alors, le cerveau comprend qu'il ne peut plus bouger. Donc il efface lentement de ses « données » le fait de savoir bouger. Et cette fonction se place alors dans la partie « reptilienne du cerveau » (là où se trouve en stand-by les fonctions primitive mais que l'on garde quand même). Ce qui fait, que le cerveau s'habitue à ses pertes de mouvement. Il comprend que ce n'est plus à lui à les gérer. Donc, il ne les gère plus. Cependant, après l' « exorcisme », il comprend que la charge du corps lui est revenue. Mais… c'est comme si il devait redécouvrir toutes les parties du corps. Tous les muscles. Tous les nerfs. C'est beaucoup à gérer d'un coup en plus. Cela fait qu'il faut un moment pour savoir de nouveau bouger correctement.
Sebastian dit que je suis sur la voie de la guérison même si je n'ai toujours pas su sortir un seul son. Au moins, il ne me traite pas comme un enfant. Il m'épargne ce supplice. Il sait que je ne le supporterais pas. Cela me fait déjà assez de mal comme ça de ne plus savoir tenir des couverts en mains alors s'il me servait son sourire narquois en plus… Je crois comprendre…comment ces personnes qui se retrouvent sans savoir bouger dû à un accident se sentent. Le corps devient la prison de l'esprit. C'est encore d'autant plus vrai dans ce cas-là. Ce qu'on a perdu une fois est perdu à jamais…Tel est la règle…il n'y a aucune exception. Ça a toujours été clair dans mon esprit. Cependant, ça démontre à quel point la vie est cruelle, non ? Je serai curieux de voir s'il y a plus de belle chose dans la vie que de mauvaise. On dit que le cerveau fait tout pour nous faire oublier un maximum des traumatismes que l'on a vécu. Or… ce fut l'inverse pour moi j'ai l'impression. J'ai presque oublié tous les souvenirs heureux que j'ai partagé avec ma famille. Ce qui est perdu une fois est perdu à jamais… Je ne sais plus réellement que « bonheur » veut dire. Seul Sebastian arrive à me faire rappeler la définition de ce mot.
Je suis assis dans le lit à côté de Sebastian. Il me lit un livre. Pas que je ne sais plus lire ! Loin de là ! Simplement, c'est encore trop compliqué pour moi de tenir ledit livre dans mes mains et je n'ai pas encore assez de précision dans mes doigts que pour tourner les pages. Je l'écoute, la tête posée sur son épaule. Glissant un peu, je tente de me relever. Sebastian me relève directement. Je lui lance un regard.
- Désolé… J'aurai du vous laisser essayer avec de vous relever moi-même… dit-il me comprenant.
J'aimerai lui dire que ce n'est rien. Evidemment, aucun son ne sort. Je n'ai plus envie de lecture… J'avance ma main et referme le livre. Sebastian hoche la tête et va ranger le bouquin. Je tourne la tête pour regarder l'horloge dans la chambre. 21h56… Il commence à se faire tard.
- Il commence à se faire tard, jeune maitre. Que diriez-vous de prendre votre bain et ensuite d'aller vous couchez ? Vous semblez fatigué.
Je fais non de la tête. Il laisse un rire passer ses lèvres.
- Non pour quelle partie ? demande-t-il.
Je fronce les sourcils. Il sait bien pour laquelle ! Pff… Idiot de démon. Je lève la main devant moi. A défaut de savoir parler, il faut utiliser les signes… Mon bras semble lourd. Vivement que je reprenne totalement possession de moi-même ! Je regarde ma main. Je me concentre dessus. J'essaie de fermer trois doigts afin de pouvoir faire un 2 et lui répondre –àcetimbécilededémonquiconnaitdéjàlaréponse. Mes doigts ont des légers sursauts. Mes doigts se rétracte tous. Je claque ma langue contre mon palet. Lentement, j'arrive à refermer mon pouce, mon annuaire et mon auriculaire. Le majeur s'est plié aussi un peu mais au moins j'ai réussi. Je sens mes lèvres s'étirer d'un léger sourire. Je les montre à Sebastian. Il sourit à son tour.
- Très bien, dit-il toujours en souriant. Faisons-vous prendre le bain simplement alors. Vous n'aurez après qu'à me faire signe quand vous voudrez dormir.
Je bouge mes jambes afin de pouvoir sortir du lit. D'abord, je place ma jambe gauche, mon genou forme un angle droit. Je sens le sol sur mes orteils. Ensuite, je fais pareil pour ma jambe droite. Mon corps glisse un peu. J'essaie de me relever grâce à mes bras. En poussant plus précisément sur mes avant-bras et mes coudes. J'arrive, lentement, à me relever. Cependant, mon tronc étant un peu plus en avant et le poids de celui-ci, je me retrouve en train de tomber de l'autre côté du lit. Je suis toujours sur le martela. Je tente de me relever mais je n'y arrive pas. Mon bras droit est sous mon flanc droit tandis que le gauche ne peut s'appuyer sur rien. J'entends Sebastian rire légèrement.
- C'était presque bien joué, bochan ! m'encourage-t-il. Ce qui m'étonnera tout le temps, c'est votre capacité à être mignon dans toutes les circonstances.
Je roule mes yeux et lui lance le regard « aide-moi plutôt que de parler pour rien, baka. » Il me relève sans mal. Je suis maintenant debout, j'essaie de marcher sans son aide. J'y arrive plus ou moins. Il doit rattraper mon équilibre que deux trois fois. Arrivé à la salle de bain, je suis plutôt fatigué. En même temps, je ne ressens pas le poids de mon corps comme d'habitude. Enfin, je me suis un peu habitué… Je m'assieds sur une chaise.
J'observe Sebastian remplir le bain d'eau. Il veille bien à ce que la température soit parfaite et à mon gout comme je ne puis lui dire comment l'ajuster. Il fait vraiment beaucoup attention à moi. Puis, il me prend dans ses bras et me dépose doucement dans l'eau. Je sais qu'il fait attention à ce que je ne glisse pas. Il commence à me laver. Je ferme les yeux et me détends. Mes paupières sont lourdes…Et la chaleur du bain n'arrange rien.
- Il me semblait bien que le jeune maitre était fatigué…
Je n'ouvre pas les yeux pour lui lancer un de mes regards. Et puis, mes paupières sont trop lourdes. Je me laisse porter par cette douce chaleur. Mes pensées s'effacent peu à peu…
D'un coup, j'ouvre mes paupières. Je suis dans mon lit, sous les draps. Oh… J'ai dû m'endormir en prenant mon bain. Je tourne la tête, je ne vois pas Sebastian. Je le cherche frénétiquement du regard dans toute la pièce. Où est-il ?! Il… Il m'a dit qu'il resterait toujours près de moi… Où…
- Calmez-vous, jeune maitre…
Je sens sa main passer dans mes cheveux.
- J'étais juste dans la cuisine afin de préparer à l'avance le petit déjeuner. J'ai fait le gâteau au chocolat que vous aimez tant.
Je tourne la tête vers lui. Sa main passe de ses cheveux à ma joue. Je me calme doucement. J'ai toujours cette réaction quand je ne vois pas Sebastian près de moi. Le fait qu'il puisse m'abandonner est une angoisse. Et par définition, une angoisse est quelque chose d'irraisonnée ! Je pose ma main sur la sienne.
- Je vous aime, jeune maitre. Ah ! Visiblement, vous rougissez toujours aussi facilement !
Je retire ma main de sa main et d'un geste un peu brusque, car mal contrôlé, je tire sur sa cravate faisant ainsi rapprocher son visage. Je vois ses joues très légèrement rosir. Je lui sers un de mes sourires narquois. Je tire un peu plus sur sa cravate afin que nos lèvres se touchent. Je redécouvre vraiment cette sensation de douceur sur mes lèvres. Il exerce une légère pression comme j'aime dans ses baisers. J'entre-ouvre ma bouche invitant sa langue à valser avec la mienne. Ce genre de contact m'avait tellement manqué. Je lâche sa cravate et il se recule doucement rompant ainsi notre baiser. Je reprends mon souffle lentement. Il se remet à caresser ma joue. On se regarde yeux dans les yeux. Cela me fait légèrement rougir. Je détourne le regard ainsi que ma tête.
- …M… m…mo…Moi…au….aussi…i…id…iot…
A suivre~ !
Bon, comme je ne sais pas quand je pourrais poster un nouveau chapitre, je n'ai pas fait une fin avec un réel suspens. J'espère pouvoir poster le prochain chapitre pour les 1 an de cette fiction. Eh oui, ça va déjà faire un an les cocos !
Sinon, sinon... J'espère que ce chapitre vous aura plus. Pour tous les mouvements de Ciel, j'ai essayé de les décrire au maximum pour qu'on se rende compte de la difficulté des mouvements qu'on arrive à faire normalement sans réfléchir. J'ai essayé de décrire au mieux. (J'ai essayé carrement en vrai. Essayez d'imaginer que votre corps est lourd et je vous jure, c'est super compliquer pour se lever du lit sans retomber ! ...j'ai manqué de tomber à terre moi).
Saviez-vous qu'à la base ? Le prologue était en fait un OS et c'était tout. J'ai laissé le choix pour continuer en fic ou pas et franchement je regrette pas ! Mais à la base, cette fiction ne devait avoir que 5-6 chapitres maximum et jamais on aurait vu d'Alexander. Sebastian aurait juste découvert, je ne sais plus comment, les sentiments de son jeune maitre, il aurait été heureux et fin ! ... ça aurait fait vraiment cours par rapport à maintenant n'est-ce pas ?
Sur ce, à la prochaine, bonne chance pour tous ceux qui ont des examens !
