Bonjour bonjour !
Enfiiin la suite, la fin du dernier était un peu cruelle j'avoue... Surtout que je savais que je ne saurais pas vraiment publier avant que je ne rentre de vacances. D'habitude, j'écris quelques chapitres sur papier, ici, je n'avais rien. J'ai encore eu un magnifique syndrome de la page blanche quand j'avais le temps d'être productive !
Sissi1789 : Peut-être n'ai-je pas brisé tes espoirs... Peut-être...
planetmoon : Lentement mais surement comme on dit !
Manon : Je sais... Je m'en excuse mais c'est dans mon âme d'écrivaine de faire de méchante fin.
Guest : Bah...Alois n'est pas vraiment fou selon moi. C'est juste le résultat des horreurs qu'il a subie (bon ça n'excuse pas tout j'en conviens). Donc pour moi Alexander est bien plus timbré qu'Alois xD Je ne veux la mort de personne -saufdesebbyparcequejelaimepas- On verra s'ils t'écoutent ! C'est plutot à moi à te remercier de la lire ! Voici la suite !
Lerugamine : Merci beaucoup ! Voici la suite !
ButlerAndShinigamiForever : (Désolé, j'espérais aussi mais ils ont dit non ._. pas très obéissant comme personnages... )
Mon petit commentaire : Ce chapitre est plus court que ce que j'ai pu déjà fournir tout simplement parce que je ne voulais pas me forcer à faire un chapitre long. Vaut mieux de la qualité que de la quantité non ? (enfin je sais même pas si c'est pour autant de la qualité xD). Enfin soit, rupture ou pas, vous allez le découvrir ! Bonne lecture !
Chapitre 39 : Rupture ?
Je regarde Ciel. Il est en face de moi. Il tremble légèrement. A-t-il peur ? Aurait-il peur de moi ? Autre chose que je remarque ce sont les larmes perlant dans ses yeux. De quoi a-t-il peur ? Soudainement, son apparence change. Ses cheveux roux reprennent leur couleur bleuté, son œil vert redevient d'une teinte bleu océan, sa taille se réduit légèrement. Son apparence, en somme, revient à la normal. Il redevient mon cher Ciel. Il n'a pas vraiment l'air de s'en rendre compte. Reprendre une apparence brutalement est généralement signe d'une grande émotion comme une peur incommensurable, une profonde tristesse ou encore une joie intense. Ici, cela semble être la peur.
D'un coup, il se jette dans mes bras. Les siens entourent ma taille, ses mains se serrant sur ma chemise. Il enfuit sa tête contre mon torse. Il me serre de toutes forces en tremblant. Je sens ma chemise s'humidifier là où la tête de mon cher bleuté se trouve. Ses larmes ont coulé.
- Je t'en supplie ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! Je suis désolé pour l'autre fois ! Je ne le pensais pas ! S'il te plait, ne me laisse pas ! pleure-t-il.
Ses mots me surprennent. Et enfin je comprends. Il se trompe sur mon intention.
Je ne comprends pas ma réaction. Dès que je l'ai vu…c'est comme si j'avais perdu tout contrôle de moi-même. En le voyant, je m'étais mis à trembler d'un coup. Les larmes étaient venues directement piquer mes yeux. J'ai eu si peur. J'ai peur. Peur de quoi ? De le perdre. De ne plus jamais le revoir. Qu'il me rejette. Qu'il me déteste. Tant…Tant de choses…
Non… J'ai réagi ainsi à cause de la peur.
Je pleurs, je le serre de toutes mes forces. Je ne veux pas le perdre ! Je ne veux pas qu'il me quitte ! Et puis… Je m'excuse, je le supplie, je crie. Je ne devrais pas ! Mais je ne contrôle pas ce que je dis ! Après tout… Je n'avais rien fait de mal la dernière fois. J'avais même reconnu mes fautes, chose rare ! C'est lui qui n'avait rien fait pour me comprendre…Pour même tenter de me comprendre. Ce…ce n'est pas à moi de m'excuser. Cependant, je continue. Je continue car je ne veux pas qu'il me perde. Et là, c'est de ma faute pour avoir demandé (enfin plus ou moins) de faire une pause.
Je ne veux pas de rupture définitive. Je le vois bien. Rien que d'y penser me contracte douloureusement mon cœur, me tord les boyaux, me peine plus que tout.
D'un coup, j'arrête de pleurer, de le supplier, de crier.
J'arrête quand je sens sa main passer doucement dans mes cheveux. Je sens qu'il me rend mon étreinte. Il me serre plus proche de lui. Il pose un baiser sur le haut de crane tout en continuant de caresser mon cuir chevelu.
Reniflant, je relève légèrement la tête pour voir son visage. Tout est silencieux. Je le vois me sourire tendrement. Il sort alors un mouchoir de nulle part et entreprend à frotter le visage afin d'effacer les larmes stagnantes sur mes joues. Quand il a fini, il fait disparaitre le mouchoir de ses mains avant de prendre mon menton délicatement entre ses doigts. Sebastian rapproche nos visages avant de sceller nos lèvres, ensemble, dans un baiser.
Mes yeux s'écarquillent doucement avant de refermer profitant du doux baiser. Ce baiser apaise mes craintes. Je doute qu'après m'avoir embrassé de la sorte qu'il me laisse. Je suis soulagé. Tellement soulagé que quelques larmes s'échappent encore.
Nous restons ainsi une minute ou peut-être deux. Je ne sais pas vraiment perdant toute notion du temps. Sebastian est le premier à briser le baiser. Sa main tenant mon menton passe sur ma joue qu'il caresse affectueusement avant de venir effacer les dernières larmes.
Je reste silencieux ne sachant quoi dire ou que faire. Il se recule légèrement avant d'aller s'asseoir sur le lit. Il m'attire près de lui et m'assied sur ses genoux. Ma tête trouve rapidement son épaule tandis que sa main retrouve le chemin de mes cheveux.
Finalement, Sebastian casse le silence, disant simplement :
- C'est plutôt à moi à m'excuser…
Sa voix est douce. Oh comme elle m'a manqué ! On ne se rend vraiment compte de ce que l'on aime quand on le perd, qu'on manque de le perdre ou quand on le retrouve.
- Ne t'en fais pas, je ne veux certainement pas rompre. Et…au vue de ta réaction… Je suppose que toi non plus ?
Toujours incapable de parler, je nie simplement avec la tête.
- Je t'aime bien trop pour ça. Tu as rendu un démon accro à toi, bien joué, rit légèrement mon corbeau.
Enfin, mes cordes recommence à bien vouloir coopérer avec moi :
- J'ai eu si peur pendant un instant… J'ai…J'ai vraiment cru que…
- Eh là, doucement, plus de larmes, dit doucement Sebastian. Je ne t'en veux pas. Si je suis venu c'est parce que je n'en pouvais plus d'attendre sans savoir. A vrai dire, j'avais peur que toi, tu me quittes. J'ai repensé à notre dispute et… je suis en tort. Evidemment, tu m'avais menti pour Alexander mais cela ne justifie pas la manière dont je t'ai traité.
- Tu sais… Je comprends que tu t'inquiètes pour moi mais là, c'était…
- Je sais, me coupe mon amant. C'était exagéré. Ma crainte a pris des grandeurs disproportionnées vis-à-vis de mes capacités à te protéger, vis-à-vis de notre lien avec le contrat toujours en place. Ce n'est pas que je n'avais pas confiance en toi ou en mes capacités… Enfin, je n'avais plus confiance en moi pour te protéger correctement alors que je savais avoir les capacités. Quand je repense à l'état dans lequel tu étais après la possession, ça me donne encore des frissons. Je m'en voulais car c'est de ma faute pour n'avoir rien remarqué…
- Tu n'y pouvais rien, Alexander avait juste bien joué son coup, je tente de le rassurer.
- Même. Je suis un des plus grands des démons et… Et là, je n'ai même pas pu voir ce qui sautait aux yeux. J'ai dû demander à mon père. Et puis… Avec mon inquiétude, ça t'a fait miroité que je n'avais pas confiance en toi et à tes jugements. Je n'ai pas vraiment voulu te croire, au début, quand tu m'as dit qu'Alexander n'allait plus rien te faire… Je ne t'ai pas cru comme j'aurais dû le faire. Tu sais ce que tu fais et ce que tu dis. Tu étais un humain incroyable…
- Mais je suis un démon…faible… Je ne peux même pas me protéger seul. Même quand j'étais humain. Je suis faible, je murmure.
- Ne dis pas ça ! Alexander a des milliers d'années en tant que démon ! Tu en as moins de deux ! Il est normal que tu ne maitrises pas tous les pouvoirs démoniaques. Il est normal que tu ne puisses pas te défendre parfaitement. Et humain, tu étais encore qu'un jeune garçon. Tu avais 13 ans. 13 ans seulement et pourtant tu résolvais parfaitement toutes sortes d'enquête. Que voulais-tu faire contre les ennemis avec ta corpulence ? Il est normal que quelqu'un veille sur toi. Il est normal que quelqu'un se charge de te protéger. Ce n'est pas une honte. Eh puis, tu te débrouilles très bien avec une arme à feu !
Je le regarde, croisant son regard. Il…le pense vraiment ? Bien sûr que oui vu qu'il ne peut me mentir. Cela me fait plaisir qu'il me dise ça. Cela me rassure. Ça me donne plus de confiance. Il a raison dans ce qu'il dit. Je n'avais jamais pensé à ça. Après tout, nous avons tellement l'habitude de nous descendre quand il s'agit de nos défauts, de ce que l'on exècre chez soit plutôt que de voir les aspects positifs en nous, nos forces. Un humain pourrait se décrire tous ses défauts. Jamais ne saura-t-il le faire avec ses qualités.
- Tu sais, dit mon corbeau, si tu étais vraiment faible, je peux t'assurer que je n'aurais jamais tombé pour toi. Je t'aime pour ta force de caractère, la manière dont tu t'es battu pour venger tes parents, ton intelligence. Jamais je n'ai aimé avant, j'ai eu des sentiments à cause –ou plutôt grâce- à toi. C'est vrai… Au début, ton âme me semblait plus tentante qu'une réelle histoire d'amour mais j'ai vite vu que je voulais plus. Plus que ton âme, je voulais aussi ton corps, je te voulais tout entier. Je crois que…si je te perdais, je deviendrai fou. Car je peux t'assurer, je suis fou de toi.
Je rougis sous ses mots. Cela me fait tellement plaisir de les entendre. Après tout, parfois dire un « je t'aime » n'exprime pas tout ce que l'on veut dire à la personne.
- Je t'aime tellement aussi, je dis doucement en rougissant. J'aime… J'aime beaucoup ton sourire, ta force, la manière dont un exécrablement parfait en toute tache. J'aime ton côté démoniaque, je me sens tellement bien près de toi. Je me sens en sécurité. Sans toi… Je me sens un peu perdu. Je…
C'est tellement difficile d'exprimer ses sentiments, de les développer. Je rougis de plus belle légèrement gêné de ces paroles à l'eau de rose. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de chose.
Je suis étonné d'entendre Ciel dire de telle chose. Jamais n'avait-il osé me faire de telles déclarations. Il était gêné de dire ce genre de chose. Alors, l'entendre me dire de telles choses maintenant me rend incroyablement heureux. Je continue de l'écouter.
- J'aime ton sarcasme, tes pâtisseries… Enfin, je veux dire, je t'aime pas parce que tu fais des patisseries ! Je veux dire… Tu me gâtais avec toutes sortes de choses…
- J'ai compris ne t'en fais pas, je lui souris.
Je l'embrasse de nouveau. J'ai envie de couvrir son corps entier de baiser tant il m'a manqué. Puis, il change sa position sur mes genoux pour pouvoir me faire face. Il enlace mon cou alors que mes mains trouvent sa taille. Il me sert fortement dans ses bras et ne dit plus un mot. Ce genre d'étreinte m'avait tant manqué.
Nous restons des dizaines de minutes comme ça. A un moment, je décide de briser le silence demandant à mon cher bleuté :
- ça a été cette enquête ?
- Une fois toutes les pièces du puzzle rassemblées, c'était du gâteau, il répond avec un petit sourire aux coins des lèvres. Cependant, Lizzy ne supporte pas ce genre de choses… Je vais rester encore un peu histoire de l'aider encore dans des enquêtes.
- Eh puis, au moins, nous avons toujours Alexander à l'œil comme cela, j'approuve.
- Tss… Tu t'inquiètes encore au final.
- Il est normal de s'inquiéter pour la personne qu'on aime, non ? je réponds avec un sourire avant de déposer un baiser sur le bout de son nez. Et mieux vaut prévenir que guérir. Même s'il y a de faibles chances pour qu'il s'en prenne à toi, je préfère faire attention. Pas que je ne te fais pas confiance mais juste que je n'ai pas confiance en lui.
- Je sais, je sais, dit-il en me rendant mon sourire.
De son initiative, nos lèvres se rencontrent en un baiser.
- J'ai pas envie d'aller souper… Je devrais alors te laisser, se plaint mon bleuté.
- Tu devras alors reprendre ton apparence plus adulte, je le préviens.
- Quoi ? s'étonne-t-il.
Visiblement, il ne s'est pas même rendu compte qu'il avait changé subitement d'apparence tout à l'heure.
Il se lève pour faire face à un miroir accroché à un des murs de la chambre. Il observe pendant un moment son visage et constate qu'en effet, il n'a plus le masque d' « Eden ».
- Je ne comprends pas… La potion de Satan doit durer plus longtemps normalement ? J'aurais du être capable de garder l'apparence plus longtemps ! Comment ça se fait ? s'inquiète légèrement Ciel.
Je me lève à mon tour et vient me placer derrière lui, enlaçant sa taille.
- Ne t'en faites pas. Comme tu as eu une émotion très vive, tu as repris ton apparence normale. Tu pourras reprendre l'autre sans problème, la potion fera toujours effet. Mais en tout cas, j'aime bien te voir comme tu es normalement. T'es beaucoup plus beau ainsi, je dis posant un baiser sur le haut de son crâne.
Les joues de mon jeune maitre se mettent à rosir quelques peu suite à mes mots.
- Eh bien… Quand tu viendras me voir… Je pourrais reprendre une apparence normale, qu'en dis-tu ? propose mon bleuté ?
- J'adorerai, je réponds simplement avec un sourire. Ton visage si mignon m'a tant manqué~
- Tes bras m'ont manqué… me répond-t-il en retour tout en se retournant vers moi pour enfuir son visage contre mon torse. Ton odeur m'avait tant manqué aussi… ajoute-t-il en prenant une grande inspiration.
- Tes lèvres sucrées m'ont manqué.
- Ton visage.
- Tes yeux.
- Ton sourire.
- Le tien aussi, je murmure. Cela fait si longtemps…
Doucement, il relève la tête vers moi et m'offre un sourire radieux.
Ses sourires sont magnifiques et sont comme des trésors car c'est rare de le voir sourire avec tant de sincérité. S'il sourit ainsi c'est qu'il est heureux. Et si mon amour est heureux alors, moi aussi je le suis.
Je l'aime et jamais je ne pourrai me séparer de lui. Jamais.
Fin un peu guimauve mais ça fait du bien parfois !
ça faisait si longtemps qu'ils n'étaient plus ensemble ! (point de vue nombre de chapitre). ça m'a fait bizarre de les écrire ensemble comme avant.
En tout cas, j'espère que vous avez aimé ce chapitre ! A la prochaine ;)
