Bonjour à tous !

Depuis quelques mois, je suis devenue (un peu) obsédée par Yuri! on ice, et j'avais vraiment envie d'écrire quelque chose pour lui rendre hommage. Bon, je ne sais pas si on peut parler d'hommage, mais en tout cas je me suis bien amusée.

Avant l'histoire, quelques informations pour éviter trop de confusions :

Yuuri désigne le Yuuri Japonais (Yuuri Katsuki) et Yuri (avec un seul u) c'est pour le yuri russe (Yuri Plisetsky).

Zolotse signifie mon chéri en russe (littéralement, ça veut dire mon or). Enfin, probablement, je ne parle pas un mot de russe à part ceux que j'ai vu dans d'autres fanfictions...

J'ai écrit l'histoire en considérant qu'elle se passe quelques mois après la fin de l'animé (et aussi après les mondiaux donc la saison (de patinage) suivante). Mais il n'y a pas vraiment de marqueur temporel alors vous pouvez imaginer ce que vous voulez.

Dans l'histoire Yuri appelle Otabek Beka parce ce surnom est utilisé partout et j'ai trop pris l'habitude de le voir. Mais honnêtement je ne sais pas vraiment d'où il sort.

Je remercie Naiia qui a corrigé ce one-shot.

Yuri! on ice ne m'appartient pas.

Après cette introduction un peu trop longue : l'histoire !

Bonne lecture !


- Yuuri ! Viens voir ce que j'ai trouvé sur Internet !

Victor était assis dans le canapé du salon qu'il partageait avec son fiancé, un ordinateur portable sur les genoux. Le-dit fiancé se précipita dans la pièce en demandant :

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Sur le visage de Victor, on pouvait voir une expression plutôt perplexe. Yuuri, qui avait déjà commencé à angoisser, soupira de soulagement quand il se rendit compte que Victor ne souriait pas (donc qu'il ne préparait rien de trop... particulier) et qu'il n'avait pas non plus un air trop catastrophé.

Remarquant que Yuuri était entré dans la pièce, Victor regarda ce dernier et lui dit :

- Regarde... C'est sur un site de vente Japonais.

Yuuri s'assit a côté de Victor et se mit à rougir dès qu'il vu ce dont parlait le russe.

- Ils... On a le droit de faire ça ? commenta Yuuri d'une voix pas très assurée. Et d'où sort cette position ? Et comment est-tu tombé sur cette page là ? Tu mets ton propre nom dans les moteurs de recherche ?

- Yuuri, tu changes le sujet de la conversation qui n'est pas comment ou pourquoi je suis arrivé ici, mais pourquoi cette chose existe. Et ce qu'elle est.

- Le site dit que c'est "une figurine, reproduction fidèle du patineur Victor Nikiforof". Reproduction fidèle ?! Depuis quand est-ce que tu te tiens comme ça ?

En effet, on pouvait voir sur le site une figurine représentant Victor, habillé tout en noir, chemise légèrement ouverte et ses patins au pied. Le petit personnage se tenait debout, les bras écartés, et le postérieur mis en valeur d'une façon peu subtile.

Victor fit défiler les photos disponibles et Yuuri rougit encore plus.

- Les photos où on me voit - enfin, où on voit ma figurine - de dos sont particulièrement réussies !

- Comment est-ce que tu peux dire ça ? Je ne sais même pas quoi répondre. Sauf peut-être que ça ne m'étonne pas.

- Yuuri, cette figurine est magnifique ! Tu penses qu'il y en a des comme ça avec toi ou avec d'autres patineurs ? Je vais aller chercher !

- Non non non ! Hors de question ! Je préférais mourir plutôt que de voir plus de figurine comme ça.

Pour appuyer son propos, Yuuri prit l'ordinateur portable des mains de Victor. Ce dernier protesta mais devant le regard noir de son fiancé, il se tut.

Yuuri plaça l'ordinateur hors de la portée de Victor, qui se mit à bouder.

- Tu n'es pas drôle du tout.

Yuuri déposa un léger bisou sur la joue de Victor, qui sourit.

- Ou peut-être un peu, ajouta-t-il.

Le japonais s'approcha de la fenêtre, contempla la vue pendant quelques instants et dit :

- Tu veux sortir ? Il fait beau, on pourrait sortir Makkachin.

- Oui !

Victor se leva du canapé, prit la même position que celle de sa figurine et fit un petit tour sur lui-même.

Yuuri, le visage fermé, se retourna pour sortir de la pièce et commenta :

- Tu refais ça ne serait-ce qu'une seule fois et je retourne au Japon.

.
oOo
.

Quelques jours plus tard, quand les deux fiancés croisèrent Yurio à la patinoire, Victor se precipita vers lui, son téléphone en main.

- Yurio ! Il faut que je te montre quelque chose !

Le jeune homme se retourna. Il parrassaît plutôt énerve, sûrement embêté qu'on le dérange lors de son entraînement.

- Quoi ? Si c'est encore des photos de ton chien, je te jure que...

- Mais non ! Pas. Du. Tout. Tu vas voir. Ce n'est pas aussi bien que des photos de Makkachin, mais presque.

Yuuri s'approcha des deux garçons et posa sa main sur l'épaule de Victor.

-Victor... Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

- Et je pense que tu te trompes.

- Pourquoi ?

Yuuri leva les yeux au ciel et ajouta :

- Je ne veux pas parler plus longtemps de cette figurine. Montre lui et qu'on en finisse. Non, attends. Yurio, est-ce que tu veux voir ?

Yurio regarda Yuuri, puis Victor. Il finit par dire que maintenant, les deux idiots avaient piqué sa curiosité et qu'il voulait savoir ce qui se passait.

- Oh, pas grand chose, lui répondit le japonais. Victor a trouvé une figurine de lui-même sur internet et... Il se comporte comme d'habitude, en fait.

Victor fit la moue.

- C'est pas vrai.

Yuuri le regarda et dit :

- Alors qu'est-ce qui se passe ? Parce que j'ai plutôt bien résumé l'histoire.

Le froncement de sourcil de Victor s'accentua.

- Et bien...

- C'est bon ! les coupa Yuri. Ça suffit ! J'en ai assez entendu ! Montrez-moi la photo, et arrêtez de me faire perdre mon temps avec vos disputes stupides !

Victor prit Yuuri dans ses bras et fit un baiser sur le front de ce dernier.

- Mais on ne se disputait pas du tout ! N'est-ce pas ?

Yuuri rougit et lui répondit :

- Bien sûr que non. On ne va pas se disputer pour quelque chose comme ça. Par contre, il faudrait qu'on parle de...

Yurio les arrêta à nouveau :

- Je ne vous ai pas demandé de ne pas me faire perdre mon temps ? Je dois m'entraîner ! Si Yakov me voit... Personne ne veut savoir ce qui va se passer.

Yuuri leva les yeux au ciel et s'éloigna, disant qu'il allait mettre ses patins. Victor approuva et dit à Yurio :

- Oh, j'avais oublié ça.

- Encore quelque chose que tu oublies, Victor...

- Oui, ça va... Regarde plutôt !

-Mais... Est-ce que je peux savoir ce qui se passe ? Qu'est-ce que c'est ?

Yurio venait de voir la photo de la figurine que Victor préférait (celle où on le voyait de profil).

- C'est dégoutant ! Je vais devoir me laver les yeux à l'acide !

Victor eu l'air surpris.

- Pourquoi ?

Yurio le regarda comme s'il venait d'une autre planète.

- Parce que c'est dégoutant.

- Vraiment ? Moi je trouve cette figurine très belle. Tu es juste jaloux de ne pas avoir la tienne.

Yurio se mit à rigoler.

- Moi ? Jaloux de ce truc ? C'est la meilleure blague de l'année. Le jour où une figurine me représentant comme ça existera, préviens moi, que je tue les gens qui les vendent. Et aussi tous ceux qui en auront acheté.

Un cri résonna dans tout St Petersbourg.

- YURA ! Retourne travailler !

Yurio fronça les sourcils, ronchonna et lui répondit.

- Ouais !

Victor se retrouva seul.

- Pourquoi est-ce que je suis le seul à aimer cette figurine ?

.
oOo
.

Quand il rentra chez lui, Yurio se connecta à Skype et appella Otabek. Ce dernier souriait légérement (chez lui, cela correspondait à l'expression d'une grande joie) et demanda :

- Salut. Ta journée s'est bien passée ?

- Ne m'en parle pas, Beka. Victor était aussi excité qu'un enfant le jour de Noël.

- Et le Yuuri japonais ne l'a pas calmé ?

- Je crois qu'il a essayé mais qu'il a finit par abandonner.

- Lui ? Abandonner ? C'est plutôt inhabituel.

- Je sais ! Dit Yurio avec un grand mouvement de bras. Ça prouve bien à quel point Victor était insupportable.

- Je vois. Mais est-ce que tu sais pourquoi il se comportait comme ça ?

- Malheureusement, oui. Il a découvert une figurine débile le représentant sur Internet.

- C'est vrai que j'imagine bien Victor apprécier ce genre de choses.

- Tu peux le dire ! Et dès qu'il est arrivé, il m'a aggressé pour me montrer des photos.

- J'ai l'impression d'entendre la même histoire tous les jours... Victor découvre quelque chose d'insolite sur internet et veut le montrer à tout le monde.

Yuri leva les yeux au ciel.

- Parce que c'est ma faute, maintenant ?

Otabek soupira et lui repondit :

- Ce n'est pas ce que j'ai dit et tu le sais très bien.

- Oui, oui. Mais tu aurais du voir la photo, Beka. Cette figurine était laide et dégoutante.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas ce qui est passé par la tête des gens qui l'ont conçu, mais elle se tenait dans une position... Je te montrerais bien, mais j'ai trop de dignité. Tu n'as qu'à chercher la figurine sur Internet, tu comprendras tout de suite de ce dont je voulais parler.

- Donne moi cinq minutes.

Après un petit moment, Otabek finit par dire :

- Ah... Je vois.

- Oui ! Et il a passé la journée à montrer des photos de cette chose à tout les gens qui le croisaient. Georgi a dit qu'il trouvait que c'était cool d'avoir une figurine à son image, et Mila a dit qu'elle essayerait d'en acheter une pour l'exposer à la patinoire.

- Je suis sûr que tu serais ravi de la voir tous les jours.

- Tu ne peux même pas imaginer à quel point. Le seul ayant gardé un tant soit peu de raison est Yakov. Quand Victor lui a montré les photos, il a dit que si Victor n'enlevait pas immédiatement cette horreur de sa vue, il détruirait son téléphone.

- Je suis content que tu m'ai parlé de cette histoire. Au moins, maintenant, je saurais quoi t'offrir pour ton anniversaire.

- Beka !

.
oOo
.

pichit+chu

[Photo de Pichit, tout sourire, avec une figurine de Victor]

Je l'ai enfin reçue !

v-nikiforov

Je savais que je n'étais pas le seul à l'avoir remarquée !

guanghongji

Elle est belle !

leo-de-la-iglesia

On peut s'en proccurer aux USA ?

christophe-gc

Magnifique ! Je suis jaloux !

v-nikiforov

Parce que tu en veux une chez toi ou parce qu'il n'en existe pas à ton effigie ?

christophe-gc

Un peu des deux, malheureusement.

minami-k

Est-ce qu'il en existe avec Yuuri-sensei ?

katsuki-y

Minami : Non, et je prie pour que ça reste comme ça.

katsuki-y

Pichit : Pourquoi est-ce que tu as acheté ça ?

pichit+chu

En souvenir du bon vieux temps ! Les posters de Victor commencaient à me manquer.

v-nikiforov

Quels posters Yuuri ?

katsuki-y

Rien du tout ! Rien, rien du tout ! (Pichit, encore un coup comme ça et je demande à ce qu'on ferme ton blog avec les histoires bizarres et les photos de Victor et moi pour atteinte à la vie privée)

pichit+chu

Mon blog n'est pas bizarre !

v-nikiforov

Je peux avoir un lien ? Je ne poserais plus de question sur les posters !

pichit+chu

Bien sûr ! Tape victuuri fanblog sur google tu devrais trouver. N'hesite pas à laisser des commentaires !

v-nikiforov

Merci beaucoup !

yuri-plisetsky

Tout ceci est dégoutant.

.
oOo
.

Quelques temps plus tard, après le dîner, Victor ramena un cadeau emballé dans un papier brillant dans le salon où Yuuri était en train d'attendre, lui aussi avec un cadeau en main.

- C'est drôle qu'on ait des cadeaux le même jour ! Dit un Victor plus que réjoui.

- Pas vraiment... Tu nous ramènes tout le temps des objets chers et inutiles.

- Mais...

Yuuri tendit la boîte qu'il tenait en disant :

- Tu veux ouvrir ton cadeau ?

- Oui ! Et après, tu ouvriras le mien !

Victor ouvrit délicatement l'emballage. Quand il vit ce qui était à l'interieur, il parut surpris et un peu ennuyé.

Yuuri s'inquiéta et lui demanda :

- Elle ne te plais pas ? Je pensais que ça te ferait plaisir...

- Oui ! Enfin, Non ! Enfin, elle me plait ! Le problème n'est pas là...

- Qu'est-ce qui ne vas pas, dans ce cas ?

- Ouvre mon cadeau, tu veras.

Yuuri fronça les sourcils mais fit ce que son fiancé lui demandait.

- D'accord...

Quand il comprit ce que Victor lui avait offert, Yuuri resta silencieux pendant quelques secondes, puis se mit à rire. Quelques instant plus tard, Victor en fit de même.

En effet, le cadeau du russe était une boite contenant une figurine le représentant. Une figurine en tout point similaire à celle que Yuuri lui avait offert.

Quand les deux fiancés parvienrent (enfin) à stopper leur fou rire, ils prirent quelques secondes pour respirer.

Victor fut le premier à parler :

- Je trouvais cette figurine très amusante, alors je voulais t'en offrir une pour qu'on puisse rire un peu. Je crois que ça a marché.

- Oui, ça a marché. Moi, j'avais bien vu qu'elle te plaisait, alors je voulais te l'offrir.

- Merci, zolotse. Ça m'a fait très plaisir.

- De rien et merci, Victor. On a bien rigolé. Mais qu'est-ce qu'on va faire avec deux figurines identiques ?

Un petit sourire machiavélique s'installa sur le visage de Victor.

- J'ai bien une petite idée...

.
oOo
.

Le lendemain , quand ils croisèrent Yurio à la patinoire, Victor et Yuuri se précipitèrent sur le jeune garçon.

- Yurio ! On t'a ramené un cadeau ! Cria Victor, d'une voix si forte que tous les gens présents dans le batiment se tournèrent vers lui.

Yurio leva les yeux au ciel et soupira.

- Quoi ? Depèche toi. Et je te jure que si c'est encore une de tes idées stupides...

Victor posa son index sur ses lèvres et fit mine de réfléchir.

- De toute façon, tu trouves toutes mes idées stupides, alors j'ai autant te le donner quand même...

Yuuri s'approcha d'eux, le cadeau en main.

- Ouvre le, Yuri.

Le-dit Yuri ne parut pas convaincu mais pris tout de même le cadeau. Il défit grossièrement l'emballage, laissant tomber de nombreux morceaux de papier sur le sol.

Quand il vit quel était le cadeau, qui, vous l'aurez deviné, était l'une des deux figurines que le couple Katsuki-Nikiforov avait acheté, Yurio regarda Yuuri et Viktor, puis lança la boite sur ce dernier.

- Tu te moques de moi ? dit Yurio. Pourquoi est-ce que tu m'as donné ça ?

Le jeune patineur avait l'air encore plus furieux que d'habitude (et c'est peu dire). Victor fit un grand sourire et lui répondit :

- Mais non ! Je voulais juste t'offrir un cadeaux ! Je ne comprends pas, je pensais vraiment qu'il te plairait...

- Quand est-ce que j'ai dit que cette chose (il désigna la figurine qui était tombée au sol) me plaisait ?

Yuuri leva les épaules en lui repondant :

- Quand tu n'aimes pas quelque chose, tu râles et tu te plains. Quand tu aimes quelque chose, tu râles et tu te plains. Ce n'est pas notre faute si c'est difficile de faire la différence !

Yurio mit les mains dans ses poches. Il fit sa tête des mauvais jours (c'est-à-dire le même visage que d'habitude) et s'éloigna des deux fiancés, qui se regardèrent.

Victor demanda :

- Je vais mettre la boîte dans ses affaires ? Il ne devrait se rendre compte qu'elle n'est là qu'une fois rentré chez lui.

- Oui, s'il te plaît.

.
oOo
.

yuri-plisetsky

[photo de la figurine de Victor, une aiguille dans le crâne et une autre dans la poitrine]

Alors Victor, on a mal quelque part ?

v-nikiforov

Oui, tu m'as brisé le coeur !

katsuki-y

Yurio, non ! Victor est en train de pleurer !

yuri-plisetsky

Alors j'aurais dû lui montrer la figurine en personne, pour pouvoir voir ça de mes propres yeux.


J'espère que vous avez aimé cette petite histoire !