NVJM
Harry Potter et l'histoire inachevée
Chapitre 5 : L'infirmerie.
Je grogne soudain alors qu'un rayon de soleil me fouette violemment les yeux, me rappelant à la réalité. Que se passe-t-il ? Je suis censé être mort, non ? A moins que je n'ai rêvé ? Peut-être tout va-t-il recommencer comme avant. Peut-être en fait en sommes-nous au début de l'année, et que j'ai juste fait un très long et mauvais rêve.
J'entrouvre légèrement les yeux et les referme en un instant, ébloui. J'ai pourtant le temps de saisir une image étonnante : celle d'une personne en blouse blanche marchant à plusieurs lits de moi. A bien plus qu'il n'y en a dans l'infirmerie de Poudlard. Peut-être suis-je à Sainte-Mangouste, l'hôpital des sorciers ? Cette idée ne me tire guère plus qu'un pitoyable « grumble » mâchonné avec toute la raideur de mes muscles endormis.
« - Monseigneur ! » s'exclama ce qui me paru être une jeune femme. « Monseigneur, venez-voir ! Il se réveille ! »
« - Je vois cela ma chère, » répondit la voix d'un vieil homme. « Je vois cela… jeune homme ? Vous m'entendez jeune homme ? »
Grumble-hein ? C'est à moi qu'on parle ? Il faut peut-être que je fasse l'effort d'ouvrir les yeux…
…ce n'est pas facile. Le soleil brille avec une force impressionnante et se précipite dans mes yeux comme s'ils étaient des cocons douillets. Il me faut de longues minutes de papillonnements et de larmes pour parvenir à enfin distinguer les deux personnes qui se trouvent à côté de moi. Et ce que je vois me fait immédiatement détourner le regard. Il y a tout d'abord la jeune femme que j'ai entendue, et puis… Dumbledore, assis à côté de moi. Mais qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? « Partez », murmure-je en me renfonçant dans mes couvertures.
« - Pardon ? » S'étonne le vieil homme.
« - Partez, Dumbledore ! Ou cette infirmerie aura un pensionnaire de plus ! »
« - Je ne m'appelle pas Dumbledore, mon garçon, » me contredit-il.
J'ouvre à nouveau les yeux. Pas Dumbledore ? Il lui ressemble comme deux gouttes d'eau ! Quoique… il y a une ressemblance, c'est vrai, mais… les lunettes du citronné ne sont pas là, et la barbe sert d'écharpe plus que de cravate. De la famille, sans doute. Il a exactement le même sourire de papy gâteau !
Ne supportant pas cette vision indésirable me rappelant trop de mauvais souvenirs, je m'enfonce de nouveau dans mes draps et rabat largement les couvertures sur moi, m'enfouissant pour m'isoler du monde. « J'ai pas envie de parlez. Partez, » dis-je.
« - Soit, je vous laisse vous reposer encore un peu. Mais j'enverrais mon fils s'entretenir avec vous d'ici quelques heures, il est très important que nous sachions qui vous êtes, mon garçon. »
« - C'est ça, foutez-vous de moi ! »
« - Pardon ? »
Il semble ne pas comprendre, mais je n'ai pas l'intention de lui éclairer la lanterne. Peut-être suis-je en trop mauvais état après l'attaque des détraqueurs pour pouvoir être reconnu comme Harry Potter ? Ou alors, on me confond avec un autre garçon. La justice du monde sorcier est tellement barbare que ça ne m'étonnerai pas que des nourrissons soient condamnés à perpétuité… mais ce n'est pas mon problème. Fatigué, je ne mets pas longtemps à me rendormir. Ces draps sont d'un moelleux… c'est la perfection. Autant en profiter avant d'être renvoyé en cellule.
…
« - Lève le bras s'il te plaît, » me demande mon infirmière.
D'un geste précis, elle me retire la perfusion qui m'alimentait depuis le matin. Après quelques manipulations que je ne vois pas, elle s'assoit à côté de moi, un petit calepin à la main.
« - Maintenant, es-tu d'accord pour répondre à quelques questions s'il-te-plaît ? J'aimerais savoir comment tu te sens précisément. C'est pour savoir si le système de la perfusion a bien fonctionné. »
« - Allez-y », soupire-je. Cela fait déjà plusieures heures qu'elle s'affaire autour de moi, depuis que je me suis à nouveau réveillé, soignant, nettoyant et inspectant toutes mes blessures. Je n'aurais jamais imaginé qu'un être humain pouvait être si chatouilleux !
« - Merci. Voyons… ton état comateux s'est stabilisé dès que nous t'avons branché sous perfusion magique. Te souviens-tu d'une quelconque manière d'un changement d'état de ta conscience ? Je veux dire, te souviens-tu d'un changement soudain, comme par exemple une lumière qui éclaire ton esprit, ou un soudain arrêt de tes sensations de fatigue ? »
« - Les deux » marmonne-je en évitant de la regarder dans les yeux. Son regard me donnait l'impression de me faire transpercer l'âme !
« - C'est exactement ce qu'Il avait prévu, » murmure-t-elle pour elle-même, comme impressionnée. « Bien, question suivante ! Est-ce que… »
« - …je puis vous emprunter ce garçon ? »
Surpris, nous sursautons tous deux en entendant cette voix inconnue. L'infirmière se lève et se retourne d'un coup, avant de s'incliner devant notre visiteur. « Monseigneur ! » dit-elle avec un respect évident. « Veuillez pardonner mon inattention ! »
« - Ce n'est rien voyons, ce n'est rien ! » s'empresse de dire l'autre sorcier, rougissant. Il semble tout aussi gêné qu'elle. « Puis-je donc vous emprunter ce garçon ? Mon père souhaite le voir. »
« - Bien sûr monseigneur, juste le temps de l'habiller et il est à vous ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle court aussitôt vers une armoire et en sort une tunique et un pantalon tous simples, uniformément marrons, et me dit de les enfiler alors qu'elle referme les rideaux entourant mon lit.
A ma place, je suis plutôt perplexe. Qui est cet homme qui souhaite me voir, et qui est son… fils ? Ce type visiblement bodybuildé, avec de longs cheveux blonds qui encadrent un visage qui a de quoi faire fondre n'importe quelle fille.
Laissant mes interrogations de côté, je sors de mon lit, retire la grande chemise que l'on m'avait enfilée durant mon inconscience, puis m'attife de ce que l'on m'a donné. J'obéis ainsi sans m'y opposer, car pour une mystérieuse raison, j'ai compris que je ne me trouve plus chez mes geôliers. Même si je ne sais comment cela est possible. Peut-être est-ce là le paradis ? Je l'aurais bien mérité…
Finalement habillé, je sors de mes rideaux et me retrouve aux côtés de mon visiteur. Aussitôt, mon infirmière se précipite vers moi et me tends quelques objets. « Tenez jeune homme, voici pour vous ! Votre canne pour vous aider à marcher, et des potions de nutrition au cas où vous vous sentiriez défaillir. »
« - Euh… je n'ai pas besoin de canne vous savez, » dis-je en reculant légèrement… et en me sentant soudain perdre l'équilibre, me rattrapant de justesse à l'inconnu.
« - Il me semble que tu surestimes tes forces mon garçon, » me dit-il en souriant. « Allons, dépêches-toi je te prie. Nous sommes attendus. »
Sur ces mots, il se détourne sans plus m'attendre et s'en va vers la sortie de l'infirmerie. Claudiquant tant bien que mal avec ma canne, boitant du fait de mes blessures, je peine à le suivre tant sa démarche militaire est rapide. Fort heureusement, nous ne parcourons pas une grande distance que nous arrivons dans un ascenseur.
« - Où allons-nous ? » le questionne-je alors qu'une sorte de champ de force magique se dresse en lieu et place de portes, et que je vois l'appareil commencer à monter sans le ressentir.
« - Je t'emmène voir mon père. Celui que tu as vu à ton chevet quand tu t'es réveillé, » me rappela-t-il en voyant mon air interrogatif.
« - Et que me veux-t-il ? »
« - Tu es arrivé ici d'une manière, disons… étonnante. Blessé, dans un état catastrophique, nous t'avons bien cru mort, au point que tu as tout d'abord été emmené à la morgue avant que nous ne nous apercevions que tu respirais encore. Heureusement, mon oncle parviendrait à soigner un mort ! Il s'en est d'ailleurs fallu de peu. »
« - Vous semblez dire cela comme si j'étais ici depuis longtemps ? »
« - Plutôt oui, tu es resté dans le coma pendant deux semaines. Et d'ailleurs, si les perfusions de magie qui t'on été faites ne t'avaient pas redonné de l'énergie en suffisance, tu en aurais eu pour plusieurs mois de plus. »
Deux semaines ? Il s'est écoulé tant de temps depuis l'attaque des détraqueurs ? Je dois bien avouer que je suis surpris. Certes, le temps passe vite lorsque l'on est dans les vapes… mais tout de même !
M'interrogeant et ne parvenant pas à comprendre réellement comment j'ai pu en arriver là, je ne remarque même pas que mon guide m'appelle. Il faut qu'il pose une main sur mon épaule pour que je sursaute, prêt à défendre chèrement ma peau ! Mais alors que je tente de me saisir de ma baguette, je ne parviens pas à la trouver. Qui que soient ces gens, ils me l'on enlevée… pas fous.
« - Suis-moi, » me dit-il en fronçant imperceptiblement les sourcils.
Le suivant en tentant de faire fi des violents battements de mon cœur, je regarde les lieux qui m'entourent. A n'en pas douter, au vu du nombre d'étages que nous avons grimpé, nous sommes dans une très haute tour. Cela m'étonne d'ailleurs, car pour autant que je sache les sorciers ne construisent pas haut. Nous sommes sûrement dans une construction moldue. Je remarque d'ailleurs non sans surprise que les lieux sont impressionnants de luxe, le tout dans un style paradoxalement sobre et pauvre. La seule chose évidente est l'amour du bois. Il y en a partout, de toutes essences. La construction semble être principalement de pierre de taille brute, et le décor accumule les tableaux, fixes ou mouvants, avec les bustes, les statues, les plantes en pot, et encore d'autres éléments que je ne reconnais pas. On dirait des machines qui fonctionnent avec de la magie… visiblement, ces gens disposent d'une technologie bien meilleure que celle des sorciers britanniques. Du moins, de ceux que je connais.
Nous ne marchons guère plus d'une minute avant d'arriver en face d'une luxueuse porte de chêne gardée par deux colosses en armure d'or. Ils ne disent rien lorsque mon guide et moi passons devant eux, et je ne les vois même pas esquisser le moindre mouvement, le moindre tremblement. Ce sont des statues ma parole ! Parvenir à figer ainsi plus de deux mètres de muscles…
Nous parvenons finalement dans un grand bureau, ouvert à son extrémité d'une large baie vitrée et recouverte d'étagères sur toutes ses surfaces. Même le sol semble être empli de rangements ! De partout débordent des grimoires, des parchemins et maintes autres feuilles volantes, au point que l'énorme bureau occupant le fond de la pièce en est presque invisible. J'en plaindrais presque le pauvre oiseau encagé qui chante pour nous accueillir. Un rossignol si je ne m'abuse.
« - Père ? » demande mon guide. « Tu es là ? »
« - Oui oui, voilà voilà ! » réponds une voix étouffée, provenant de sous les paperasses qui recouvrent tout. « Installez-vous, je finis de ranger et je suis à vous ! »
Il fini de ranger ? Regardant autour de moi, j'estime sans exagérer qu'une armée d'elfes de maison en aurait pour des mois, tant le bazar régnant est inextricable. Reportant mon attention sur mon guide, je le vois s'asseoir sur une chaise –après avoir déposé ce qui la recouvrait sur le bureau-, et me faire signe de l'imiter. « Je te conseille de te couvrir la tête sous ta tunique, » me dit-il en souriant. « Sinon, tu risques de t'en souvenir. » Je ne comprends pas ce qu'il veut me dire, lorsque soudain jaillit une ombre, peu devant nous, et qu'une incompréhensible incantation se fait entendre.
Aussitôt, sans aucun signe avant-coureur, la totalité des papiers et des livres traînant partout se met à léviter et s'envole vers une destination inconnue. En moins de temps qu'il ne m'en faut pour être surpris, je me retrouve totalement enfoui sous une masse de documents, surpris qu'ils sont de trouver un intrus sur leur chemin. « AU SEC … ! » Je n'ai pas ouvert la bouche qu'elle se retrouve envahie par une accumulation de vieux papiers qui tentent de m'étouffer !
Il m'est impossible de décrire l'impressionnant bordel qui envahit alors les lieux. Envahi de toutes parts, je ne fis pas attention au cri de détresse du pauvre oiseau encagé, me précipitant au sol pour éviter l'invasion ! Et en un rien de temps, tout fut achevé, me laissant ébahi. Que s'était-il donc passé ?
« - Kèskesétéksa ? » soufflais-je en me relevant tant bien que mal… une feuille tombant de mes cheveux, et se transformant soudain en oiseau pour aller se ranger d'elle-même.
Chassant mes cheveux de devant mes yeux, je restai soudain figé, stupéfait. Autour de moi, la salle entière était dégagée de toute la paperasse qui l'avait envahie ! « Wow ! Comment avez-vous fait ça ? » Demande-je au vieil homme que j'avais vu quelques heures auparavant, maintenant confortablement assis dans un moelleux fauteuil, me souriant d'un air satisfait.
« - C'était juste un peu de magie sans baguette, » me répondit-il. « Plutôt pratique, surtout que j'ai tendance à égarer mon bourdon un peu partout… Ah, non ! Le voilà ! » Il retira alors un petit morceau de bois de la cage de son oiseau… morceau qui grandit au fur et à mesure qu'il sort de l'aire de la cage, pour devenir aussi grand que lui !
Avisant mon air ahuri, il contourna son bureau pour se pencher vers moi et m'aider à me relever. « Allons, prends place je te prie. Nous avons à parler. »
« - Que me voulez-vous ? » Demandais-je en me rasseyant, alors qu'il faisait de même et me regardait avec un sourire insupportablement bienveillant.
« - Mon fils t'a semble-t-il parlé de l'étrange façon dont tu es arrivé ici, n'est ce pas ? »
« - Il a insinué certaines choses, en effet, » acquiesçais-je en regardant mon guide en biais.
« - Pour compléter ce qu'il t'a dit, il faut que tu saches que tu es… apparu, à défaut d'autre mot, au cours d'une inexplicable explosion magique qui s'est produite dans la forêt proche. Bien qu'étonnant, ce fait n'est pas ma préoccupation première. J'aimerais surtout savoir ce qui t'a mis dans l'état déplorable dans lequel nous t'avons trouvé ? »
À cela, je ne répondis rien, me contentant d'afficher un air sombre. « Je n'ai pas envie d'en parler. »
« - Jeune homme, nous comprenons bien que tu sembles avoir vécu une expérience traumatisante, mais nous avons réellement besoin de savoir ce qu'il s'est passé. C'est peut-être extrêmement important pour nous, et cela te ferait du bien d'extérioriser la tension qui t'a envahi. »
Je ne répondis rien à cela, ne pouvant que comprendre la justesse de ces mots. Mais je n'y arrivais pas ! Quand bien même acceptais-je de parler, je ressentais comme un blocage dès que j'ouvrais la bouche. Mon ventre se nouait, et j'avais une soudaine bouffée de chaleur en sentant sur moi les regards de ces deux inconnus.
« - Mon garçon, » reprit le vieux en une insupportable imitation de Dumbledore, « peut-être puis-je t'aider ? Si tu l'acceptes, je pourrais t'administrer une potion qui t'aidera à parler sans angoisse. Ce sera comme un calmant, mais pour tes peurs. Cela t'intéresse ?
Je n'avais guère le choix, aussi acceptais-je rapidement. Il se pencha alors sur une petite boîte se trouvant sur son bureau, y apposa un doigt et dit : « veuillez me procurer immédiatement une fiole d'une heure de potion délilangue, je vous prie. »
« - De suite Monseigneur, » répondit une voix. Nous n'eurent à attendre que quelques secondes pour qu'un léger « ting ! » se fasse entendre, et qu'un plateau apparaisse dans un coin du bureau, une fiole posée sur un petit coussin.
« - Ouvre la bouche et tire la langue s'il te plaît, » me demande le vieillard en venant à mes côtés. Il versa alors dans ma bouche tout le contenu de la fiole, me disant de la laisser dans ma bouche quelques minutes avant d'avaler. A ma grande surprise, cette potion a très bon goût. Moi qui croyait que toutes étaient répugnantes… à moins que Pomfresh ne se soit plu à ne m'en donner que des infectes ?
« - Nous t'écoutons, » dit-il finalement en reprenant place sur son fauteuil et en s'allumant une longue pipe de bois, s'amusant bien vite à souffler de petits ronds de fumée.
Je leur raconte alors ce qui m'est arrivé durant ma seconde année à Poudlard, entre les premières agressions, puis le début du massacre, l'Holomagus, la chasse-au-Harry, les accusations à mon encontre, ma victoire sur le basilic, et enfin mon arrestation, mon procès et sa partialité, puis mon transfert à Azkaban et la révolte des détraqueurs. J'omets bien des détails, volontairement ou par oubli, soucieux de ne pas trop faire parler de moi à ces gens qui semblent ne pas m'avoir reconnu. Lorsque j'achève finalement mon récit, il s'est écoulé près d'une heure, temps durant lequel tous deux m'écoutent sans dire mot avant de finalement reprendre la parole.
« - Je t'avoue que je n'y ai pas compris grand-chose, » dit mon guide, clairement perplexe. « Je ne sais pas ce que sont ces britanniques ni ce ministère, et encore moins ces personnes dont tu as parlé. J'ai un peu saisi l'idée de ce… seigneur des ténèbres ? et de ses serviteurs, de même que l'organisation politique que tu décris, mais je n'ai jamais eu vent de leur existence, à aucun d'entre eux. Père ? »
« - Par britannique, » continua le vieillard, « tu veux sûrement parler des îles bretonnes ? »
J'acquiesça d'un signe de tête, de plus en plus perdu. Où donc étais-je tombé ? Que l'on ne connaisse pas l'existence du ministère de la magie m'étonnait déjà beaucoup de la part de sorciers, mais que l'on ignore le sens du mot « britannique » ?
- Je crois que nous sommes face à un beau mystère, » murmura le vieux, les sourcils froncés. « Il faudra que je Lui en parle, ça pourrait l'intéresser… »
A ma place, je retins difficilement un bâillement, épuisé que j'étais par toute cette discussion et les émotions qu'elle m'avait infligées. Voyant que je commençai à fatiguer, le vieux me sourit et se tourna vers son fils. « Bien, je pense que nous allons interrompre cette conversation ici. Godric, veux-tu bien raccompagner notre jeune ami à l'infirmerie s'il te plaît ?
Je me figea immédiatement. Avais-je bien entendu ?
« - Qu'avez-vous avez dit ? » dis-je, incrédule, soudain parfaitement éveillé. « Godric ? Le Godric ? »
« - Comment cela mon garçon ? » S'étonna le vieil homme.
« - Comment vous appelez-vous vraiment tous les deux ? » Demande-je alors, les sourcils froncés. J'avais comme une prémonition.
Se regardant étrangement, semblant trouver ma question plutôt… inhabituelle, mes deux compagnons de l'instant finirent par me répondre… et me choquer.
« - Je m'appelle Godric Gryffondor. »
« - Et moi Merlin. »
…
Quelques commentaires SVP ?
