NVJM 2/2017
Le titre le plus original de tous les temps. Ironie.
Bonne lecture !
Harry Potter et l'histoire inachevée
Chapitre 29 : Les travers du chemin
Bon ! Maintenant que nous sommes sortis de la banque, les bourses pleines de gallions et l'esprit hilare d'avoir une bien belle arnaque en route, il est temps de passer à la suite. Et la suite, c'est : faire des courses ! Il faut que je profite d'enfin être sur le Chemin des Trouducs pour faire le plein de fournitures magiques ! J'ai toute une liste prête, plus longue encore que la connerie de tatie. C'est dire.
Le premier magasin intéressant qui se trouve à notre portée est un fournisseur d'ustensiles de bureau magiques. Hum, je ne risque pas d'utiliser des plumes de sitôt, les stylos c'est vraiment bien mieux ! Pareil pour le papier moldu, d'incroyablement meilleure qualité que n'importe quel parchemin. Mais allons tout de même voir, qui sait ! Il y aura peut-être quelque chose d'intéressant.
DRINGDELINDEDONG ! Ta gueule maudite sonnette ! Raaah, mais quel est le crétin qui a eu l'idée de mettre un truc pareil ?! On doit l'entendre dans tous les recoins de Londres ! Le proprio est sourd ou quoi, pour avoir besoin d'un boucan pareil ?!
A peine ais-je pensé ça qu'un vieux crouton sort de l'arrière-boutique, et se terre derrière son comptoir sans rien dire. Nul doute qu'il est à moitié parano et craint de se faire voler sa marchandise ! Bah, c'est tellement de la merde…
…attends, quoi ? Plumes auto-rédactrices ? « Ecrivez votre texte avec la plume rouge, et fournissez du parchemin et de l'encre aux plumes vertes pour qu'elles recopient sans cesse jusqu'à la fin des temps. Simple sort de finite pour les arrêter. » Hey, pas mal ça ! Pourquoi pas, je pourrais essayer. Si c'est vraiment assez pratique, je pourrais me faire ainsi une mini imprimerie portative… qui sait, ça pourrait être utile pour l'avenir. Je fais donc impérium à Pétunia de prendre un paquet du machin, et me balade dans le reste du magasin en n'oubliant pas de m'efforcer de prendre un air enfantin.
Je teste le parchemin, pour voir, et même s'il n'est pas de trop mauvaise qualité –pour de la peau animale à moitié dégueulasse-, il est tout de même loin de valoir un bon vieux papier. Est-ce qu'il y en a avec des enchantements intéressants ? Hum, « parchemin à encre intégrée », pas mal mais moins bien qu'un stylo, « Parchemin-propre : si propre qu'il ne supporte pas d'être écrit ! » Mais à quoi ça sert alors ? Bah, mieux vaut ne pas chercher à comprendre les sorciers. « Parchemin à dessin : dessine ce que vous voulez ! » Intéressant ça ! Allez, je m'en prends un stock pour tester. On ne sait jamais. Mais à part ça, vous pouvez être sûrs que le seul parchemin que j'utiliserais dans l'avenir sera celui fait de la peau de mes ennemis.
La prochaine marchandise, ce sont des enveloppes. Mouaif, je ne vois pas ce qu'elles ont de plus que celles des moldus… attends, quoi ? « Enveloppe antivol », « autodestructrice », « Beuglante », etc… ah, ça c'est bien ! Ces trois là vont m'être très utiles dans l'avenir, je le sens… allez, je m'en prends aussi une large réserve de chaque ! Ou plutôt, je fais impérium à tatie pour qu'elle en prenne. Bref.
La dernière marchandise, c'est l'encre, et il y en a de toutes sortes ! Mû par l'habitude, je ne perds pas de temps avec le matériau de base et regarde directement celui qui est enchanté. « Encre auto-effaçante », « invisible », « puante », « rebelle »… mouaif, pas grand-chose d'intéressant. Si leur invisible ne peut jamais réapparaître… Hum, « Dominante », quoi ? « Cette encre empêche d'arrêter la lecture jusqu'à la fin du texte. » Hey, pas mal ça ! Je vois déjà le genre d'application que je pourrais en faire… allez hop, j'en enfourne une bouteille ! Je la testerais, et si ça me convient j'en recommanderais par hibou. Imaginez si je peux l'alterner avec une encre de « nemelisezpas », je pourrais faire des contrats sacrément avantageux… pour moi.
Quelques minutes plus tard, les bras un peu plus chargés et le porte-monnaie un peu plus léger à mon grand regret, nous sommes enfin sortis de la papeterie ! Allez, au suivant. L'un des nombreux libraires du Chemin. Ça tombe bien, il y en a un tout près.
DING DONG ! Bon alors, qu'est-ce qu'ils vendent ici ? Hum… des guides touristiques ? Mouaif… je n'ai pas vraiment l'intention de faire d'autres voyages que des invasions. Il y a peut-être des livres sur les différentes cultures magiques ? Ça ne me serait pas inutile d'apprendre un maximum de choses à ce sujet.
Je trouve rapidement mon bonheur, et impérium aussitôt à tatie de se servir largement. Allez, je prends un exemplaire de tout ! Je n'aurais qu'à organiser un ou deux sauvetages chez les retraités richards de Privet Drive pour me rembourser. Une centaine de gallions plus tard, nous nous retrouvons de nouveau dehors. Allez, la suite ! Il ne faut pas perdre de temps ! Surtout que je compte bien faire un arrêt au glacier… héhé !
Jetant un œil à tatie, je la vois chargée à bloc. Elle n'a même pas besoin d'impérium pour boiter. Hum, il faudrait que je l'aide à tout porter… pas que ça me dérange de la voir souffrir et se casser le dos, bien au contraire, mais je n'ai pas que ça à faire de la voir se trainer à deux à l'heure. Bon, prochain arrêt : les malles magiques ! On reviendra en arrière après.
Re-DING-DONG-POUET ! Mais qu'est-ce que c'est que cette sonnerie à la con ? Bah, ne cherchons pas à comprendre. Je crois que je serais souvent étonné aujourd'hui.
Alors, qu'est-ce qu'ils ont d'intéressant à vendre ici ? Est-ce que par hasard il y aurait des malles assez grandes pour que je puisse y vivre ? Même si ça m'étonnerais que j'ai les moyens pour l'instant, on ne sait jamais.
Tiens, qu'est-ce que je disais ! En voilà, des « malles appartement », « Vous n'avez pas de placard pour ranger votre balai ? Pas de terrain de Quidditch hors de vue des Moldus pour vos enfants ? Voilà la solution ! Cent-mètre carrés continus… » et blablabla, c'est très bien tout ça, mais où est le prix ? Ah, c'est là ! C'est… QUOIIIII ?! CENT-MILLE GALLIONS ?! AAAAAH ! Même à cette distance, je peux sentir le compte en banque de Vernon frémir d'horreur ! Le fidèle toutou, digne de son maître !
Je me remets de mes émotions en impériumant à Pétunia d'aller s'occuper du vendeur. A la vue du prix, même moi je n'ai pas pu m'empêcher de pâlir ! C'est beaucoup trop cher, vraiment beaucoup trop ! Je vais être obligé de… blablabla… sauvetage vous-savez-quoi. Du moins quand j'aurais assez de discrétion et de technique pour m'attaquer à une boutique magique.
M'interrogeant un instant sur pourquoi ces malles ne sont pas plus massivement utilisées partout où c'est possible, pour pouvoir bien mieux se cacher des moldus par exemple, je vais lire la notice et vois « limité à deux personnes à la fois, attention risque de rupture des enchantements d'agrandissement au-delà. » Ah, ok, je vois ! C'est vrai qu'être compressé en purée n'est pas vraiment quelque chose que l'on peut souhaiter. Je force au silence la petite voix de Dudley qui me souffle que ce serait parfait pour son régime, et passe à la suite. Je vais quand même en prendre une, pour… un usage personnel. En la rétrécissant un maximum et en la portant en collier, par exemple, ça pourrait être utile. Pourquoi pas servir de repaire en cas de fuite nécessaire, qui sait ?
A côté des plus grandes malles se trouvent de nettement plus petits articles, notamment des porte-monnaie agrandis. Ah, tiens ! Pas mal ça ! Pour avoir vécu chez les moldus, je peux dire que c'est vraiment chiant d'avoir la poche à pièces être constamment pleine, à tel point qu'on ne peut plus la refermer. Ici, pas de problème, elle fait un mètre cube ! Et il y a un sort d'allègement de poids qui fait que le tout ne pèse jamais plus d'un centième de son poids réel. Très intéressant, vraiment. Allez, j'en prends un ! C'est un peu cher, mais ça va être très utile !
Alors, qu'est-ce qu'il y a après ? Des mallettes, pourquoi pas ! Ça pourrait être utile pour transporter de nombreux documents, voire même pour éviter de se casser le dos avec des tonnes de bouquins quand je serais à Poudlard ! Cent gallions pièce pour le modèle de base ? Allez, j'en prends une petite réserve. Trois, ce sera un bon début.
Il n'y a pas grand-chose d'autre dans cette boutique, hormis des lots de sacs à tout faire. Allégés, et ou agrandis, avec décors mouvants, style moldu pour se fondre dans leur monde, sac à morsure pour les voleurs… ce serait pratique pour faire maigrir Dudley ça… le prix est intéressant, dix gallions pour cent sacs. Allez, je m'en prends un lot d'allégés-agrandis. Ça pourra toujours m'être utile, pour le jour où je quitterais Privet Drive. On ne sait jamais tout ce que je pourrais avoir à ce moment là.
Le porte-monnaie un peu plus léger, littéralement, nous sortons de la boutique avec les bras enfin libres ! Bien, maintenant, revenons un peu en arrière ! Nous avons raté plusieurs magasins. Hum, l'un d'eux est un apothicaire spécialisé en ingrédients végétaux. Allez, go ! C'est parti.
SCRIIIIIGAAAAAH !
QUOI ?! MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CETTE SONNERIE DES ENFERS ?! Même Pétunia se bouche les oreilles, son impérium n'est pas assez fort pour l'en empêcher tant ce boucan est terrible ! Mais quel est l'attardé mental qui a équipé le chemin en sonnettes ?! Grumble, si je le tiens, celui-là !
Je me reprends rapidement en regardant les étals garnissant la boutique. C'est qu'il y a un sacré choix ! Il doit bien y avoir des dizaines, et même des centaines de milliers de petits bocaux répartis sur une multitude d'étagères branlantes. Et autant de trucs et de machins sans aucun doute utiles… hum, je n'ai pas particulièrement l'intention de fabriquer beaucoup de potions, hormis quelques unes utiles par ci par là, mais il y a quelque chose à savoir qui me sera à n'en pas douter nécessaire pour mon avenir : comment fonctionne le potionnisme ? Comment le simple fait de mélanger des machins apparemment sans intérêt peut-il avoir un effet magique ? Comment les effets chimiques parfois potentiellement dévastateurs peuvent-ils être neutralisés ? Comment… tant de questions actuellement sans réponse, et que je compte bien résoudre ! Et pour ça, outre mes études, je vais devoir mener un grand nombre de tests… autrement dit, il me faut beaucoup de matières premières.
J'impérium à tatie de se rendre directement au comptoir, pendant que je reprends mon rôle de gamin perturbateur pour fouiller tout ce qui bouge –littéralement-, et repérer aussi vite que possible les machins les plus intéressants. J'ai ordonné à Pétunia de commander toute une liste de l'ensemble des produits en stock ici, sous prétexte d'alimenter un laboratoire personnel détruit suite à une fabrication ayant mal tournée. Cette liste est très généraliste, je n'ai pas d'assez bonnes connaissances du domaine pour me spécialiser, mais bien entendu, si je peux trouver des choses qui me paraissent utiles… je lui impériumerais d'en prendre plus que prévu.
Dans l'immédiat, ce qui m'intéresse le plus dans ces ingrédients, outre le potionnisme classique, c'est de pouvoir fabriquer une chose particulière : des bombes issues de produits magiques. Afin de les utiliser dans le monde moldu, là où leurs ingrédients sont méconnus et pourraient de fait être probablement sous-estimés par des enquêteurs potentiels. Et inversement chez les sorciers, où j'userais d'explosifs moldus, bien évidemment sous-estimés ici de la même façon que là-bas. Ahlàlà, les simples d'esprit…
La commande est vite prise, le paiement effectué d'avance. La livraison devra être effectuée via portoloin dans l'un des entrepôts que j'ai fait louer à Vernon. Je l'enverrais sous impérium pour tout transporter dans différents endroits plus sûrs dès que possible, puis je rendrais l'endroit. Ne pas laisser de traces, c'est important. Diviser la marchandise, puis la réunir ailleurs, en usant de toutes sortes de moyens de transport –poste, hiboux, portoloins, transplanage…- me permettra de perdre de potentiels fouineurs qui voudraient suivre à la trace la personne ayant commandé une si inhabituelle quantité de marchandise. Car je ne doute pas que le ministère pourrait s'intéresser à tout ça… paranoïa, mon amour.
Nous sortons de ce premier apothicaire en éternuant un bon coup ! ATCHOUM ! Mais quelle poussière ! Je crois que je vais atchoumer toute la journée moi… grumble !
Le prochain taudis servant de magasin est un fripier. Enfin, plutôt un noblissime marchand de vêtements de grand luxe trop biens pour un gueux comme moi. Du moins, c'est le sentiment que m'inspire la devanture, bourrée d'un luxe indécent et appelant à la pureté sans s'en cacher. Bah, quels imbéciles ! Nul doute qu'ils se retrouveront un jour sur ma liste noire… en attendant, entrons quand même ! J'espère qu'ils vendent de la qualité ! Pétunia va m'être utile, elle s'y connaît bien en vêtements et tissus.
Pour tout ce que j'ai acheté ici, inutile de vous décrire tout ce dont j'ai besoin, vous vous doutez que c'est beaucoup. Je n'avais jamais pris soin de me constituer une garde-robe digne de ce nom, et bien entendu il ne fallait pas s'attendre à ce que ma chère et tendre famille ait l'idée folle de dépenser de l'argent pour moi. Les seuls vêtements à ma taille que j'ai jamais eus, ce sont ceux que j'ai un jour réussi à piquer dans les poubelles d'un magasin du quartier marchand près de Privet Drive. Et encore, il n'a pas fallu que je fasse le difficile…
Bref. Ma réserve de caleçons gonflée à bloc et une dizaine de sacs sans-fond remplis plus tard, nous sommes de retour sur le Chemin des Pochtrons, et je ne perds pas de temps à repérer le prochain magasin qui m'intéresse. Et c'est Ollivander's !
Je ne peux m'empêcher de déglutir. Mes déguisements ont tenus à Gringotts, mais est-ce que ce sera le cas ici ? Les sorts de surveillance du ministère sont-ils médiocres ou excellents ? Et Ollivander lui-même, qu'en est-il ? Ce vieux machin décrépi est réputé pour avoir un certain don pour repérer ceux qui tentent de le flouer. Est-ce qu'il sera dupe ou pas ?
Je sors de mes pensées en sentant une main se poser sur mon épaule. C'est Pétunia, qui me regarde en souriant tendrement, me donnant envie de la voir crever. Incroyable à quel point un bon petit impérium peut changer un comportement. J'en viendrais presque à l'apprécier, cette saleté.
Bref, passons. Je respire un grand coup pour me donner du courage, et c'est parti ! Et tout en marchant vers mon but, je m'efforce de me remémorer mon plan… il ne faut pas que je rate quoi que ce soit ! Juste avant d'entrer, je précise à tatie « N'oublie pas : ici, tu dois te comporter le plus normalement du monde ! Compris ? »
« - Compris », me répond-elle. Et c'est parti !
DING DONG dong… mip !
GRAAAAH, ta gueule maudite sornette ! Euh, sonnette ! Ma parole, je crois que je vais avoir droit à tous les pires machins aujourd'hui ! Je me répète, mais si je croise l'installateur de ces saletés…. grr !
« - Bien le bonjour madame, mon garçon ! » résonne aussitôt la voix du vieux machin. Déjà là celui-là ?! Mince ! Et moi qui espérais avoir quelques secondes pour repérer les lieux ! « Que puis-je faire pour vous être agréable ? » demande-t-il sans attendre.
« - Je suis venue acheter une baguette pour moi-même, » dit Pétunia sur un ton malfoyement hautain. « Cela me semble une évidence, au vu de votre boutique », continue-t-elle en toisant le vioque comme s'il n'était qu'une sous-merde indigne d'exister. Et moi, je pense un petit « oups ! » Quand je lui ai dit d'être normale, je ne pensais pas qu'elle le comprendrait comme « être la saleté de Pétunia normale » ! Bon ben tant pis, il est trop tard pour changer. Le reste humain risquerait de s'en apercevoir, sans compter avec les sorts de surveillance.
« - Très bien madame, permettez-moi de prendre vos mesures ! » se propose Ollive en déroulant un mètre ruban et en tentant de s'approcher de tatie… qui lève aussitôt la main pour lui donner une baffe ! Il s'écarte juste à temps pour l'éviter !
« - Ne me touchez pas, pervers ! » s'écria Pétunia d'une voix suraigüe tout en se raidissant ! Les lèvres tellement pincées qu'elles en deviennent invisibles !
« - Veuillez pardonner ma brutalité madame, » dit Ollive. « Mais j'ai besoin de prendre vos mesures afin de pouvoir plus facilement déterminer quelles sont les baguettes qui pourraient le mieux vous convenir. Si je ne le fais pas, cela risque de nous prendre considérablement plus de temps que normalement ! »
Argument en bêton. Je ne peux effectivement pas me permettre de perdre de temps, il y a tellement à faire aujourd'hui ! J'amplifie donc mon impérium aussi discrètement que possible pour forcer tatie à plier. Ne t'inquiètes pas, il est répugnant mais il ne va rien te faire ! Même un troll en rut ne voudrait pas de toi !
La suite de la séance est une véritable torture… pour Ollivander. Pour moi, c'est un grand moment de rire. Pétunia est intenable, littéralement ! Elle fait pleuvoir les critiques acérées à un rythme incessant, trouvant toujours le petit mot qui blesse ! En un rien de temps, je sens que le machin est au bord de la dépression nerveuse ! Nyark !
« - Voici madame, bois de sapin et cœur en cheveu de Vélane ! »
« - Humpf ! Un bois de cercueil et un poil de cul de putain ! Je sens que cette baguette va vite être enterrée avec les autres saloperies que vous m'avez faites tester ! »
« - Essayez celle-ci madame, bois de roncier et cœur en épine de commère ! » Il essaie de faire passer un message je crois.
« - Ah ! J'espère qu'il sera meilleur que toutes les autres pitoyables branchettes ! Je n'ose imaginer où vous les faites fabriquer ! Sans doute par des trolls, vu leur qualité ! » Et à peine a-t-elle la baguette en main qu'elle la jette par terre, avec le reste.
Et ça continue comme ça pendant pas loin d'une heure. Je n'en peux plus ! Si ça continue, il va se rendre compte qu'elle est moldue, ma parole ! Si je n'avais pas aussi confiance en ma ruse… car oui, je suis certain qu'une baguette ou une autre va finir par convenir à Pétunia. Car j'ai tout prévu ! Théorisant que les baguettes choisissent leur sorcier en fonction de leur correspondance avec sa signature magique, j'ai imprégné de ma magie un gant en peau humaine –peau arrachée à tatie sans anesthésie, bien évidemment-, et ce matin, juste avant que nous arrivions au Chemin, je lui ai fait enfiler. Nul doute que cette ruse suffira pour que la baguette qui conviendra apparemment à tatie sera en fait une qui me conviendra à moi !
Une heure après notre arrivée, Ollivander semble au bord de la dépression nerveuse. « Tenez madame, je suis certain que celle-ci sera la bonne ! » Ce n'est que la cent vingt-cinquième fois après tout. On n'est pas à ça près.
« - Et ça ne marche toujours pas ! » s'exclame tatie en la jetant avec le reste. « Deux-mille ans que votre magasin existe, vraiment ? Votre amateurisme et votre manque de professionnalisme font vraiment honte à vos ancêtres, monsieur ! »
« - Veuillez m'excuser madame, je dois me rendre dans ma cave pour aller chercher les prochaines baguettes à tester ! » dit-il soudain, comme une réaction de survie pour s'empêcher de hurler. Et il s'en va avant de recevoir une réponse, sans aucun doute pour se donner du courage en allant vider une bouteille de whisky pur-feu.
Et moi, j'en profite pour réaliser un petit larcin ! Mouahaha ! ça a beau faire près d'une dizaine d'années que je suis venu chercher ma baguette de phénix dans ma première vie, mais je me souviens encore parfaitement d'où elle est rangée ! Et j'impérium aussitôt à tatie de s'en saisir, avant de la retirer de sa boîte et de la cacher dans ma manche ! Hop, ni vu ni connu !
Nous voyons revenir le vioque quelques minutes après, les bras chargés d'une lourde boîte encore plus remplie de poussière que sa cervelle. C'est dire ! « Voilà madame, veuillez pardonner l'attente, » dit-il en exsudant une haleine suspecte légèrement alcoolisée. « J'ai dû fouiller un peu pour retrouver cette caisse, il y a une éternité qu'elle se trouve dans ma cave ! Je crois même qu'elle y est depuis avant l'époque de mon père… » ah oui, quand même, ça commence à dater, je confirme. Même Dumbledore doit être moins vieux !
« - Ces baguettes sont très anciennes madame, tant que je suis bien incapable… » Pour changer ! lance vite fait tatie. « …de leur donner un âge. Toutefois, je puis vous assurer qu'elles sont réalisées avec une technique toute différente de la mienne, peut-être aurons-nous plus de chance avec celles-ci ! » Et il ouvre le coffret pour en retirer ses machins, lance un rapide recurvite pour les nettoyer, et…
…et mon cœur rate un battement en voyant de quelles baguettes il s'agit ! Car il y a un petit « P » en or qui est incrusté sur chacune d'entre elles ! Ce sont des baguettes datant de l'époque de l'Union magique ! Celles renforcées aux runes magiques ! IL ME LES FAUT ! VITE ! A peine tatie a-t-elle une baguette en main que j'utilise la mienne pour interférer avec les sorts de son gant, et provoquer des petites étincelles ! Mince, ce n'est pas aussi efficace qu'avec moi jadis… mais à voir le regard d'intense soulagement du vioque, ça suffira pour expédier cette saleté de cliente ! Et je suis bien d'accord avec lui ! Dégageons avant qu'il ne s'aperçoive de la supercherie ! De toute façon, j'ai déjà tout ce qu'il me faut !
Cinq gallions plus tard, je pousse un large soupir de soulagement en posant le pied dehors. Ouf ! Tout s'est finalement bien passé ! Je crois que je n'aurais pas pu tenir une minute de plus tant j'étais stressé ! Et à peine la pression retombe-t-elle que je me sens pris d'une intense envie de faire la sieste…
Mais la journée est encore loin d'être finie ! Ça me passera ! Maintenant, il faut continuer à éplucher les boutiques ! D'ailleurs, la prochaine qui m'intéresse se trouve à quelques pas à peine. C'est un marchand de mobilier magique.
« ÇASONNEÇASONNEÇASONNEÇA… ! »
Par réflexe, je ne peux m'empêcher de jeter un large regard noir sur l'espèce de coucou qui hurle cette phrase en boucle. Heureusement, il capte vite qu'il vaut mieux pour lui qu'il se taise ! Je me sens de plus en plus incapable de faire preuve de patience envers cette collection de sonnettes toutes plus ridicules les unes que les autres…
Bref ! Revenons donc à nos moutons. Ou plutôt à nos meubles. C'est qu'il y a du choix ici ! Outre les classiques chaises, armoires, commodes et autres lits, il y a aussi quelques petites choses typiquement sorcières, comme par exemple des armoires à ingrédients, enchantées pour donner ce que l'on veut automatiquement dès qu'on le demande, ou bien encore des tables à potions, parfaites pour préparer tout ce qui nous passe par la tête, et assez enchantées pour résister à une explosion atomique de poche. Et encore bien d'autres choses ! Je sens que je vais perdre beaucoup de gallions ici… grumble !
Me rappelant de la liste que j'avais faite, j'impérium à Pétunia d'aller droit vers le vendeur, pendant que moi-même je me mets à errer apparemment sans but. Mais en fait, je me dépêche d'étudier les meubles magiques que je ne connais pas. Mais il n'y a rien de particulièrement incroyable : le plus souvent, de simples petites choses très évidentes, comme les meubles à potion cités avant, ou encore des mannequins d'entraînement pour le combat magique, une piste de duel dépliable, ou une table à boule de cristal –avec pot à potions frelatées incorporé-.
Allant vers la caisse, je plonge dans les plis de la robe de tatie, et me saisit de ma baguette pour lui donner mes instructions. Et c'est ainsi que, quelques dix minutes plus tard, nous sortons avec les bourses un peu –beaucoup- plus légères. Ça m'a coûté cher, mais ça en valait le coup ! Maintenant, j'ai ma grande malle, achetée plus tôt, qui est pleinement garnie d'assez de meubles pour que j'y mène une vie de pacha ! Fini, le placard sous les escaliers ! A moi la grande vie dans un lit à ma taille ! Enfin !
Outre cette malle, j'ai aussi fait modifier deux de mes mallettes, afin d'avoir une réserve à ingrédients de potions parfaitement rangée, et une réserve à potions finie tout aussi pratique –et sécurisée-. Pour résumer, je suis paré !
Le prochain magasin qui égratigne mon intérêt est une espèce de quincaillerie magique, du moins à en croire par les insupportables casseroles chantantes qui se balancent devant la vitrine. Je me demande bien quel intérêt elles peuvent avoir, pour compenser pareil défaut ! M'enfin bon, passons.
Entrant, je vois aussitôt un effroyable bric-à-brac de trucs et de machins aussi variés que les grouïkements de Dudley. Heureusement, et pour une fois, tout est plutôt bien rangé et organisé, il n'est pas dur de s'y retrouver. Tout fouiller et choisir ce qui me plaît est vite fait, et seulement quelques minutes plus tard, je me retrouve équipé en nouveaux chaudrons, spatules, et tout un attirail d'instruments de cuisine, de botanique, et encore bien d'autres choses que je découvrirais à l'usage. Nous quittons la boutique sans attendre…
…hum ? Alors que je m'apprête à sortir, mon attention est attirée par un machin au dessus de la porte, qui fait un petit bruit bizarre. On dirait une sonnette constipée… je ne peux m'empêcher de faire un sourire sadique. Nyark ! J'y aurais échappé cette fois !
Revenus dehors, il ne nous faut que traverser la rue pour arriver dans une autre boutique, un lieu de pèlerinage que je pourrais sans aucun doute nommer Dieu tout-puissant. La boutique de balais magiques ! ALLELUIA ! Ma folie soit louée !
Mais ne nous emportons pas ! Je ne suis pas ici pour m'amuser. Je pourrais sans aucun doute jouer au quidditch quand je serais de retour à Poudlard, mais pas avant. Si je veux acheter des balais, c'est pour pouvoir les étudier. Savoir comment ils fonctionnent. Et surtout, surtout… m'en faire une arme. Car il n'y a pas à douter que n'importe quel militaire moldu qui découvrirait ces machins se retrouverait aussitôt en pleine crise d'apoplexie en imaginant tout ce qui pourrait être fait avec ces petites merveilles. Imaginez, des avions personnels maniables à la perfection ! Toutes les armées du monde ont de quoi en rêver !
Voyant ce qu'il y a en rayon tout en m'efforçant de cacher mon sérieux derrière une façade d'émerveillement tout ce qu'il y a de plus enfantin –j'avoue que pour une fois, ce n'est pas difficile-, j'étudie rapidement la marchandise. A mon grand étonnement, je vois qu'il n'y a pas encore de Nimbus 2000, ni même une série précédente. Peut-être ces balais là sont-ils nés d'une amélioration qui aura lieu plus tard… bah, tant pis.
Nous ne restons pas longtemps dans les rayons, en effet mon choix est vite fait. Je me contenterais d'un Comète et d'un Déménageur, deux balais spécialisés dans la vitesse pour l'un, et le transport de lourdes charges pour l'autre. C'est qu'ils ne servent pas qu'au Quidditch ces machins là ! En plus de tout ça, je prends un exemplaire de tous les bouquins spécialisés qui trainent ici, ainsi que plusieures séries de protections de différentes tailles, afin de prévoir ma croissance future. C'est que je ne pense pas revenir sur le chemin de sitôt, alors il faut que je sois prévoyant. Même si je pourrais très bien commander via hibou, certes…
GROUUUUÏÏÏÏÏÏÏK !
QUOI ?! QU'EST-CE QUE C'EST QUE CA ?! ON NOUS ATTAQUE, AU SECOURS ! Je plonge aussitôt dans la robe de tatie pour chercher une sécurité toute enfantine ! Quand soudain, j'entends un petit rire… je relève la tête pour voir Pétunia me regarder en souriant, me donnant envie de la dépecer. Et soudain, alors que l'agresseur inconnu dudlise de nouveau un redoutable grouïk, je me rends compte qu'il s'agit de… mon ventre. Ah. C'est vrai qu'il est bien plus de midi, nous n'avons rien mangé depuis longtemps. Très bien, alors le prochain arrêt sera le restaurant-glacier ! Miam !
Les balais et tout le bordel payés, nous sortons pour nous diriger rapidement vers l'établissement de Florian Fortarôme. J'ai honte de dire ça d'un sorcier, mais celui-là il a du talent ! S'il s'installait au beau milieu du Londres moldu, il ferait fortune en un rien de temps !
Nous entrons et nous asseyons rapidement dans un coin, pas très loin de la vitrine pour avoir une échappatoire facile, moi le dos au mur pour surveiller les badauds et Pétunia devant pour me servir de bouclier humain au cas où. On ne sait jamais. Paranoïa mon amour. Notre commande est vite prise, pour moi le classique et merveilleux steak de sombral, une viande noire d'encre et saignante à en remplir une baignoire, qui a un goût… absolument divin ! Le tout est accompagné de frites de mandragores. L'air de rien, une fois qu'elles ont fini de hurler, ces saletés sont sacrément bonnes elles aussi.
Regardant Pétunia un instant, j'hésite à lui faire commander quelque chose pour elle. Elle ne le mérite pas. Crève de faim, saleté. Je te hais.
Mais en un sens, ce ne serait pas à mon avantage de la voir s'évanouir d'inanition en plein pendant nos courses. Je me résigne donc à dépenser un peu pour lui commander un « curry de xyloma avec ses dés de cervelle de boursouf ». Le xyloma est un légume magique extrêmement, horriblement, atrocement épicé. Cette chère tatie a horreur de tout ce qui est épicé. Nyark. Juste au cas où, j'amplifie mon impérium pour la forcer à obéir. Il ne faudrait pas que la force des piments l'aide à vaincre mon emprise. Et tu me rembourseras en vendant ta bague de mariage, ça t'apprendra à avoir des besoins. Connasse.
Nous sommes très vite servis, seulement quelques secondes après la prise de notre commande. A table ! Je lève aussitôt mes couverts tels des armes acérées comme les griffes d'un dragon, et m'empresse de m'attaquer à l'ennemi ! Je suis tellement affamé que je n'ai plus aucune retenue ! Je dois même donner l'impression d'être en train de torturer Dumbledore, c'est dire !
BURP ! Moins d'une demi-heure plus tard, je suis à moitié avachi sur ma chaise, le ventre plein à en craquer. Enfin, presque plein. Car le dessert arrive ! Merveille des merveilles ! Je me suis commandé une glace caramel triple-boule, accompagnée d'un petit vermicelle de dragées surprises ! J'ai toujours adoré ce machin là ! J'espère quand même que je ne tomberais pas sur le goût vieille barbe ! Et pour Pétunia, j'ai pris un café effroyablement fort. Elle déteste le café. Et celui-là, c'est limite de la poudre tant il est concentré. Et je rigole en la voyant tout manger de bon cœur grâce à mon impérium. Mouahaha ! Elle aura un sacré mal de ventre quand je la libèrerais de mon emprise !
Nous sortons rapidement du resto pour nous diriger sans attendre sur notre prochaine cible. La ménagerie magique ! Ces attardés de sorciers ne disposant pas encore d'un système postal digne de ce nom, malgré leur merveilleusement pratique réseau de cheminettes, de portoloins, leur transplanage, et j'en passe il faut bien que je m'adapte à leur archaïsme. Je peux vous dire que quand j'aurais prit le pouvoir, réformer tout ça fera partie de mes priorités ! Donc, vous avez compris : je vais acheter des chouettes. Plusieures chouettes. Comme ça, si un jour j'ai la dalle, j'en ferais frire une. ça servira d'avertissement aux autres. Nyark.
Et aussi… acheter ces abrutis de piafs n'est pas mon seul but. N'étant pas sans savoir que le potionnisme utilise massivement une multitude de morceaux de tout et n'importe quoi, je vais faire en sorte d'acheter des réserves d'ingrédients… vivantes… mouahaha ! On n'est jamais mieux servi que par soi-même après tout !
Je préfère ne pas vous décrire l'innommablissimement innommable sonnette qui nous a accueillis dans le magasin, provoquant aussitôt un chaos apocalyptique dans toutes les cages. Cet attardé de marchand n'a jamais entendu parler de stress animal ?! C'est qu'il est en train d'abimer sa marchandise là ! Pas que ça me dérange de voir ces saletés souffrir, m'enfin quand même… j'ai pas envie de devoir jouer les psychologues pour emplumés moi !
A peine entrés, nous nous dirigeons sans attendre au rayon piafs. Hiboux, chouettes, faucons, pigeons… il y a le choix ! Chacun a son point fort, les hiboux et chouettes sont très endurants mais un peu lents, les faucons très rapides, plutôt endurants, mais surtout très chers, et les pigeons sont lents mais ne se perdent jamais. Ou ne reviennent jamais.
Le choix est vite fait. Pour le côté luxueux, je prends un faucon, un jeune, que j'utiliserais à Poudlard. Et pour le reste, je prends trois chouettes. Elles serviront aux corvées. Et je suis un peu déçu de voir qu'il n'y a pas encore Hedwige. Elle était gentille, elle au moins. Elle ne m'avait jamais trahi, dans ma précédente vie…
…bah ! Peu importe les sentiments ! Ce n'est pas en me reposant sur le passé que je vais avancer ! Va donc crever, Hedwige !
Le reste des machins est vite achetés, car à ma grande déception, tout ce que cet abruti de marchand vend, ce sont les seuls animaux autorisés à Poudlard. Tout un busines. Chats, piafs, rats… rien de très intéressant en somme. Ils pourraient éventuellement faire des compagnons utiles s'ils avaient des capacités magiques, mais même pas. Saletés.
Le prochain marchand est un potionniste vendant ses créations aux gens ne sachant ou ne pouvant pas en faire. C'est très intéressant. Voyons voir tout ce qu'il y a là bas !
En entrant, la première chose qui nous saute aux yeux, c'est bien évidemment la multitude de fioles qui s'alignent par milliers à chaque recoin. Et en regardant les étiquettes qui les accompagnent, j'ai l'impression que tout pourrait m'être utile ! Allez, je ne cherche pas à comprendre et j'en prends une dizaine de chaque exemplaire ! Les potions de soin risquent de m'être tout particulièrement utiles, autant en avoir beaucoup.
Feuilletant un petit catalogue pas loin de la caisse, je peux voir que ce qu'il y a en boutique est loin, très loin d'être tout ce que vend ce marchand. En fait, il n'y a là que les potions sans danger, si l'on peut dire. Il y en a beaucoup d'autres, plus spécifiques et parfois horriblement chères. Notamment… Eh ! Sacrément intéressante celle-là ! Felix Felicis, potion de chance ! Pour sûr, ça serait très utile dans de nombreuses situations ! J'aurais dû venir ici pour en prendre une avant de me pointer chez Ollivander's, tiens… ça m'aurait évité de stresser à mort.
J'ai acheté tellement de trucs et de machins dans cette boutique des merveilles que vous vous doutez bien que je pourrais jamais me souvenir de tout pour vous le lister. Disons juste qu'en plus des potions de soin, de celles ayant un intérêt stratégique ou de celles pouvant avoir des réactions… explosives en cas de mélange, j'ai aussi pris quelques boîtes à surprises. Histoire de me détendre un peu en réalisant quelques tests sur mes Dursley. Mouahaha !
Quand nous sortons, je suis surpris de voir qu'il est presque seize heures. Mince ! C'est que l'heure avance sacrément ! Et il nous reste encore beaucoup de boulot avant ce soir ! Heureusement que nous ne rentrons pas à Privet Drive aujourd'hui…
…oui, je sais, je prends l'énorme risque de déclencher les alarmes de Dumby en étant absent de ma prison pendant plus d'une journée. Mais qui ne risque rien n'a rien ! Et si Dumby m'emmerde, je n'aurais qu'à impériumer à Pétunia de prendre son balai et de… mouahaha…
Le prochain arrêt est, enfin, la célèbre et on-ne-peut-plus classique librairie Fleury & Bott ! Avec sa profusion de trucs et de machins ! Contrairement à ce que j'avais prévu, je ne m'attarde pas à fouiner dans les rayons et nous nous dirigeons directement vers la caisse. Et un petit geste de baguette plus tard, tatie passe commande de ni plus ni moins qu'un exemplaire de la totalité des ouvrages présents dans leur catalogue ! Le caissier semble entrer en pleine crise d'apoplexie en entendant ça, mais se reprend vite en ne semblant pas nous prendre au sérieux. Alors j'impérium à tatie de sortir notre dernière bourse, et de la jeter sur le comptoir en prenant bien soin de faire tinter le contenu. Ding-ding ! Cet attardé de vendeur reprend alors vite fait sa crise d'attardement en comprenant que nous ne plaisantons pas, et sort aussitôt l'index de ses réserves pour se mettre à calculer le prix de tout ça. Et moi, je sens comme un pincement au cœur en voyant monter l'addition, encore… encore… et encore, mais stop ! Ouin ! Mon argent… j'en pleurerais si je n'étais pas convaincu que c'est pour la bonne cause !
Une dizaine de minutes plus tard, nous ressortons enfin sur le chemin des attardés, Pétunia me soutenant tant bien que mal tant ma démarche est boitillante. Un soudain accès de faiblesse. Parce que… DIX MILLE GALLIONS ! J'ai frolé la crise cardiaque en entendant ce montant… il a même fallu que j'impérium à tatie de donner l'argent sans que je la regarde, tant ça m'aurait arraché le cœur de voir tout ce bon argent, MON argent, s'en aller à jamais…
…bah, je n'aurais qu'à faire vendre sa montre en or à Vernon. Je me demande pourquoi je ne l'ai pas encore fait, tiens. Et puis je pourrais aussi le mettre sous impérium pour le faire spéculer sur vidéotex toute une nuit durant.
Bref, j'arrête de penser à tout ce que je pourrais faire pour me rembourser, et nous nous attaquons aussitôt à la suite ! Et au pas de course ! Vite, vite, PLUS VITE ! Il faut avoir fini tôt si nous voulons avoir une chambre au Chaudron Baveur ! Et surtout avant qu'une marée de poivrots ne vienne pour son arrosage du soir !
Le premier arrêt est un notaire magique ! Je veux demander des catalogues recensant les propriétés magiques. Mon but derrière tout ça est d'acheter des maisons un peu partout en Europe, voire dans le monde, et aussi proche que possible des lieux de pouvoir magiques, tels que les écoles ou les sièges de gouvernements, afin d'avoir une multitude de bases arrières pour pouvoir lancer des assauts rapidement et par parfaite surprise le jour où je lancerais ma guerre…
La suite est un herboriste. Ou botaniste, comme vous voulez. Toujours via catalogue, je lui fais commander toute une liste de plants à potions que je fais livrer dans l'un de mes entrepôts, pas au même endroit que le reste, bien entendu –pas tous les œufs dans le même panier !-. Bien vite, je me retrouve avec assez de plantes de toutes sortes pour créer une serre ! Et bien entendu, j'achète aussi tous les manuels disponibles ici. C'est qu'il ne faudrait pas que je fasse une bêtise avec des machins que je ne connais pas.
Après ça, j'ai prévu de me rendre chez un lunettier magique. Si je peux avoir des lunettes avec un peu plus de capacités que les machins que je porte pour l'instant… ça m'arrangerait ! Voire même, est-ce qu'il ne serait pas possible de guérir ma myopie définitivement ? Les moldus ne peuvent peut-être pas encore le faire, mais les sorciers, qui sait ? Et c'est ainsi, à ma grande joie, que je me retrouve rapidement équipé de tout un attirail de lunettes amplifiées, avec tout plein de sorts divers et variés. Essuie-glace, antibuée, anti-traces… et tout ce genre de choses. Bien entendu, la fonction zoom est un bonus. De même que celle de repérage des capes et sorts d'invisibilité, et de tous ces machins là. Cette ordure de Maugrey m'a inspiré ma parole. J'ai aussi acheté des jumelles, un télescope, des miroirs à double-sens, et surtout, surtout ! Une grosse fiole d'une potion que je vais chérir pendant un long moment ! Une goutte dans chaque œil tous les soirs pendant un mois, et je devrais normalement retrouver une vue parfaite !
Nous faisons aussi un saut chez une esthéticienne magique, soit disant pour Pétunia… bien que je doute qu'il y ait quoi que ce soit qui puisse être fait pour arranger l'air con qui la caractérise. En fait, mon seul vrai but est d'obtenir des idées et toutes sortes de petits trucs pour pouvoir améliorer mes sorts de déguisement. Nous repartons bien vite, équipés d'une foule de produits avec lesquels je vais pouvoir bien m'amuser à redécorer cette chère tatie ! Nyark !
Dans la même veine, nous nous arrêtons au siège de chacun des journaux présent sur le Chemin. Gazette du Sorcier, Chicaneur, Sorcière-Hebdo, Les maniaques du balai… etc. Je ne laisse rien au hasard ! On ne sait jamais ! Et là encore, je fais en sorte que l'adresse de livraison soit l'un de mes entrepôts. Je me ferais livrer en tant qu'Harry Potter le jour où je serais officiellement arrivé dans le monde magique -aux yeux de Dumby, s'entend-. D'ici là, aucun risque ne doit être prit !
Notre dernière étape de la journée est un installateur de cheminette. Je compte bien en faire poser dans chacun de mes entrepôts, c'est vraiment sacrément pratique ! Bon, certes, ce n'est pas dans ce genre de bâtiment qu'on trouve habituellement des cheminées, je vais aussi être obligé de les faire construire… m'enfin bref, on n'a rien sans rien comme on dit ! Et comme il n'est pas question de relier Privet Drive, déjà car ce serait trop dangereux et ensuite parce que Dumby s'en rendrait tout de suite compte, il faut bien que je fasse avec les moyens du bord…
En plus de faire nos emplettes, tout au long de la journée j'ai prêté attention à absolument toutes les boutiques, toutes les entreprises, tous les badauds, afin de repérer quelles seraient les affaires les plus intéressantes pour investir dans le monde magique. Et je n'ai qu'un chose à dire : il y a ici de quoi faire le bonheur d'une armée d'investisseurs moldus !
Et devinez quoi ? Je ne suis pas moldu. Mais ! Je suis un investisseur… autrement dit… mouahaha ! Monde magique, tiens toi bien ! Ton futur seigneur et maître arrive ! Je vais bientôt faire main basse sur toi dans ta totalité !
A suivre…
Quelques commentaires svp ? Paraît que ça empêche les insomnies…
