NVJM, rédigé 3/17 publié 31/3/17

Ça y est ! Enfin, euh… presque !

Dans deux jours, le 2 avril, ça fera déjà un an que j'ai commencé à publier cette histoire, et un an que je parviens à garder un rythme de publication régulier ! Un vrai miracle quand on sait à quel point je suis un inarrêtable taré doublé d'un incurable procrastinateur… et j'espère bien continuer comme ça pendant longtemps !

Tous ces efforts, ça mérite bien un petit commentaire, non ? (imaginez un regard de chaton battu… miaou !)

Harry Potter et l'histoire inachevée

Chapitre 31 : Putain de l'ombre

QUOI ?! CINQUANTE LIVRES STERLING ?! aaaaargh…

Mon âme de radin souffre l'enfer ! Je me sens défaillir ! Heureusement, je garde encore assez de contrôle pour réussir à m'accrocher à la robe de Pétunia, et rester à peu près debout. Un petit bâillement improvisé, et hop ! Tout les moldus autour de nous vont croire que ce n'est que la fatigue d'un enfant.

Mais tout de même, quelle arnaque ! Cinquante livres la nuit pour une chambre de deux personnes ! Tout ça parce que nous sommes dans le quartier historique de Londres, ces espèces d'escrocs se croient autorisés à pratiquer des prix exorbitants ! Grumble, comptez sur moi pour un jour acheter votre taudis deux étoiles et tous vous virer !

Parce que oui, depuis maintenant plus de deux heures que nous avons quitté le Chemin de Traverse et les quartiers magiques, nous cherchons une chambre dans un hôtel moldu. Pas trop cher. C'est d'ailleurs pour ça que nous cherchons depuis si longtemps. Parce qu'en cette période, il y a des chambres libres un peu partout, la saison est calme… mais ces salauds en profitent quand même ! Grr ! Il faut vraiment que je fasse appel à tous mes talents de comédien pour ne pas en forcer un à nous loger gratis ! Si le ministère n'était pas si près, avec ses maudits détecteurs de magie…

C'est finalement résigné, n'ayant pas envie de dormir dehors, que j'impérium discrètement à tatie de sortir SON portefeuille. Un instant, je retiens un souffle de soulagement, mes chers petits sous sont épargnés ! Heureusement qu'elle a eu le réflexe d'emmener son sac à main, avec les conneries qu'il y a dedans ! Tiens, pour te récompenser je t'autoriserais à me regarder manger de la confiture, au prochain petit-déjeuner. Et à avoir une seconde tartine de pain sec. Ma bonté me perdra.

Quelques minutes plus tard, nous sommes arrivés dans notre chambre. Et je ne peux m'empêcher de grogner en voyant le machin merdique dont il s'agit ! Grumble, tout ça pour si cher ?! Juste deux lits miteux, une télé, une salle de bain trop petite pour laisser entrer la laideur de Pétunia…. re-grumble ! Bon, ben tant pis, il va falloir faire avec.

Pendant que tatie se prépare pour la suite, se confectionnant une nouvelle apparence, moi je passe en revue ce qu'il me reste à faire. Tout d'abord, nous devons entrer en contact avec le second du gobelin pour faire peser sur lui mes chères petites menaces. Et aussi pour lui dire que désormais, cette fois là sera la seule où nous utiliserons les miroirs à double-sens qu'ils nous ont fournis. Paranoïa mon amour ! Il faut toujours utiliser SON propre matériel si l'on ne veut pas avoir de mauvaises surprises ! Surtout dans le monde magique, car s'il peut être facile de voir un sabotage physique, voir un enchantement ou je ne sais quoi, c'est déjà plus dur. C'est aussi pour ça qu'on va vite fait changer d'hôtel dès l'appel terminé. Outch, mes sous ! Rien que penser ça me fait mal !

Je ne pensais pas à déjà commencer à m'établir une mafia. J'imaginais plutôt faire ça quand je serais débarrassé des Dursley, après avoir semé les pièges de Dumby. Mais en un sens, tant mieux. Commencer plus tôt que prévu ne peut pas faire de mal. Le plus important, c'est qu'aucun de mes soumis ne s'imagine que je ne suis qu'un enfant, et ce tant que je ne suis pas en mesure d'imposer ma loi par la force s'il le faut. Jouer la comédie, en laissant peser la menace d'un « hypothétique pseudo-mari » de tatie déguisée, je les laisse imaginer qu'il y a quelqu'un de très rusé et de prêt à tout qui se cache dans l'ombre. Vivre dans la terreur, rien de mieux pour devenir obéissant. Mouahaha !

Pour l'instant, il n'y a rien de particulier de prévu pour ce groupe. Se développer sera suffisant, recruter du monde, s'imposer aux autres groupes agissant dans le monde magique… puis quand j'aurais des gens de confiance, aller prendre le contrôle de divers cartels chez les Moldus. Comme ça, j'aurais pouvoir et influence chez les deux, ce sera pratique.

Une fois changé d'hôtel, nous allons nous rendre de nouveau sur l'allée des embrumes, afin de… faire les boutiques. Celles qui ouvrent de nuit, ou bien qui ne sont intéressantes qu'à ce moment là. Car l'allée a beau être une zone de relatif non droit, il y a par endroit des marchandises si illégales que même les plus doués des trafiquants ne prendraient pas le risque de les exposer au plein jour.

Je pense notamment à la boutique de Barjow & Beurk, dont j'ai tant entendu parler à l'époque de l'Holomagus, le massacre de la Chambre des Secrets dans ma première vie. Je n'ai jamais tenté de recenser le nombre de fois où j'ai été accusé de m'y fournir en toutes sortes de choses de magie noire, sinon je serais probablement encore en train de faire le calcul. Vu la réputation de cet endroit, il doit y avoir pas mal de choses intéressantes, et pas que ce qui est exposé dans la partie visible ! Ça, c'est plus des farces et attrapes que de la vraie magie noire…

Une fois que nous serons revenus dans notre hôtel, nous changerons d'apparence vite fait et sortirons discrètement « par la porte de derrière » -j'espère que ce prochain bouiboui ne demandera pas de payer au début !-, le tout pour enfin se dépêcher de monter dans un taxi et prendre une autre chambre, dans un encore autre hôtel. Bien habitué aux moldus sera le magique qui parviendra à me suivre. Autrement dit improbable, vu que par définition, les magiques ne sont ni rusés, ni habitués aux moldus.

En attendant que Pétunia achève de se préparer pour que je prenne la place, je m'allonge sur un lit pour réfléchir. Car il y a quelque chose qui m'étonne. A savoir que… je ne ressens rien. A propos de ce que j'ai fait aujourd'hui. Je veux dire, j'ai tué quelqu'un. Voir peut-être d'autres par accident. Et avec préméditation. Sans parler des cris que ça a provoqué, plein de gens doivent être traumatisés, peut-être à vie. Il y avait sans doute des enfants parmi la foule. Voir ça à leur âge, les pauvres…

…je ne ressens rien. Ni honte, ni dégoût de moi-même… c'est tout le contraire en fait, plus je pense à la façon dont j'ai maîtrisé et retourné la situation, plus je suis fier de moi. Après tout, cet abruti de gobelin m'avait menacé. C'était de la légitime défense. Même pour l'abruti que j'ai accidentellement tué en piégeant ma porte, au Chaudron Baveur… il a eu un accident de balai. Littéralement. Personne ne pourrait le nier.

J'ai beau chercher des contre-arguments pendant de nombreuses minutes, je n'en trouve aucun. J'essaie bien d'argumenter, de me rappeler mes propres traumatismes, ma volonté de paix… rien à faire. Plus j'y pense, plus j'en suis convaincu : c'était de la légitime défense pour l'un, un accident pour l'autre. Oui, on va dire ça.

Je fronce soudain les sourcils. Allez hop, ça suffit avec le moment des regrets ! Ce n'est pas comme ça qu'on va de l'avant, il faut passer à la suite ! Je me lève du lit tel un ressort en entendant Pétunia sortir de la salle de bain. Enfin ! On voit bien que la fana du maquillage a réussi à passer à travers mon impérium ! Passant devant elle, je lui ordonne de se prostrer dans le placard à vêtements pendant que je me prépare.

Je n'ai jamais tenté de jeter un sort de modification de la voix, il va falloir s'y faire. Je prends dans mes nouvelles affaires deux larges capes noires à capuche, et nous en mettons chacun une. Un petit sort d'obscurité, et nos visages seront invisibles ! Et aussi, pour pouvoir voir le visage de notre interlocuteur dans le miroir sans pour autant être vu, je descelle le miroir de la salle de bain et le positionne de façon à pouvoir y apercevoir le reflet de l'autre machin, sans pour autant qu'il ne puisse me voir à son tour. Et voilà !

La salle est vite prête, un drap teint en noir d'un coup de baguette est accroché au fond de la pièce, une chaise inconfortable préparée pour Pétunia… et voilà, c'est parfait ! Je me dépêche de faire tenir en équilibre sur une table l'espèce de miroir à deux sous donné par le gobelin, et qui me servira à communiquer avec sa petite bande. J'espère que son « second » n'a pas été tué lui aussi, je n'aimerai pas avoir affaire avec des sous-fifres incapables de comprendre le moindre mot !

Voilà, nous sommes parés ! Je me mets donc derrière le miroir, et j'en touche le verre du bout de ma baguette. Il se met très vite à grésiller, signe que la communication est active. Reste plus qu'à attendre…

…ah, ben voilà ! Ça aura été rapide ! La silhouette encapuchonnée du Second apparaît bien vite, apparemment dans un nouveau taudis vu l'état de délabrement des volets encore plus important qu'auparavant.

Il reste devant le miroir sans rien dire, alors je fais signe à Pétunia de commencer à débiter le texte que je lui ai appris. De force.

« - Second du gobelin Kernarkadoff ! » somme-t-elle. « Je vous contacte suite aux récents évènements. Votre supérieur a été victime d'un… malencontreux accident. Ceci est extrêmement regrettable. » Bien sûr, personne n'en croit un mot. Le ton dédaigneux au possible qu'elle emploie ne tromperait même pas un troll. Faut croire que me côtoyer lui a appris des choses. Elle se débrouille très bien. Elle n'attend pas que l'autre réponde, et reprend aussitôt.

« - En l'absence d'une personne qualifiée, je me vois contrainte de vous avertir que mon mari, monsieur Trasaţion, co-titulaire du contrat que nous avons signé, se considère désormais comme votre seul et unique maître. Dans sa grande bonté, il vous met en garde contre certains funèbres évènements qui pourraient malencontreusement survenir. »

A mon signe, elle marque une pause pour laisser le fouille-merde parler à son tour. Une voix chevrotante de peur se fait aussitôt entendre. « Ma-ma-mada-a-ame, me-me ! Je crois que vous vous méprenez sur la situation. Mon camarade a décidé de soudainement se retirer de votre association… » Pitoyable. Sa tentative est pitoyable.

« - Inutile de mentir mon cher, » répond Pétunia. « Je sais de source sûre qu'une certaine personne a pu s'occuper de votre cher ami gobelin. Nul doute que cette même personne dispose encore de nombreux moyens de… vous faire entendre raison. » Sur ce, j'envoie une de mes chouettes se poser sur le bord de la chaise de tatie. Le poulet tend aussitôt la patte, et la pouffiasse y accroche un petit papier avant de laisser s'envoler le rôti.

« - Votre désobéissance vient de vous priver d'un autre de vos amis, » dit-elle. Et en effet, je ne suis pas à un meurtre de soulard près. De toute façon, en recruter d'autres ne sera pas très difficile. L'argent peut faire des miracles. Surtout auprès de mercenaires prêts à tout…

A travers le second miroir, je peux voir l'imbécile esquisser un mouvement de recul. Très faible, mais tout de même. La partie est gagnée, au moins pour l'instant. Peut-être faudra-t-il redonner quelques avertissements par la suite, mais je suppose que ça devrait suffire pour aujourd'hui. Du moins je l'espère. C'est que ça coûte cher les mercenaires !

« - Je vois que nous avons un accord, » sourit froidement Pétunia. « C'est très bien. » On dirait pas, vu la tronche qu'elle tire. « Voici donc les premiers ordres de mon mari : vous allez commencer par faire un inventaire de l'état de votre organisation. Cela fait, vous vous rendrez dans le village de Pullcester, dans le Wessex, et entrerez dans l'entrepôt numéro sept-cent vingt-quatre. Vous y trouverez de l'argent et de nouvelles instructions. Un hibou vous y attendra afin que vous fassiez le rapport de vos activités. Inutile d'essayer de nous mentir, nous avons des moyens efficaces de vérifier si nos ordres sont bien suivis. » Elle lui lança un nouveau regard noir qui le fit un peu plus se tasser contre le mur derrière lui. Nul doute qu'il tente de se faire passer pour une peinture murale.

« - Avez-vous des questions ? » demanda tatie. L'imbécile répond aussitôt « non », comme si sa vie en dépendait. Effectivement, c'est le cas. Nyark.

« - En ce cas, je vous laisse accomplir votre mission. J'attends vos premiers résultats pour dans une semaine, même jour et même heure. Passez une bonne fin de journée. » Tu parles ! Je suis sûr qu'il ira s'imbiber généreusement dans un quelconque bar pour oublier son traumatisme. M'enfin, du moment qu'il ne m'oblige pas à dépenser encore pour lui faire subir une correction.

J'éteins le miroir d'un coup de baguette en fronçant les sourcils. Je me méfie un peu. Est-ce que ce type a peur ? Ou bien est-ce qu'il fait semblant ? Hum, oui je sais, paranoïa mon amour j'abuse de toi parfois. Mais bon, tant pis. Mieux vaut ça que de se faire avoir.

Bref ! Maintenant, il est temps de se rendre sur l'Allée des Embrumes ! La nuit est tombée depuis déjà un moment, et nous avons un peu de chemin à faire, il ne faudrait pas que nous nous fassions avoir à arriver à la fermeture des vrais magasins.

Nous nous dépêchons tous deux de revêtir une nouvelle apparence, pour n'être reconnus de personne, et nous nous habillons avec une masse de vêtements démesurée. Je dois avoir plus de tissus sur moi que ne pèse le reste de mon corps, c'est dire ! Mais là où nous allons, mieux vaut ne pas être reconnus. Quelques instants plus tard, je jette sur nous de nombreux petits sorts, les classiques en somme, avec l'anti-odeur, etc… et aussi plusieurs sorts d'obscurité un peu partout où c'est possible. Ça nous aidera à paraître menaçants. C'est sûr qu'entre un gamin et une pouffiasse, ce n'est pas nous qui y arriverions.

Nous arrivons à l'entrée de l'Allée des Embrumes environ une heure plus tard. Tout est plutôt calme, il y a juste quelques pochtrons qui s'arrosent dans des bars ou des égouts moins malodorants qu'eux. Rien de bien dangereux… apparemment. Je n'oublie pas la leçon des gardes de l'Allée des Oubliés. S'ils avaient ressenti le moindre danger, je serais mort avant de m'être aperçu de quoi que ce soit. Nous nous avançons donc prudemment, et je garde la main dans ma poche, la baguette à l'affut.

Le premier magasin à notre portée est le célébrissime Barjow & Beurk. Sans aucun doute doit-il sa renommée au fait qu'il se trouve juste à l'entrée de la triste allée. Car en regardant le contenu de la vitrine, il ne semble pas y avoir grand-chose de dangereux. Une ruse, sans aucun doute.

Le magasin semble fermé. J'impérium à tatie de tourner la poignée quand même, juste au cas où. Et bingo, la porte s'ouvre sans un bruit. Pas si fermé que ça.

Nous entrons discrètement, en nous faisant aussi silencieux que possible. Qui sait, peut-être y a-t-il des aurors ENFOIRÉS ! qui patrouillent dehors, à la recherche de mages noirs en puissance. Cette idée m'arrache un discret rictus. Nul doute que ces couillons n'ont pas conscience que les affaires se font à l'intérieur…

Nous faisons quelques timides pas dans l'obscurité, le temps de laisser nos yeux s'habituer au manque de lumière. Et à peine sommes-nous capables de nous repérer que je sursaute en voyant, immobile dans le fond, une espèce de vieille croûte humaine. Sans doute un épouvantail fait d'une momie, non ?

« - Bonne nuit, madame, mon garçon, » dit soudain le machin. Wow, c'est vivant ? Je l'aurais pas cru ! « Anotolus Beurk pour vous… servir, » se rattrape-t-il. Nul doute qu'il a failli dire « escroquer », ou quelque chose dans le genre. Tu vas voir, tiens…

« - Que puis-je faire pour vous être agréable ? » continue-t-il en se frottant les mains à la manière d'un rapace.

« - Nous venons pour… faire des achats. De véritables achats, plus intéressants que ce que vous proposez ici. »

« - Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, madame, » répond aussitôt le vieux, trahissant son mensonge par son empressement.

« - Je pense que si. » Et à peine a-t-elle fini sa phrase qu'elle sort une énorme bourse de sa robe. J'ai un pincement au cœur en voyant tout cet argent, MON argent, en si mauvaise posture. Ça me fend le cœur.

« - Oh, mais je me rappelle ! J'ai eu ce matin même un arrivage de marchandise que je n'ai pas encore eu le temps de disposer en rayon. Je suis certain qu'il y a des choses qui pourraient vous intéresser. Si vous voulez bien me suivre dans l'arrière-boutique… » Ben voyons. Il est encore plus prévisible que le gobelin, ma parole. Plus stupide, j'ai bien du mal à croire que ce soit possible. Même Dudley est capable de faire preuve de plus de ruse, c'est dire. A moins que…

Après avoir traversé un rapide couloir, nous nous retrouvons dans une remise très intéressante, effectivement. Sur de nombreuses étagères s'accumulent une multitude d'objets hétéroclites, allant de la potion de soin à la plume de phénix en passant par le poignard sanglanteur et la baguette dilatatrice. Ce serait pratique pour Vernon ça, histoire qu'il puisse plus facilement évacuer la merde qui le remplit. Bref, passons. D'un discret coup de baguette, j'impérium à tatie de passer à la suite. Elle se tourne aussitôt vers Beurk.

« - Monsieur, votre marchandise est très intéressante, j'en conviens, mais il n'y a ici rien d'exceptionnel, tout au plus rare. N'avez-vous rien de… mieux ? »

« - C'est là tout ce que vend ma boutique madame, vous m'en voyez désolé. » Il ment comme un dentiste sadique à un patient peureux. Mais force est de constater qu'il se méfie, et qu'insister ne fera que m'apporter des ennuis. C'est que je n'ai pas envie de quitter l'Allée des Embrumes dans un coffre de bois moi ! Je me contente donc de me résigner et de penser que je pourrais toujours revenir dans quelques années, avec des arguments plus… poignants.

Pendant que je regarde discrètement ce qu'il y a ici, j'envoie tatie faire le tour des rayons pour faire comme si elle s'intéressait à la marchandise. En vrai, heureusement qu'elle a mon impérium, sinon elle serait déjà à l'autre bout du monde tant elle se serait dépêchée de prendre la fuite.

Du coin de l'œil, j'aperçois des armes magiques très intéressantes. Une épée ne serait pas vraiment utile, bien trop voyante, mais un jour peut-être, pour frimer un peu… et puis ce n'est pas trop cher. Reste juste à savoir quels enchantements il y a dessus. Et sur les poignards aussi, pratique ça. Facile à cacher et à utiliser.

J'ai ma réponse quelques instants plus tard. En plus des très classiques et inutiles à citer enchantements de solidité, d'affutage, de brillance, et j'en passe, il y a un poignard qui a un sort de « buveur de sang ». Inutile de faire un dessin, c'est bien assez explicite comme ça. Ce machin a à l'origine été conçu pour les potionnistes, afin qu'ils puissent collecter le sang de leurs ingrédients sans en perdre une goutte. Le tout a été interdit et classé en magie noire presque immédiatement, vu les usages assez… violents qu'il est possible de faire.

Il y a une rapière tout aussi intéressante, qui en plus d'avoir un cœur en poil de dragon, et donc de pouvoir servir de baguette, a la capacité de pomper la magie de son porteur pour lui servir, littéralement, d'antenne portative. En gros, on ressent la magie ambiante. ça sert à repérer les ennemis et les sorts cachés. Très pratique. Cher, aïe mes sous, mais très pratique. J'en prends une.

A mon grand regret et au soulagement de mon portefeuille, il n'y a pas grand-chose d'autre d'intéressant hormis des banalités. J'ai terminé de remplir ma réserve d'ingrédients avec des trucs aussi rares que des plumes ou larmes de phénix, ou encore du sang ou des écailles de basilic, mais aussi… du sang de jeune vierge. Je vous rassure, je n'ai pas l'intention de l'utiliser. Je vais plutôt le garder de côté pour un jour lui offrir une tombe digne de ce nom. Pauvre enfant.

Ma bibliothèque gonflée à bloc et probablement condamnée à déborder pour toute ma vie, il n'y a plus grand-chose qui m'intéresse. Tu parles d'une boutique renommée pour sa marchandise de magie noire ! Bah ! Dépêchons-nous de payer pour partir, avant que je n'assomme l'abruti pour fouiller un peu partout. Je me retiens, car on ne sait jamais ce qui peut se cacher dans les ombres, surtout ici.

Sortant de chez Barjow & Couillon, je regarde ma montre pour voir qu'il est plus de deux heures du matin. Mince ! Il faut nous dépêcher, nous n'avons plus beaucoup de temps ! Les magasins intéressants vont bientôt fermer, et je ne peux tout simplement pas prendre le risque d'allonger encore une fois mon séjour Londonien !

Et à peine ais-je ramené les yeux devant moi que je suis confronté à un autre grave problème auquel je n'avais pas pensé : comment savoir quelles sont les boutiques ouvertes la nuit ?! Pour BB je n'ai pas eu de souci, mais ça c'était bien juste parce qu'ils n'ont plus aucune renommée à protéger. Mais là, je suis bien dans la merde ! Grr, honte à moi ! Faudra que je me donne une baffe en punition, tiens. Ça m'apprendra à avoir une faille dans ma réflexion…

C'est avec un soulagement non-feint que nous quittons enfin l'Allée des Embrumes. Il est environ quatre heures du matin, et la fatigue commence à se faire sérieusement sentir !

Je repense rapidement aux deux « magasins » que nous avons eu le temps de visiter après BB. L'un qui vendait pas très légalement des portoloins. J'ai pu y acquérir un livre pour apprendre à en faire, c'est cool. Ce sera très pratique. Malheureusement, ce sort utilise beaucoup de magie, avec une empreinte très reconnaissable que le ministère pourra facilement repérer. Il faudra donc que j'attende d'être à Poudlard pour m'entraîner. M'enfin, je peux bien faire ce petit sacrifice.

Le second magasin, quand a lui, est aussi une librairie. Encore, me direz-vous. Mais là, elle avait un petit quelque chose très intéressant ! Elle ne vendait pas des livres édités, mais des manuscrits rédigés par une multitude de personnes lambda qui s'en étaient séparé pour toutes sortes de raison. Nul doute que je pourrais y apprendre des choses très intéressantes… mouahaha !

Rentrant avec empressement dans notre chambre, dans un encore nouvel hôtel, je commence à préparer ce qu'il nous faut pour le lendemain et nos acahts hez les moldus. Et... merde. Merdemerdemerde. Je n'ai presque plus d'argent. Plus assez en tout cas pour faire les courses prévues. Et je ne peux tout simplement pas aller dans une banque et en retirer de mon compte. Ce serait trop suspect. Je ne peux pas non plus faire payer Pétunia, il n'y aura pas assez sur son compte, vu tout ce que j'ai à acheter. Donc, je suis dans la merde.

Tournant en rond, je passe mes options en revue. Voyons, tatie n'a plus aucun bijou sur elle, je ne peux pas en vendre. Je pourrais tenter un sauvetage chez un couple de vieux attardés, mais c'est sacrément risqué de le faire sans aucune préparation ni repérage du terrain. Surtout si près du ministère. Donc, on va éviter.

Je pourrais éventuellement vendre une des parties les moins précieuses de tout ce que j'ai acheté chez les magiques. Mais non, même ça ce n'est pas souhaitable ! J'ai déjà pris un risque considérable en organisant cette sortie, recommencer serait une folie ! Donc non, pas ça.

Marchant dans toute la pièce en maugréant, ne faisant pas attention à ce qui m'entoure, je suis soudain tiré de mes pensées par un cri de douleur. AÏE ! Je me retourne aussitôt pour voir Pétunia se tenir le pied en grimaçant. Oh, je lui ai marché dessus. ET ELLE OSE ME DERANGER POUR SI PEU ?! « Souffre en silence, maudite salope ! » lui lance-je, énervé, avant de revenir à ma réflexion.

Je m'arrête soudain, toute colère oubliée. Salope. Effectivement, Pétunia l'est. Pas juste cocue. Et… nous sommes en plein Londres, pas loin de la City. Et de sa foule de richards pleins aux as. Hum, je suis sûr que je pourrais en tirer quelque chose… quelque chose d'intéressant et d'amusant à la fois.

J'ai une bonne intuition là, je le sens. Cogite Harry, cogite ! Il faut trouver comment la réaliser !

JE SAIS ! Je me précipite aussitôt sur mes sacs de course, et cherche avec empressement celui qui contient ce que j'ai acheté chez l'apothicaire du Chemin de Traverse ! Il y a un truc qu'il me faut immédiatement !

Quand nous étions sur l'Allée des Oubliés, plus précisément chez le tapissier, pendant que j'étais perdu dans mon admiration de la merveille représentant une vélane de l'Âge d'Or, la marchande m'a appris que les cheveux de ces femmes avaient la propriété d'attirer le regard des hommes à coup sûr, d'une façon parfaitement impossible à empêcher, pas même à travers un voile ou une quelconque épaisseur de vêtements. Une propriété très intéressante.

Ah, voilà ! D'un geste triomphant, je sors une fiole contenant des longues mèches de cheveux de vélane. Et aussitôt, sans que je puisse rien y faire, je sens mon regard être attiré par une force invisible… heureusement que mon corps est encore celui d'un enfant, et pas d'un adolescent bourré d'hormones ! Sinon, je sens que ma couette aurait été agitée cette nuit.

Me forçant à m'arracher à l'attraction magique, faisant appel à toute ma concentration et mes capacités d'occlumancie, je sors les cheveux de leur fiole et les laisse tomber le long de ma main. Ils s'étendent aussitôt sur un long mètre, enchantant ma vision. Si rien qu'une mèche de cheveux coupés a cet effet, je n'ose imaginer la beauté de la vélane qui les a donnés !

M'approchant de Pétunia, lui impériumant de rester assise sur le bord de son lit, je lui glisse les cheveux de la vélane dans les siens, les liant patiemment avec des nœuds aussi fins que possible, pour éviter qu'ils ne tombent ou qu'ils soient trop visibles. Heureusement, tatie est blonde elle aussi !

Pendant les longues minutes qu'il me faut pour œuvrer, je m'efforce de me concentrer et de faire abstraction de ce qui m'entoure, mais lorsque je termine enfin et que je recule pour regarder si l'air con de tatie est toujours là ou non… wow ! J'en reste béat ! Je n'aurais jamais cru que même une laideur comme elle puisse être arrangée d'une pareille façon ! Bon ok, en y regardant de près on a toujours l'impression d'avoir affaire à une guignole, mais c'est toujours mieux qu'avant. Je crois.

Sortant de l'hôtel en priant toute la folie du monde que le foulard de Pétunia ne détonne pas trop avec l'environnement, nous marchons quelques minutes droit en direction de la City.

Au fil des rues, je repère l'endroit parfait pour faire ma basse œuvre, près d'un lieu très passager pour qu'il y ait de nombreux clients, et avec des poubelles assez grosses pour que je puisse me dissimuler sans être vu. Et pour que personne ne voie les deux attardés cachés derrière lorsqu'ils feront leur œuvre. Berk ! Et même double berk dès que j'ouvre une des poubelles ! Heureusement que j'ai acheté des livres traitant de sorts hygiéniques, et que j'ai pensé à les apprendre avant de quitter notre hôtel ! Un petit evanesco (II) plus tard, je me suis préparé un petit repère comme de nombreux enfants aiment s'en faire. Sauf que là, je ne vais pas vraiment m'amuser, héhé ! Nyark !

Les sorts, l'habillement provoquant, le déguisement et les cheveux de la vélane… tout ça attire très vite un premier client. A peine Pétunia l'a-t-elle emmené derrière une poubelle que je l'assomme pour lui piquer le contenu de son portefeuille. Et puis en passant, j'utilise mes plumes magiques pour copier les documents de sa sacoche. Sais-t-on jamais, je pourrais obtenir des infos intéressantes. On est dans le quartier financier après tout, faire du chantage ne peut pas me faire de mal.

Une petite question se pose toutefois, que faire de ces queutards ? Je ne vais pas les laisser s'accumuler dans le fond de la rue, ce ne serait pas très pratique… d'autant qu'il faudrait que je leur lance un sort de mémoire. Et si un seul ne poserait sûrement aucun problème aux détecteurs du ministère, plusieures dizaines en revanche… la solution me vient bien vite, et je leur lance un discret impérium les obligeant à se rendre à pied à l'autre bout de la ville, avant d'y picoler comme des Vernons, puis de se chercher un coin de caniveau pour cuver tranquillement. Nul doute qu'ils ne se poseront pas de questions sur leur mésaventure. Et je maîtrise assez les impériums pour les lancer avec un minimum de magie et un maximum d'efficacité. Je ne serais pas repéré.

Un second client arrive. Et encore un. Et encore. J'ai déjà sauvé plus de cinq-cent livres. Ma parole, je vais devenir milliardaire avant le matin si ça continue comme ça !

A un moment, deux clients se précipitent en même temps. Ils sont totalement en rut. Et bourrés aussi. Avec l'alcool violent. Je n'ai que le temps de maîtriser le premier que le deuxième a déjà sorti sa baguette. Et je n'ai pas le temps de réagir qu'il se fait faire ce pour quoi il va se faire détrousser. Il faut que j'aide Pétunia ! Surtout qu'avec son impérium elle obéit sans broncher, cette traînée !

Je m'arrête soudain, laissant faire l'attardé. Je suis interloqué par la stupidité de ce que je viens de dire. Moi, aider Pétunia ? Plutôt la prostituer pour le reste de sa vie que de faire quoi que ce soit pour elle. Tant qu'elle reste en assez bon état pour me servir… le reste ne me regarde pas. De toute façon, elle a déjà le corps totalement ravagé par sa connerie. Avec un peu de chance, être violée l'améliorera…

…restons encore un peu. Après dix clients, j'ai déjà largement assez d'argent, mais un peu plus peut toujours être utile. Et puis… faire souffrir Pétunia ne peut pas lui faire de mal. Après tout, un viol de plus ou de moins, vu le nombre de fois où Vernon l'a forcée… faudra juste lui faire prendre une potion préventive pour éviter qu'elle ne contamine de sa stupidité un second pauvre enfant.

Le lendemain arrive enfin, meublé par une bonne grasse mat' jusqu'à huit heures et une matinée chargée dans les magasins moldus, et c'est avec un soulagement non feint que je monte dans la voiture de Vernon. Un petit sourire me vient quand je pense aux kilos que ce gros porc a dû perdre en devant aller et revenir à pied de son boulot… à dix kilomètres de là. Ça ne m'étonnerait pas qu'on le retrouve svelte en arrivant !

Pendant que Pétunia se casse le dos à charger dans le coffre notre multitude de sacs de courses, je me remémore tout ce que nous avons acheté durant ces trois jours. Et ça fait une sacrément longue liste. Hum-hum, alors, dans l'ordre…

J'ai déposé cinq mille livres sur un compte au nom du fils de la fictive famille Trasaţion, ouvert encore un autre pour participer à la dissimulation de mes vastes mouvements d'argent… quand au reste, euh… beaucoup de choses. Beaucoup-beaucoup-beaucoup. Et même encore plus. J'ai beau avoir une bonne mémoire, ce n'est pas au point d'avoir tout retenu. Bah, c'est pas grave. Je ferais l'inventaire plus tard. D'ailleurs, faudra pas que j'oublie de réveiller mes piafs de leur stase. Ce serait pas très bon pour leur santé de les stocker continuellement dans des sacs de course.

Enfin, chez les moldus, outre un pillage en règle de plus de librairies spécialisées qu'il n'est possible de l'écrire, je me suis équipé en une énorme masse de matériel informatique. Et aussi plusieurs révolvers et de nombreuses cartouches chez un marchand d'armes. Un petit impérium et il ne m'a pas embêté avec une quelconque autorisation à la con. Bien sûr que j'ai le droit de porter des armes ! Vu que je me le permets… nyark !

Bien entendu, tout ces achats ont été fais aux frais de Vernon. Eh, Pétunia avait la carte bancaire familiale sur elle, autant en profiter ! Disons que ça rattrapera mes anniversaires en retard. Enfin, juste une partie. Au cas où j'ai encore besoin de leur faire dépenser des sommes trop grosses pour mon humble porte-monnaie.

Le mieux que j'ai acheté chez les non-magiques, c'est probablement les manuels traitant de l'informatique. Nul doute que ce domaine merveilleux a un grand avenir devant lui ! D'ailleurs, dès qu'on arrive à Privet Drive, je me connecte au vidéotex et je recherche des sociétés dans lesquelles investir massivement. Je sens que tout ça va me rapporter gros !

Et bien entendu, dans ces quatre endroits, une formidable quantité de livres. Je n'ai même pas pu retenir le nombre. Probablement près d'un millier. Tellement que pour la première et sûrement seule fois de son histoire, le quatre, Privet Drive contiendra plus de quelque chose que de bouteilles d'huile. C'est dire. Et puis pour les stocker, je n'aurais qu'à réquisitionner la seconde chambre de Dudley. Et puis la première aussi. Il n'aura qu'à dormir dans la cave, bien au frais. C'est qu'il ne faudrait pas que sa graisse rancie. Bref, passons.

Occupé à glander dans la voiture, je m'ennuie fermement. J'ai bien essayé de prendre un bouquin, mais je suis vite malade quand je ne regarde pas la route. Et mes potions anti-nausée sont dans le coffre. Bah, pas grave. Pour ne pas perdre mon temps, je me contente de penser. Et petit à petit, j'en viens à ce que j'ai fait subir à l'espèce de sous-être au féminin qui conduit à mes côtés.

Vous vous demandez sûrement pourquoi et comment je peux me montrer aussi horrible avec ma propre tante. La réponse est aussi simple que vous vous en doutez : je la hais. Vraiment, je la hais. Au plus profond de mon âme. Au-delà de l'imaginable. Si je ne l'ai jamais torturée, c'est bien uniquement parce que j'ai besoin d'elle, et qu'elle m'est plus utile en bon état. Mais le jour où elle me sera devenue inutile, je suis certain qu'elle sera très douée pour… se faire pardonner d'être une pareille aberration d'intelligence.

J'ai beau essayer de faire preuve d'une pseudo-morale pacifiste, de me dire qu'il faut que je lui pardonne… rien à faire. Je la hais pour tout ce qu'elle m'a fait, dans ma première vie autant que dans celle-ci. Surtout que je me souviens de quasiment tout. Les coups, les insultes, le harcèlement constant, les critiques sans fondement, les regards noirs, les privations, et je vous passe une multitude de synonymes tous plus parlants les uns que les autres. Et le pire, c'est probablement tout le venin qu'elle a pu cracher sur ma maman adorée. Lily. Je ne parviens toujours pas à croire qu'une si merveilleuse personne peut être la sœur d'une sous-créature aussi détestable que Pétunia. Et ça ne fait que renforcer ma haine. Autant pour James, je n'aurais fait qu'approuver, mais pour maman… intolérable.

J'ai une folle envie de me venger. Mais la vengeance est un acte immature, stupide, irrationnel, et j'en passe. Alors j'ai établi un plan pour assouvir cette pulsion avant qu'elle ne me pose problème. Et faire souffrir Pétunia, via mon impérium et tout ce que je lui fais faire ainsi, fait partie intégrante de cette solution. Car quand nous rentrerons à Privet-Drive, je la priverais totalement de ses souvenirs en tentant de tout lui prélever pour les stocker dans des fioles comme je l'ai déjà vu faire, ou alors dans la tapisserie-pensine que j'ai achetée. Même si je pense que l'image de Pétunia en flétrirait les fils. Et lorsque viendra le jour où je quitterai cette saleté, je lui rendrai tout… nul doute qu'elle en sera si horrifiée, si dévastée, qu'elle entrera dans une crise de démence magistrale. Un spectacle à voir. Peut-être même qu'elle s'en suicidera. J'hésite même à reproduire le souvenir pour en vendre des exemplaires par la suite, histoire d'exploiter cette saleté jusqu'au bout. Mais faudrait pas non plus exagérer.

Bref, passons tous ces questionnements existentiels. Car pendant que je pensais, nous sommes arrivés à Little Winning (I). Il faut faire attention, au cas où les alarmes de Dumby se soient activées pendant ma trop longue absence.

Prudence est mère de folie.

A suivre…

A votre avis, Harry va-t-il avoir des problèmes avec Dumby ? N'hésitez pas à en blablater dans les commentaires ! ^^

D'ailleurs… commentaire svp ? Paraît que ça aide à faire de belles escroqueries.

I. Little machinchose : je sais, j'ai mal écrit ce nom. Je me souviens jamais de comment c'est.

II. Evanesco : sort servant à faire disparaître les déchets, débris, et autres.

Je vous mets ici un résumé de tous les achats faits par Harry et Pétunia au cours de ces quelques jours passés à Londres. Cherchez bien, il y a peut-être des indices sur ce que sera la suite de l'histoire…

Liste de tout ce qu'Harry a acheté durant ses emplettes sur le Chemin de Traverse, l'Allée des Oubliés, l'Allée des Embrumes et le monde moldu. Chapitres 28, 29, 30 et 31.

GRINGOTTS :

- Un compte de 5000 livres (6400 gallions), à l'usage du fils de la fictive famille des Trasaţion (l'une des identités de mafieux d'Harry).

- Un compte adulte pour servir de point de passage à de grands mouvements de fond servant à dissimuler sa fortune « en sécurité ».

...

CHEMIN DE TRAVERSE :

- Plumes auto-rédactrices. « Ecrivez votre texte avec la plume rouge, et fournissez du parchemin et de l'encre aux plumes vertes pour qu'elles recopient sans cesse jusqu'à la fin des temps. Simple sort de finite pour les arrêter. »

- Parchemin à dessin. « Dessine ce que vous voulez ! »

- « Enveloppe antivol », « autodestructrice », « Beuglante ».

- Encres « Dominante » et « nemelisezpas ». « Cette encre empêche d'arrêter la lecture jusqu'à la fin du texte. » « Cette autre détourne le regard pour ne pas être lue ». Pratique pour rédiger des contrats légaux TRES avantageux.

- De nombreux guides touristiques magiques parlant des différentes cultures du monde magique.

- Une malle appartement de cent mètres carrés limitée à deux personnes à la fois, pour servir de repère caché et de réserve. Rétrécie en temps normal pour être porté en collier, en piercing, boucle d'oreille ou dans le caleçon.

- Porte-monnaie agrandi.

- Trois mallettes de bureau pour faciliter le port de documents, de potions, etc. Une modifiée pour servir d'armoire à potion portative, et d'armoire à ingrédients.

- Un lot de cent sacs « allégés-agrandis », soit des sans-fond, pour faciliter ses courses.

- Un lot généraliste de l'ensemble des marchandises vendues par un apothicaire d'ingrédients de potions végétaux.

- Une large garde-robe de tous les vêtements sorciers classiques.

- Harry vole sa baguette de phénix chez Ollivander's, et aussi une baguette renforcée aux runes datant de l'époque de l'Union magique.

- Des meubles classiques et magiques pour meubler la malle achetée plus tôt.

- Quincaillerie magique : chaudrons, spatules, et tout un attirail d'instruments de cuisine, de botanique, et encore bien d'autres choses que je découvrirais à l'usage.

- Deux balais magiques, un Comète et un Déménageur, des balais spécialisés pour le quidditch et le port de lourdes charges. Le Comète est sacrifié peu après suite à un incident, mais est compensé par un autre acheté le lendemain.

- Série de livres sur le quidditch et les balais magiques

- Différentes tailles de protections de quidditch, en prévision de sa future croissance.

- Un faucon transporteur de courrier, qu'il utilisera à Poudlard, et trois chouettes pour ses divers besoins, ainsi qu'une TRES large réserve de nourriture pour ces bestioles. Il n'y a pas encore Hedwige.

- Une grande quantité de potions déjà prêtes, en une dizaine d'exemplaires de chaque. Notamment du Felix Felicis, la potion de chance. Et aussi des boîtes à surprise, pour s'amuser avec les Dursley.

- Un exemplaire de l'ensemble des livres vendus chez Fleury & Bott.

- Des catalogues de notariat magique pour rechercher des propriétés à acheter dans des emplacements stratégiques.

- Des plantes magiques pour servir de réserve à potion, et de nombreux manuels de botanique.

- Des lunettes magiques améliorées avec de nombreux sorts différents : Essuie-glace, antibuée, anti-traces, zoom, repérage de capes et sorts d'invisibilité.

- Des jumelles magiques, un télescope, plusieurs lots de miroirs à double-sens, un traitement de guérison de la myopie pour s'en guérir.

- Cosmétiques magiques, pour améliorer ses déguisements.

- Des abonnements à tous les journaux et magazines sorciers : Gazette du Sorcier, Chicaneur, Sorcière-Hebdo, Les maniaques du balai.

- Projet d'installation de cheminettes dans ses entrepôts.

...

ALLÉE DES OUBLIÉS :

- Des cabines et des caisses de protection facilitant le transport par portoloin ou cheminette, évitant les accidents et les impressions désagréables.

- Complément de ce qui n'était pas vendu chez les sorciers en potion, quincaillerie, livres, etc.

- Un enchantement d'agrandissement de l'espace d'un mètre carré, pour agrandir son placard.

- Une tapisserie-armoire.

- Une tapisserie-pensine.

- Un duo de tapisseries servant de porte magique.

- Chez un potionniste : philtres de concentration, d'endurance physique, d'apprentissage accéléré, de sentiments en boîte

- Un lot de tuniques magiques équipées de runes pour différentes améliorations. Qualité moyenne, peu efficaces.

- Il parvient à commencer la mise en place de ses projets d'organisation mafieuse en prenant le contrôle d'une bande de petites frappes.

...

ALLÉE DES EMBRUMES :

- Un poignard et une rapière chez Barjow & Beurk, ainsi que des compléments rares pour des ingrédients de potions et des livres.

- Un manuel pour apprendre à fabriquer des portoloins.

- Une cargaison de plus ou moins vieux livres achetés dans une librairie peu recommandable.

...

CHEZ LES MOLDUS :

- Du matériel informatique pour améliorer le sien.

- Des livres des livres des livres des livres vive le copier-coller des livres des livres des livres.

- Des révolvers et une réserve de balles. Au cas où.