NVJM rédigé 4/2017, publié 14/4/2017
Harry Potter et l'histoire inachevée
Chapitre 32 : Le génie grandit
« - JWOAYEU Z'ANIVÈRSÈR-euh RYRY ! JWOAYEU… »
« - Oui bon ça va, on a compris ! Vos gueules ! » Ces abrutis de Dursley se taisent aussitôt, laissant revenir un bienfaisant silence. Ouf ! Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir les faire chanter ?! J'aurais pourtant dû me douter que ça effriterait le plafond… A croire que je deviens stupide moi aussi !
Ne leur adressant plus un regard, je me contente de souffler sur le gâteau, éteignant aussitôt mes neuf bougies, avant de m'emparer d'un large couteau. Couteau en main, plus Dursleys à côté… une pulsion meurtrière calmée plus tard, je m'en découpe une unique part, me la pose dans une large assiette et me rassied à table, juste en face des trois attardés.
« GROOoooUUÏÏÏK ! » Je ne peux m'empêcher de rire en entendant ça. Héhé, même avec un impérium pour le forcer à rester calme, Dudley ne peut s'empêcher de laisser grouïker son ventre… sacré gros porc ! Tiens, tu iras dormir sans manger ce soir, ça t'apprendra. Ne me remercie pas, je fais ça pour ton bien. Depuis que j'ai repris ta santé en main, tu as déjà perdu un kilo. Par jour. Plus qu'une troisième centaine à faire dégager et tu pourras commencer à être appelé obèse. Spèce de malformation.
Mon repas achevé, j'impérium aux attardés de débarasser la table, puis de revenir à leurs occupations habituelles. Je n'ai plus besoin d'eux pour l'instant. De mon côté, je monte à l'étage prendre ma sélection de bouquins du jour dans ma seconde bibliothèque personnelle, la première ayant été dévorée depuis maintenant bien longtemps. Entrant dans l'ancienne seconde chambre de Dudley, je zyeute l'air satisfait qu'il ne me reste plus que deux étagères pleines à étudier. Une bonne quatre-centaine de livres. L'affaire d'un à deux mois. J'en prends une dizaine avant de regagner mon placard pour ne pas être dérangé.
Tiens, mon placard ! Parlons-en ! Je l'appelle toujours du même nom par habitude, mais en fait je devrais maintenant plutôt parler de mon futur empire. Oui je sais, mais il faut bien commencer quelque part. Vos gueules c'est Harry. (I) J'ai agrandi ma petite maison avec le cube magique que j'ai acheté à grand prix sur l'Allée des Oubliés. J'ai pu meubler le tout d'un lit pour deux personnes, d'une chaise, d'une petite table et d'une micro-étagère. C'est beaucoup plus vivable comme ça. Et les sorts anti-poussière que j'ai appris laissent assez peu de traces pour que je puisse les lancer sans être repéré par qui que ce soit. Et au moins maintenant, je n'éternue plus pour un rien.
Pour résumer, tout va pour le mieux dans le plus dictatorial des mondes.
Enfin… presque. Même si mes plans se déroulent comme prévu, je ne puis m'empêcher d'être agacé et inquiété par deux problèmes. Le premier, ce sont mes sorts. Le second, c'est Dumby.
Le vieux shnock d'abord. Quand je suis revenu de Londres avec Pétunia, je craignais beaucoup de trouver le citronné ou un de ses pions en train de vérifier si tout allait bien dans ma prison, et surtout si le prisonnier était toujours bien tenu en laisse. Problème : je n'ai rien vu. Il n'y a eu personne. Et comprenez bien où je veux en venir : quand je dis personne, c'est vraiment personne, au point que c'en est totalement suspect. Pour vous dire, même la vieille Figgs n'a pas racheté de chats ! Et elle ne va même plus à la messe ! Ça pue le piège à plein nez. Et cette fois, je suis certain que ce n'est pas juste ma paranoïa qui me fait ça. Il y a quelque chose. J'en suis sûr.
Il y a quelque chose…
Ce qui nous amène au second problème : mes sorts. J'apprends plein de trucs et de machins sans m'arrêter, j'obtiens une maîtrise théorique colossale à force de travailler, je m'efforce de parfaitement imaginer les sorts, leurs effets, la façon de les lancer, tout ça… mais il est hors de question de prendre le risque d'en lancer un que je ne maîtrise pas déjà. Ce serait de la folie, je risquerais de me faire repérer en un instant par Dumby, le ministère, et tous leurs morpions respectifs.
Tiens, tant qu'on parle du ministère ! C'est en lisant un de mes plus précieux bouquins que j'ai découvert comment ces enfoirés font pour tracer les sorts. Ils ont deux moyens pour ça. Déjà, il y a la « trace », sorte d'espion placé obligatoirement sur toutes les baguettes fabriquées « légalement ». Dès un sort lancé, ce machin envoie aussitôt des signaux au ministère, où des machines ou je ne sais quoi se charge de définir automatiquement si le sort est légal ou pas, lancé en présence de moldus ou pas, lancé par quelqu'un d'autorisé ou pas, et probablement encore bien des choses. Cette trace est une merveille d'enchantement, une arme redoutable aux mains d'un pouvoir généralement incapable. Mais même des incapables peuvent faire de grandes choses si tout est déjà fait par d'autres, et qu'ils n'ont qu'à donner des ordres.
Le second moyen dont dispose le ministère pour repérer les sorts illégaux n'a pas besoin de la trace pour fonctionner, bien que celle-ci en améliore l'efficacité. Et c'est justement ce second moyen qui me pose problème : la quasi-totalité de la population magique, moi y compris, habitons au beau milieu d'une énorme masse de moldus. Les probabilités sont très faibles pour qu'il y ait une autre source de sorts qu'un foyer en particulier. Aussi, il suffit de situer approximativement l'origine d'un sort pour connaître son lanceur. Définir par la suite si c'est de la magie accidentelle ou je ne sais quoi, c'est secondaire, et je m'en fiche. Tout ce qui compte pour moi, c'est que je suis sous surveillance. Vu qu'il n'y a personne de magique autre que moi à des lieux à la ronde. Je le sais, j'ai enquêté.
Jusqu'à maintenant, j'ai eu de la chance… entre mon âge et ma prétendue « surpuissance » vu que j'ai soi-disant vaincu Tronche-de-Bouteille, personne ne s'est étonné de régulièrement ressentir de fortes surcharges de magie en provenance de Privet Drive. Mais maintenant, à neuf ans, je suis sensé commencer à sérieusement maîtriser ma magie. Je ne peux pas me permettre de nouveaux éclats. Pour l'impérium, pas de problème, je le maîtrise si bien que je commence à croire que je pourrais me passer de magie pour le lancer, c'est dire. Mais le reste… ma paranoïa, je te demande en mariage !
En bref, j'ai beau avoir rapidement acquis d'énormes connaissances en théorie magique, au point que le programme de Poudlard a plus de mystères pour les profs que pour moi ces connaissances ne me servent littéralement à rien pour leur grande majorité, vu que je n'ai pas appris à lancer les sorts correspondants… grr, ça m'énerve !
Heureusement, j'ai une petite idée sur comment résoudre ce problème. Mais pour ça, il me faudra me débarasser des Dursleys. Avant d'aller à Poudlard. (II)
Dans tous ces innombrables livres, j'ai bien évidemment appris de la magie « noire ». Putain que ce nom est con. Elle n'est pas plus noire que l'obscurité de mon portefeuille, c'est dire. Bien sûr, certains sorts ne sont vraiment pas recommandés, ça c'est vrai. Mais en fait, la seule et unique chose qui est « mauvaise » dans une écrasante partie de cette magie, c'est le regard qu'en ont les autorités magiques.
Comprenez : si un mage noir apparaît en maîtrisant des magies rares que vos troupes ne connaissent pas, c'est gênant. Mais quand vous êtes un gouvernement magique, qui plus est avec l'appui d'une confédération internationale, vous n'avez pas grand mal à mater le rebelle. Voldy a été une exception. Une courte exception, mouahaha… mais imaginez maintenant qu'une large proportion de votre populace est capable de maîtriser une magie qui, par exemple, l'exempterait d'impôts ? Une magie que vous ne pouvez pas contrer par quelque moyen que ce soit ? Ce serait très problématique. Le meilleur moyen d'empêcher ça, c'est encore de l'interdire. Mais comment ? Pour qu'une interdiction soit efficace, il ne suffit pas de dire « faites pas ça ou je vous tape sur les doigts ! Grr ! » Il faut que les personnes soumises acceptent cette interdiction… et quoi de mieux que de faire accepter quelque chose par la peur, la superstition, la religion ou je ne sais quoi d'autre ? Les dirigeants magiques qui ont institué cette idée de « magie noire » l'avaient bien compris, sans nul doute….
Vous vous rappelez de quand j'ai forcé Pétunia à se prostituer ? Oui, je sais, c'était pas bien blablabla. Bref, vu qu'on était dans le quartier financier de Londres, la City, j'ai pu en profiter pour copier le plus honnêtement du monde les papiers contenus dans différentes sacoches. Eh bien… je ne m'étendrais pas des heures là-dessus, mais disons que j'ai trouvé des choses très intéressantes ! Entre autres des projets de différents banquiers, que j'ai pu contrecarrer le plus innocement du monde… en m'en mettant plein les poches au passage. Il y avait aussi des preuves de diverses fraudes et autres, j'ai pu faire mon devoir de citoyen en en envoyant une copie à la police… en m'en mettant plein les poches au passage. Et bien sûr, il ne faut pas oublier les bonnes affaires qui ont attiré mon regard, et dans lesquelles j'ai investi généreusement, dans toute ma bonté… en m'en mettant plein les poches au passage. Maintenant, je gagne plus de cinquante-mille livres chaque mois, sans plus avoir à bouger le petit doigt ! Nyarknyarknyark !
Le petit espionnage industriel que j'ai mené pendant mes visites chez les magiques m'a bien servi. Sous d'énièmes faux noms, pas les mêmes que les précédents par sécurité, je suis entré en contact avec différentes boutiques qui m'intéressaient, j'y aie investi, ait obtenu les noms de leurs différents fournisseurs, et là encore y ai investi. Tout ça m'a coûté cher, mais ça va me rapporter gros, j'en suis sûr ! Sans compter avec tous les avantages que je pourrais en retirer plus tard : fournitures faciles, obéissance de personnes influentes, boycott de mes concurrents… héhéhé !
J'ai aussi pas mal progressé en ce qui concerne ma petite mafia. J'ai planté un beau jardin rempli de légumes.
Dans des termes plus clairs, il ne reste plus dans mon organisation qu'un seul des ses membres originaux, à savoir le « second ». Un par un, tous ses anciens camarades sont allés servir de nourriture aux plants d'un quelconque champ abandonné. Et maintenant, il est parfaitement obéissant. Nul doute qu'il tremble de peur tous les soirs !
Je n'ai plus non plus de doutes quand à sa soumission. Maintenant qu'il n'est plus le seul membre de la troupe, il est placé sous constante surveillance, et n'a jamais donné signe d'une quelconque tentative de révolte ou de machination. Il est parfaitement sage et fait de son mieux pour obéir. Il ne doit pas avoir envie de mourir… mais malgré tout ça, je le garde encore à l'œil. Un étrange pressentiment me dit qu'il vaut mieux.
En dehors de ce type, je commence à bien organiser ma bande. L'Allée des Oubliés est totalement sous surveillance. Entre des impériums que je lance sur diverses personnes plus ou moins moldues, j'ai aussi créé une branche non-magique, qui s'occupe pour l'instant de quelques petits sauvetages chez des vieux. Pas de trafics de putes ou de drogue avec moi, j'ai bien plus utile à leur faire faire. Une utilité plus… politique. Car pour me créer un empire, il ne faudra pas que je n'ai de l'influence que chez les magiques. Les moldus sont d'une importance capitale. Alors je mets en place un système d'enlèvement, de chantage et autres joyeusetés. Mon réseau d'espionnage est presque prêt au niveau infrastructures, il ne me manque plus qu'à recruter des magiques maîtrisant des techniques d'infiltration, et tout pourra aller pour le mieux. Avec des serments absolus.
Bien. Maintenant que j'ai fait le point, il ne me reste plus qu'une seule chose à finir : organiser mon départ ! Enfin ! Bye bye les Dursleys-attardés, il est temps pour moi de partir ! Héhé ! Et pour ça je…
Soudain, j'ai à peine le temps de comprendre ce qu'il se passe que je vois mon placard s'ouvrir, la main répugnante de Vernon posée sur la poignée, et un truc être jeté droit sur moi sans ménagement ! Et bien sûr, je me le prends en pleine tronche ! OUTCH ! Mékèskisépasé ?!
Mais ! Attendez, quoi ? C'est quoi ce truc ?! On dirait que c'est humain ! Eh mais oui, ça a des bras, et des jambes ! Et des cheveux qui me rentrent dans le nez, ATCHOUM !
« - Mais qui es-tu ? » Ne puis-je m'empêcher de demander, ébahi par cette soudaine apparition. Des pleurs me répondent durant quelques minutes, puis finissent par se calmer tant bien que mal.
« - Snif ! Je… je m'appelle… »
À suivre… nyark nyark nyark…
…
A votre avis, qui est ce nouveau personnage de première importance ? A vos commentaires !
Indice : j'ai fait une erreur dans le chap 31, dans la liste de fin où j'indique la totalité des achats de Ryry. J'avais préparé cette liste pour moi, en pense-bête, en y mettant plein de notes pour ne pas me perdre dans l'usage que je veux en faire… et en faisant la version à publier, j'ai oublié d'effacer l'une de ces notes ! Et comme par hasard, c'en était une où se trouvait le nom du/de la nouveau/elle arrivant/e. Heureusement, je m'en suis vite aperçu, et j'ai pu effacer le problème…
Commentaire svp ? Paraît que ça aide à calmer la folie des auteurs tarés…
…
I. Vos gueules c'est Harry : nouvelle version du TGCM : « ta gueule c'est magique ».
II. « Heureusement, j'ai une petite idée sur comment résoudre ce problème. Mais pour ça, il me faudra me débarasser des Dursleys. Avant d'aller à Poudlard. » Si vous voulez essayer de savoir quelles seront les prochaines actions de Ryry, cette seule et unique phrase peut vous en apprendre beaucoup si vous parvenez à la décoder… je dis ça, je dis rien.
