NVJM, rédigé 5 et 6/4/2018, publié 6/4/2018. Record de rédaction battu le six ! 6800 mots en un jour !
Harry Potter et l'histoire inachevée
Chapitre 64 : La question Luna
L'été commença bien. J'étais sans cesse à l'œuvre sur mes petits projets, commençant à sérieusement développer ma mafia. Enfin ! C'est qu'il m'aura fallu un sacré temps pour y parvenir… c'est dur de partir de zéro !
Mon groupe d'étude se porte bien, lui aussi… oh, évidemment, il y a forcément des trolls, ou des espions au service de l'autre, m'enfin… dans l'ensemble, j'ai réussi à en retirer plusieures personne de talent qui me seront bien utiles dans l'avenir. Certaines me lèchent déjà comme si j'étais leur déesse.
Ah, au fait ! En lisant ces mots, vous avez sans doute cru que c'est le Potter qui les a écrits ? Raté, je suis Luna Lovegood, et pour le temps d'un chapitre de ces mémoires, c'est moi qui vais vous conter ce qu'il s'est passé en cet été 1994…
…
Depuis que j'ai rompu d'avec le Potter, j'ai eu un long moment pour développer mes propres plans d'avenir. Car c'est bien joli d'avoir des idées, mais encore faut-il savoir comment se battre pour les faire appliquer !
Pour commencer, outre bien entendu mon groupe d'étude dont vous avez dû entendre parler de la part de l'autre imbécile, je cherche moi aussi à me créer une sorte de mafia. Avant qu'il ne soit dépassé par l'ampleur de sa mégalomanie d'incapable, il avait eu beaucoup de bonnes idées, notamment celle-ci.
Malheureusement, je ne maîtrise pas aussi parfaitement l'impérium que lui. Beaucoup moins bien en fait. Et c'est un problème, car même si je peux tout à fait demander à mes futurs servants de me prêter des serments absolus dans tous les sens, ma paranoïa requiert bien que je puisse en plus avoir le contrôle de leurs moindres pensées…
Second souci à ce sujet, c'est que si je veux pouvoir m'entraîner à la pratique de ce sort béni, il faut que ce soit dans un endroit que le ministère ne soit pas capable de surveiller. Et je n'en connais qu'un… vous avez déjà deviné duquel je veux parler.
« - Mais qu'est-ce qu'on fait dans la forêt interdite ? » me souffla Hermione, tremblotante des pieds aux lunettes, se cachant de désespoir derrière ses longs cheveux.
« - Silence ! Ne fais pas de bruit, il ne faut pas qu'on se fasse repérer ! » Ahlàlà, Hermione, pensai-je… tu es une lieutenante au grand potentiel, mais quand tu te laisses submerger par tes émotions, tu ne vaux pas grand-chose ! Vivement que tu t'endurcisses !
Me reconcentrant sur notre tâche du jour, guettant autant que possible les environs au cas où un gros porc de garde-chasse décide que deux jeunes filles puissent faire un bon petit-déjeuner, je nous fis avancer vers le cœur de la forêt, là où cet imbécile de Potter m'avait imprudemment révélé l'existence de l'une des plus grandes merveilles qui soient au monde… Pôdlad !
Vous l'aurez deviné, je compte faire de la cité une base puissante, peuplée de mes pions et dirigée d'une main de fer par mon futur gouvernement démocratiquement auto-élu. Quel symbole incroyable ce serait, que je puisse révéler tout ça au monde après l'avoir fait reconstruire ! Imaginez, Luna Lovegood, héritière du Père Créateur ! Mouahaha !
Oh, bien sûr il me faudra de très grands moyens, mais ce n'est pas un problème. Une fois que je serai moi aussi devenue une virtuose de l'impérium et de quelques autres sorts bienvenus, je n'aurai pas de mal à me construire une immense mafia secrète qui sera heureuse de travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive. À ce sujet, je pense même faire en sorte de soumettre à ma volonté un maximum de ces chiens de Purs. Que ce serait jouissif de les faire crever à la reconstruction de leur pire cauchemar, héhéhé !
« - C'est ici, » dis-je à Hermione en m'arrêtant sans prévenir entre deux arbres lambdas, et je sortis aussitôt de mon sac plusieurs exemplaires de pelles magiques pour que nous puissions creuser. Si mes calculs étaient bons, c'était précisément sous nos pieds que se trouvait l'une des routes menant jusqu'à la vallée abritant la cité. Ainsi, on devrait pouvoir éviter de tomber dans le vide, comme quand cet attardé de Potter m'a fait découvrir l'endroit. On avait eu de la chance à ce moment là, ce n'est pas dit que ça se reproduise…
Il nous fallu plusieures heures à creuser, meublées de « j'ai mal au dos ! » et autres « silence ! » pour finalement atteindre un point où la terre se mit à se réchauffer, puis à reluire. « On y est ! » dis-je victorieuse, et juste avant que le sol ne se dérobe sous nos pieds, je sortis un balai de mon sac. Nous y montâmes prestement, puis je jeta un faible bombarda pour faire s'écrouler ce qu'il restait de caillasse.
« - Youhou ! » Nous tombâmes aussitôt dans un nuage de poussière, éternuant à nous en rompre les poumons tout du long, puis atterrîmes doucement au sol. Et alors que nous allions nous relever, et que je m'apprêtai à jeter un sort de vent pour nous aérer…
« - Qui êtes-vous ?! » nous crièrent plusieures voix, « répondez ! ». Hein, quoi ?!
Ma poussière fut balayée d'un coup de vent, et nous vîmes plus d'une dizaine de baguettes pointées sur nous. Mais qu'est-ce que ?! Qu'est-ce qu'ils font là, ces cons ?!
« - Allez prévenir le maître ! » ordonna l'un des inconnus, avant de dire, « saisissez-les ! ». Ah non ! Ça, pas question ! Je me releva aussitôt, vive comme l'éclair, et sortit ma baguette pour les assommer en série d'un puissant stupéfix ! Et un, et deux ! Plusieurs parvinrent à fuir, soudains paniqués au point d'en lâcher leur baguette. Quelle belle brochette de couillons ! J'attira immédiatement leurs armes d'un accio, et les brisa dès qu'elles furent entre mes mains. Pas question de prendre le risque de leur laisser tout ça !
« - Viens Hermione, on y va ! » lui ordonnai-je en prenant sans attendre le chemin du cœur de la cité, toute à mes pensées moroses. Mais qui donc étaient ces types ? Feraient-ils partir de la mafia du Potter ? Aurait-il lui aussi eu l'idée d'établir une base dans la cité ? En un sens, c'est tout à fait prévisible… vu qu'il connaissait cet endroit bien avant moi, et semble en savoir bien plus à son sujet, rien d'étonnant qu'il ait des projets le concernant !
…et alors que nous marchions, je fus forcée de constater qu'effectivement, il n'était pas resté inactif. En une multitude d'endroits, des squelettiers, sortes de charniers à squelettes, étaient accumulés à profusion, en vrac pour certains et respectueusement pour d'autres. Nul doute qu'un tri avait été fait entre les restes des Purs et ceux des Fidèles… au moins quelque chose de bien que cet imbécile de Potter aura fait. Du moins si c'est bien de lui qu'il s'agit, mais je n'ai pas grand doute à ce sujet.
Bien vite, faisant en sorte de marcher tranquillement et dissimulant nos baguettes pour paraître faire partie de la foule, nous en arrivâmes dans les quartiers centraux, ceux bordés de l'absence de ruines des immeubles constituant les environs. Oui, l'absence ! Car tout était en train d'être reconstruit ! Des centaines, et même des milliers d'ouvriers travaillaient à tout redresser ! Déjà, plusieurs bâtiments étaient flambants neufs et paraissaient habités. Sûrement les logements de tous ces bouseux.
Le pire fut lorsque nous débouchâmes sur la grand-place, avec une vue sur la tour-palais… devrais-je dire la forteresse-palais ! Des murailles avaient été construites tout autour, avec des barricades en plus, des douves, des fossés, des meurtrières, des redoutes, et encore plein de toutes sortes de pièges !
« - ALERTE ! INTRUS ! » hurla soudain une alarme dès que nous eûmes franchi ce qui passait pour une limite apparente entre la zone où œuvraient les esclaves et celle où commençaient les défenses. Merde ! Sûrement un sort de surveillance relié à un autre pour l'alarme !
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les portes de la tour-forteresse s'ouvrirent en grand, et un flot de types armés en jaillit ! Et cette fois, ce n'était même pas la peine de tenter de résister, entre les baguettes, les kalachnikovs et autres bazookas, l'idée ne pourrait même pas m'en frôler l'esprit ! Et Hermione et moi fûmes rapidement mises en joue par tout un cercle d'ennemis prêts à lâcher tout un flot de mort…
« - Qui va là ? » retentit une voix du haut des remparts, et je leva les yeux pour voir ce que je redoutais… le Potter ! C'était donc bien cet imbécile qui était à l'origine de tout ça !
« - Que signifie tout ceci ?! » dis-je bien haut, le sommant de me répondre, prenant le rôle de l'accusatrice pour tenter de dissimuler la faiblesse de ma position.
« - Cela signifie que tu as intérêt à te calmer, traîtresse ! » m'ordonna-t-il en me jetant un regard noir. Oups, ma tentative a pitoyablement raté… « Que fais-tu ici ? »
« - Ça ne te regarde pas ! » lui cracha-je, ma haine envers lui transparaissant sans équivoque possible.
« - En effet, pour une fois tu as raison. » Étonnant d'entendre ça de sa part… « Ta présence ici est un coup de chance ! Ça m'évitera d'avoir à te faire capturer par mes troupes ! » Comment ça, ses troupes ? Voudrait-il dire qu'il a suffisamment de soldats à ses ordres pour pouvoir parler de troupes ?! C'est une blague !
» Luna Bianca Lovegood ! Au nom des pouvoirs qui sont les miens, je te somme de te soumettre à la justice de Pôdlad et de l'Union magique ! Ton sort sera décidé par un tribunal légal, en attente duquel tu seras détenue en prison ! Les chefs d'accusation pesant sur toi sont les suivants : crime de haute trahison à l'égard du pouvoir légitime, et tentatives de complot visant à lui nuire ! Soldats, saisissez-vous d'elle ! »
Ah non ! Ça, sûrement pas ! À peine les chiens du Potter tentèrent-ils d'approcher que je pesai le pour et le contre des différentes possibilités qui s'offraient à moi… et n'en vis qu'une qui en valait vraiment la peine. Et ce n'était pas pour me plaire, mais… oh et puis merde, il n'y a pas le choix ! Moi d'abord, après tout !
Réagissant telle l'éclair, je sortis ma baguette pour m'entourer d'un puissant bouclier magique, et me précipita derrière Hermione, un poignard à la main, et le lui plaça sous la gorge ! « Pas un geste ! Ou elle y passe ! » criais-je assez fort pour être sûre d'être entendue par tout le monde. Héhéhé, nul doute que le Potter ne s'y attendait pas, à ça !
« - Qu'est-ce que tu fais ?! » cria aussitôt l'autre simplette, des larmes lui jaillissant aussitôt autour des yeux. Et voilà qu'elle pleure encore ! Pfff, quelle sentimentale !
« - Laisse-la tranquille ! » réagit aussitôt l'autre abruti, alors que ses sbires se raidissaient, prêts à tuer au moindre ordre de leur maître. « Arrête-ça, Lovegood ! Tu sais bien que tu n'as aucune chance ! Rends-toi ! »
« - JAMAIS ! »
« - J'ai des snipers qui sont en train de te mettre en joue ! Ils pourraient t'abattre sans aucune conséquence sur Hermione sans même que tu ne t'en aperçoives ! Renonce à ta folie ! »
« - Ah ! Quelle blague ! Tu crois que je suis idiote ? » je fis un rictus hideux pour bien qu'il comprenne à quel point je pouvais le trouver stupide. « Même si tu m'abats, ta si chère Hermione ne s'en sortira pas indemne ! Je te rappelle qu'elle m'a prêté des serments inviolables de fidélité ! Si tu me tues, elle en mourra elle aussi ! » Comprenant que je ne mentais pas, je le vis reculer d'un pas, comme frappé par la dure vérité. Il se tourna aussitôt sur sa droite, vers un type encagoulé, et s'entretint calmement avec lui pendant quelques instants. Calmement, voilà qui a de quoi m'étonner ! Ce petit imbécile parviendrait-il enfin à faire montre d'un peu de maîtrise de soi ?
« - Je te propose un marché ! » dit-il finalement en revenant vers moi.
« - Dis toujours ! Mais tu as intérêt à être généreux ! »
« - Tu pourras quitter cette cité libre et sans contraintes si tu libères Hermione, autant de ta poigne que de la totalité des serments que tu lui as fait prêter, et que tu jures aussi de ne plus jamais tenter de l'attirer dans ton camp ! »
Hum… je laissai passer quelques instants, durant lesquels je fis de mon mieux pour réfléchir tout en conservant mon attention à l'affut du moindre geste suspect des attardés m'entourant. Mais je dû bien vite y renoncer, car dans mon état, force était d'admettre que je ne parviendrai pas à une réflexion efficace. « J'accepte, » maugréai-je, résignée.
« - Libère-la ! Maintenant ! » ordonna-t-il.
« - Imbécile ! Récite ta part du serment d'abord ! »
« - Grumble ! Moi, Harry James Potter, jure de laisser Luna Bianca Lovegood ici présente quitter en paix, sans contrainte ni poursuite, l'enceinte de la cité de Pôdlad où nous nous trouvons présentement, à condition qu'elle libère Hermione Jane Granger ici présente de toute emprise, tant physique que magique, et jure magiquement de ne plus jamais tenter de lui faire le moindre mal ni d'établir à nouveau une relation de domination à son encontre ! Ce serment de sa part aura un effet perpétuel ! » Il se fout de moi, où quoi ?!
« - Tu plaisantes ! Tu n'as pas précisé que…. » et blablabla, nous passâmes ainsi plusieures looooongues minutes à chipoter sur les moindres détails, bien évidement tout en nous arrosant de toutes sortes de noms d'oiseaux. Et je fis de mon mieux pour ne rien lâcher ! C'est qu'il n'aurait pas ma peau si facilement, cet enculé !
Finalement, nous parvînmes à un semblant d'accord, et j'accepta finalement de prêter mon serment… comme si j'avais le choix ! « Moi, Luna Bianca Lovegood, je jure de libérer Hermione Jane Granger ici présente de toute emprise que je puisse avoir sur elle, et de ne plus jamais tenter d'en établir une quelconque, exception faite d'une relation hiérarchique si le hasard de l'avenir venait à la provoquer, à la condition qu'Harry James Potter ici présent me laisse quitter l'enceinte de la cité de Pôdlad sans tenter de me nuire ! Il devra aussi accepter de ne pas lancer de poursuites à mon encontre une fois que j'aurai quitté l'enceinte de la présente cité ! »
« - Moi, Harry James Potter, accepte ce serment et jure de ne pas tenter de faire pourchasser Luna Bianca Lovegood ici présente après qu'elle ait quitté l'enceinte de la cité de Pôdlad, et ce pendant une durée d'une semaine, au-delà de quoi cette précision deviendra caduque ! » Tout de même, on y arrive ! Je ne m'offusquai pas de son ajout d'un délai. Il avait été généreux pour le coup, une semaine me suffirait largement pour disparaître de son attention, du moins jusqu'à la rentrée.
Les serments prêtés et acceptés, je me tourna vers la sortie de la cité, gardant toujours Hermione contre moi, immobilisée d'un sort et ma lame fermement coincée contre sa gorge. Je ne prêtai pas non plus la moindre attention à ses pleurs… « Tais-toi, idiote ! » la sommai-je en lui donnant un coup de genoux dans le dos, la faisant couiner de douleur. Elle tenta tant bien que mal de réprimer sa terreur, n'y parvenant qu'à peine. Grumble ! Mais qu'est-ce qu'il m'a prit de vouloir d'elle comme lieutenante ?! Que je peux avoir horreur des imbéciles incapables de se maîtriser !
Le cercle de petits chiens du Potter cessa de me mettre en joue et s'ouvrit pour me laisser passer. Bien entendu, je n'en profitai pas pour bêtement courir et relâcher mon otage, car nul doute que la menace des snipers n'était pas là pour faire joli ! C'est donc en marchant lentement que je remontai toute la cité, jusqu'à enfin parvenir à ce qui semblait une porte, avec le dôme de la cité comme battants, à un endroit où il plongeait verticalement dans le sol, sûrement juste avant de revenir vers le cœur de la ville tel une coquille circulaire…
« - Te voilà à la sortie ! Relâche Hermione ! » m'ordonna le Potter.
« - Pas encore ! Je ne suis toujours pas sortie ! Et je n'ai pas la preuve que cette porte soit une vraie sortie ! » Je m'en assurai sans attendre, plongeant une main dans la magie pure du dôme, étant aussitôt satisfaite de voir que tout se passait bien. Je souris sauvagement, puis m'approcha de l'oreille d'Hermione pour lui murmurer, « te voilà libre, maudite simplette ! Mais ne crois pas être protégée de tout, un accident est vite arrivé ! »
Et je la relâcha en la poussant en avant, puis disparu en courant à travers le dôme. Quelle putain de journée de merde !
…
Hermione trébucha et s'étala aussitôt au sol en couinant de surprise. Je me précipita pour la relever, inquiet de la savoir blessée, et m'enquit aussitôt de son état. « Tout va bien ? » lui demandai-je avant de la voir toute tremblotante, comme en état de choc. Tu m'étonnes ! On le serait à moins, après avoir côtoyé la traîtresse ! « MÉDECIN ! » ordonnais-je à mes esclaves en soulevant Mione pour l'emmener dans notre infirmerie.
Elle se réveilla en soirée, et mon corps médical m'en avertit aussitôt, si bien que je fus rapidement à son chevet. « Ça va mieux ? » lui demandai-je en banalité, ne sachant guère par où commencer notre discussion, et ne souhaitant pas la brusquer.
Elle resta plusieures minutes adossée à son oreiller, regardant ses mains encore tremblantes, n'osant pas répondre. Puis finalement, elle osa un minuscule « que vas-tu faire de moi ? », et baissa aussitôt la tête, prête à pleurer de nouveau.
J'avais bien nombre d'idées, comme lui proposer de rejoindre ma mafia, mais je doute que ça serait bon pour elle vu son état psychologique. Mieux valait laisser passer un peu de temps. « …et toi, que veux tu faire, Hermione ? » dis-je finalement, faisant tout mon possible pour ne pas la brusquer.
« - Je veux recommencer ma vie d'avant, » pleurnicha-t-elle, « avant que vous deux ne veniez tout détruire ! » Et elle se saisit le visage des mains, pleurant à chaudes larmes, ce qui me fissura le cœur. Que je pouvais avoir horreur de la voir dans cet état…
Me levant, je fis signe à mes infirmiers de l'endormir discrètement, puis la laissa se reposer. Il lui faudrait encore du temps pour se remettre…
Ce fut finalement vers mi-juillet qu'elle commença à aller suffisamment mieux pour avoir une conversation maîtrisée, et non plus submergée de pleurs et autres émotions. Je revins vers elle alors qu'elle se promenait dans un petit parc de toit que mes jardiniers avaient remis en état, admirant la cité en reconstruction. « Hermione ? » lui dis-je tout doucement.
Elle sursauta par réflexe, mais se reprit rapidement tant bien que mal, et se tourna vers moi pour me confronter. Je tenta de me rapprocher lentement, mais elle recula aussitôt, et je n'insista pas.
« - Tu vas mieux, Hermione ? »
« - Je vais mieux, oui. Merci de m'avoir libérée, Harry. »
« - J'en avais l'occasion, c'est bien le moins que je pouvais faire… »
« - Et maintenant ? Que vas-tu m'imposer ? » Elle demanda ça en baissant les yeux au sol, déjà résignée à l'idée de me servir d'esclave pour tout le reste de sa vie.
« - Veux-tu être libre ? » lui répondis-je, la prenant sûrement au dépourvu. Elle ne répondit pas. « Peut-être veux-tu plutôt me rejoindre ? » elle ne dit à nouveau rien, mais ses légers tremblements en révélèrent long. Insatiable curieuse, en souhaitant comprendre où elle se trouvait elle avait souvent discuté avec les quelques de mes esclaves qui avaient accès à la cité sans pour autant être sous impérium, et nul doute qu'elle avait appris que se tenir à mes côtés signifiait aussi prêter serment d'obéissance éternelle. Et ça, ça devait la terroriser comme bien peu de choses pourraient le faire.
Je me résignai finalement. « Peter ! » ordonnai-je, et il vint aussitôt nous rejoindre, alors qu'il s'était tenu en retrait jusqu'à maintenant. « Tu vas réunir une enveloppe d'un million de gallions et de livres sterling, que tu donneras à Hermione sans aucune condition. Dès qu'elle s'en sentira prête, tu lui proposeras de partir rejoindre ses parents, et tu lui fourniras un portoloin de qualité maximale pour qu'elle puisse regagner son foyer. » Puis, je retournant vers mon amie, « Hermione, il est important que tu comprennes que tout ce qui est survenu aura toujours des conséquences sur ton avenir. Rien ne pourra redevenir comme avant. Dès que tu seras chez toi, convainc tes parents qu'il faut que vous déménagiez au loin, si possible dans un autre pays. Cet argent que je te donne vous servira à vous établir dans un endroit discret, où personne ne pourra à nouveau vous faire de mal. »
Ainsi s'en alla-t-elle.
…
« - GRAAAAAH ! MAUDIT SOIS-TU, POTTER ! » hurlai-je en brisant un miroir d'un sort, puis réduisant un meuble en allumettes, et encore un autre ! Dans ma cachette, je laissa libre cours à ma rage de m'être faite avoir d'une si pitoyable façon par ce maudit chien !
Une fois tout réduit en poudre, je daigna commencer à me calmer et réfléchir un peu sur ce qu'il advenait de faire. C'est que cet ENFOIRÉ ! m'a sacrément surprise ! Autant il était prévisible qu'il tente d'établir une base dans la cité de Pôdlad, autant je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il le fasse avec une telle ampleur ! Un imbécile pareil qui me devance ! Quelle honte ! Car oui, c'est bien ainsi que je le vivais. J'avais quitté cet incapable car il passait son temps à faire œuvre de paranoïa sans rien tenter, et ne faisait rien de plus que me bloquer et m'empêcher de développer mes propres plans. Il était pétrifié par sa peur de voir Dumbledore ou le ministère le repérer, au point d'en avoir complètement endormi ses capacités ! Et voilà qu'il se réveillait alors que je l'avais quitté ! À croire que ma trahison était tout ce qu'il lui manquait pour se remuer !
Calme-toi Luna, calme-toi… tu n'arriveras à rien tant que tu seras énervée. Et en plus, voilà que mes pouvoirs en profitent pour se réveiller ! Maudites capacités de vélane !
Après un rapide exercice de relaxation pour retrouver ma maîtrise, et bien entendu après avoir calmé mes cheveux qui commençaient à reluire de magie, j'en vins à me demander ce que je pouvais bien faire pour retrouver la pleine maîtrise de la situation. Hum… tenter de retrouver la grâce du Potter est exclu, il ne me considère plus comme autre chose qu'une traîtresse. Quel imbécile ! C'est lui le traître ! Ah, je vous jure ! Quand j'aurais pris le pouvoir et établi ma dictature, il finira sur le bucher sans tarder, et sans jugement ! Et en plus après un long et agréable passage par ma salle de torture…
…le seul moyen réalisable que je vois, c'est de me réveiller à mon tour. J'aimerais bien ! Mais pour ça, j'ai besoin de maîtriser l'impérium ! Et ça me nécessite un endroit où m'entraîner sans que le ministère ne puisse me repérer ! La cité de Pôdlad était parfaite pour ça, mais maintenant… et puis ne pensons même pas à négocier avec l'autre chien, il n'hésiterait pas à me faire supprimer par accident…
Je ne peux pas apprendre l'impérium. Du moins pas tout de suite. Il faut donc que je me reconcentre sur un équivalent… mais quoi, QUOI ?!
La révélation me frappa soudain. Il y a quelques instants, j'avais pensé qu'il fallait que je me réveille, mais dire ça m'avait paru être plus un réflexe idiot qu'autre chose, ce qui n'est pas le cas. Moi aussi, comme le Potter il y a quelques mois, je suis endormie.
Car je suis une vélane. Ce que j'ai toujours refusé.
Et qu'y a-t-il qui soit un parfait remplaçant à l'impérium ? Une parfaite maîtrise des capacités des vélanes…
…je sens que je vais avoir un été chargé.
…
Deux semaines après, fin juillet, je m'effondra toute nue sur mon lit, soufflant d'épuisement, et recommença aussitôt à me caresser par réflexe.
Depuis tout ce temps, je n'avais eu de cesse de faire de mon mieux pour maîtriser mes pouvoirs, et je pense que j'ai fait de sacrément bons progrès ! Même si je suis loin d'avoir parfaitement réussi… pour preuve qu'il me faut encore énormément d'entrainement, j'ai les tétons et le clitoris en constante érection, je suis surexcitée sexuellement au point d'être incapable de porter le moindre vêtement, et je ne cesse d'avoir des visions érotiques dès que je ferme les yeux ! Eh oui, c'est ça dès qu'une vélane abat son occlumancie pour se laisser aller au naturel de sa magie…
Le bon côté des choses, c'est que ma maîtrise augmente elle aussi ! La dernière fois, je vous avais dit que mes cheveux jouaient les rebelles en s'illuminant de magie. C'est un phénomène naturel caractéristique des vélanes, une stratégie reproductrice que notre évolution a mise en œuvre pour attirer les regards des mâles sur nous. Leurs yeux sont fixés sur nos longs cheveux blonds flamboyants et sur nos seins parfaits, incapables d'en détacher le regard, alors que nous les enchantons et que nos phéromones envahissent tous leurs sens pour les faire entrer en érection et les surexciter…. grumble, maudite malédiction ! Nul doute que l'évolution n'avait pas prévu qu'on aurait affaire à une foule de violeurs tout au long de notre vie !
Mais dans mon cas, je pense être plutôt à l'abri. Mes cheveux font maintenant ce que je veux, littéralement, aussi bien rester calmes qu'aller me chercher le journal ou tendre la papatte. Oui, je parle bien de ma chevelure.
A vrai dire, pour faire le point sur mes progrès, j'ai besoin de faire un test grandeur nature… c'est-à-dire me confronter à un mâle. En fonction de sa réaction face à mes pouvoirs, c'est-à-dire si l'enchantement le fait se jeter sur moi pour me violer ou bien s'il parvient à se maîtriser, je saurai si je m'améliore ou non. Et puis si non, je pourrai lancer un sort ou sortir mon couteau pour le maîtriser.
Regardant le plafond un moment en continuant nonchalamment à me caresser, je soupira de bonheur. Enfin, enfin je pouvais prétendre être moi-même ! C'est depuis ma naissance que je refoule mes pouvoirs, depuis ces treize années que je vis comme prisonnière de mon propre corps à cause de la bêtise du monde sorcier ! Que ça peut faire du bien d'en être libérée !
Ce soir là, comme tous les autres depuis deux semaines, et nul doute comme tous les futurs de ma vie, je jouis à de nombreuses reprises. Heureusement que j'avais tout insonorisé… et que je connaissais les sorts de nettoyage adéquats.
…
Le lendemain, je sortis de ma cachette pour mettre en œuvre mon test. Le monde moldu était idéal pour cela, car en plus du fait que mes pouvoirs en action étaient intraçables par le ministère, il y avait une profusion de beaux mâles bien membrés…
…oups ! Calme-toi, Luna ! N'oublie pas que tu n'as que treize ans ! Ni quelle est la malédiction de ton corps ! T'accepter est une chose, mais ce serait folie que de céder à tes hormones !
Je me renfrogna légèrement à ce rappel à l'ordre de ma conscience, et revint à la réalité. Marchant, j'étais finalement parvenue à un quartier fêtard, où d'innombrables jeunes sortaient le soir pour faire la fête, et pour beaucoup espérer perdre leur pucelage au détour d'une ruelle. Nul doute qu'avec ma jupe courte et mon chemisier blanc moulant laissant clairement transparaître ma lingerie, nombre d'entre eux seraient charmés même si mes pouvoirs n'avaient pas été à l'œuvre. C'est qu'il faut dire que même si je suis une jeune adolescente, je n'en ai pas vraiment l'apparence. Clairement plus grande que la moyenne de mon âge avec un mètre soixante-dix, je paraissais plutôt avoir dans les dix-huit ans. Et ne parlons pas non plus de ma poitrine opulente qui était naturellement considérablement plus développée que chez toute jeune fille de mon âge qui ne soit pas une vélane ! Je n'ai jamais rien compris à toutes ces complications de mensurations, mais je crois que je suis dans un bonnet D, plutôt un bon score à treize ans, même pour une vélane. Et ce n'est pas encore fini, j'en ai pour plusieures années à continuer de m'améliorer de ce côté.
Me sentant fière de moi et de mon corps magnifique, je ne refoulais presque rien, hormis quelques signes ne trompant pas comme l'érection de mes tétons. C'est qu'il ne fallait pas non plus que je passe pour être une pute. Une prostituée passe encore, mais pas une pute ! (I)
Très vite, marchant tranquillement parmi les fêtards en déployant bien attentivement mes pouvoirs sur les mâles les moins répugnants, j'en vins à être suivie par une dizaine de puceaux en rut qui ne devaient pas avoir d'autre pensée en tête que de planter leur graine dans la jolie plante qu'ils avaient sous les yeux. Satisfaite de cette chasse, je quitta la zone la plus bruyante pour gagner un bois proche, contente de n'avoir pas affaire à une bande de violeurs. Sinon, qui sait quel stratagème ils auraient pu mettre en place en se concertant !
Restant bien en vue de leur excitation, je m'enfonça entre les arbres jusqu'à arriver à une minuscule clairière. J'y avais jeté en début de journée un très discret sortilège automatique de repousse-moldu. C'était l'un des très rares sorts que le ministère ne traçait pas, sinon, ses alarmes résonneraient en continu, vu le nombre à être lancé partout tout le temps !
Ce repousse était l'un des principaux tests que je mènerai ce soir. Si mes moldus de mâles parvenaient à le franchir, cela signifiait que j'avais réussi à suffisamment les charmer, les remplissant d'assez de ma magie pour que le sort ne les identifie pas comme des non-mages. Sinon, c'était signe que je ne maîtrisais pas assez bien mes pouvoirs.
Le verdict tomba rapidement. Un premier tas de spermatozoïdes apparu, comme groggy, et s'effondra à mes pieds après avoir maladroitement déambulé jusqu'à moi. Je l'assomma aussitôt d'un stupéfix assez faible pour ne pas être repéré.
Il fut tout aussi vite suivit par sa dizaine d'autres camarades, à ma grande satisfaction ! Et ce furent bientôt autant de bosses de pantalons qui rejoignirent la première. Hum… miam…
Secouant la tête pour m'éclaircir les pensées, je revins à la réalité. Il ne fallait pas que je cède à l'appel de la reproduction ! Sinon, mes pouvoirs se lieraient au mâle pour l'éternité, et je serai prisonnière de la dictature de mon propre corps ! Toute ma vie serait foutue sans aucune chance de retour arrière !
Faisant appel à mes capacités d'occlumancie, je me calma tant bien que mâle… que mal, et en réveilla un. Le second test pouvait commencer ! Il s'agissait maintenant de savoir si je maîtrisais assez mes pouvoirs pour en retirer un effet semblable à celui d'un impérium. Il s'agissait donc de demander au mâle de faire des choses assez absurdes pour que même sous le charme de ma volonté et malgré l'appel de ses couilles à se vider en moi, il refuse de m'obéir. Je choisis par réflexe de prendre le plus beau, et il se dressa aussitôt au milieu de la clairière, tel une érection… oups ! Tais-toi, moi !
« - Tue-moi directement ! » lui ordonnais-je pour penser à autre chose. Il commença un pas en avant pour obéir, mais se stoppa tout aussi net, figé par la contradiction. S'il y avait bien une chose qui était absolue, avec les pouvoirs des vélanes, c'est qu'ils empêchaient le mâle charmé de tuer sa femelle. C'était totalement impossible. On pouvait la mettre en élevage, lui faire avoir un accident, la réduire aux pires sévices possibles, mais tant que vous étiez sous son emprise, il était impossible de la tuer directement. C'est bien pour ça que j'avais fait attention à prononcer ce mot précis. Pas folle !
« - Calme ton érection ! » lui dis-je. Encore un ordre qu'il serait absolument incapable de réaliser, tant mes phéromones envahissaient chaque recoin de son corps et de son esprit. Il bandait tant que ça devait en être horriblement douloureux ! Sûrement un peu comme moi quand mon clito hurlait à la mort, le soir…
…je retins tant bien que mal un nouvel accès d'hormones. J'avais encore failli perdre le contrôle ! Calme-toi Luna, calme-toi !
Après quelques minutes et un infructueux « reste parfaitement stoïque pendant qu'un autre mâle m'entreprends », soit un troisième ordre qu'il serait absolument incapable d'accomplir si mon emprise était suffisante, je pus enfin me réjouir en le voyant rester immobile ! Hourra ! J'avais acquis suffisamment de maîtrise de mes pouvoirs pour charmer des mâles à ma volonté ! Je n'aurai donc plus besoin d'apprendre l'impérium, sans compter qu'il me restait une large marge d'action ! Et pour indication, s'il s'était rebellé à mon ordre, il se serait jeté sur moi pour me violer avant le second mâle fictif. C'était là encore un effet de nos pouvoirs, à nous les vélanes, les mâles n'hésitaient jamais à se battre à mort pour être le premier arrivé.
Quittant la clairière sans me préoccuper de mes mâles, je me dépêcha de regagner ma cachette pour encore une fois me caresser toute la nuit et calmer mes hormones. Hein, quoi ? Les paires de couilles sur pattes ? Oh, ceux-là n'étaient que des tests, je ne les ais pas baignés de mes phéromones à un point de non-retour, alors dès que je ne serai plus à leur portée, ils se réveilleront petit à petit comme si de rien n'était. Nul doute que les mois suivants, cette dizaine de puceaux allait passer tout son temps à mouiller des mouchoirs en pensant à moi, hahaha ! Cette pensée me remplit de jouie, et me rendit immensément fière de moi.
Fière d'être une femme.
Fière d'être… une vélane !
…
Avoir enfin commencé à acquérir la maîtrise de mes pouvoirs était une bien belle chose, mais ce n'était pas tout ce qui comptait. Outre mon projet de mafia que je commencerai à mettre en œuvre en août, il fallait aussi que je me préoccupe de mes camarades de Poudlard et de mon groupe d'étude, et surtout de l'influence que j'avais sur eux.
Durant tout le mois de juillet, j'avais envoyé de multiples lettres à chacun d'entre eux. Et je précise bien à CHACUN, car je faisais là œuvre de mes pouvoirs, qui bien entendu ne fonctionnaient pas sur les femmes. Évidemment. Berk ! Je réprima un frisson en imaginant cette scène horrible, et revint aussitôt à mes pensées mâlefaisantes.
Chacun de mes courriers était agrémenté d'un de mes cheveux pour le côté charmant, et aussi, méthode radicale, d'une goutte de ma cyprine plaisamment récoltée. Parce que oui, n'oubliez pas que les vélanes sont des tas d'ingrédients sur patte… TOUT dans notre corps peut servir en potionnisme. Y compris les parties les moins probables.
Le résultat de tout cela fut que je me trouvai sur le chemin de traverse le trois août, prête à retrouver mes camarades. Pour l'occasion, j'avais été forcée de redresser mes boucliers d'occlumancie pour redevenir le temps d'une journée la Luna que j'étais à Poudlard, voici quelques semaines déjà. Enfin, presque… je m'autorisa quelques plaisirs, notamment l'abandon de l'horriblement anti-féminin uniforme de Poudlard, et opta pour une robe toute blanche agrémentée d'une ceinture dorée parfaitement assortie à mes cheveux, et surtout… d'un magnifique décolleté qui ne cachait plus grand-chose de mon opulente poitrine. D'ailleurs, quand je serai à l'école, je ferai comme le Potter, j'introduirais des uniformes pour mon groupe d'étude… avec quelque chose de très sexy pour moi, héhéhé ! Pour un peu, j'en serais heureuse de retourner là-bas malgré toute la foule d'imbéciles qui y sévit !
Arrivant au chaudron-baveur, là où j'avais donné rendez-vous à mes mâles… euh, à mes camarades, je vis avec surprise qu'ils étaient plusieures dizaines à avoir répondu présents ! Tous les mâles… les garçons étaient là, sans exception, et de nombreuses filles étaient venues aussi. Malgré l'absence de charme magique dans leurs enveloppes, la formule toute-puissante du « on va faire les boutiques ? » avait l'air d'avoir parfaitement bien marchée.
« - Bonjour tout le monde ! » dis-je bien fort pour me faire remarquer malgré le brouhaha incessant, et à peine les regards se tournèrent vers moi que maintes mâchoires tombèrent au sol. Hahaha, nul doute que personne ne s'attendait à une apparition aussi magnifique que moi ! Cette pensée m'emplit de bonheur… et de plaisir… ce n'est pas encore ce soir que je dormirai beaucoup !
Je pourrais passer des heures et des heures à vous parler de ce que nous avons fait ce jour-là, mais il n'y eut rien de particulièrement incroyable. Je commença par me faire plaisir avec un bisou sur la joue à chacun des garçons, tous rougeoyants lorsque je les serra dans mes bras, laissant leur regard tomber dans mon décolleté par un total hasard. Ronald, Draco, John Dack, John Jones -très original je sais-, John Meredwick et John Deson, Julius Fallawerth, Jack Bitween et Matthias Brettor en furent particulièrement contents. Et non, je ne me suis pas inutilement répétée. Ce n'est pas de ma faute si les parents ne savent pas faire preuve de bon goût en nommant leurs enfants !
En parlant des parents ! Nombre d'entre eux étaient aussi venus pour partager cette journée avec leur progéniture. Ils auraient put me poser problème, mais forte de ma nouvelle confiance en moi, je charma discrètement les pères de famille pour les convaincre que je serais une bonne gardienne, et ils se chargèrent activement de convaincre leurs épouses qu'il n'y aurait pas de problème. Surtout que je pouvais compter sur mes lieutenants.
« - Bonjour Johannah, » dis-je à Johannah Threeborn, une poufsouffle de cinquième, une jeune fille très douée avec un grand avenir… à mes côtés. « Bonjour Anger », continuais-je pour Carl Anger, un serpentard de mon année très doué en cours, travailleur acharné et bourré d'envie d'avoir un bel avenir. Deux perles que j'avais réussis à ranger dans mon camp avant que le Potter ne réussisse à les obtenir. Et avec tout ce que je leur avais fait miroiter, nul doute qu'ils resteraient fidèles ! Sans compter que désormais, Carl ne pourrait plus me trahir même s'il le voulait, héhéhé…
Quand je vous disais qu'il ne s'était rien passé de particulièrement incroyable dans cette journée, ce n'était pas faux. Je divisa notre compagnie entre moi et mes lieutenants, en confiant un tiers à chacun afin de mieux nous répartir entre les différentes boutiques et ne pas avoir à faire la queue pendant des heures à chaque fois, Johannah emmenant la plupart des filles, et mon groupe se composant comme par hasard exclusivement de mâles… Carl et sa célèbre absence de sens de l'orientation parvinrent à se perdre, et à finir dans une ruelle perdue qui les fit déboucher en plein milieu de l'allée des embrumes ! Heureusement, à défaut de bien se repérer, il avait bien assez de présence d'esprit, et il lança à un sort de direction qui lui indiqua le chemin à suivre. Tout se termina sans problème, et tous mes camarades conclurent entre eux de ne rien rapporter à leurs parents pour que tout ça ne me retombe pas dessus.
La fin de la journée arriva rapidement, sans aucun problème. Tout s'était parfaitement bien déroulé, et vers dix-huit heures, nous retrouvâmes les parents au chaudron-baveur. La plupart des mères de familles étaient imperceptiblement décoiffées, et les pères souriaient sans pouvoir se retenir. Nul doute que l'influence de mes pouvoirs en ce jour allait bientôt provoquer une forte augmentation de la population… je ressentis une bouffée d'hormones m'envahir à cette pensée, et eut un mâle mal de chien à me calmer, fantasmant par réflexe à l'idée de pouvoir un jour être mère…
Nous nous dîmes au revoir en riant, les garçons insistant tous pour me faire un bisou sur la joue, prétextant à plusieures reprises ne plus se souvenir s'ils l'avaient déjà fait ou non, tout ça pour pouvoir à nouveau reluquer mon généreux décolleté. Je les laissai faire avec plaisir. Pour une vélane, savoir que des mâles vous trouvaient belle était un compliment très agréable. Tout ça continua pendant de longues minutes, et nous nous quittâmes finalement.
Et je pus enfin retourner dans ma cachette pour de nouveau laisser libre cours à mes pouvoirs… et leur côté plaisant… j'étais si excitée qu'à peine je laissa tomber mes boucliers d'occlumancie que je me mis à jouir incontrôlablement !
…
Le portoloin me fit apparaître directement dans le salon familial. J'en soupira aussitôt, soulagée. Enfin ! Enfin, j'allais pouvoir être libre ! Fini d'être l'esclave de ces deux maudits mégalomanes d'Harry et Luna ! Regardant à l'horloge du salon quelle heure il était, je vis qu'elle indiquait près de vingt-heures. Donc, mes petits parents chéris devraient être rentrés de leur cabinet de dentiste ! Hourra ! Que je peux avoir envie de les serrer dans mes bras ! C'est qu'ils doivent être morts d'inquiétude, depuis le temps que je suis absente !
« - Papa ! Maman ! » criai-je de joie. Mais je ne reçu aucune réponse. Tiens ? Seraient-ils absents ?
Je me mis à les chercher, tout d'abord dans la salle à manger… rien… puis dans l'entrée, toujours rien, et me dirigea vers la cuisine.
…je hurla d'horreur en voyant les cadavres desséchés de mes parents affalés au sol, un message magique flottant dans les airs et indiquant « toute liberté se paie ». Avec une écriture facilement reconnaissable… Luna.
Quelques minutes après, les alarmes du ministère de la magie résonnèrent bien fort, indiquant que quelqu'un avait perdu le contrôle de sa magie. Lorsqu'une troupe d'aurors arriva au domicile de la famille Granger, elle ne trouva qu'une ruine en flammes, et aucun signe des occupants, si ce n'est comme un rire de jeune fille folle résonnant lugubrement dans les airs…
…
À suivre…
Ce chapitre est publié le six avril 2018… cela fait donc deux ans et quatre jours que cette fic est en cours de publication, et surtout que je parviens à tenir mon rythme ! Clavierlullia ! Joyeux anniversaire, ma folie ! Commentaire pour fêter ça ? ^^
Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.
I. Pour comprendre ce point de vue, vous pouvez aller relire le chapitre 30 sur l'allée des oubliés.
