Coucou,

Voilà le chapitre 23, je vous souhaite une bonne lecture.


Rra :

Pamplelune : Haha, j'espère que ses pensées te plairont dans ce chapitre ;) Je te remercie.

Lily : Merci beaucoup ! Haha, je ne pourrais pas tuer Harry !

Cecile : Et oui, Hermione se remet un peu en question et se dit que ce n'est pas très juste de vouloir que Drago reste pour Harry mais de lui faire une scène quand c'est pour les autres... Je te remercie et te dis à bientôt !


Chapitre 23


8 Février 2005

Théo rentra à minuit passé mais il découvrit Hermione qui l'attendait dans le hall, des valises autour d'elle. Son sang se glaça dans ses veines.

- Qu'est-ce que tu fais avec toutes ces valises ? demanda-t-il dans l'espoir qu'elle lui réponde qu'elle partait juste en voyage.

Depuis qu'elle était rentrée, elle n'avait eu de cesse de réfléchir et de retourner ses problèmes de couple dans tous les sens. Elle en était venue à la conclusion qu'une séparation était la meilleure solution pour eux deux.

- J'ai réfléchi Théo et je me suis rendu compte à quel point j'avais été égoïste. Ton travail est peut-être l'un des plus importants au monde. Des vies dépendent de toi et je crois que je l'ai oublié en cours de route…

- Hermione…

La douleur dans la voix du jeune homme faillit mettre à bas sa résolution de partir.

- Attends, laisse-moi parler.

Le jeune homme acquiesça, le cœur serré.

- Je n'ai eu de cesse de te mettre la faute dessus, de te reprocher de passer trop de temps à ton travail à mon détriment mais la vérité, c'est que c'est moi qui ai changé, pas toi ! A une époque, je travaillais tout autant que toi et ça fonctionnait très bien entre nous.

La jeune femme fit une pause, se laissant aller aux souvenirs de cette époque avant de se reprendre.

- Je me suis mise à vouloir autre chose que ce qu'on vivait ensemble et à cause de ça, je t'ai forcé à changer. Tu ne devrais pas changer qui tu es pour être heureux en couple. Tu es quelqu'un d'exceptionnel et tu as un don exceptionnel dans le domaine que tu as choisi d'exercer.

- Hermione, je quitterais mon boulot si tu me le demandais…

La jeune femme ferma les yeux, elle s'était attendue à ça.

- Je le sais Théo mais tu finirais par m'en vouloir avec le temps, ce qui serait tout-à-fait compréhensible. Notre couple est condamné et je pense que tu le sais. Tu n'aimes pas faire les choses à moitié et c'est ce que je te pousse à faire depuis quelques temps. Un jour, tu en auras marre de devoir surveiller tes heures, de devoir refuser des opérations parce que l'heure de dîner est proche et tu m'en voudras car c'est moi qui te forces à faire ça.

Théo s'approcha d'Hermione et la serra contre lui.

- Je t'aime Hermione, je t'en prie, ne fais pas ça.

- Je t'aime aussi Théo mais plus assez pour ne pas voir le mur dans lequel on se dirige en restant ensemble.

Là, elle avait été un peu dure mais honnête. Au cours de ses réflexions, elle s'était aperçue que Drago avait vu juste. Elle n'était pas restée avec Théo par amour mais parce que c'était plus facile que de voir qu'elle avait changé et que son couple était voué à l'échec.

- Est-ce que c'est à cause de tes sentiments pour Drago ?

- Ça ne concerne que nous. Oui, j'ai toujours des sentiments forts à son égard, je ne vais pas te mentir mais ce qu'il se passe aujourd'hui, c'est parce que j'ai réalisé que le problème ne venait pas de toi comme j'aimais le croire. C'est moi le problème, ça a toujours été moi.

- Qu'est-ce que tu vas faire avec lui ?

- Rien. J'ai besoin de faire un point sur ma vie de me recentrer pour savoir ce que je veux vraiment. Je vais aller chez mes parents et voir avec le Ministère si je peux m'absenter quelques mois sans perdre mon emploi. Je pense partir dès qu'Harry sera sorti de Sainte-Mangouste, expliqua-t-elle.

Théo avait envie de la retenir, de la supplier de rester mais il savait que sa décision était prise et qu'il ne la ferait pas changer d'avis.

- Prends soin de toi, dit-il simplement.

- Toi aussi.

Ils s'enlacèrent un moment avant de se relâcher. La jeune femme ensorcela ses valises et les rangea dans son sac à main. Après un dernier baiser sur la joue de Théo, elle sortit de l'appartement et transplana chez ses parents.

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Après une courte nuit de sommeil, Hermione se rendit à Sainte-Mangouste et eut le plaisir de voir qu'Harry était éveillé.

- Salut, dit-il doucement pour ne pas réveiller Pansy qui dormait à son chevet.

- Salut, répondit-elle.

Elle vint près de lui et embrassa sa joue.

- Ne nous fait plus jamais une peur pareille !

- Je vais faire de mon mieux, répondit Harry avec un petit sourire.

La jeune femme s'empara de sa main et de l'autre, elle toucha son front. La température avait bien diminué mais restait tout de même élevée.

- Comment tu te sens ? s'enquit-elle.

- En vie et c'est déjà une bonne chose.

Hermione caressa doucement la main qu'elle tenait, émue.

- Ton fiancé a fait des merveilles ! dit Harry pour partir sur une note plus joyeuse.

- Ex-fiancé, le corrigea Hermione.

Harry écarquilla les yeux.

- Quoi ?!

Elle lui raconta ce qu'elle avait réalisé et ce qu'ils s'étaient dit. Harry se contenta d'écouter jusqu'à ce que la jeune femme ait finie.

- Tu as fait ce qu'il fallait Hermione, dit-il simplement.

- Je sais. Je m'en veux de lui faire du mal mais je sais que s'il est mal aujourd'hui, il sera plus heureux sur le long terme.

Hermione restait profondément attachée à Théo mais bizarrement, même si la séparation ne datait que de quelques heures, elle n'en souffrait pas vraiment. La seule souffrance qu'elle ressentait était dûe au fait qu'elle savait que Théo n'allait pas bien à cause d'elle.

- Que vas-tu faire ?

- Prendre des congés et partir quelques temps en Australie. Mes parents y ont gardé la maison qu'ils avaient achetée là-bas à l'époque où j'avais modifié leurs mémoires.

Le jeune homme opina. Là aussi, il trouvait que c'était une bonne idée, même si elle allait horriblement lui manquer.

- Ne t'inquiète pas, je serai de retour avant ton mariage, dit-elle avec un clin d'œil.

- J'espère bien, un témoin absent, ça ferait désordre, s'amusa-t-il.

La jeune femme fut touchée bien que pas très surprise. Elle l'enlaça et posa un baiser sur son front. Devant se rendre au Ministère, elle fut obligée de partir.

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Plus tard dans la matinée, Pansy finit par émerger, le cou endolori d'avoir dormi sur le fauteuil.

- Tu aurais dû rentrer à la maison, dit Harry avec tendresse.

- Il était hors de question que je quitte cette chambre sans t'avoir vu éveillé.

La jeune femme avait veillé presque toute la nuit mais Harry ne s'était pas réveillé. Finalement, le sommeil l'avait rattrapée mais elle était heureuse de le voir enfin les yeux ouverts.

- Théo est passé pendant que tu dormais. Si la fièvre continue de baisser, je pourrai sortir demain, annonça le brun.

- Bien ! Je devais vraiment dormir comme une souche pour que sa visite ne me réveille pas, s'étonna la jeune femme.

- Oui, tu ronflais et tu bavais, ricana Harry.

- Je ne ronfle pas ! s'insurgea Pansy.

- Peut-être pas.

La jeune femme lui tira puérilement la langue avant de s'allonger à ses côtés et de l'embrasser tendrement.

- Pendant combien de temps Théo t'a-t-il conseillé de ne pas travailler ? s'enquit-elle au bout d'un moment.

- Deux semaines, répondit le brun.

- Seulement ?!

- Oui ! Quel est le problème ?

La jeune femme soupira, mal à l'aise avant de se décider à répondre.

- J'ai peur de ce qu'il pourrait t'arriver la prochaine fois, avoua-t-elle.

Harry ne sut quoi répondre mais de toute façon, Pansy n'avait pas terminé.

- Jusque-là, je ne m'étais pas vraiment rendu compte de la dangerosité de ton travail… Enfin, si, je savais que c'était dangereux bien sûr mais… Je ne sais pas comment expliquer ça… Pour moi, tu ne risquais rien, comme si tu étais invincible et hier j'ai réalisé que non, tu ne l'es pas. La prochaine fois, on pourrait m'appeler pour me dire quelque chose de pire et cette idée me terrifie.

Le jeune homme serra Pansy contre lui et embrassa son front.

- Je ne veux pas te demander de quitter ton travail mais je ne sais pas comment je vais apprendre à gérer cette peur.

- Merci de m'avoir confié ça. Je te promets qu'on va trouver une solution, dit Harry.

La jeune femme en doutait. Elle savait qu'Harry adorait son boulot et cette peur de le perdre n'allait pas s'estomper par magie mais pour l'instant, elle avait quinze jours de répit.


Et voilà, merci à tous et à toutes.

J'espère que ça vous a plu !

Bizzz.