NVJM, rédigé 13 et 15/6/2018, publié 15/6/2018.
Harry Potter et l'Histoire inachevée
Chapitre 74 : Alliance
La gazette du sorcier
N° du 27 juin 1995
Les ministères Russe et Français déclarent la guerre au seigneur des ténèbres Harry Potter !
Pendant le massacre généralisé ayant eu lieu à Poudlard lors de la troisième épreuve du tournoi des trois sorciers, le seigneur des ténèbres Harry Potter a procédé à l'élimination systématique des élèves de Beauxbâtons et Durmstrang en plus de celle de ses camarades. Suite à une enquête interne, il s'est avéré que cette visite de masse, non prévue à l'origine dans l'organisation du tournoi, a été organisée à la demande du délégué des élèves de Poudlard, qui s'avère n'être autre que… Harry Potter. Le crime ainsi signé, il n'en a pas fallu plus pour que les ministères des écoles éprouvées réagissent par une déclaration de guerre au terrifiant criminel…
…Passablement énervé, j'arrêtai de lire ce torchon pour lever les yeux sur les quelques personnes à mes côtés. J'en ferais des confettis plu tard, pour l'instant il fallait prêter attention à ma réunion d'état-major. « L'ennemi avance ses pions rapidement » dis-je les sourcils froncés. « Il nous manipule tous de longue date. Avez-vous des idées à proposer sur les actions de défense que nous pourrions mener ? »
Autour de moi se trouvaient Peter et plusieurs de mes officiers, mais aussi Fleur, en tant que représentante du peuples des vélanes, et Susan Bones, en tant que ma lieutenante à Poudlard et bientôt comme historienne de mes armées -sa passion-.
« - Il faut passer à l'attaque immédiatement ! » tonna l'un de mes officiers. « L'ennemi a usé une grande force en se faisant massacrer à l'orée de la forêt. Il faut profiter de cette faiblesse passagère pour reprendre l'ascendant ! »
« - Et comment comptez-vous faire ? Une stratégie à proposer ? »
« - Il faudrait que nous obtenions des informations en répandant de très nombreux espions. Sans cela, il nous sera bien difficile de réussir quoi que ce soit. L'information est le nerf de la guerre, bien plus encore que l'argent ! »
« - Peter, tu es en charge des espions. Où en sommes-nous à ce sujet ? »
« - Nous disposons de quarante-deux infiltrés au sein du ministère, des aurors et des diverses institutions de notre pays. La plupart sont sous tes impériums, aucun ne connaît les autres et tous sont sous serment magique. Toute trahison sera punie de mort avant même qu'ils ne puissent révéler quoi que ce soit. Malheureusement, c'est tout ce dont nous disposons. Les infiltrations des ministères étrangers étaient prévues pour être mises en œuvre cet été, à ton retour… »
« - Hum… c'est un problème, en effet. Nous pourrions nous y consacrer d'urgence, mais ce serait à la fois long et difficile, sans compter avec le risque. Nos ennemis sont désormais sur leurs gardes. » Me tournant vers ma belle, je lui dis d'un sourire, « Fleur, j'ai un travail à te confier. » Elle sursauta, surprise que je m'adresse à elle. Jusqu'à maintenant, elle n'avait rien dit, toute intimidée d'être assise à nos côtés pour une réunion si importante.
« - Euh, oui ? » Elle semblait empressée de se rendre utile. Brave fille.
« - Tu vas retourner parmi les tiennes, et… » Je la vis aussitôt froncer les sourcils.
« - Tu n'oserais tout de même pas m'écarter sous prétexte de me protéger, Harry ? » menaça-t-elle. « Nous sommes liés désormais, je me battrais à tes côtés que ça te plaise ou non ! » Sans relever, je continuai, imperturbable malgré le bonheur qui m'envahissait.
« - …je disais, tu vas rejoindre les tiennes afin de les convaincre de venir ici, à Pôdlad, se mettre aux abris. Du fait de ta présence connue parmi nous, il est à craindre que les vélanes soient la cible d'exactions intolérables. Je veux éviter ça autant que faire se peut. » Elle ne trouva rien à répondre, les yeux grand ouverts. Elle ne s'y attendait pas.
…j'eu sa réponse lorsque ses bras se serrèrent autour de moi et qu'elle me couvrit de bisous. Que quelqu'un se soucie de son peuple l'emplissait de joie, tant c'était inhabituel dans leur longue Histoire de souffrances. « Tu veux que je parte quand ? »
« - Le plus tôt possible. Nous allons t'équiper et te donner des moyens pour mener ta mission à bien. » Et c'est ainsi que, quelques heures plus tard seulement, je la vis s'apprêter à prendre un portoloin pour la France.
« - Fleur ? » dis-je, fébrile.
« - Oui ? »
« - Excuse-moi de t'avoir caché quelque chose, » lui dis-je en lui faisant un bisou sur la joue. Et j'activa son portoloin avant qu'elle ne puisse me répondre. Aussitôt eut-elle disparue, je me tournai vers Peter. « Va ordonner la levée du secret. Que tous nos soldats révèlent le nom de Potter. »
…
Fleur apparut dans une maison flambant neuve, à sa grande surprise. Mais où était-elle donc ? Harry avait pourtant bien dit qu'elle atterrirait dans le village des vélanes. Qu'il puisse s'y trouver autre chose que des ruines prêtes à s'effondrer était impensable.
Les siennes étaient forcées de vivre dans des taudis si dégradés qu'ils feraient passer des bidonvilles pour des palais. L'hygiène était l'un des rares luxes qui leur était autorisé, et encore ne se déclinait-elle que par diverses sortes de sortilèges lancés par des sorciers libidineux, et n'avait pour but que d'éviter que des épidémies ne se propagent aux sorciers ou n'affectent la qualité de la production. Pas question de donner aux putains en présence le plaisir de manier des seaux et autres balais, mieux valait qu'elles s'alignent toutes nues sur la place de leur village, mortes de peur, pendant que leurs bienfaiteurs veillaient à leur propreté en leur faisant rougir la peau à coups de sorts de brossage et de désinfection, et se récompensaient de leur dur labeur en violant au hasard le premier vagin à portée. Fleur avait eu la chance d'échapper à ce sort à chaque fois, mais avait déjà assisté au triste spectacle de voir sa mère être violée à un pas d'elle, obligée de laisser faire pour ne pas subir de même, ou d'être forcée de rester immobile lorsqu'une petite vélane de dix ans avait été souillée et liée par ses pouvoirs à un pervers répugnant. La petite n'y avait survécu que quelques horribles semaines. Elle y repensait souvent, ce souvenir hantant nombre de ses cauchemars.
Mais ce qui s'affichait sous ses yeux en cet instant n'avait absolument rien à voir avec ce dont elle se rappelait ! Nombre de maisons neuves, magnifiques de blancheur, se dressaient tout autour de la place, entourées de végétation et de jardins envahis de fleurs. La place, auparavant boueuse et emplie de déchets, avait été pavée de magnifiques mosaïques colorées et agrémentée de tout ce qui pouvait faire un séjour agréable. Dans des lettres, sa mère et sa sœur Gabrielle lui avaient dit qu'un mystérieux bienfaiteur les avait plus ou moins forcées à vivre dans ces conditions d'un luxe incroyable, employées à des travaux dignes, protégées par multitude de gens au regard étrangement vitreux, et abritées des sorciers violents par des fidélitas et maintes autres protections.
S'avançant bouche bée au cœur de son village, Fleur ne parvenait pas à croire à ce qui s'offrait à ses yeux. L'air n'était même plus empli des phéromones de peur que diffusaient habituellement les siennes… et elle comprit pourquoi lorsque les mystérieux « gens au regard vitreux » s'avancèrent sur la place pour étendre partout nombre d'affiches, de pancartes, de banderoles, et maintes autres choses, afin d'exhiber le nom d'Harry Potter.
Passant les bras contre son corps et les mains devant son visage par réflexe, elle eut un sanglot et fondit en pleurs, emplie de joie, se sentant plus amoureuse que jamais.
…
Aidée des impériumés d'Harry, prévenus par Peter au moment où elle découvrait les petits cachotteries de son amoureux, Fleur n'eut pas grande peine à convaincre les siennes. Malgré l'interdiction qui leur avait été faite de recevoir la moindre éducation scolaire -Fleur et Gabrielle étaient une incroyable exception grâce à madame Maxime-, ce peuple magnifique n'avait jamais renoncé au savoir du passé.
C'est ainsi que ses mœurs avaient accueillit sans hésiter une forte tradition orale, chaque mère s'efforçant de transmettre à ses enfants tout ce qu'elle savait le plus fidèlement possible. Lorsque, par miracle, leurs économies réunies n'étaient pas découvertes et volées par les sorciers chargés de leur surveillance, elles parvenaient parfois à acheter un livre via un marché noir relié au monde moldu. Le moindre ouvrage était vu comme un trésor d'une incommensurable valeur permettant d'en apprendre plus sur le monde, du simple mode d'emploi d'un four électrique jusqu'au prospectus publicitaire vantant les mérites du dernier machin-bidule-truc.
L'esprit affuté par une insatiable soif de savoir et une pénurie dudit savoir, les vélanes avaient appris à accumuler d'incroyables connaissances à partir de détails anodins. De fait, grâce à ce patient ouvrage souterrain, toutes étaient suffisamment vives d'esprit pour comprendre en un instant ce qui était en train de se tramer grâce aux révélations de Fleur. Elle-même était tenue en haute estime grâce à son intelligence. Tout le monde savait que sa miraculeuse scolarité n'était pas due qu'à un coup de chance ou le coup de pouce de la directrice de Beauxbâtons.
« Nous sommes en une situation de danger mortel ! » assénait-elle sans cesse, debout sur une estrade face à toutes ses sœurs réunies. « Suite à un attentat orchestré de toutes pièces par un nouveau seigneur des ténèbres, les sorciers stupides ont déclaré la guerre à Harry Potter, notre bienfaiteur ! Notre protecteur ! C'est en comprenant ce qui risquait de nous arriver qu'il m'a envoyée vous chercher pour nous mettre à l'abri ! Il sait que dans la guerre qui s'annonce, nous allons être à nouveau victimes des exactions des Purs ! Il veut nous éviter cela, et c'est pour vous convaincre de venir qu'il m'a envoyée ! »
« - Mais pourquoi un sorcier voudrait-il nous protéger ? » demanda une voix dans la foule. Il est vrai qu'à part les viols et les impôts sous forme de leur corps, les vélanes n'avaient pas vraiment de relations avec les sorciers… du moins jusqu'à ce qu'apparaisse Harry.
« - Ce n'est pas n'importe quel sorcier ! Il a une incroyable connaissance de la Vérité (I) de l'ancien temps, de l'époque de l'Union magique ! »
« - Mais ce Potter est issu en partie d'une lignée de Purs ! Même s'ils sont traîtres à leur sang depuis longtemps, qu'est-ce qui nous garantit qu'il ne succombera pas à l'Appel (II) de ses ancêtres ? » Prenant une inspiration courageuse, craignant d'en révéler de trop, Fleur hésita un instant. Mais voyant qu'elle n'avait guère le choix pour convaincre les siennes, elle révéla finalement :
« - Harry Potter est la réincarnation du Père Créateur ! J'en suis persuadée ! » Il n'en fallu pas plus pour taire toutes les voix discordantes, les vélanes reculant soudain d'un pas en un unique mouvement, comme toutes frappées par la foudre !
Je pense qu'il est inutile de vous décrire ici à quel point le Père Créateur, antique héros que nous avons côtoyé dans les premiers chapitres de ces mémoires, est un personnage idolâtré au-delà de ce qui est imaginable, tant il a été un incommensurable bienfaiteur. Et même si seuls les gobelins l'avaient ouvertement érigé au rang de divinité absolue, les autres peuples magiques qui avaient bénéficié de Sa gloire ne l'honoraient pas moins.
« - Harry Potter souhaite faire revivre la gloire de l'ancien temps ! Et je suis persuadée qu'il y parviendra ! Il a tout ce qu'il lui faut pour cela ! La volonté ! Les moyens ! Le savoir ! L'intelligence ! Et… » Elle hésita un instant, rougissant au possible. « Et il est parfaitement complémentaire ! » Une lueur d'intérêt jaillit aussitôt dans les yeux des vélanes. Une lueur de profond respect. La complémentarité était désormais si rare pour elles… (III)
« - Mais avec qui est-il complémentaire ? » demanda à nouveau une voix. Inspirant encore pour continuer à se donner du courage, Fleur répondit :
« - Avec moi ! Je suis la femme complémentaire d'Harry Potter ! Je me suis donnée à lui ! Je suis liée à son destin à jamais ! » Et ce n'était pas un mensonge, elle le ressentait au plus profond de son âme.
Lorsque tous deux s'étaient enfermés dans les appartements d'Harry, ils n'étaient pas restés inactifs, loin de là. Toute idée de vêtements oubliés, ils s'étaient précipités sur le grand lit où aucun ne dormirait plus seul, et l'occupèrent activement des heures durant. Pas un ne put se lasser du bonheur incommensurable qui les avait envahis lorsque Fleur pris possession de son amant, lorsque ses pouvoirs l'envahirent par le moindre pore de la peau, lorsqu'il avait pris possession d'elle, lorsque sa force avait envahi toute la profondeur de son corps.
Infatigables, surexcités, ils se lièrent en quelques secondes à peine, tous deux jouissant leur bonheur au même moment, Harry éjaculant sa magie au cœur de sa Fleur, liant à jamais leurs destins et faisant éclore une communion parfaite. Un complémentarisme. Fleur en avait pleuré de joie sans pouvoir s'arrêter alors qu'Harry l'entreprenait inlassablement, les phéromones de sa vélane le maintenant surexcité constamment. Chacun serrant l'autre dans ses bras comme si rien d'autre n'était possible, il avait fallu que Peter les menace d'enfoncer leur porte à coup de bélier pour qu'enfin ils daignent se rhabiller. Ils n'avaient pas dormi une seule seconde… et les heures et les jours suivants n'avaient cessé de se ressembler, le moindre instant étant bon pour s'isoler dans un coin et faire acte, chacun ne pouvant se retenir. Dès qu'ils étaient ensemble, ils se dévoraient des yeux et se serraient au minimum la main comme si leur vie en dépendait. Complémentaires à la perfection.
Fleur n'eut rien à rajouter. Dès son arrivée, toutes ses camarades avaient senti que quelque chose avait changé en elle. Le bonheur irradiait de tout son être…
…
De retour à Pôdlad grâce à une multitude de portoloins, Fleur se jeta dans mes bras dès que nous fûmes en vue l'un de l'autre. Nous restâmes serrés pendant de longues minutes, jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'ignorer le monde nous entourant -ni les hum-hum ! gênés de Peter-. Le coquin avait beau nous rappeler à l'ordre, il ne cessait de sourire lui aussi, heureux de voir que son filleul l'était lui aussi. « Vous êtes toutes là ? » demandai-je.
« - Toutes. Je n'ai eu aucun mal à les convaincre, grâce à toi. » Elle se serra de plus belle dans mes bras, me faisant bisou sur bisou pour me remercier de ce que j'avais fait à son peuple.
« - Combien êtes-vous ? »
« - Douze nymphes et cinq-cent vélanes. »
« - Précisément ? » ce compte rond avait de quoi étonner.
« - Précisément. C'est le quota. Les sorciers n'avaient pas besoin d'une plus forte production d'ingrédients. Les naissances étaient très surveillées. » Sous-entendu, les mères étaient amputées de leur utérus dès qu'il n'y avait plus besoin d'enfants. Tout le monde savait que les vélanes avaient des grossesses multiples et continues, et pour des bourreaux, autant ne pas se compliquer la tâche…
« - Harry, laisse-moi te présenter ma mère ! » me sourit Fleur, de nouveau toute rouge et intimidée.
« - Avec plaisir » la rassurai-je d'un énième bisou sur la joue.
…
« - Enchantée monsieur Potter. Je m'appelle Apolline Delacour, je suis la mère de Fleur. » C'était une magnifique vélane qui avait dit ça. Âgée de vingt-huit ans, elle se trouvait dans la fleur de l'âge.
Blonde claire comme toutes les vélanes, malgré sa jeunesse elle était déjà clairement ridée, le visage tiré par des expériences qu'on ne souhaiterait à personne, usée par les travaux ignobles qui lui avaient été imposés. Fébrile sur ses jambes, tremblante de partout, la voix toute menue et chevrotante, regardant sans cesse autour d'elle, il n'était pas difficile de comprendre qu'elle avait été victime d'une foule de viols horribles. Dire qu'elle avait eu sa première fille à seulement treize ans ! Dès le début de sa puberté ! Je n'osais imaginer à partir de quand elle s'était retrouvée victime d'une telle barbarie…
« - Soyez la bienvenue, » lui dis-je en la serrant dans mes bras. « Et soyez bénie mademoiselle, » continuai-je en m'inclinant devant elle. Fleur m'avait parlé de sa mère en des mots si élogieux que j'avais pour elle un immense respect. Cette femme était une sainte. Imaginez, vivre, aimer et être si généreuse avec des enfants issus d'un cauchemar ! Vivre chaque jour de votre existence avec le rappel que vous aviez été violée, liée de force à un bourreau par des pouvoirs despotiques… et pourtant, elle n'avait jamais cessé de faire tout son possible pour ses filles, mue par l'espoir qu'elles pourraient vivre une existence un peu plus souhaitable que la sienne.
« - Harry, voici ma petite sœur, Gabrielle, » continua Fleur. Une charmante adolescente s'avança à son tour, rouge de honte comme sa sœur, ayant grande peine à se séparer de la main de sa mère. Blonde claire aux longs cheveux, quasi-sosie de sa mère et de sa sœur, la petite n'avait que treize ans, et déjà l'on pouvait voir à ses formes précoces qu'elle serait une femme magnifique. Comme toutes les vélanes.
« - Enchanté Gabrielle » lui dis-je en souriant franchement. Elle poussa un petit cri de peur et se dépêcha de regagner les bras de sa mère. La pauvre, elle semblait effarouchée par tout ce qui l'entourait. Pas étonnant. « Soyez les bienvenues à Pôdlad ! » leur dis-je avec un grand sourire, avant de monter sur l'estrade que mes esclaves avaient préparée. Il ne me restait plus qu'à faire un petit discours de rien du tout pour que toutes ces femmes charmantes me soient acquises. La découverte de la subsistance et de la restauration de la cité de l'Union les avait déjà complètement vouées à ma cause. Nombre d'entre elles pleuraient à genoux, incapable de croire à ce qu'elles voyaient et se remémorant les récits du passé. Je n'osais pas imaginer l'hystérie qui les prendrait lorsque je les conduirais face à la tombe du Père Créateur, sur la grand-place.
…
L'effervescence de l'accueil des vélanes passé, il était temps de passer à l'attaque en frappant durement les moyens de l'ennemi. Mes multiples esclaves impériumés, formés par un entrainement massif les années précédentes, avaient formé un commando d'assassins qui se montra particulièrement efficace.
La gazette du sorcier
N° du 28 juin 1995
Voldemort est revenu !
C'est avec une terrible affliction que nous sommes forcés d'admettre l'impossible : alors que nous sommes déjà aux prises de l'ignoble seigneur des ténèbres Harry Potter, celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom est de retour ! C'est ce que nous sommes obligés d'admettre suite aux multiples assassinats ayant frappé nombre de membre du ministère en leur foyer, le tristement célèbre marque des ténèbres signant le forfait…
…je souris sans pouvoir m'en empêcher en lisant ce torchon. Ma ruse avait vraiment bien fonctionnée, ces ramassis d'attardés avaient foncé droit dans le piège ! Nul doute que là où ils se cachent, Voldemort et l'Ennemi devaient en être noirs de rage. Ils avaient voulu cacher leur existence à la populace pour agir dans l'ombre et conserver leur effet de surprise, c'était raté ! Héhéhé !
Dumbledore démis de ses fonctions !
Suite au terrifiant attentat ayant frappé Poudlard, son directeur, le célèbre Albus Dumbledore, a été jugé responsable de l'effroyable manque de sécurité lors de cet évènement, et a été démis de ses fonction de directeur de la célèbre école de magie. L'individu a toutefois pris la fuite dès l'évènement, et est introuvable depuis…
Hum, voilà qui est inquiétant. Ce vieux shnock se douterait-il de quelque chose ? Sûrement, ce n'est pas un imbécile. A coup sûr, il aura réuni dans un coin son Ordre du poulet cramé, et cherchera à encore faire mumuse contre Voldemort. Peuh, incapable…
Me retournant vers mon état major, de nouveau attablé, je leur demandai, « Alors, quelle est votre opinion ? » Quelques minutes auparavant, je leur avais exposé un projet un peu fou, et leur avait laissé le temps d'y réfléchir pour en trouver les failles. Au cas où. Paranoïa mon amour.
« - Rien à redire Harry, » dis Peter. « Ton idée coule de source je trouve. »
« - De même, » dit Apolline Delacour, présente en tant que représentante des vélanes aux côtés de sa fille aînée.
« - Alors allons-y ! »
…
Le lendemain matin, très tôt dans la nuit, je débarquai par surprise au beau milieu du chemin de traverse, sur les marches de Gringotts. L'endroit fut rapidement sécurisé, mes impériumés ayant pris garde dès la veille de truffer le moindre morceau de boue avec des sortilèges repousse-sorciers. Le résultat était au-delà de mes espérances. Seul un auror de garde fut retrouvé à pioncer dans un coin. Il fut exécuté aussitôt dans un recoin sombre.
Les gardes de la banque, éberlués, nous ouvrîmes la porte en comprenant qu'il leur serait inutile de résister. J'étais entouré de plusieures centaines de mes esclaves, tous surentraînés et prêts à tout. De plus, nous n'affichions pas le moindre signe de bellicité. Les quelques contacts que nos amies vélanes possédaient chez les gobelins avaient révélé qu'ils étaient tout à fait indécis dans la guerre qui débutait. J'allais les convaincre, non d'un Harry !
Nous entrâmes glorieusement dans la banque en faisant claquer les portes, main dans la main avec Fleur, tous deux resplendissants, vêtus de nos plus beaux atours dans toute la tradition de l'époque de l'Union et englobés de toutes parts d'une multitude de sortilèges pour nous mettre en valeur. Un de mes esclaves nous devança en courant pour nous prendre en photo.
Face à nous, les quelques gobelins déjà présents, principalement des employés de ménage, étaient bouche-bée face à notre petit spectacle. « Je souhaite rencontrer votre dirigeant ! » dis-je impérieusement d'une voix amplifiée et rendue grave par quelques discrets sorts. Nul doute que j'avais été entendu de loin, et heureusement pas avec ma voix fluette d'adolescent !
Nous n'eûmes pas à attendre longtemps, moins d'une minute, avant que n'apparaisse ce qui me parut être un officier, du moins à en juger par ses vêtements soigneusement découpés, les décorations sur son torse et les étoiles à ses épaulettes. « Que puis-je faire pour vous être agréable ? » nous demanda-t-il, non sans s'efforcer de dissimuler le tremblement de sa voix. Raté.
« - Je suis Harry James Potter-Black, dirigeant de la nouvelle Union magique ! Je souhaite rencontrer les dirigeants du fidèle peuple des gobelins afin de les intégrer parmi nous ! »
…
À suivre…
Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.
I. Mouahaha !
II. Re-mouahaha ! Je n'en dis pas plus pour l'instant, vous comprendrez de ce dont il s'agit plus tard ou en lisant mes autres fanfics HP.
III. Complémentar -ité, -isme : je ne sais pas si je vous en ferais part ici… on verra peut-être plus tard. Sachez juste que c'est un concept d'organisation sociale régissant les relations de couple et radicalement respectée par tous les peuples magiques hormis les Purs. Tout le monde vise ce concept comme l'un des plus souhaitables buts d'une vie. Par exemple, comme on l'a vu au chapitre précédent, Luna est portée au complémentarisme à un niveau extrême. Comme toutes les vélanes. Bref, je digresse.
