NVJM, rédigé 5 et 6/7/2018, publié 6/7/2018.

Harry Potter et l'Histoire inachevée

Chapitre 77 : La bataille du parc de Poudlard

Ce matin là, je me réveillai dans mon lit comme suite au plus beau rêve de ma vie. Pourtant, il ne me fallu pas longtemps pour m'apercevoir que tout était vérité : dans ma chambre, tout était sens dessus-dessous. Encore une fois. C'était signe que la veille au soir avait été très active. Me tournant sur le côté, je pus voir Fleur encore endormie, un air enchanteur sur le visage. Mes souvenirs me revinrent rapidement, expliquant ce bonheur. L'annonce de sa grossesse nous avait tant mis en jouie que nous avions passé des heures à le faire de bonheur. Littéralement.

Me rapprochant de mon aimée pour la serrer dans mes bras, comme nous aimions tous deux être à chaque instant que la vie nous offrait, je pris soin de la réveiller de petits bisous sur les joues et de caresses sur les cheveux. Et lorsqu'elle commença à ouvrir les yeux, je luis dis « bonjour maman ». Elle se réveilla soudain complètement, et m'offrit son plus beau sourire.

Quelques temps plus tard, vers neuf heures, après notre partie de jambes en l'air matinale, nous nous retrouvâmes main dans la main dans la salle à manger privée faisant partie de la suite d'appartements reliant notre chambre à celles de Peter, d'Apolline la mère de Fleur, et de sa sœur Gabrielle. Emplis d'appréhension, nous souhaitions leur annoncer l'heureux évènement… « Bonjour tout le monde ! » nous exclamâmes-nous avec de grands sourires. Tous les regards se tournèrent vers nous pour aussitôt nous accueillir avec le sourire.

« - Bonjour les enfants ! » dirent en même temps Apolline et Peter. Ils s'arrêtèrent en cours de route, gênés d'avoir parlé en simultané, et se jetèrent un regard d'excuses complices. Tiens tiens… ma famille recomposée compterait-elle bientôt un nouveau couple ?

« - Coucou grande sœur, coucou Harry ! » vint nous accueillir Gabrielle. Elle se dressa sur la pointe des pieds pour elle aussi nous faire un bisou.

« - Comment allez-vous ? Vous semblez radieux ! » nous dit Apolline avec un regard insistant. Se douterait-elle de quelque chose ?

Nous rougîmes aussitôt. Alors que quelques instants avant nous étions empressés de révéler au monde notre nouvelle condition, voici que nous ne cherchions plus qu'à nous dissimuler autant que possible ! C'est du moins le sentiment que partageaient nos magies. Elles palpitaient si fort que nous aurions pu les sentir se contacter à des kilomètres à la ronde.

« - Aglbzt » parvint-je à bredouiller, incapable de mieux articuler. Dans semblable état, Fleur dit la même chose. Elle paraissait redevenue un bouton de rose, seule un pétale encore de sortie pour s'accrocher à moi.

« - Bon… bonjour Peter » finit-elle par dire. « Bonjour sœurette », puis elle acheva en s'adressant à sa mère. « Bon… bonjour… grand-mère ».

Nous fûmes aussitôt pris d'assaut par une marée de félicitations.

Le reste de la matinée fut de fait réservé à une discussion de famille. Apolline se montra d'une dictature maternellement intraitable là-dessus, rien ne pouvant la faire changer d'avis. Comme il était de tradition chez les vélanes, elle tenait à faire son travail de future grand-mère en parlant de toutes les particularités propre à leur peuple dans le domaine de la gestation, afin de s'assurer que nous soyons bien au fait de tout ce que nous aurions à faire. Bien sûr, Fleur connaissait déjà tout et m'en avait parlé, mais redescendre des nuages pour revenir sur Terre ne nous ferait pas de mal.

Tout d'abord, fait notable, contrairement aux autres femmes de même taille chez les autres espèces, la grossesse ne se déroulait pas en neuf mois, mais en trois seulement, suivis d'un seul de repos avant la reprise des menstruations et l'autorefécondation par les glandes spermatiques -des glandes accumulant le sperme obtenu pendant le coït et le redistribuant au même rythme que les ovules-. De fait, dès leur premier acte, les vélanes étaient constamment enceintes, du moins jusqu'à épuisement de la semence. En ce qui nous concernait, Fleur et moi, nul doute que même sans ce mécanisme naturel, nous aurions été très vite parents d'une famille très nombreuse.

Apolline nous expliqua que dans son cas, les quotas d'enfants ayant été atteints lors de la naissance de Fleur, elle s'était fait amputer de ses glandes dès ses treize ans, et que la naissance de Gabrielle quelques années plus tard était une surprise due à un viol, qui lui avait coûté tout son utérus en punition. Sa survie suite à cette boucherie n'avait tenue qu'à un fil, et sans la bonté de ses sœurs vélanes, aucune des trois n'aurait survécu. C'était pour cela qu'elle ne portait que des tenues ne dévoilant que ses seins et jamais son ventre, car malgré les nombreux sorts effaçant les cicatrices, elle ressentait l'irrépressible besoin de le savoir protégé, ne fut-ce que par une simple épaisseur de tissus.

Autre particularité, les naissances étaient quasi-exclusivement multiples, n'avoir qu'un seul enfant à la fois était d'une extrême rareté, l'habitude tournant plutôt aux alentours d'une portée de quatre petites. Le record, légendaire, était de douze petites vélanes nées de la même grossesse, à l'époque de la première Union. Nul ne savait plus si c'était la vérité ou une déformation progressive d'une simple histoire, mais personne ne semblait la remettre en question. De mémoire de vivante, le record était d'une grossesse ayant offert au monde rien de moins que neuf petites magnifiques. Le reste de la rumeur, morbide comme bien souvent chez les vélanes actuelles, insistait bien sur le malheur qui les viola toute une à une dans leur enfance, mais Apolline ne nous en parla pas pour ne pas nous effrayer.

Depuis quelques paragraphes, je ne cesse de dire « petite ». Cela est dû au fait que les naissances des vélanes sont largement déséquilibrées : il naît en effet une démesurée proportion de filles, plus de quatrevingt-dix-huit pourcents des enfants à venir. Les garçons sont extrêmement rares, à tel point que, de mémoire de vélane, aucun n'avait vu le jour depuis plus d'un siècle. Du moins aucun ayant eut la possibilité de vivre plus de quelques minutes. Seules les femelles ayant une utilité en potionnisme, les esclavagistes sorciers ne se préoccupaient pas des mâles, et les jetaient aux ordures lorsqu'ils avaient le malheur de naître.

Avec un sourire, Apolline nous dit qu'elle ferait de son mieux pour coudre une robe de grossesse traditionnelle à sa fille, celle-ci en rougissant aussitôt de joie. Demandant de quoi il s'agissait, j'appris qu'en plus des seins, cette version laissait tout le ventre à découvert, seule une sorte de cape couvrant le dos et étant maintenue autour du cou et sous la poitrine par une fine bandelette de tissu. La beauté d'une vélane étant décuplée lors de sa grossesse, elles passaient parfois des heures chaque jour à prendre soin de leur apparence, se maquillant tout particulièrement le ventre et les seins pour les faire paraître absolue perfection. C'était un besoin irrépressible de se sentir bien dans leur peau.

« Je suis pressé de voir ça » dis-je à ma Fleur, faisant passer son visage d'un rose pâle à un rouge brique. On aurait put la croire gênée de bientôt s'exposer ainsi, mais il n'en était rien. Comme toutes les vélanes, elle était instinctivement et irrésistiblement fière d'être une femme, et rien ne pourrait l'empêcher de le montrer.

« - Je pourrai demander à tes couturières de me faire une robe ? »

« - Tout ce que tu veux », dis-je sans me laisser envahir par ma radinerie légendaire. Je ne pouvais rien lui refuser, rien que la voir m'en allait en la cité (I). Me sentant soudain inspiré, j'ajoutai en un souffle « Fleur, tu peux avoir autant d'enfants que tu le souhaites, un, dix ou cent, qu'importe, je les aimerais toutes sans limite. » (II)

C'était le genre de mots d'amour parfaits pour une vélane.

Le temps passa, et chaque jour nous parût plus beau l'un que l'autre. Très vite, à peine une semaine après l'annonce de sa grossesse, Fleur commença à afficher une magnifique rondeur au ventre. Elle fut bientôt assaillie de félicitations fusant de toutes parts, et en semblait merveilleusement heureuse. Mais je n'eus pas vraiment de temps à lui consacrer, à mon grand regret. Je devais probablement œuvrer vingt-cinq heures par jour, tant j'avais du travail.

Oui, du travail et encore du travail, du travail au point que le travail habituel en devenait du repos ! C'est que préparer une invasion, ça demandait une sacrée préparation ! Du fait de notre usage de magie, nous n'avions que très peu besoin de nous préoccuper de l'accumulation de munitions telles que des balles de fusils, bien que mes troupes chérissent avec amour leurs merveilleuses kalachnikovs. Mais j'avais amassé bien assez de réserves pour mitrailler à vue en continu pendant des mois d'affilée.

Le vrai souci venait d'une part des équipements de protection, puis ensuite des munitions pour les artilleries, ainsi que desdites artilleries, et enfin de la multitude de potions qu'il était nécessaire de brasser pour remplir tout ce beau monde de merveilleuses senteurs explosives. Génocides en boîte et autres acides surpuissants se mirent bien vite à pulluler dans les ateliers rénovés de la cité, des milliers de chaudrons gigantesques furent emplis d'ingrédients de toutes sortes. Nombre de gens y mirent du leur, littéralement, certains éléments étant d'origine corporelle.

Concernant les armures, vous vous demanderez probablement à quoi cela pourrait servir, puisque mes soldats se jetteront des sorts de protection très efficaces ? Certes, c'est vrai et ils le feront sans hésiter. C'était la base de leur entraînement militaire, et tous y avaient porté une attention de chaque instant. Chacun excellait dans sa propre sécurité. Ce qu'il fallait comprendre, c'était la situation. En plus de n'être jamais à l'abri d'un accident, il fallait aussi songer que ces boucliers et autres verraient leur usage en plein champ de bataille. Dans ce genre de cas, les sorts fusaient de toutes parts, les réflexes se trouvaient sollicités sans interruption, et la fatigue vous envahissait très vite le corps comme l'esprit. Qui, en une telle situation, pouvait se prévaloir de rester un excellent combattant prêt à tout ? Personne. Alors garder la vie sauve grâce à un casque à protego incorporé, ou survivre à une éventration du fait de votre torse sécurisé par une floppée de runes, quoi de mieux ?

Concernant les munitions pour les artilleries magiques, il s'agissait de sortes de bouteilles de verre en forme d'obus -les lois de l'aérodynamique restent les mêmes qu'on soit magique ou moldu-. Selon leur variété, elles contiendraient au choix des potions explosives se chargeant de répandre l'ennemi, d'acides devant dissoudre leurs rangs, ou encore de multiples autres joyeusetés. Grâce à des systèmes de runes patiemment gravés sur chacune, ces munitions étaient d'une résistance extrême pour ne pas exploser dans leur batterie, puis une fois tirées, une programmation runique précisément minutée les faisait devenir aussi fragiles que la logique d'un Pur, au point que le moindre contact, ne serait-ce qu'avec un cheveu volant dans les airs, suffisait à leur faire accomplir leur mission.

Pour ce qui était des batteries d'artillerie, justement, c'était là l'un des secrets que j'avais tenu à conserver. Seuls mes esclaves impériumés avaient l'accès aux ateliers hyper-sécurisés où mes petites merveilles étaient assemblées, et les entrepôts où je les faisais dormir se trouvaient surveillés huit jours sur sept. Si je tenais à avoir le monopole de l'emploi de ces armes, c'était pour conserver un fort ascendant politique sur les autres peuples. Car je ne me faisais pas d'illusions : si j'avais si facilement été accepté, c'était grâce à mon armée capable de commettre des génocides à la demande, et pas du fait de ma possession de la cité de Pôdlad ou des honneurs que j'avais offert à la dépouille du Créateur -même si ça avait évidemment aidé-. Il me fallait donc faire preuve de ma plus amoureuse paranoïa afin de prévenir toute tentative de m'écarter du pouvoir, si ce n'était pire. C'est que je tenais à établir ma dictature ! Démocratiquement auto-élue, certes, mais une dictature tout de même.

Bref, passons donc sur tous ces préparatifs. Ils sont certes aussi intéressants que nécessaires, mais ce n'est pas vraiment ça qui nous occupe pour l'instant.

Je donne à ce chapitre de mes mémoires un titre pompeux, mais en fait je devrais plutôt parler de « débandade du parc de Poudlard », ou de « marée irrésistible déferlant sur le parc de Poudlard », car c'est ce que ça a été en vérité. Pris par totale surprise, encerclé de toutes parts par nos troupes chargeant à l'abri de boucliers militaires surpuissants, bombardés à distance par les quelques trois-centaines d'artilleries qui avaient déjà eu le temps d'être assemblées, les sorciers ne purent absolument rien faire. Il n'y eut aucune bataille, juste un massacre. Mais ne serait-ce que pour le bien des historiens qui me liront dans l'avenir, je vous relate maintenant les évènements tels que je les ais vus.

Le matin du vingt-cinq juillet 1995, très tôt, à quatre heures, j'ordonnai l'ouverture des portes situées dans le flanc du dôme de magie encerclant la cité de Pôdlad. Toutes nos armées s'ébranlèrent aussitôt au pas de course, entièrement sous sorts de silence et autres invisibilité pour ne pas être repérés par l'ennemi avant le début de l'assaut. Seule resta en arrière une troupe de réserve mêlant gobelins et vampires, des vétérans de maintes batailles formant une élite redoutable. Mieux valait les garder frais au cas où ça tournerait mal. Paranoïa mon amour, nous n'étions jamais assez prudents.

Mus par d'actives répétitions et une chaîne de commandement verticale et efficace, nous nous mîmes en position en quelques minutes seulement, encerclant le moindre recoin du château et de Pré-au-lard. Dans notre armée, chaque groupe de dix soldats -tous de peuples différents- élisaient parmi eux un lieutenant chargé de les commander, dix lieutenants un capitaine, dix capitaines un colonel, dix colonels un général, et enfin lesdits généraux participant tous à l'état-major tout en désignant un maréchal pour commander l'ensemble des opérations. Nos troupes n'étaient guère fournies pour l'instant, nous n'avions qu'un total de quinze-mille soldats pour un peu plus de 1665 officiers, chacun des peuples possédant un général chargé de le représenter. Nous n'étions pas encore assez nombreux pour que le grade final puisse être soumis à l'élection.

Hum ? Maréchal Potter dites-vous ? Oh non, pas encore. Je n'ai tout simplement pas assez d'expérience militaire, il faut que je fasse mes preuves, alors je me contenterais du grade de général. On verra après pour mieux que ça. Beaucoup mieux…

Les artilleries furent alignées en plein cœur de la forêt, de longues allées d'arbres défrichées discrètement pour ne pas gêner leur tir. De gigantesques enchantements de zone censés empêcher la fuite furent mis en place, anti-transplanage, anti-portoloins et autres cheminettes…

« - FEU À VOLONTÉ ! » ordonnais-je lorsque l'heure fatidique arriva.

BOUM ! Les artilleries se déchainèrent aussitôt, sans aucune sommation, et si celles tournées vers Poudlard se contentèrent de cueillir les seules entrées, comme un coup de semonce, les autres visant Pré-au-lard furent bien plus cruelles… pour l'instant, nous nous étions contentés de raser une seule rue, prévoyant d'envoyer un messager demandant aux habitants leur reddition immédiate et sans condition. Mais toute volonté ennemie de se battre se solderait par un massacre.

Au même moment très exactement, d'autres détonations retentirent, alors que des artilleries étaient portoloinées dans des lieux repérés d'avance, préalablement orientées avec une grande précision, et tiraient aussitôt un flot de mort sur les différents ministères, Beauxbâtons et Durmstrang, afin de répandre la panique et d'empêcher que l'ennemi ne réagisse à temps pour nous poser problème. Sitôt quelques tonnes d'explosifs liquides envoyés voler, tout fut de nouveau reportoloiné en sécurité. Ma stratégie inaugure le blitzkrieg à la magique !

La riposte ennemie, probablement réveillée en surprise, se fit attendre de longues minutes. Mes espions ne rapportant rien de particulier, et les multiples observations faites depuis l'extérieur ne repérant aucun mouvement suspect, j'ordonnai donc l'assaut général. En braillant un immense « GLOIRE ! » ce furent plus de dix-mille soldats qui se ruèrent sur leurs cibles dans un ordre précisément établi ! Les sorts de semonce envoyés préventivement illuminèrent la nuit en un instant.

Il n'y eut quasiment aucune résistance, au point que si je prends la peine de la mentionner, ce n'est que pour souligner le courage des quelques aurors et habitants qui firent de leur mieux pour nous arrêter… avant d'être abattus.

Dans les camps de réfugiés couvrant le parc du château et les champs aux alentours du village, ce fut très vite la panique. Déferlant dans les rangées de tentes, nos soldats leurs jetèrent comme prévu des fioles paralysantes -pour empêcher toute action de leurs occupants-, et les scellèrent de puissants sorts de fermeture -pour ne pas prendre le risque de se faire prendre dans le dos-.

Pré-au-lard fut investi en moins de dix minutes, toutes les habitations enfoncées, et les habitants capturés, désarmés, estropiés de leurs baguettes, pour finalement être envoyés dans les camps de prisonniers que nous avions conçus à l'intérieur du périmètre de la cité. C'étaient de véritables petites forteresses dans la forteresse, le seul moyen de s'en échapper serait de se faire réduire à l'état de bouillie…

Envahir le château fut là aussi très facile. Dans un souci de ne pas endommager ce qui deviendrait une citadelle pour nos forces, nos frappes chirurgicales s'étaient habilement concentrées contre la grande porte, avec une efficacité remarquable. L'antique ouvrage était complètement éventré, et le peu de bois ne brûlant pas se trouvait réduit à l'état de miettes garnissant les gonds scellés aux murs. Le hall lui-même était complètement défoncé, son pavage marqué d'un profond cratère ouvrant jusqu'aux cachots.

Je ne vois guère que raconter de plus. Ce n'avait même pas été une bataille, tout au plus une escarmouche particulièrement mollassonne. Durant le reste de la journée, nous nous efforçâmes de transformer le château en une forteresse digne de ce nom, bien plus efficace que ce qu'en avaient fait ces abrutis de sorciers. Se croyant probablement à l'abri derrière les célèbres défenses de Poudlard, ils n'avaient pas un instant envisagé que l'assaut puisse venir de l'intérieur

…mais à ma grande déception, tout cela ne fut qu'une demie-victoire. Car nous ne trouvâmes aucune trace ni de Voldemort, ni de cet enfoiré d'Ennemi. Rien, absolument rien. Alors que je supposais qu'au moins Tom-le-refait s'empresserait d'élire domicile ici ! Peut-être n'en avaient-ils pas encore eu le temps ? Peut-être souhaitaient-ils encore rester cachés ? Hum… je ne peux m'empêcher de penser que tout cela cache quelque chose…

J'ai remarqué quelque chose d'étrange. Jusqu'à maintenant, dans ma vie, à chaque fois que je me sentais heureux et en sécurité, assuré de mes projets, il me tombait soudain sur la tronche une accumulation de malheurs. Dans ma première vie, la découverte de la magie ? Ça se terminait en massacre, procès, séjour à Azkaban et orgie de détraqueurs. Je me sentais satisfait de ma domination sur les Dursley ? Apparition de Luna et prise de connaissance des effets que mes impériums avaient eus sur ce porc de Vernon. Je commençais à sincèrement considérer Luna comme une alliée ? Trahison. Je me construisais finalement une force secrète surpuissante, avec des services d'espionnage ultra-performants ? L'Ennemi nous surprenait sans rien trahir de ses projets.

Et maintenant, alors que mon bonheur semblait sans limites, qu'allait-il m'arriver ? J'étais amoureux, serais très bientôt père et marié, l'Union était de nouveau scellée, et la guerre devant la baptiser commençait parfaitement bien…

…je sens qu'un incommensurable malheur va bientôt me tomber dessus.

Mais cette fois-ci, foi de Potter, je fais une prédiction : ma revanche sera totale. Ce sera…

…imparable.

À suivre…

Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.

I. « S'en aller en la cité » : expression typique des peuples de l'Union, équivalente à notre « monter au paradis », la référence étant ici faite à la cité de Pôdlad. Vous vous demanderez peut-être : pourquoi ajouter des expressions bizarres ? Tout simplement car ce genre de petit détail est capital pour permettre l'immersion dans un récit. Certes, avec la parution à rythme de feuilleton comme pour cette présente fanfic, ce n'est pas très efficace, mais en revanche, en un texte lu d'une traite…

II. À ce point du chapitre vous l'avez sans doute remarqué : lorsqu'il est fait mention des vélanes, le féminin est toujours prioritaire sur le masculin et fait office de genre neutre. C'est dû au fait de leur écrasante proportion dans la population.