NVJM, rédigé 12 et 13/7/2018, publié 13/7/2018.

Juste au cas où, comprenez bien que les propos tenus dans ce chapitre sont ceux d'un personnage, pas de l'auteur. Merci

Harry Potter et l'Histoire inachevée

Chapitre 78 : L'Ordre de la vélane éveillée

Une sonnerie retentit bien haut, donnant le signal de la fin de la journée de travail. « Assez pour aujourd'hui ! Lavez-vous, et commencez votre orgie ! » dis-je de ma voix amplifiée, tout en agrémentant mes propos d'un soubresaut de seins.

Assise sur un trône de bois précieux, travaillant à mes projets tout en veillant à l'œuvre de mes esclaves, les surplombant sur la plate-forme dominant la place de ma forteresse, je me gargarisai de les voir toutes et tous obéir ainsi. Entourée d'une cinquantaine de mes plus ferventes gardes-du-vagin, toutes de superbes femelles prêtes à écarter les jambes à ma place au moindre signe de mâle tentant de me violer, je ne cessai d'apprécier ces spectacles quotidiens qu'étaient les orgies nécessaires à l'entretien des charmes vélaniques que j'avais placés sur mes esclaves.

Hum ? Vous dites, je suis une perverse ? Oui. Cette beauté m'excitant comme une folle, j'en étais venue à ne même plus m'isoler lorsque j'avais envie de me caresser pour apaiser mes pouvoirs. Il m'arrivait de le faire n'importe où, n'importe quand. Je passais ainsi des heures chaque jour à me triturer le clitoris et les lèvres, recherchant avec envie sans cesse plus de jouissances. J'y étais devenue complètement accroc. Je ne pratiquais pas encore de quelconque plaisir sur l'entrejambe des mâles, mais mon contrôle augmentait si vite que je pourrais bien y venir sous quelques mois, voire seulement quelques semaines. J'ai hâte !

Donc oui, je suis une perverse, c'est certain, mais attention ! N'allez pas croire que je ne suis qu'une putain ! Je ne vous le permettrais pas, et vous ne vivriez pas assez longtemps pour avoir le temps de finir votre phrase. Oser insulter la fierté que j'ai de ma féminité est considéré comme un crime grave ici. Prétendre qu'une femme n'a pas le droit d'avoir une sexualité débridée est une pensée interdite et punie de mort. Après une longue et toute particulièrement barbare séance de torture. Je vous en épargne les détails. Passons plutôt à la suite.

Nous étions maintenant début août 1995, et les évènements commençaient déjà à se précipiter. Le Potter avait proclamé le rétablissement de l'Union magique, soutenu en cela par la totalité des autres peuples, hormis bien évidemment les sorciers et les Purs. Ce salopard m'avait devancée ! Mais qu'importait, je n'avais guère le choix, mes propres forces étant insuffisantes pour le renverser. Et puis lorsque viendrait le jour de me présenter aux peuples unis, mes pouvoirs dignes de légende suffiraient probablement à marquer un grand coup ! Le Potter n'avait rien d'autre que ses actes pour se prétendre héritier du Créateur, tandis que moi j'avais acquis une maîtrise parfaite des particularités de mes capacités… j'étais devenue une vélane éveillée tout en restant vierge.

Hum, il me semble que peu de gens comprennent l'importance de ce que cela signifie. Alors soit, je vais vous expliquer.

En version simple : vous vous représentez ce qu'est Merlin pour les sorciers ? Un mage de légende, d'une puissance absolue, qui on ne sait comment avait acquis un contrôle total et parfait sur ses pouvoirs, capable de manipuler à volonté et sans aucune difficulté la moindre forme de magie accessible aux capacités sorcières. Eh bien c'est ce que je suis en quelque sorte, mais pour les vélanes.

En version plus compliquée, ce que j'ai dis juste avant est vrai, mais il n'y a pas que ça. D'ordinaire, une vélane n'a la possibilité d'acquérir un plein contrôle de ses pouvoirs que lorsque sa personnalité est totalement formée : et cela nécessite d'être liée à un mâle. Lorsque ce n'est pas fait, nous sommes d'office considérées comme des enfants, quel que soit notre âge, car notre croissance magique est incapable de s'achever toute seule. Si nous sommes violées à dix ans et liées de force, alors nous sommes adultes. Et si une de nous est encore vierge à cinquante ans, alors elle est considérée comme une enfant. Théoriquement du moins, car cela est plus une blague qu'autre chose. De l'humour noir. En temps normal, rarissimes sont les vélanes qui arrivent à leurs quinze ans sans s'être faites violer. Et ne parlons même pas des trentenaires. Quelle bonne blague. Ça n'existe pas. Le marché d'ingrédients de potions est trop demandeur…

Bref, passons. Qu'est-ce que le « liage », me direz-vous ? C'est tout simplement lorsqu'une union à lieu entre la vélane et le mâle l'entreprenant. La magie de la femme s'entrelace en quelque sorte -c'est une image- avec celle du mâle, à un tel point qu'il devient par la suite impossible de les séparer, sauf en tuant l'un des deux. Ce qui est d'office fatal pour la femme. Il y a plusieures conséquence à cela, mais la principale est le changement des personnalités.

N'exagérons pas non plus les effets du liage. Une vélane de nature douce et généreuse étant liée à un violeur barbare, sauvage et j'en passe, ne deviendra pas elle-même comme ça, ni l'autre ne se mettra-t-il à prendre un parfait exemple sur sa femelle. Car il faut tenir compte d'une part de la force des personnalités, et d'autre part des divers effets secondaires, notamment celui du complémentarisme.

Celui-ci est très simple : lors du liage, les personnalités des deux liés se transforment de façon subtile pour se compléter : chacun sera influencé par l'autre. Un idiot acquerra plus de capacités -du moins si sa vélane n'est pas une idiote elle aussi-, quelqu'un de radin se liant à une vélane généreuse le deviendra plus lui aussi, etcetera. Ainsi, à moins de tout détraquer en tentant des manipulations de magie noire ou je ne sais quoi, jamais vous ne verrez apparaître un mâle barbare et sadique transformant une vélane toute douce en monstre de sauvagerie.

…malheureusement, il faut aussi prendre en compte le contexte dans lequel a lieu ce liage. Si les deux s'accouplent dans la joie, l'amour et la bonne humeur, comme ça a par exemple été le cas pour le Potter et sa putain, alors le résultat sera tout simplement merveilleux : magies interdépendantes et considérablement renforcées, incapacité de se trahir, amour définitif et éternel, libido hyperactive l'un pour l'autre, incapacité à aller voir ailleurs, etcetera.

Mais si une vélane est liée lors d'un viol par une brute innommable, le complémentarisme aura bien lieu, mais pas de la façon idéale décrite juste avant. Car le complémentarisme n'est pas une moyenne mathématique, non, c'est une fusion empêchant l'apparition de contradictions. Certes, si les deux partagent déjà les mêmes particularités quasi parfaitement, le résultat sera comparable à une moyenne. En revanche, si on a affaire à un mâle ne s'intéressant qu'à se vider les couilles pour un coup d'un soir et une femelle horrifiée de ce qui lui arrive, alors le résultat sera un barbare renforcé dans son comportement et une pauvre vélane devenant de plus en plus soumise et malheureuse au fil des jours. C'est d'ailleurs ce qui nous est arrivé à presque toutes depuis la fin de la première Union magique. Ma mère, moi ou encore la putain de Potter sommes des exceptions incroyables.

Je suppose que vous avez compris pourquoi je tiens tant à rester vierge, alors que je n'ai qu'une envie à chaque crise d'excitation, c'est de baiser à tout va.

Revenons-en à l'explication principale : pourquoi le fait que je sois parvenue je-ne-sais-comment à éveiller mes pouvoirs en restant vierge est-il incroyable ? Outre ce que j'ai dis juste avant, c'est que j'échappe désormais à tous les mauvais côtés de mes pouvoirs de vélane : par exemple, je suis devenue capable de résister lorsqu'un mâle tente de me violer, ma magie ne m'imposera plus d'écarter les pattes comme une invitation. En sachant les risques que cela me faisait courir, c'est plus que bienvenu. Même si ça ne m'empêche pas d'encore recourir à des gardes-du-vagin.

Autre effet, c'est que je peux essaimer mes pouvoirs avec la force d'une vélane déviergée, mais tout en conservant les effets d'une vierge. Je désigne par là la capacité à charmer et plier à ma volonté le moindre mâle non-lié ou non entraîné à une très bonne occlumencie. Vous avez pu le voir lorsque j'ai visité une université moldue pour recruter quelques savants. Certains étudiants ont finis en engrais en un claquement de doigt. Quasi-littéralement.

Autre effet encore, c'est que mes pouvoirs bénéficient toujours de leur croissance due à ma virginité, un réflexe naturel des vélanes : ils croient sans cesse pour être de plus en plus capables d'attirer des mâles, et ce jusqu'au liage. Mais en même temps, étant éveillée, ils sont aussi mûrs que ceux d'une vélane adulte ! Comprenez que je suis capable de sans cesse plus mettre en œuvre une plus grande quantité de magie, tout en ayant mes pouvoirs constamment au maximum de leurs capacités.

Une autre conséquence, très plaisante, est ma libido exacerbée et constante : en un sens, on peut me considérer comme une nymphe à ce niveau là -à savoir que je pourrais coucher en continu sans jamais m'en lasser-. Mais comme par contradiction, étant éveillée, je puis me maîtriser à la perfection sans plus avoir à faire appel à mon occlumencie -ce qui n'est d'ordinaire possible qu'en concentrant ses pensées sur le mâle lié-.

…seul point d'ombre à tout cela, c'est que si un jour je venais à me lier à un mâle, de quelque manière que ce soit, j'ignore totalement quel en serait l'effet. Conserverai-je tous mes pouvoirs ? En seraient-ils renforcés ou ravagés ? Bien des questions sans réponse.

Mais assez avec tout ce blabla, passons à la suite !

Une nouvelle sonnerie retentit, et je donnai en réponse un énième rapide coup de doigt sur mon clitoris, m'épandant à nouveau d'un jet de cyprine, puis me redressa pour revenir à mon travail. Face à moi, le spectacle de l'orgie générale s'acheva lorsque les mâles s'épanchèrent encore une fois dans leur femelle attitrée, consacrant comme de coutume leur grossesse.

Oui oui, j'ai bien dis leur grossesse. Car hormis moi et les vierges me servant de gardes-du-vagin, toutes les femelles ici présentes étaient enceintes, plus précisément au premier de leurs trois mois. Oui, ma petite manipulation de la dernière fois avait aussi changé la durée de leur gestation. Toutes affichaient un ventre s'arrondissant qui commençait à clairement se découper du reste du corps. Toutes, oui. Même les petites de première année qui m'avaient accompagnée lorsque j'avais quitté le refuge que m'offrait le Potter.

…Quoi, ça vous étonne que j'autorise quelque chose comme ça ? Que je permette le viol d'enfants ? Peuh, vous ne semblez pas bien comprendre. Ce ne sont plus des enfants désormais, mais des marchandises, des esclaves, des objets, bref ce que vous voulez, mais plus des enfants. Mais rassurez-vous, je n'encourage pas non plus la pédophilie, tous les mâles qui les entreprennent ont le même âge qu'elles. Même si ça ne change rien au résultat.

Vous allez me dire, j'aurais pu leur faire prendre des potions de contraception, ou alors les faire avorter. Vraiment, je confirme, vous n'avez rien compris. Chez nous autres vélanes, contraception et avortement ne sont pas des droits, mais d'innommables crimes contre la vélanité. Osez proposer cela à l'une de nous et vous vous retrouverez trainé devant un tribunal, et aussitôt lourdement condamné. Pour nous autres, le seul et unique moyen acceptable de contrôler nos grossesses est de nous faire retirer nos glandes spermatiques -des glandes qui accumulent le sperme obtenu lors du coït pour le redistribuer au même rythme que les ovaires le font des ovules-. Cela met fin à nos grossesses continues, principale caractéristique de notre peuple. Et il est de tradition de ne faire cela que dans deux situations bien précises, tant le fait de ne plus avoir d'enfants nous horrifie : lorsque la société n'est plus capable d'assurer la présence de trop de petits, et lorsque nous sommes dans le plus total désespoir et que même ne plus avoir d'enfants nous est moins horrible que nos conditions de vie -ce qui est dire le niveau d'horreur qu'il faut atteindre. Et que nous avons bien souvent atteint.

Pour en revenir aux grossesses de toutes mes esclaves, il n'y a pas que mon horreur de la contraception ou de l'avortement qui m'a fait les laisser être engrossées. Il y a aussi mes plans et autres petites expériences, nécessitants un bon nombre de cobayes. Je suis en train de préparer divers projets de manipulations magiques in-utéro.

Tout d'abord, j'ai besoin de soldats. Beaucoup, et même encore plus. Or, la soumission de la population devient de plus en plus difficile, déjà parce qu'il y a de moins de moins de monde, et aussi car nous risquons de nous heurter aux troupes de capture des autres abrutis, le Potter tout comme l'Ennemi. De plus, n'ayant pas le temps d'attendre la naissance, croissance et formation de la production interne de mes esclaves, je suis obligée d'accélérer un peu tout ça. Imaginez des bébés-fusée, avec le corps modifié et une mentalité générique de combattant fanatisé à ma cause ? Ce serait très efficace. Et de toute façon, cette guerre laissera bien assez peu de survivants pour que cette action ne me soit pas reprochée par la suite, quand j'aurais gagné.

Mais il y a une autre raison à ces manipulations in-utéro, qui est en rapport avec tout ce dont nous avons parlé précédemment. À savoir, que je puisse me trouver un mâle complémentaire à qui je pourrais me lier tout en en ressortant renforcée et libre. J'ai beau avoir mes rêves et fantasmes, je n'en perds pas pour autant la raison, sachant bien que le niveau d'exigence que je suis obligée d'avoir est tel que je ne rencontrerais probablement jamais un mâle convenable. Le Potter était plutôt correct, malheureusement, non seulement nous unir m'aurait clairement bridée, mais en plus j'aurais sans cesse eu à l'affronter pour déterminer qui de nous deux obtiendrait la domination sur l'autre. Nous n'aurions jamais pu former un couple complémentaire correspondant à nos attentes à tous les deux. Le résultat aurait d'office été désastreux.

…et cela, même s'il était franchement remarquablement bien membré… je sais, je l'ai souvent vu nu lorsqu'il se lavait, à l'époque où nous étions tous deux dans Pôdlad encore en ruine. Aaaah ! Rien que cette pensée me fit ressentir une poussée d'excitation, et je m'interrompis dans ma paperasse pour m'offrir encore quelques caresses. Vous dites, je suis une perverse ? Oui.

Je ne pourrais jamais me trouver naturellement de mâle convenable pour se lier à moi. Mes exigences sont trop grandes pour que cela soit possible. Alors autant que je le fabrique ! Modifications, améliorations, éducation… j'ai déjà sélectionné tout un troupeau de couples suffisamment beaux physiquement, que j'ai mis dans un élevage bien isolé pour ne pas être mêlés aux autres. Je leur ferais avoir quelques dizaines d'enfants par femelle, puis je garderais les meilleurs rejetons avant de jeter le reste, procédant ainsi à une sélection des qualités pour en retirer le plus beau mâle possible. Et lorsque j'aurais assez mélangé tout cela, j'en retirerai tous les mâles obtenus pour passer à l'étape suivante. Avec quelques sorts de nécromancie pour une croissance accélérée, ça ne devrait prendre qu'une vingtaine d'année pour autant de générations.

Après l'élevage viendra l'éducation. Ces mâles seront enfermés toute leur enfance durant dans un endroit où ils vivront continuellement entourés d'une atmosphère d'idéalisation absolue de ma personne. Dès leurs premières minutes de vie, ils seront retirés à leur marchandise de mère et soumis à mes phéromones de vélane. Fanatisés à Moi, éduqués pour être d'une mentalité parfaite vouée à Moi, obéissants à la perfection à ma volonté à Moi, musclés par de longs entrainements pour être d'une beauté excitante correspondante à mes goûts à Moi… leur vie sera entièrement formatée dans le but de me servir. Et ils prêteront régulièrement des flots de serments absolus, afin que je sois sûre de ne pas créer des bêtes qui pourraient causer ma chute.

Outre l'éducation auront aussi lieu de nombreuses améliorations. Leur magie sera façonnée à coup de runes et de sorts divers et variés pour être développée aussi fortement que possible. Leur corps lui-même sera runifié pour être parfait : des muscles saillants sans être bodybuildés, une peau blanche sans la moindre imperfection, aucun poil en trop -j'ai horreur des poils injustifiés-, et encore bien des choses, et surtout… une attention toute particulière sera portée sur leurs capacités sexuelles. Vu le temps que je passerais à baiser avec ce mâle, pas question qu'il ait de faibles capacités ! J'ai déjà étudié toutes les caractéristiques précises que j'exige : un pénis d'au moins trente centimètres de long, afin de pouvoir taper dans le fond lorsqu'il m'entreprendra, avec une circonférence d'au moins vingt -démesurée !- pour que je sois assurée de bien me faire dilater le vagin… le gland sera bien découpé et glorieusement dressé, l'érection parfaitement droite, les bourses devront être bien fermes et ne pas pendouiller, et la production de semence sera démesurée. Lorsque je suis enfermée hors de portée d'un déviergeage accidentel, je goûte déjà régulièrement le sperme issu de mes élevages dans l'espoir de découvrir un bon cru, et ça m'en donne une grande soif. Il faudra que mon mâle en produise au bas mot au moins un litre par jour pour m'abreuver ! Aaaah, j'en jouis d'avance !

Hum ? Vous dites, je suis une perverse ? Oui. Une putain, salope, pouffiasse, grognasse et autres mots doux ? Non. Je suis une femme fière d'elle et qui s'assume. Point. Allez crever si vous n'êtes pas contents.

Ces diverses améliorations de la marchandise sont tout ce que j'ai prévu pour l'instant. Je verrais plus tard pour d'autres idées.

Achevant ma paperasse journalière -même s'il me suffisait de donner des ordres pour tout gérer, je tenais à garder des archives précises-, je me levai de ma chaise tout humide de cyprine pour gagner le tribunal. Ou du moins la salle avec une estrade à deux sous et quelques chaises pour le public. Je ne suis pas encore très riche, et ça se ressent, mais ça ne m'empêchera pas de faire le Bien !

Tout le monde me salua à mon entrée, récitant le désormais traditionnel « votre gloire soit bénie, profonde et exemplaire dame Luna » que j'avais exigé pour me faire mousser. J'aurais pu m'en passer, mais ça me faisait plaisir, et permettrait d'impressionner lorsque je commencerai à recruter des badauds que je ne soumettrais pas de mes pouvoirs.

Le recrutement, parlons-en ! Divers problèmes étaient survenus lorsque mes esclaves m'avaient rejointe en toute liberté de conscience. Notamment, parmi mes soumis, j'avais découvert la présence de criminels. Étant des gens aux capacités dispensables, j'avais procédé à leur exécution immédiate avec un grand plaisir, mais cet incident m'avait fait prendre conscience de la nécessité de créer une brigade de justice capable de repérer les monstres qui auraient pu accidentellement se dissimuler parmi nous.

La récolte semblait avoir été bonne la semaine dernière, car sept femmes et douze hommes se tenaient tête baissée dans le box des accusés. Tous portaient les traces des bastonnades que leurs geôliers leur avaient infligées, et semblaient complètement hagards. Horrifiée d'avoir pu bénir de mes pouvoirs de telles horreurs, je les leur avais retirés avec une telle force que leur esprit ne s'en était pas sortit intact. Tous paraissaient comme assommés et bavaient sur leur banc.

M'asseyant à ma place de juge suprême, je fis retentir mon petit marteau et commanda le début de la séance. « Douzième procès mené contre les troupeaux de démons hérétiques ! Couple-greffier, veuillez annoncer les chefs d'accusation ! » Aussitôt, un homme et une femme se levèrent, main dans la main, et commencèrent à tour de rôle.

« - Gloire à vous, profonde et exemplaire dame Luna, » dirent-ils. « Les chefs d'accusation sont les suivants ! Les sept femmes sont accusées d'homosexualité lesbienne. Huit des douze hommes d'homosexualité masculine. Et les quatre autres hommes, de transsexualité et travestisme. » Ils se rassirent alors que le public exprimait sa répugnance en insultant les accusés.

Je repris. « Couple-avocat de l'accusation, en votre qualité de représentant de l'avenir glorieux et exemplaire, êtes-vous en accord avec ces chefs d'accusation ? »

« - Nous le sommes, profonde et exemplaire dame Luna. » Bien. Je passai donc à la suite.

« - Couple-officier de la brigade de lutte contre l'hérétisme, dans quelle situation ces effroyables criminels ont-ils été appréhendés ? »

« - Gloire à vous, profonde et exemplaire dame Luna. Douze d'entre eux ont été pris en flagrant-délit d'innommable hérétisme, lors de leur capture. Les sept autres se sont fait remarquer lors de l'inspection mentale précédant leur intégration parmi vos troupes. »

« - Quels sont les résultats des interrogatoires pour ces sept là ? »

« - Six d'entre eux ont avoué n'avoir tout simplement pas été pris en flagrant-délit. Seul l'un des hérétiques a révélé tenter de lutter contre sa maladie. »

« - Ces monstres ont-ils déjà pratiqué leur immondice ? »

« - Seul le repenti ne l'a jamais fait. » Bien. Il ne m'en fallait donc pas plus. La loi, Ma loi, LA loi, était claire comme un jet de cyprine.

« - Voici énoncé le jugement ! Les immondes barbares hérétiques s'étant rendus coupables d'actes répréhensibles sont condamnés à mort immédiate ! Le repenti devra passer des tests d'utilité, si ses capacités se révèlent utiles à notre cause, il sera emprisonné en punition de sa maladie mentale afin de ne pas contaminer d'autres personnes, et mis aux travaux forcés. S'il se révèle inutile à notre cause, il sera exécuté en punition de sa maladie mentale. » Et je tapai un coup de mon marteau pour sceller le jugement.

Tous les badauds présents se levèrent aussitôt pour déchaîner un flot d'applaudissements et psalmodier à ma gloire. Justice avait été faite ! « Gardes ! » dis-je. « Conduisez les condamnés sur le champ d'exécution ! » Aussitôt fut fait.

Quelques minutes après, je me fis plaisir à torturer ainsi ces ennemis de ma vélanité. Toute enragée que j'étais à l'idée de côtoyer de pareilles bêtes, ma séance de détente vite terminée, je leur détruisis l'esprit de mes pouvoirs avec une telle violence que ce fut au point de leur faire imploser la tête, avant d'achever par une succession de furieux « Extincto ! » C'était le sort de justice par excellence. Radical et absolu. Réservé aux pires criminels possibles et imaginables. J'adorais le lancer sur les hérétiques à la vélanité. Répandre la justice était une vraie drogue.

Dans l'avenir, je bâtirais une société plus exemplaire encore que n'a pu l'être la première Union magique. L'hétérosexualité y sera totale et absolue, elle deviendra loi et religion à un point de radicalité qui en fera pâlir d'envie nos glorieux ancêtres et leurs pourtant légendairement efficaces brigades anti-hérétiques. Je serais à jamais reconnue pour avoir lancé la plus violente et efficace inquisition de toute l'Histoire humaine. (I) (II)

Comme dit précédemment, nous étions présentement début août 1995. Le Potter et l'Ennemi avançaient chacun leurs pions dans leur coin, moi seule n'avait pas encore commencé. Il en était temps.

J'ai besoin d'alliés. Car d'un côté, il y a le Potter qui a ressuscité l'Union magique, et qui dispose au bas mot de trente-mille soldats surentraînés, sans compter une masse de civils que je peux sans peine estimer à près de soixante-mille. Probablement plus de cent-mille personnes au total. Et je ne prends là en compte que les peuples ayant participé à la première Union ! S'il lui vient l'idée de contacter toutes les populations d'autres continents, et si elles acceptent la fondation de l'Union, il pourrait au fil des années en venir à rassembler plusieurs millions de soldats !

De l'autre côté se trouve l'Ennemi, avec son identité toujours inconnue. Ce salaud ! Il m'a privé de mes deux talentueux lieutenants… je le torturerai avec autant de science que le Potter, ça lui apprendra ! Mais bref, passons. Celui-là dispose, plus ou moins directement d'une alliance avec Voldemort, et donc de l'appui des Purs, soit près de vingt-mille personnes à travers l'Europe, dont probablement six-mille combattants. Il possède aussi un ascendant certain sur les ministères, ce qui lui donne accès à la quasi-intégralité de la population sorcière ! Soit plus de deux millions de personnes à travers le continent, dont près de huit-cent mille combattants. Sans compter que ça ne m'étonnerait pas qu'il ait en sa possession les antiques sciences nécromanciennes de la religion Pure ! Quelle horreur ce serait s'il parvenait à relancer les anciens élevages ! Il disposerait alors d'une quantité de troupes tout simplement ahurissante. Pour dire à quel point c'était dangereux, même le Père Créateur, le meilleur stratège de toute l'Histoire de la magie et probablement de l'Humanité, avait finit par être débordé par ce nombre.

Avec qui pourrais-je m'allier ? L'Ennemi est exclu. Définitivement. Bien que nous ne connaissions pas son idéologie précise, elle transparait déjà assez clairement pour que l'on puisse dire qu'il est un Pur fanatique. Donc, un ennemi.

Le Potter n'est pas souhaitable lui non plus. Son idéologie est très semblable à la mienne, à ceci près qu'il est bien trop attaché aux ridiculement pitoyables notions de droits… peuh ! Et bien entendu, il veut tous les pouvoirs pour lui tout seul. Ce qui est totalement incompatible avec moi. Si un jour nous nous trouvons en une mauvaise situation, une alliance temporaire pourra être envisageable, mais ça ne sera que dans un cas extrême.

Mais alors, comment puis-je faire pour obtenir une influence politique importante sans avoir à me la construire de zéro ? Hum…

…je sais !

« - Gloire à vous, profonde et exemplaire Dame Luna, » me dis l'un de mes officiers. « Nous avons repéré notre cible. »

« - Bien. Fidélitas, je présume ? » J'eus un reniflement méprisant. Mais quelle bande d'amateurs, je vous jure !

« - Oui, fidélitas, » me confirma mon esclave. « Très mal lancé d'ailleurs. Une bombe à runes de faible puissance suffirait à le faire s'effondrer. »

« - Inutile d'en arriver là, du moins pour l'instant. Allons-y. » Et je me redressais après un dernier jet de cyprine pour sortir des illusions nous dissimulant aux indiscrets, mes gardes-du-vagin et moi, et gagner mon but. Oui, je me caressais en attendant le rapport de mes éclaireurs. Je n'y peux rien, ça m'est devenu aussi naturel que respirer. Et puis que voulez-vous, il faut bien tuer le temps. Je suis une perverse ? Oui !

J'étais complètement désabusée de pitié. Le ridicule était tel, mais tel ! Tout ici empestait l'amateurisme au que je n'avais qu'une envie, c'était torturer ces attardés avec qui je voulais m'allier. Pour vous dire, il avait suffit à mes espions de suivre et accoler des mouchards à tous les suspects, puis de tracer leurs routes sur des cartes, pour voir apparaître comme par magie un point d'où tous étaient originaires… et étant donné que c'était le seul endroit dans cette situation, il n'était pas difficile d'extrapoler et imaginer qu'il s'agissait de leur seule et unique place forte.

Bref. Ne faisons pas une crise de nerfs, allons plutôt frapper à la porte.

Passant le fidélitas sans avoir à faire aucun effort -mes pouvoirs étaient passe-partout lorsqu'ils avaient à faire face à une si faible puissance-, je me dirigeai vers la porte d'entrée tous nichons sortis. Pour l'occasion, histoire d'impressionner, j'avais fait confectionner par mes esclaves-couturières une robe d'une magnificence inégalée. Dans mes couleurs favorites, blanc et or, elle recouvrait mon dos telle une cape, laissait seins et ventre totalement nus, et faisait office de jupe courte sur le devant et tombante jusqu'aux chevilles à l'arrière. Les hanches étaient largement découvertes, mon déhanché naturel ainsi bien mis en valeur, et mon pubis parfaitement glabre et maquillé était superbement excitant, seuls un ou deux centimètres de tissu le recouvraient avant d'arriver à mon vagin. Dommage qu'il n'y ait que des puceaux et des mâles répugnants ici, j'aurais bien aimé en charmer quelques uns pour me faire mousser. Mais tant pis, passons.

Je me répète encore et encore, mais ces attardés étaient d'un tel amateurisme qu'ils n'avaient même pas pensé à placer des gardes ! Et pas même de sorts de surveillance ! Je le sais, ma magie ne ressentait absolument rien. Ils faisaient totalement confiance à leur fidélitas ! Ah, pas étonnant que Voldemort ait failli remporter la première guerre, s'il avait fait face à de tels couillons…

Ouvrant la porte et m'avançant nonchalamment dans le couloir d'entrée, j'entendis des voix venir d'un peu plus loin. Au moins une vingtaine. Probablement étaient-ils en réunion. Bien, ça me faciliterait les choses d'en impressionner un bon nombre dès maintenant. Un tableau enchanté fut la seule trace de magie que je vis ici, et lorsque la vieille bique Pure qui y était représentée me couvrit d'insultes en me voyant, me traitant d'impureté et autres jolis mots, je l'incinérais sans hésiter, un hurlement d'horreur figeant sa dernière expression. Bon débarras.

Dans la salle, le silence se fit soudain total. Vraiment, total. Il n'y eut rien, pas le moindre signe que ses occupants se préparaient au combat face à l'intrusion. Alors, tout en vérifiant que tous mes sorts de protection étaient là, j'ouvris la porte en veillant bien à prendre un air de dominatrice.

« - Miss Lovegood ?! » s'exclamèrent plusieurs voix, alors que toutes sortes d'abrutis s'exclamaient de surprise en me voyant. Du coin de l'œil, je remarquai des mères qui déjà me traitaient mentalement de putain, et des hommes appréciant sincèrement le spectacle qui s'offrait à eux. Je fis un petit soubresaut de nichons l'air de rien, arrachant quelques râles de plaisir par-ci, par-là.

« - Miss Lovegood ! » s'horrifia une abrutie en particulier. « Mais qu'est-ce que vous faites toute nue ?! » Elle s'approcha aussitôt vivement de moi, un manteau dans les bras, clairement dans l'intention de me recouvrir. Avec un regard méprisant, je levai ma baguette telle l'éclair et incinérai ce tas de chiffons.

« - Bonjour à vous aussi, professeur McGonagall. Belle journée pour être femme, n'est-ce pas ? » Je dis ça l'air de rien, tout en veillant à bien exposer ma féminité au regard de tous. En espérant qu'ils ne soient pas abrutis au point d'empêcher le message de passer.

« - Mais que faites-vous là, miss Lovegood ? » demanda Dumbledore, debout à l'autre bout de la salle, tentant de faire passer ses poils en trop pour de la prestance. Peuh, ridicule.

« - Mon cher Albus… » je fus aussitôt coupée par cet idiot.

« - Ce sera professeur ou monsieur, mademoiselle ! N'oubliez pas votre position ! »

« - Et n'oubliez pas la vôtre, Albus ! Je ne suis plus votre élève, de même que je ne serais plus jamais étudiante. Ni moi, ni mes camarades. »

« - Vos… quoi ?! » Lui et les autres semblaient ahuris.

« - Vous avez bien entendu, mes camarades. Près d'une centaine d'élèves que j'ai sauvés lors de l'attentat du tournoi. J'en ai pris grand soin depuis. » Il n'en fallu pas plus pour leur arracher des sourires soulagés. Force était au moins de leur reconnaître qu'ils aimaient sincèrement leurs élèves, et avaient été affligés de les croire tous morts ou sous influence ennemie.

« - Nous sommes ravis de vous savoir saufs, vous et vos camarades, miss Lovegood. Et c'est une grande joie de savoir que vous avez pu venir jusqu'aux grandes personnes… »

C'est enragée que je tournais en rond dans ma cachette. Enfermée à multiples tours dans ma chambre, j'avais laissé libre cours à ma colère au point de réduire tout mon mobilier en poussière de miettes. Laissez faire les grandes personnes, qu'ils disaient ! Peuh ! Quel inqualifiable culot !

Lors de ma rencontre avec ces abrutis de l'Ordre du pigeon farci, je n'avais même pas eu la possibilité d'en place une. Dès qu'ils avaient appris qu'il leur restait de potentiels élèves, ils étaient devenus comme extatiques, incapable de dire autre chose que de grotesques prétentions, comme quoi ils allaient leur redonner une scolarité paisible à l'abri de la guerre… GRAAAH ! Ça m'énerve !

« - OFFICIERS ! » hurlai-je, cherchant à passer ma colère.

« - Oui, maîtresse ? » se précipitèrent-ils pour ramper à mes pieds comme il se devait. Bien, bons chiens.

« - Reste-t-il des hérétiques à exterminer ? »

« - Malheureusement non maîtresse, tous ont été purifiés par votre magnificence lors du procès exemplaire de ce matin. » Grumble, tant pis !

« - Alors que tout le monde se prépare à la réalisation du plan d'attaque numéro vingt-cinq ! Nous attaquerons ce soir ! Et que tous les couples n'étant pas requis se rassemblent sur la grand-place pour une orgie ! Que ça me garde excitée pendant que je me caresse ! »

Je suis une perverse ? Oui, oui, oui et encore oui ! Et fière de l'être !

La nuit tombée, encore toute rouge d'excitation, je retournai en direction du QG de l'Ordre du piaf à frire. Je suis prête à parier que ces abrutis n'ont même pas pensé à déménager en vitesse après mon intrusion…

…ah ben en effet, ils sont toujours là. C'était tellement pitoyablement prévisible que je n'ai même pas envie de me plaindre de leur nullité.

Cette fois-ci, je n'avais pas que mes gardes-du-vagin à mes côtés pour me servir d'escorte ! C'était rien de moins qu'un millier de mes meilleurs soldats qui m'avait accompagnée dans ma quête de pouvoir.

« - Première cohorte, préparez-vous à abattre le fidélitas lorsque retentira le signal ! Seconde, continuez à étudier les plans jusqu'au dernier moment, et tenez-vous prêts à vous précipiter sur les cibles ! Troisième, tenez les explosifs prêt ! Quatrième, à vos balais ! Tenez-vous prêts à abattre le moindre fuyard ! Cinquième, avez-vous achevé d'isoler l'ennemi ? »

« - Fini maîtresse ! Ils ne peuvent plus fuir désormais ! » Bien, très bien.

« - Alors à l'assaut ! » Et je faisais aussitôt résonner ma baguette d'un grand BANG !

Le fidélitas fut instantanément brisé en miettes par mes troupes du génie, de brillants petits activement formés à la poliorcétique (III). Sans perdre le moindre instant, les troupes de pied se précipitèrent par porte et fenêtres du rez-de-chaussée, alors que les balais investissaient la moindre ouverture du toit et des étages ! Des cris de surprise retentirent jusque dans la rue, des sorts furent hurlés par des voix enfantines ou adolescentes, puis plus rien. Le calme revint comme il s'était brisé, après moins d'une minute.

Entrant comme l'après-midi précédant, tous nichons sortis et l'air triomphante, cette fois ci sous le feu des flashs de mon service de propagande, j'allais tranquillement prendre place dans la même salle, à la place où Dumbledore m'avait stupidement toisée. Mes esclaves s'empressèrent d'amener un fauteuil surélevé et confortable, où je pris fièrement position, mon aura magique glorieusement sortie. Quelques secondes seulement après, les premiers attardés, encore en vêtements de nuit, furent jetés au sol face à moi. Et lorsqu'ils se relevèrent, ce fut pour être bouche bée, menacés par des dizaines de baguettes brillantes d'avada.

« - Alors Dumbledore, vous me prenez toujours pour une simple petite fille ? »

Les flashs crépitèrent de plus belle. Cet instant serait à jamais immortalisé. Dumbledore à ses pieds, c'était mémorable.

Le lendemain, tout allait déjà nettement mieux. Une fois un petit interrogatoire tranquillement mené, j'avais été "officiellement acceptée" au sein de l'ordre du phénix en tant que co-commandante aux côtés du vieux schnock. C'était mieux que rien. Et maintenant, nous nous apprêtions à réaliser notre toute première réunion ensemble. Ou du moins devrais-je dire que ces abrutis s'apprêtaient à devenir mes premiers esclaves non-soumis par mes pouvoirs. Déjà, plusieurs semblaient impressionnés de voir mes capacités de cheffe, du moins à en juger par la façon dont ils admiraient le peu que je leur avais laissé voir de mon organisation.

« - Pour cette première réunion, nous devons clairement définir le but de notre lutte. Il est clair ! Combattre les seigneurs des ténèbres Harry Potter, Voldemort et l'Ennemi, puis détruire les ministères, lutter contre les hérétiques, annihiler les Purs, et rétablir l'Union magique ! Aucune objection ne sera tolérée ! Des questions ? »

Et il y en eut, en effet. Nombre de choses ne leurs plaisaient pas dans mon programme. De ce que j'ai pu traduire de leurs borborygmes hideux, ces sous-êtres semblaient ne pas considérer le Potter comme un seigneur des ténèbres, voulaient défendre les ministères qu'ils voyaient comme l'avenir, et ne pas avoir quoi que ce soit contre les Purs. Quand à rétablir une Union, ah ! Ils n'en avaient strictement rien à faire. D'ailleurs, aucun d'eux n'avait entendu parler de la moitié des peuples la composant autre part que dans des ouvrages de « créatures dangereuses »…

Quittant mon fauteuil pour claquer des pieds au sol, me redressant de toute ma prestance mammaire, je hurlai « SILEeEeEeNCE ! » Il n'en fallu pas plus pour tous les faire s'enfoncer dans leurs fauteuils, effrayés ! « Lorsque j'ai demandé s'il y avait des questions, j'aurais plutôt dû dire s'il y avait des avis constructifs ! Comme je m'y attendais, ce n'était évidemment pas le cas ! Votre manque de discipline est intolérable ! INTOLÉRABLE ! » Mon aura vélanique palpitait de colère. J'ai toujours eu horreur des gens qui ne m'obéissaient pas.

» J'ai eu la bêtise de vouloir vous écouter ! C'était visiblement une erreur ! Vous n'êtes tous qu'un ramassis d'incapables sans cervelle ! Nous allons donc mettre fin à nos tergiversations et aller droit au but ! Chacun de vous va défiler devant moi et me prêter serment absolu de fidélité et d'obéissance éternelle ! » J'avais hurlé ça à toute allure.

« - Et si nous ne sommes pas d'accord ? » osa un impudent.

Je répondis en me tournant vers un de mes esclaves. « Soldats ! Allez dehors faire préparer un peloton d'exécution ! » La menace fut instantanément comprise.

Plusieurs jours passèrent ainsi, sous ma menace constante. Dumbledore tentait bien de se faire entendre, mais je ne cessai de le rabrouer et d'imposer mes vues. Comme il se devait. En vérité, je faisais exprès de lui faire de l'ombre afin de le pousser à bout. Ma conquête de ces bouseux n'était pas encore complète.

Ce que j'attendais survint le quinze août. Enfin ! C'est qu'il aura été sacrément patient cet imbécile !

Ce jour là, j'étais censée amener les volontaires de l'Ordre dans mon QG afin de leur faire subir l'entraînement militaire de tout bon soldat. Il s'agissait en fait des quelques soumis qui se plaisaient à s'aplatir à la moindre vue d'une figure d'autorité. De son côté, le vioque devait aller rencontrer plusieurs aurors mécontents des ministères et des ordres reçus -ils servaient désormais de troupes de répression de la population, sans plus aucun honneur-.

Première erreur, cet imbécile les invita à venir le rencontrer… au QG de l'ordre. Oui. Vraiment.

Seconde erreur, il leur laissa leurs baguettes. Oui. Vraiment.

Troisième erreur, c'est que…

…oh et puis zut, arrêtons avec l'énumération des bêtises qu'il a commises par simple volonté de respecter sa légendaire doctrine d'attardé « tout le monde à droit à une seconde chance ». Car ce qu'il s'est réellement passé, c'est qu'à peine entrés, ces soit-disants aurors, qui en vérité s'étaient infiltrés aux ordres de l'Ennemi et de Voldemort afin de miner l'Ordre du phénix, tirèrent leurs baguettes pour attaquer, immobilisèrent le vioque, et auraient pu faire des ravages si je n'étais pas revenue à ce moment là, comme par hasard !, glorieuse dans mes nichons moulés de mon aura magique, et…

…bon ok, j'arrête ça aussi. En fait, ces aurors n'étaient rien d'autre que quelques-uns de mes soumis, qui s'étaient faits passer pour ce qu'ils ne sont pas. Tombé dans le piège, Dumbledore s'était précipité, avide de trouver un moyen de reprendre l'ascendant sur moi, et ce faisant avait mis en danger la totalité de l'Ordre. Bien entendu, inutile de préciser que j'en ai aussitôt profité pour l'engueuler vertement et le descendre plus bas que terre devant, comme par hasard !, la totalité des membres de l'Ordre appelés en renfort pour combattre les intrus. Bien entendu, je fis cela alors qu'il était encore ficelé par des cordes qui avaient été, comme par hasard !, préparées à partir de mes cheveux et tressées d'une multitude de sorts de renforcement et d'ablation magique.

Mais tous ces détails, personne n'a besoin de les connaître, n'est-ce pas ?

Ridiculisé au-delà de l'imaginable par mon discours enflammé, ponctué d'une multitude de petits piques bien placées, je le descendis plus bas que terre au point que même certains de ses fidèles le huèrent de colère. Aidés en cela par une potion discrètement versée dans leur petit-déjeuner, repas qui, comme par hasard !, était désormais préparé par mes esclaves et non plus par la vieille Weasley esseulée.

Lorsque vint le moment de lui laisser la possibilité de s'expliquer, en fait je me contentai de lui poser un ultimatum. Soit il acceptait de se soumettre à ma volonté en prêtant un flot de serments magiques très précisément étudiés pour en faire mon esclave -la formulation lui étant exposée faisant preuve de plus de tact, bien évidemment-, soit il partait après avoir eu ses souvenirs de ma présence effacés.

Il choisit la seconde option.

Désormais, j'étais la maîtresse incontestée de…

« - L'Ordre du phénix est mort ! Que l'Ordre de la vélane éveillée voit le jour ! »

Par la suite, je devais me demander comment il se faisait qu'Albus Dumbledore, pourtant personnage réputé extrêmement intelligent et malin, avait pu ainsi tomber dans mon piège.

En vérité, il n'avait rien perdu de sa superbe.

À suivre…

Juste au cas où, comprenez bien que les propos tenus dans ce chapitre sont ceux d'un personnage, pas de l'auteur. Merci

Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.

I. Je le répète ici, mais quiconque croira que les propos tenus par mes personnages sont les miens se verra bloqué, et ses commentaires signalés. Merci.

II. Concernant le fait que la première union magique ait été politiquement homophobe : déjà, non elle n'était pas homophobe, mais hétérophile. La distinction existe et est importante. Confondre les deux est du même niveau de stupidité que prétendre qu'une particularité de naissance est une maladie ou un crime, comme le fait ici Luna. Et ce, que ce soit une couleur de peau, ou un penchant sexuel, ou quoi que ce soit d'autre.

» Ensuite, cette hétérophilie radicale est une caractéristique innée issue des différents peuples magiques décrits dans les chapitres précédents, et tout particulièrement des vélanes. Vous vous souvenez, aux chapitres précédents, lorsque j'ai dis en appuyant bien que les vélanes étaient réputées pour leur "moralité exemplaire" ? Et lorsque j'ai fait dire à Apolline, la mère de Fleur, que son peuple demandait de l'aide pour lutter contre les "hérétiques" ? Et bien maintenant, vous savez qui et ce que sont ces-dits "hérétiques".

» Concernant la construction narrative relative à la première Union magique et aux peuples la composant : vous avez probablement remarqué ma façon de procéder : les montrer sous un jour idéalisé sans toutefois tomber dans une improbable utopie, puis par la suite montrer que ce n'était qu'apparences, et que tout était bien plus sombre qu'on ne le pensait, relevant plus qu'autre chose d'une dystopie… ça a été le cas lors de la toute première description de la cité de Pôdlad par exemple : joyaux d'architecture, il s'est ensuite avéré qu'elle n'était qu'une immense caserne militaire. Eh bien pour ce qui est des peuples, maintenant, attendez-vous à les voir grandement baisser dans votre estime… à moins que vous ne fassiez preuve d'un très bon relativisme moral, car oui : tout, y compris les "pires" (entre grandes guillemets) choses pratiquées par ces peuples, est justifiable et acceptable de leur point de vue. Tout. J'y ai veillé. Il n'y a pas d'incohérence à ce niveau.

» Merci de vous rappeler que les propos tenus par mes personnages, de même que l'univers que je créée, ne sont pas représentatifs de l'auteur que je suis. Toute personne se plaisant à laisser libre court à un manque de raison se verra bloquée et signalée.

III. Poliorcétique : art et science de mener un siège, en défense comme en attaque.