NVJM, rédigé 17/7/2018, publié 20/7/2018.

Harry Potter et l'Histoire inachevée

Chapitre 79 : Parents éplorés

Dans Poudlard libéré des forces sorcières, le temps passa rapidement. Si s'emparer du château avait été remarquablement facile, en revanche, le tenir fut nettement plus compliqué. Des jours durant, les ministères lancèrent nombre d'assauts contre nos troupes, et si leurs pitoyables troupeaux de crétins finis à la bave d'excréments ne purent rien contre nos vétérans et nos armes, ils parvinrent tout de même à nous épuiser et nous maintenir fixés sur place. Il était donc nécessaire de prendre quelques temps de repos et de préparation pour fourbir nos armes de plus belle en prévision de la suite.

Il y avait aussi le problème des armes. C'était un avantage que de posséder des baguettes magiques ne prenant quasiment pas de place, mais comme dit précédemment, dans le contexte d'une bataille, ce n'était pas aussi décisif que pour un duel. Lorsque des milliers de soldats s'affrontaient sur un espace réduit, l'artillerie était l'idéal pour parvenir à mâter l'ennemi en limitant les pertes. Et pour ça, il fallait disposer d'immenses quantités de munitions. Pendant les semaines que nous passâmes à nettoyer les iles Britanniques de la présence sorcière, nombre de nos soldats furent momentanément démobilisés et envoyés en ateliers ou sur les chantiers. Il était aussi nécessaire de fortifier le château et la cité pour résister au cas où. J'étais persuadé que si, à l'époque de la première Union, le Créateur avait pris la peine de préparer dès le début des défenses à la hauteur de sa gloire, alors il se serait retrouvé avec une place absolument inexpugnable, et ce même si les Purs avaient recouvert la planète entière de leurs innommables élevages. Le seul dôme de la cité était une preuve que son génie militaire s'étendait aussi dans le domaine défensif.

Côté sorciers, les rapports de nos espions indiquaient une situation semblable, mais considérablement plus chaotique. Déjà déstabilisés par le déclenchement soudain de cette guerre totale, ils l'avaient été encore plus par les destructions de leurs ministères, le massacre par mes artilleries de milliers de civils, la perte d'une multitude d'infrastructures, et la conquête éclair des iles Britanniques. Ils vivaient dans la peur constante de nous voir débarquer sur les côtes françaises.

Mais même s'il n'y eut pas de bataille pendant un long moment, quelques évènements eurent toutefois lieu…

Journal de l'Ordre de la vélane éveillée

N°1, quinze août 1995

Luna Lovegood, vélane vierge éveillée, femme profonde et exemplaire, gloire à elle ! annonce au monde sa volonté !

« Moi, Luna Bianca Lovegood, défenseuse de la lumière, incarnation de la perfection d'antant, en ma qualité de vélane vierge éveillée, déclare être la seule et unique héritière de la volonté du divin Père Créateur ! En cette qualité, j'appelle l'ensemble des peuples magiques à s'unir sous ma bannière pour lutter contre les ennemis de la seconde Union magique que je suis appelée à présider !

Les ennemis de notre Union sont nombreux, mais ni leur nombre ni leur barbarie ne nous empêchera de réaliser nos rêves !

L'imposteur Harry James Potter-Black, se prétendant faussement héritier du divin Père Créateur, commet de ce fait un crime de lèse-mémoire au divin Créateur, et est en conséquence appelé à se présenter face à la justice de l'Union présidée par dame Luna Bianca Lovegood ! Il dispose pour cela de deux jours, au-delà desquels il sera déclaré criminel et pourchassé ! Les peuples ayant fait l'erreur de le suivre sont d'ores et déjà pardonnés !

Gloire à l'Union ! Gloire à la liberté ! Libérons-nous des imposteurs ! »

La salope. Rien que ces quelques mots, envoyés en une telle quantité d'exemplaires que même mes hyperactifs services de censure n'y purent rien, eurent comme l'effet d'une bombe. Une vélane vierge et éveillée à la fois ! Je n'avais pas compris sur l'instant ce que cela signifiait, et il me fallu les lumières de Fleur et Apolline pour en saisir l'importance symbolique, il n'y avait pas plus grand exemple de moralité. Il fallut contre-attaquer avec une accumulation d'images magnifiques.

Il y eut tout d'abord les journaux. Un duel d'envolées lyriques scatophiles eu lieu pendant quelques jours entre la grognasse et moi. De mon côté, je recrutai les meilleurs lettrés parmi mes impériumés pour trouver des tournures de phrases aussi subtiles qu'insultantes, mais du fait de leur éducation moldue, ils avaient du mal à trouver comment insulter la putain autrement qu'en se moquant de sa perversité. Et au vu des photos accompagnant ses articles, nul doute qu'elle était fière de se comporter en traînée. Et rien qu'aux astronomiques quantités de phéromones recouvrant ses papelards, il fallait avouer que ses prétentions n'étaient pas que du chiqué. Même moi, dès que j'en tenais un dans les mains, j'étais obligé d'aussitôt prendre des potions d'apaisement sexuel. Non pas que ça aurait dérangé Fleur que je l'entreprenne en quasi continu, elle adorait ça elle aussi, mais mon emploi du temps était trop chargé pour que je me permette cela.

Ayant peine à contrer la propagande de Luna par mes journaux, je misai de fait autant que possible sur les apparences. De mémoire d'archives, jamais auparavant, pas même à l'époque de l'Union, une si parfaite complémentarité n'avait été vue qu'entre ma Fleur et moi. Il fallait bien comprendre que c'était parfois un sacré spectacle : nous passions notre temps à compléter les phrases l'un de l'autre, n'avions même plus besoin de nous parler, ne communiquant que par le regard et notre connaissance de l'autre… sans compter avec notre beauté. Certes, Fleur n'était pas une vierge éveillée, mais elle n'en restait pas moins un symbole de beauté époustouflante. La quasi-totalité des vélanes adultes -soit de plus de quinze ans- étaient enceintes, toutes rayonnaient de bonheur et de joie de s'être trouvé un mari aimant et respectueux parmi les autres peuples, mais pas une n'arrivait à la cheville de ma belle.

Sa grossesse se déroulait merveilleusement bien, et l'embellissait à un point qu'il m'est impossible de décrire. Son ventre parfaitement rond et découpé du reste du corps, ses seins d'une ampleur ahurissante, parfaitement maintenus et équilibrés, le tout maquillé comme l'œuvre d'art qu'ils étaient, et constamment exposés par la grâce d'une robe traditionnelle misant tout sur la beauté du corps des vélanes… autrement dit qui ne cachait pas grand-chose hormis l'entrejambe. Elle rayonnait tant de joie que celle-ci en devenait visible autour d'elle, comme si une aura de pure magie commençait à naître. Certes, ma Fleur n'était pas une vierge éveillée… mais elle était une enceinte parfaite ! Et nul doute qu'elle parviendrait à s'éveiller très bientôt, au rythme où ses pouvoirs croissaient. Rien que le mouvement constant de ses cheveux indiquait qu'elle s'en rapprochait.

Pour contrer la propagande de la putain par la nôtre, nous nous montrâmes en couple constamment, participant à la moindre réunion possible et imaginable pour nous afficher sans vergogne. Chaque jour, un défilé militaire était organisé pour impressionner le peuple et maintenir son moral au plus haut, et c'était alors l'occasion pour nous deux de se retrouver couverts de sorts de mise en valeur au point que nous semblions deux étoiles. Moi modèle de masculinité virile malgré mon jeune âge et ma croissance encore inachevée -merci mon entrainement de longue date-, et Fleur modèle de féminité malgré ses seuls quinze ans et ses formes ayant encore beaucoup à s'embellir avec sa puberté qui ne faisait que commencer…

La grognasse pouvait bien tenter de retourner les peuples contre moi, mais tant qu'ils auraient sous les yeux l'exemple que nous représentions, ma Fleur et moi, elle ne parviendrait pas à les retourner contre nous. L'adulation dont nous faisions preuve était colossale. Loin d'être à la mesure de ce qu'avait été le Père Créateur en son temps, mais tout de même assez pour provoquer des évanouissements, héhé !

Comme l'on pouvait s'y attendre, la putain de service ne fut pas la seule à nous poser des problèmes. Le vieux Dumbledore, chassé de la tête de son Ordre du piaf farci, avait surpris tout le monde… en allant rejoindre les forces sorcières à Beauxbâtons. Mais quoi ? Pourquoi ? N'avait-il donc pas compris que Voldemort et un nouveau seigneur des ténèbres dirigeaient tout dans l'ombre ? Quand bien même ne l'aurait-il pas remarqué avant le massacre du tournoi, la constante propagande que mes journaux avaient faite à ce sujet devrait suffire à lever toute ambiguïté ! Alors pourquoi ?

Je ne comprenais pas. Devenait-il donc finalement sénile ? Ne voyait-il pas les foules gigantesques de ses subordonnés qui étaient placées sous les impériums de l'Autre ?

À l'unanimité des dirigeants sorciers présents -moins Voldy et l'Autre qui restaient encore et toujours dans l'ombre-, le vioque fut élu « Grand ministre de la magie en charge de la guerre ». Autrement dit, il possédait désormais tous pouvoirs pour nous combattre. Et les sorciers se retrouvaient avec une figure estimée et capable à suivre. Voilà qui nous compliquerait la tâche.

J'espérais que l'âge l'avait rendu moins redoutable qu'à l'époque où il combattait Grindelwald. Pourvu qu'il ait perdu de sa superbe. (I)

Nous sommes maintenant le deux octobre 1995. Il y a longtemps que je n'ai pas écris dans ces mémoires, depuis près de deux mois que je vous parlais du vieux, mais mon emploi du temps ne me le permettait guère, tant j'étais occupé à chaque instant. Une dizaine de minutes s'offrent à moi, j'en profite donc.

Pour faire le point sur ce qu'il s'est produit durant ce temps, je dirais que…

« - HARRY ! » hurla Peter en enfonçant la porte de mon bureau tel un géant en pleine charge, me faisant sursauter jusqu'au plafond.

« - Que se passe-t-il ? » Sa voix inquiète transmettait comme une urgence absolue !

« - ÇA COMMENCE ! » Il était excité comme une des puces de son animagus, souriant sans pouvoir s'en empêcher.

Je ne lui répondis pas, et le projeta sur le côté pour gagner l'infirmerie au pas de course. Souriant de la plus pure joie possible et imaginable.

J'enfonçai les portes battantes de la salle d'accouchement alors que les sages-femmes finissaient d'aider Fleur à s'allonger sur la table matelassée où aurait lieu le travail. Parfaitement éveillée, elle se tourna aussitôt vers moi pour me sourire de sa beauté indescriptible. Elle me tendit la main, et je me dépêchai de la saisir avec émotion, alors qu'autour de nous, comme dans un autre monde, mes médecins impériumés me recouvraient d'une blouse blanche et préparaient l'hygiène de la pièce à coup de sorts.

« - Je viens de perdre les premières eaux, » me dit ma belle alors que je la bénissais en lui couvrant le visage de bisous. « Il y a dix minutes. J'ai eu la première contraction juste avant ton arrivée. Il devrait y en avoir encore plusieures pendant environ une heure, de plus en plus fortes, puis le travail commencera sérieusement. » Je ne lui répondis rien, ne sachant comment exprimer ce que je ressentais.

Comment décrire ce que peut ressentir un père dans pareille situation ? J'étais terriblement inquiet, bien plus que je ne me souviens l'avoir jamais été. J'aurais aimé proposer à Fleur qu'on lui donne des potions antidouleur, de crainte de la voir souffrir, mais elle avait de longue date refusé, disant qu'il était impensable pour une vélane de ne pas pleinement vivre la joie de l'accouchement. « N'aie crainte Harry, » me dit-elle, « nous autres avons des hanches très larges et surtout flexibles. Elles s'écartent naturellement à la venue de l'enfant, contrairement aux autres femmes qui la voient forcer contre leur corps pour naître. Il est rarissime qu'aucune d'entre nous ressente la moindre douleur, et ce n'est en temps normal dû qu'aux conditions de la naissance. » Ce disant, elle me montra les infirmières à qui j'avais ordonné de veiller sur elle à chaque instant. Je rougis de gêne. « Tu vois, je ne crains rien, » me dit-elle en m'embrassant sur la joue.

Revenant au présent, je remarquai que Fleur me regardait avec un profond calme, semblant perdre son regard dans le mien. Ange de beauté, elle était parfaitement digne en ce moment difficile. De l'autre côté de son lit se tenaient sa mère Apolline et sa sœur Gabrielle, toutes deux excitées comme des puces. L'une pleurait de joie sans pouvoir se retenir, extatique de devenir grand-mère, et l'autre regardait le déroulement des opérations, aussi concentrée que possible, n'en perdant pas une miette et fantasmant d'un jour pouvoir accoucher à son tour. À l'entrée, Peter avait lui aussi les larmes aux yeux, se remémorant sûrement l'accouchement de maman-chérie et ma naissance, lorsqu'il l'avait aidée à me mettre au monde, tous deux seuls sans rien ni personne pour les assister.

Pour les mères en devenir me lisant, la façon idyllique dont je décris ces évènements ne doit pas vous tromper. Pour vous, ce sera autrement plus difficile. Nous avons ici affaire à des vélanes, dont corps et magie sont absolument parfaitement adaptés à la gestation. Si l'on imaginait bêtement que la nature avait un but, alors ces femmes de merveille seraient les mères du monde, et les autres femmes des copies maladroites souffrant de tous les défauts d'un corps trop peu féminin.

Fleur sursauta soudain en poussant un petit cri de surprise, alors qu'une nouvelle contraction la prenait. Je failli perdre mes tripes d'angoisse, mais elle me sourit aussitôt. Alors que ç'aurait dû être à moi de la rassurer, elle ne cessait de penser aux autres… que je pouvais l'aimer !

Elle perdit son sourire son prévenir alors qu'un nouveau spasme la prenait, et le retrouva aussitôt en disant « Elle arrive ! Elle arrive ! » Je faillis en faire un infarctus tant j'étais stressé !

Elle, oui. D'office « elle ». Chez les vélanes, la quasi-totalité des enfants à naître étaient des filles, à tel point que le français qu'elles parlaient usait de ce genre comme neutre. Dans leur cas, c'était plus efficace et pratique.

Ni elle ni moi n'avions souhaité que des sorts d'échographie nous révèlent les surprises de ce jour d'accouchement. Nous savions qu'il y aurait plusieurs enfants, et au moins deux filles. Il était si improbable que ce ne soit pas le cas que c'en était inimaginable. Juste au cas où, nous avions d'ores et déjà acheté une vingtaine de berceaux. Oui, j'ai bien dis une vingtaine. Eh oui ! Je vous rappelle encore une fois que Fleur est une vélane. Trois mois pour une grossesse multiple et seulement un de repos avant la reprise des ovulations et l'autorefécondation par ses glandes spermatiques. D'ici un an, nul doute que nous serions parents d'une dizaine d'enfants ! Sans compter que je l'avais tant et tant fécondée au fil de nos ébats que si nous arrêtions maintenant et à jamais tout rapport, elle pourrait être enceinte des siècles durant tant elle avait dû accumuler de ma semence.

Les jambes aussi écartées que possible, Fleur vit soudain ses pouvoirs se déchaîner, et son corps nu relâcha un flot continu de ses phéromones ! Toutes exprimaient une joie absolue, et elle éclata d'un rire heureux alors qu'une petite tête apparaissait, et que les cheveux de la jeune maman se dressaient instinctivement pour tendre vers l'enfant et la saisir, l'aidant à sortir et l'amenant aussitôt dans les bras de sa mère pour l'envelopper dans un cocon protecteur. C'était l'un des plus beaux réflexes de la nature. J'en eu les larmes aux yeux, et ne pu m'arrêter de moi aussi pleurer ma joie. D'une main, je saisis un des seins de ma belle pour le presser tendrement et faire jaillir un peu de lait, juste à côté du visage de notre enfant. Dans les traditions vélanes, c'était un geste rituel de bénédiction de la nouvelle vie. Le père montrait ainsi qu'il reconnaissait l'enfant pour sien en lui offrant le lait de la vie.

Apolline, complètement inondée de larmes de joie, pris la petite fille dans ses bras pour aller la laver, la vacciner, l'habiller et prendre soin d'elle. Gabrielle la suivit aussitôt, elle aussi transformée en éponge.

Au même moment, les contractions reprirent, et en un rien de temps, les voies déjà préparées par son aînée, une autre petite fille vit le jour, accueillie de la même façon par la douceur des cheveux de sa mère, qui l'amena elle aussi à ses seins pour l'habiller de soie. Très vite, aussitôt ma bénédiction accomplie, elle fut prise par sa grand-mère, qui nous redonna la première, aussitôt choyée par l'amour de ses parents. Sa sœur nous rejoignit en quelques minutes.

Toutes deux accrochées à un sein de leur mère luisante de bonheur, le père derrière englobant toute cette petite famille de ses bras protecteurs… tout cela était un tableau idyllique.

Vous vous souvenez, le jour où Fleur m'avait appris sa grossesse, au moment même où nous célébrions la renaissance de l'Union magique ? Je vous avais dit que c'était le plus beau jour de notre vie. Mais je m'étais trompé. Car jetant un regard sur nos deux petites, nous fûmes convaincus qu'en fait, c'était aujourd'hui.

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil réparateur, Fleur et moi nous réunîmes dès que possible dans nos appartements en compagnie d'Apolline, de Gabrielle et de Peter. En famille. Car il était maintenant temps de révéler les noms que nous donnerions à nos deux petites.

« - Comment voulez-vous les appeler ? Allez, allez ! » nous demandait sans arrêt Gabrielle, piaillant d'impatience. Depuis hier, elle ne cessait de sautiller partout, plus heureuse que jamais, demandant à tout le monde de l'appeler « tante ». Elle idolâtrait déjà ses nièces.

Assis côte à côte dans un grand fauteuil de soie, les petites tétant chacune un des volumineux seins de ma Fleur -sa lactation s'était soudainement multipliée pour parvenir à nourrir de nombreux enfants, au point que sa poitrine déjà incroyable avait plus que doublé de volume dans la nuit-, nous prîmes notre temps pour répondre, faisant durer le plaisir. « Nous avons décidé des noms ensemble il y a déjà longtemps, » dit ma belle.

« - L'aînée s'appellera Elfyld, » dis-je.

« - Elfyld ? » répéta Apolline, s'interrogeant. « Comme Ensainte Elfyld ? » (II)

« - C'est ça, » acquiesçâmes-nous en chœur. Parfaitement fusionnels. Ça me rappela la discussion que j'avais eue avec Fleur lorsque je lui avais proposé ce prénom. Je lui trouvais une belle consonnance.

« - Ensainte ? Comme Ensainte Elfyld ? » me demanda-t-elle.

« - Enceinte ? » dis-je, interrogatif, en mimant le ventre d'une femme à terme.

« - Ensainte » me détrompa-t-elle. « C'est un titre de gloire chez les vélanes. L'équivalent des saintes moldues. Ensainte Elfyld est celle qui a été envoyée à la tête des exilées Vélanes peu avant la chute de l'Union du Créateur. C'est grâce à elle que nous avons survécu. Nous la tenons en grande estime. »

Il ne me fut pas difficile de faire le rapprochement avec mon amie de l'orphelinat, à l'époque où j'avais voyagé dans le temps jusqu'à la première Union.

« - C'est un nom magnifique, » acquiesça Apolline, une larme à l'œil. « Et l'autre ? »

« - Nous l'appellerons… Lily. » Comme maman-chérie. En entendant ce nom, Peter ne pu s'empêcher de se raidir, l'air sombre.

La porte de mes appartements claqua soudain sans prévenir ! Un de mes esclaves entra, se mit vite fait au garde-à-vous, et déclama à toute allure, « Seigneur Potter ! Terrible nouvelle ! » Il resta silencieux, ne sachant s'il devait parler en présence de personnes non-autorisées en temps normal. Je lui fis un rapide signe d'acquiescement.

« - Le chien Albus Dumbledore vient à l'instant d'achever un assaut surprise contre la maison de soins de dame Lily Potter. Elle a été kidnappée. » Il n'en fallu pas plus pour que je sente mon cœur se briser jusqu'aux tréfonds de l'âme.

Cet enfoiré de Dumbledore. Il savait que maman-chérie était l'un de mes pires points faibles. Son enlèvement de sainte-Mangouste, aussi discret avait-il put être, n'était pas passé totalement inaperçu. Dès qu'il l'avait appris, toutes les possibilités avaient traversé son esprit retors, et il s'était mis en tête de la retrouver. Les évènements des dernières années lui ayant fait comprendre dans quel sens allait l'Histoire, il avait fait de son mieux pour obtenir un moyen de pression sur moi. Et quoi de mieux qu'une petite maison perdue au milieu de rien, avec presque aucun soldat pour la garder ? S'il était allé rejoindre les sorciers, c'était pour obtenir une force d'attaque suffisante pour s'emparer de maman-chérie en enfonçant les défenses magiques la protégeant.

Il avait tout prévu depuis le début. Et je n'avais rien vu venir.

Effectivement, il n'avait rien perdu de sa superbe.

À suivre…

« Plus Harry est heureux et sûr de lui, plus les merdes qui lui tomberont dessus seront démesurées » raconte un vieux sage fanfictionneur. Dans ce chapitre et les précédents, Harry a atteint le summum du bonheur qu'il pensait possible. Alors que les merdes commencent… héhéhé ! (dépecer l'auteur n'est pas recommandé)

Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.

I. Dumbledore a-t-il, oui ou non, perdu de sa superbe par rapport à ce qui est montré de lui au début de l'histoire ? Rappelez-vous la phrase de fin du chapitre soixante-dix-huit… héhéhé…

II. Ensainte : magnifique jeu de mots, n'est-ce pas ? #troll