NVJM, rédigé 16 et 17/8/2018, publié 17/8/2018.
Meeeeeeeeeerde ! Je viens tout juste de voir que mon chap est pas passé ! J'étais pourtant sûr de l'avoir bien posté ! Désolé !
Harry Potter et l'Histoire inachevée
Chapitre 83 : La trahison
« - En formation à l'arrière ! » ordonna le généralissime Vrakal ! « À mon commandement, mag …! »
« - Arrêtez ! » l'interrompit une voix !
Se retournant tel l'ombre, le vampire vit avec surprise que l'impromptu n'était autre que… le général Potter ! « Qu'y-a-t-il, général ? Allons, parlez ! Vite ! »
« - Mettez les troupes en position, mais ne tirez pas ! » dit Harry. « C'est la bannière de… ! »
Paire de seins suintants de lait sur fond d'eau ruisselante -une insinuation facilement compréhensible-, les nouvelles troupes gagnant la bataille ne laissaient aucun doute sur leur loyauté. Elles étaient soumises à la grognasse !
Alors que côté château, la bataille faisait rage et que les sorciers commençaient à reprendre du terrain par la grâce de l'affaiblissement des forces face à eux, côté opposé, l'armée fraiche arrivante se stoppa en formation, restant stoïque, semblant attendre les ordres sans faire l'effort de se protéger, alors que les Fidèles auraient pu les génocider sans aucune peine.
L'attente dura plusieures minutes, et il n'y eut aucun geste belliqueux de part et d'autre. Littéralement : les Fidèles étaient tendus tels la corde d'un pendu, et les autres auraient pu passer pour des statues. Leur maîtresse leur avait ordonné de rester immobiles, ils crèveraient plutôt que désobéir !
C'est avec une appréhension intriguée que les troupes unies observèrent ces nouveaux-venus. Mélange hétéroclite de femmes et d'hommes, gamins d'à peine dix ans côtoyant des adultes matures… Comptaient-ils vraiment combattre ainsi ? Chaque mâle tenait la main d'une femelle, et réciproquement, et à eux deux ils semblaient partager ce qui d'ordinaire devrait être l'équipement d'un unique soldat. Chacun possédait une baguette, mais seul l'un portait l'assortiment de potions, l'autre la réserve de vivres, l'autre encore la sacoche d'outils divers et variés, et ainsi de suite. Et le plus étonnant étant que toutes les femmes étaient largement enceintes !
Le calme fut soudain brisé lorsque les rangs adverses s'ouvrirent ! La tension monta d'un cran, les soldats Fidèles stressés visant les guignols en face d'eux, prêts à tout ! Mais il n'y eut aucun agissement agressif de l'autre côté. En vérité, cette ouverture n'avait pour but que de laisser passer deux femmes, dont l'une était plus nue qu'autre chose, luisante d'une aura magique impressionnante, et l'autre chargée de deux petits paquets dans les bras. Deux petits paquets braillants et remuants.
« - FLEUR ! » s'écria le général Potter, semblant ne pas en croire ses yeux ! Et il se précipita vers sa belle, oubliant toute prudence, ne prêtant plus aucune attention à l'armée face à lui ! Elle en fit de même, et tous deux se rejoignirent au beau milieu du champ de bataille pour s'enserrer chacun dans les bras de l'autre. C'était une magnifique image, alors même que les bruits de la bataille proche couvraient tout.
N'ayant que faire de cette tendre scène, Luna s'avança tous nichons sortis et contourna les deux tourtereaux, leur offrant en passant un regard méprisant, pour aller droit vers les Fidèles… et faire apparaître un drapeau blanc ! « Que le généralissime Vrakal s'avance ! » ordonna-t-elle plus que n'en fit la demande. « Je souhaite négocier une alliance entre nos forces ! »
…
La bataille prit fin peu après, lorsque le généralissime Vrakal ordonna le retrait des troupes après une dernière salve générale d'artillerie en plein dans les masses d'aurors. Ce fut un tel massacre que ceux-ci ne tentèrent même pas de profiter du recul des Fidèles, et se contentèrent de se barricader dans Poudlard.
Pré-au-lard et surtout la forêt interdite reprises, le contact pu être rétabli avec la cité de Pôdlad. L'armée fit le plein de munitions, les blessés furent évacués, et les morts entreposés en chambres froides en attendant l'aménagement d'un cimetière aux héros.
Alors que le siège du château était réorganisé pour compenser les pertes -faibles mais malheureusement présentes-, les officiers se réunirent dans un des amphithéâtres récemment rénovés de la cité. Accueillie discrètement, Luna y fut amenée, entourée de ses gardes-du-vagin, alors que ses troupes bien peu hétéroclites prenaient place sous la surveillance paranoïaque des soldats Fidèles. Le général Potter avait été bien clair sur la méfiance extrême dont il fallait faire preuve envers elle et toute personne la servant…
Face à l'ensemble des militaires, monarques et divers responsables civils de l'Union, Luna Lovegood, vélane éveillée, fut invitée à discourir pour tenter de convaincre tout ce monde qu'il était dans leur intérêt d'accepter sa proposition d'alliance. Tous nichons sortis, la notion même de nudité refoulée au rang d'une pudeur voilée, baignée dans son aura magique l'englobant glorieusement, ses cheveux d'or voletant tout autour du corps, elle ressemblait plus à une antique statue idéalisée qu'à une femme.
« - Comme vous le savez, notre nouvelle union n'est encore qu'un soubresaut éphémère dans l'Histoire du monde ! Si nous ne parvenons pas à vaincre le plus vite possible nos ennemis, nous serons balayés dès qu'ils auront remis en activité leurs antiques élevages ! Vos buts et les miens sont parfaitement identiques, je ne souhaite rien de plus que le rétablissement d'une union magique ! C'est pour cela que je me propose de mettre à votre service mes trente-mille soldats ! »
« - Et que souhaitez-vous en échange ? » demanda prudemment l'un des rois, devançant la même question de la part de tous les siens. Elle répondit après avoir agrémenté un soudain afflux de ses pouvoirs de quelques soubresauts de nichons, parvenant à arracher quelques râles d'envie à plusieurs mâles parmi les moins résistants. Son charisme était impressionnant.
« - J'exige, outre l'aide de l'industrie de l'union pour équiper correctement mes troupes, de siéger à vos côtés en tant que matriarche unique du peuple des vélanes ! Et… »
« - Ce titre ne peut revenir qu'à une vélane digne de ce nom ! » s'exclama une voix. Tous les regards se tournèrent soudain vers le général Potter, qui s'était levé tout en s'exclamant. « Des deux vélanes encore en vie aujourd'hui, dont vous, miss Lovegood, seule dame Fleur Delacour possède non seulement les qualités, mais aussi les mérites et surtout le droit d'obtenir le titre de matriarche des vélanes ! De plus, vos actes passés et présents nécessitent d'être soumis aux lois de votre peuple, qu'elle seule est en mesure de juger, compte tenu de sa connaissance parfaite des lois et coutumes vélanes ! »
Luna lui jeta un long regard haineux, qui en disait long sur les sentiments que partageaient ces deux là. Elle voyait clair dans son jeu. Il fallait avouer que ce n'était pas difficile. Si sa femme obtenait ce titre, ça lui faciliterait considérablement sa prise de pouvoir future, alors il n'allait pas lâcher le morceau ! Mais pas de chance pour lui, la situation était identique pour elle-même. La bataille serait rude, mais toutes les cartes se trouvaient de son côté.
« - Mademoiselle Delacour n'est pas encore reconnue comme étant la matriarche des vélanes, elle n'est de fait pas en mesure d'avoir le moindre pouvoir sur moi. De plus, bien qu'elle soit désormais mère et que ce ne soit pas encore mon cas, les lois de notre peuple sont en ma faveur ! Étant toutes deux candidates et seules survivantes de notre peuple, aucune de nous ne peut dégager de majorité claire ! De ce fait, le pouvoir revient selon la tradition à celle qui fait acte du comportement le plus exemplairement vélanique ! J'ai éveillé mes pouvoirs alors même que je suis encore vierge, mes capacités magiques atteignent un niveau jamais vu, pas même lors de la première Union magique, leur puissance augmente de jour en jour à un rythme facilement palpable, et j'ai encore de nombreuses années de croissance devant moi ! Alors qu'elle-même n'est pas éveillée, est bien plus faible que moi et plus âgée ! Le matriarcat me revient de droit bien plus qu'à elle ! » Le général Potter, furieux de s'être fait clouer le bec, ne trouva rien à répondre. Il aurait bien pu tenter de chipoter, mais toutes les cartes appartenaient à son adversaire.
Alors même qu'il n'avait plus rien à dire, il resta debout, ne parvenant pas à admettre qu'il avait perdu cette confrontation. Se rasseoir serait un aveu muet reconnaissant la victoire adverse, ce qui lui était impossible. Pas pour cette grognasse.
« - Continuez, miss Lovegood, » l'invita le généralissime Vrakal.
« - Comme vous le savez, le malheureux peuple des vélanes se trouve aujourd'hui réduit à seulement deux individus, suite au terrible malheur les ayant frappées voici quelques heures. Toutefois, du fait des particularités de notre magie, cela ne nous pousse pas à l'extinction. Une seule d'entre nous est amplement suffisante pour redonner vie à notre lignée. De ce fait, lorsque j'aurais découvert mon mâle complémentaire, je m'engage à enfanter sans interruption jusqu'à la fin de mes jours ! Je redonnerais vie à mon peuple et sa morale exemplaire que je représente à la perfection ! Je promouvrais l'extermination radicale et systématique des impurs avec une efficacité digne d'antan ! De par le fait de mon héritage magique, mes pouvoirs se transmettront à mes descendantes à un bien plus haut niveau potentiel que ça n'a jamais été le cas jusqu'à présent, et leur offrira de fait une moralité bien plus exemplaire qu'il n'était possible auparavant ! Acceptez mon exigence, et le peuple des vélanes ne se trouvera pas à son crépuscule comme l'on pourrait le croire suite aux récents évènements, mais bien au contraire aux devants de son plus magnifique âge d'or ! »
« - Voilà une bien charmante offre, » confirmèrent quelques voix et hochements de tête. « Mais… » Luna les empêcha de continuer, ne leur prêtant aucune attention.
« - En plus de mes deux précédentes exigeances, je dois obtenir la place qui revient de droit en tant que membre du conseil de l'Union. J'aurais droit de regard, de vote et de commandement à égalité avec tout autre sur l'ensemble des affaires civiles, politiques et militaires de l'Union ! »
« - Ne pensez-vous pas qu'il serait préférable que vous vous contentiez de vous consacrer à votre œuvre de renaissance de votre peuple ? » Il y eut un acquiescement quasi-généralisé, Harry marquant tout particulièrement fortement son approbation. Cette question en apparence innocente sembla la mettre hors d'elle.
« - COMMENT ! Je vous dis et vous répète que l'union est en danger de mort, que je puis redonner réalité aux vélanes, vélanes sans qui l'union est condamnée à n'être que l'ombre d'elle-même, et c'est tout ce que vous trouvez à répondre ?! Pour pouvoir sauver mon peuple, pour pouvoir VOUS sauver, il faut que j'exerce un contrôle suffisant sur les affaires civiles, comme sur la question militaire ou les décisions du gouvernement, et que je ne sois pas constamment obligée de vous rendre compte de mes actes ! Mais ne vous méprenez pas sur mes intentions ! Je n'ai pas dit "je vous demande ces pouvoirs !" J'ai dit "JE LES EXIGE !" Soyez tranquilles ! L'union ne périra pas ! Je ne le permettrais pas ! Mais si vous me mettez dans la triste obligation de devoir choisir entre elle et vous, alors sachez que mon choix est déjà fait, et que les soldats exemplaires, MES soldats exemplaires, l'approuveront ! » Et montrant soudain les élus du doigt, l'autre poing levé en signe de menace, elle hurla plus encore : « ALORS ?! Refusez, et vous en subirez les conséquences ! » (I)
Elle jeta un regard furibond à l'assemblée de monarques, militaires et divers élus, les dardant de sa colère de longues secondes durant, puis se détourna vivement en faisant voleter ses seins, et quitta l'amphithéâtre en fulminant.
Elle avait gagné, elle le savait.
Jouer un peu la comédie ne ferait pas de mal.
À peine avait-elle franchi la porte, elle entendit une voix la rappeler. « Miss Lovegood ! » demanda le généralissime Vrakal, « pour quelle raison vous proposez-vous de soudain rejoindre notre camp, alors qu'il y a peu encore, vous crachiez sur le sieur Potter ? »
Ayant probablement espéré que personne ne lui pose cette question, Luna marqua un petit instant d'hésitation, durant lequel quelques petites émotions transpercèrent sa carapace. Elle était… effrayée ?
« - Potter, tu te demandes probablement comment j'ai fait pour sauver ta femme de l'attaque des sorciers ? » demanda-t-elle en se tournant vers susnommé.
« - Plutôt, oui, » répondit-il en fronçant les sourcils, intrigué.
« - Je n'en ai absolument aucune idée. »
« - Quoi ?! »
« - Quelques éléments m'intriguent. J'ai un mauvais pressentiment. Un très mauvais. Quelque chose d'énorme nous arrive dessus. Quelque chose qui risque de tous nous balayer. »
…
Alors qu'Harry était occupé par la réunion d'état-major, il n'eut pas la possibilité de s'intriguer d'une ombre furtive, qui esquiva habilement les sentinelles et quitta le camp de l'Union avec deux petits paquets dans ses bras…
…
À suivre…
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