NVJM, rédigé 29, 30 et 31/8/2018, publié 31/8/2018.
Harry Potter et l'Histoire inachevée
Chapitre 85 : Infiltration
Le soir était enfin venu. Enfin. De retour dans la cité, dans leur appartement, Harry et Fleur se consolaient l'un-l'une, faisant de leur mieux pour maîtriser leur mal-être. Chacun avait tant pleuré que les larmes de l'autre en étaient taries. Les bras enserraient les bras comme s'ils ne faisaient qu'un, toute idée de séparation leur était impensable.
Toc-toc-toc ! Un de leurs espions frappa à la porte, et entra aussi discrètement que possible pour faire son rapport. « Les princesses et la dame-mère sont toujours prisonnières ». Il voulait parler de Lily, la mère d'Harry, et de leurs enfants à lui et Fleur, les petites Lily seconde du nom et Elfyld.
« - Et les infiltrations ? » Il avait mis en alerte maximale la totalité de ses espions. Plus de mille soldats surentraînés et impériumés jusqu'à la mort, tous chargés de s'infiltrer dans Poudlard pour sauver sa mère et ses enfants.
« - Tous ont échoué. »
« - QUOI ?! »
« - Les défenses anti-intrusions des sorciers sont trop puissantes. Personne n'a réussi à passer pour l'instant. Les survivants réfléchissent à un moyen de forcer le passage aussi discrètement que possible. »
« - Les survivants ? Combien ? »
« - …dix. »
« - Sur un millier ?! C'est une blague ?! »
Se retournant rageusement, il fit signe à son soldat de s'en aller, le laissant seul avec Fleur. « Et dire que c'était mes troupes d'élite ! Une bande d'incapables, oui ! » Il se rassit aux côtés de sa belle, l'enserrant entre ses bras pour se calmer. « Nous trouverons un moyen de les sauver Fleur, nous y arriverons ! N'en doute pas un instant. » Ses mots manquaient cruellement de conviction.
Toc-toc-toc ! On frappait de nouveau à la porte.
« - DEHORS ! » Hurla Harry. « Foutez-nous la paix ! On ne veut voir personne ! PERSONNE ! »
« - J'apporte un message de dame Lovegood, » dit un messager à travers la porte, d'une voix horriblement monotone. Son esprit avait dû être détruit par un surplus de phéromones.
« - Qu'est-ce qu'elle veut, cette putain ?! »
« - Elle sait comment faire pour sauver votre famille, et vous propose son aide. »
…
De nuit, Pôdlad resplendissait de milles feux. D'innombrables fenêtres laissaient voir les lumières emplissant les bâtiments flambants neufs, le long d'avenues grouillantes de badauds allant et venant. Mais ici, contrairement au plein âge d'or, nul rire d'enfant ne se faisait entendre. Derrière chaque fenêtre, pas une discussion ne tranchait le calme de la nuit. Tous les visages étaient fermés, le regard bas. Seuls des bouillonnements de potions et autres martellements de fabrication résonnaient dans les boulevards. Personne ne dormait, tout le monde travaillait sans cesse à la fabrication d'armes en tous genres.
Tout avait été décoré pour ressembler au maximum à la gloire de jadis, mais il manquait pourtant quelque chose. Quelqu'un peut-être. Probablement la personnification de l'optimiste qui semblait avoir habité les lieux voilà bien des siècles. Désormais, la moindre zone d'ombre laissée par la lueur du dôme de magie vous hérissait le poil. Les ruelles n'étaient plus une promesse d'amour entre amants, juste une terreur que tout le monde évitait. Non pas qu'il y eut des malfrats dans la cité. C'était juste le sentiment global qui voulait ça. En quelques heures, tout le monde était passé de l'espoir le plus fou avec le départ des armées jusqu'à la consternation la plus totale suite au massacre des vélanes. Le deuil durerait probablement des années tant le choc ressenti était grand.
Luna et ses gardes-du-vagin s'étaient vu offrir de loger dans l'un des immeubles de Pôdlad, tandis que ses armées campaient dans les champs de ruines à peine déblayés entourant le cœur de la cité. D'une dizaine d'étages, c'était l'un des plus hauts de la cité, et aussi parmi les plus actifs. Toutes les nymphes de l'Union s'y étaient réunies à l'invitation de leur nouvelle maîtresse -reconnue comme telle de par sa perversité, une grande qualité chez ce peuple-. De fait, le premier étage avait été transformé en maison-close, et d'innombrables soldats y affluaient constamment pour œuvrer et se vider de leur frustration. Littéralement.
Les niveaux suivants n'étaient pas rendus publics, mais la débauche ne s'en trouvait pas moins présente. Entre les gardes-du-vagin occupées à produire de la cyprine pour les potions et les couples copulant dans le moindre recoin, leur union alimentant la magie de leur maîtresse, l'air était chaque instant un peu plus emplit de sexe. Le moindre recoin laissait voir une femelle écarter les jambes pour se caresser, ou un couple baiser à tout va.
Guidés par une servante toute nue, amplement enceinte et avec de la semence fraiche s'écoulant de son vagin, Harry et Fleur faisaient de leur mieux pour ne pas vomir de dégout. Certes, eux deux aussi ne disaient pas non à pouvoir s'accoupler à tout va, leur lien magique entretenant une constante attirance, mais… ils faisaient ça dans les règles de l'art, avec le plus parfait respect de la codification exemplaire des arts sexuels ! Ici, tout était complètement déformé pour n'être rien de plus que barbarie constante. Jetant un œil par une porte entrouverte, ils virent furtivement une esclave finir d'accoucher, être nettoyée d'un sort puis aussitôt prise d'assaut par toute une troupe de mâles impériumés qui n'attendaient que ça, érections affublées d'un corps pendouillant inutilement. La maîtresse avait ordonné, ils obéissaient ! L'esprit détruit dans un conglomérat de cellules toutes transformées en pénis humain.
Fermant les yeux tant qu'ils pouvaient pour en voir le moins possible, ils parvinrent au cinquième étage, repaire de la grognasse, après un temps qui leur paru s'allonger indéfiniment. Leur guide, sans aucun doute obéissant à des ordres sadiques, ne pouvait s'empêcher de décrire tous les sévices qui se déroulaient ici. Harry remercia toutes les divinités qu'il connaissait de ne pas avoir été obligé de passer aux sous-sols. Les prisonniers sorciers faits durant la bataille et confiés à Luna devaient être pompés et vidés jusqu'à en éjaculer leurs organes. Il n'osait imaginer ce que ça aurait été si les sorcières avaient combattu elles aussi.
Entrant dans un couloir quelconque, ils furent introduits dans une enfilade de pièces étonnamment calmes, aucun couple ne s'y trouvant, seules des gardes-du-vagin armées du clitoris aux tétons veillant sur la protection et le bien être de leur maîtresse.
« - Dame Luna, vos subordonnés sont arrivés, » dit la guide en les précédant de quelques pas. Harry ne put s'empêcher de grogner en entendant ça, alors qu'ils entraient dans la chambre de la susnommée. Quelle humiliation ! Cette maudite putain lui paierait ça !
« - C'est bien. Retourne te faire violer, » ordonna une voix suintante de gémissements pervers. La pauvrette s'en alla en sautillant de joie, poussant de petits cris de plaisir. À peine eut-elle franchi la porte que maintes poignes la saisirent pour œuvrer. Elle serait brisée toute la nuit durant. La maîtresse avait parlé.
Harry et Fleur s'avancèrent, main dans la main pour se donner du courage. Luna était assise sur un confortable fauteuil de tissu, totalement nue, jambes largement écartées, un prisonnier de guerre forcé de la lécher pour lui procurer un peu de plaisir. Encore et toujours. Le sol tout autour d'elle, totalement inondé de cyprine, montrait qu'elle passait le plus clair de son temps à ça, complètement accroc.
Jetant un rapide coup d'œil autour d'eux, ils purent voir plusieures dizaines d'autres prisonniers, les yeux crevés, amputés des bras et jambes, sauvagement castrés et la langue agrandie magiquement, impossible à garder en bouche. Transformés en cunnilingus humains. Visiblement, la déglingo en cheffe appréciait avoir des mâles pour s'occuper, mais ne prenait tout de même pas le risque de les voir la violer si elle perdait le contrôle par accident. Près d'une centaine de gardes-du-vagin les pointaient de leur baguette et autres armes, et autant accueillirent les nouveaux arrivants.
« - Bonsoir Potter, » dit-elle en le regardant droit dans le caleçon, avant de revenir aux yeux. Un réflexe. Elle voulu commencer un duel de regards, mais fut prise de frissons de plaisir alors que jaillissaient à nouveau ses eaux. Encore. Sa constante aura de pure magie s'en retrouva un peu plus vive pendant un instant, et ses cheveux furent pris dans une brève tempête. Des esclaves s'empressèrent d'enfioler la nouvelle récolte.
« - Me voilà Lovegood, » maugréa Harry. « Que veux-tu ? »
« - J'ai vu faire tes espions. Troupes d'élite, vraiment ? Une belle bande de bras cassés ! » Harry grogna de plus belle.
« - Ne m'as-tu demandé de venir que pour te moquer de moi ? »
« - En grande partie, oui. Mais pas seulement. Je suis prête à t'aider, Potter. Ouvrir une brèche dans les défenses sorcières, rien de plus facile avec un peu de ruse. » L'insulte n'était pas le moins du monde dissimulée. Elle le prenait pour un parfait imbécile.
« - Ta proposition de m'aider est suspecte, Lovegood. Qu'est-ce que tu veux en échange ? Et comment comptes-tu faire ? »
« - Ce que je veux ? Toi. »
« - Pas touche à mon Harry ! » S'écria Fleur en se précipitant pour le serrer entre ses bras et contre ses seins, défiant cette grognasse de Luna d'oser approcher d'un soubresaut de téton. Toutes les deux savaient se montrer menaçantes.
« - Calme, » lui intima Harry. « Comment ça, tu me veux moi ? Je suis déjà lié à Fleur, et quand bien même pourrions-nous rompre, ce que nos magies empêchent, il est hors de question que je le fasse ! Et encore plus inimaginable que je me lie à toi ! Tu me répugnes ! »
« - Tu n'as pas compris. Je veux que ce soit toi qui y aille. »
« - Quoi ?! »
« - Tu as parfaitement entendu. Quand mes soldats auront ouvert une brèche, c'est toi qui t'y infiltreras. Pas tes soldats. Aucun d'entre eux. »
« - Pourquoi cette demande ? Quel intérêt y as-tu ? »
« - Tu n'as aucune chance, voilà mon intérêt. Ta seule probabilité sera de crever comme le chien que tu es. Ce qui ne peut que m'être utile. »
« - Hors de question qu'Harry y aille sans moi ! » s'interposa Fleur en le serrant de nouveau entre ses bras. Son regard en disait long sur son côté possessif. Pas question que cette traînée de Lovegood lui vole son homme !
« - Soit, si tu veux. Que tu crèves aussi m'arrangera. Je deviendrais la seule vélane comme ça. » Elle lança un regard narquois à Fleur, en disant long sur le mépris qu'elle lui témoignait. Un duel de regards s'engagea, laissant monter la tension entre les deux femmes. L'une d'elles ne survivrait pas à la guerre, c'était certain.
Harry fit signe à Fleur de laisser couler, malgré sa très nette envie de commettre un vélanicide, et reprit. « Et comment comptes-tu nous ouvrir une brèche ? Je te rappelle que les sorciers ont prévenu qu'à la moindre menace de notre part, ils exécuteront les prisonniers ! »
« - Facile. Je me mettrais à la limite du no mage's land, et j'enverrais une forte bouffée de mes phéromones. Les mâles de garde en auront le caleçon raide sur une large distance, et il suffira que vous vous faufiliez au milieu des violées. »
« - Des quoi ?! » s'étouffèrent-ils en chœur.
« - Mes violées. Un de mes corps d'armée composé des plus laides de mes esclaves. Elles sont spécialisées dans le fait de se faire violer. »
« - Tu… tu es immonde ! » s'exclama Harry. Il avait soudain envie de vomir !
« - Oui ! » répondit simplement et fièrement Luna avec un franc sourire et un énième soubresaut de nichons. « Tu sembles dérangé par cette solution ? Pourquoi donc ? Ce ne sont que des objets. Elles sont fières de m'être utiles, c'est tout ce qui compte. » Harry ne répondit pas, sentant la bile lui monter aux lèvres. « Maintenant, ta décision ! Acceptes-tu ou pas ? »
Baissant les yeux au sol, hésitant un instant, Harry ne sut que répondre. Bien évidemment, il voulait sauver sa mère et ses enfants, mais… mais tout ça s'apparentait bien plus à un vaste piège qu'autre chose ! Il doutait de parvenir à ses fins. Sentir la main de sa belle enserrer la sienne le sortit de ses pensées.
« - Soit. Faisons ça. »
…
Fleur et son homme se sentaient horriblement mal à l'aise en attendant le signal, équipés en commando, surarmés, et entourés de dizaines de femelles de tous âges, de la vieille desséchée jusqu'à la petite pas encore adolescente, toutes avec un liquide blanc s'écoulant de leur vagin, les yeux en cœur et haletantes d'excitation sexuelle. Il faudra que je mette fin à ça dès que possible, pensa Harry.Ils étaient l'Union magique, par sa folie ! Pas une troupe de barbares ! Le comportement de la grognasse devenait de plus en plus intolérable !
Mais en attendant cela, ces pauvres femmes à l'esprit annihilé par la volonté d'une folle leur étaient utiles. Alors mieux valait les laisser faire ça, et ne plus y prêter attention. En attendant.
À quelques pas sur le côté, son aura magique luminescente parfaitement éteinte pour ne pas alerter l'ennemi de leur présence, Luna se déhanchait avec une perversité folle, toute nue, ses cheveux dansant tout autour d'elle alors qu'elle se concentrait pour relâcher des flots considérables de phéromones.
Alors même qu'il n'en était pas la cible, Harry comprit pourquoi Fleur, enculottée d'acier pour l'occasion -valait mieux, de son propre aveu-, avait dictatorialement insisté pour qu'il se gave de potions calmantes. Même avec ça pour s'aider à garder le contrôle, il se sentait entrer en érection, d'innombrables images de sa belle toute nue emplissant chaque recoin de son esprit. C'est avec grande peine qu'il fit de son mieux appel à son occlumancie. Quelle puissance et maîtrise pouvait avoir atteint la grognasse ! C'était inquiétant…
Vous allez dire, s'étant éveillée à l'improviste, Fleur aurait probablement put s'en occuper elle-même. Sauf que ses pouvoirs étaient insuffisamment développés pour permettre un résultat pareil. La grognasse possédait une considérable longueur d'avance.
Harry sortit sa cape d'invisibilité, aussitôt imité par Fleur, tous deux se jetant discrètement un sort pour s'en retrouver habillés en une surcouche de vêtements. Une récente innovation militaire.
Bam ! Le signal retentit ! Quittant ses pensées, ils s'élancèrent aussitôt au milieu de la foule d'esclaves, tout le monde englobé de surpuissants sortilèges de silence pour ne pas alerter les sorciers ! Ils furent rejoints à mi-chemin par plus d'une trentaine d'aurors ayant perdu tout contrôle, désormais érections humaines sous contrôle. Mais qu'importait ! Pour Harry et Fleur, la brèche ainsi formée était une occasion qui ne se représenterait pas ! Les sorciers ne se laisseraient jamais reprendre au piège !
Courant autant que leurs jambes le leur permettaient, ils quittèrent la zone de l'orgie, où les aurors furent pris en main par les esclaves, et purent très vite gagner les tentes de campement garnissant tout le parc de Poudlard ! Et alors que quelques pénis humains étaient bien vite ramenés à leur nouvelle maîtresse, l'esprit aussitôt annihilé, Harry et Fleur se faufilèrent sans hésiter… Par chance, la ligne des sentinelles franchies, il n'y avait quasiment personne pour rôder dans le camp ! Seulement quelques soûlards ici et là, qui ne prêtèrent aucunement attention à une légère distorsion de l'air.
Dans les tentes, quelques discussions se laissaient entendre par endroit, révélant bien vite que les aurors n'étaient présents qu'en minorité. La majorité des sorciers présents étaient civils ! Et visiblement horrifiés du sort réservé à cette femme et ces enfants pendant aux portes du château… Harry et Fleur ne purent retenir une larme en entendant ça, mais se reprirent bien vite. Il n'y avait pas le choix, s'ils voulaient sauver la seule famille leur restant.
« - Par où va-t-on passer ? » murmura Fleur en voyant les dizaines de gardes prêts à tout à l'entrée du château. Impossible de sauver leur famille depuis cet endroit ! Le seul moyen visible était d'entrer à l'intérieur, de se faufiler dans le hall et de discrètement percer un trou dans le haut de la porte pour atteindre leur mère et enfants !
Harry lui expliqua rapidement son plan au détour d'une tente. Elle ne trouva rien à y redire. Dans leur état de désespoir, c'était tout ce qu'il y avait à faire. « Mais comment va-t-on faire pour les transporter ? Nous n'avons pas de capes pour les rendre invisibles ! Et le transplanage n'est pas possible dans le château ! »
« - Je suis passé aux laboratoires juste avant de venir ici, » la rassura Harry. « Dès le départ, je leur ait ordonné d'étudier un moyen de créer des portoloins capables de passer de telles protections. »
« - Et… ça fonctionne ? »
« - Il faut tester… » Elle ne répondit rien, mais se doutait bien qu'ils risquaient d'avoir une mauvaise surprise. Mais ils n'avaient pas le choix.
Mais par où entrer ? La moindre porte était gardée par au moins une dizaine de gardes sur le qui-vive, qui n'hésiteraient pas à employer les grands moyens s'ils voyaient le moindre intrus. C'était déjà un miracle que des sorts de zone ne les aient pas repérés ! « Je sais ! » murmura Harry. « Viens ! » Il se dépêcha de gagner l'ombre d'un des coins du château.
« - Que veux-tu faire ? »
« - La courte-échelle ! Prends appui sur moi ! » Elle leva les yeux par réflexe pour voir une petite fenêtre juste au-dessus d'eux. Celle-là même par où lui et Luna s'étaient introduits lorsqu'ils étaient encore alliés, voilà déjà quelques années, si loin et près à la fois.
Se hisser dans la petite pièce ne fut pas difficile, ça ne prit que quelques secondes de peu d'efforts. Et par chance, l'endroit servait toujours de débarras ! Il n'y avait aucun garde !
« - Où va-t-on maintenant ? » lui demanda Fleur. « Tout est bondé ! » En effet, à peine avaient-ils entrouvert la porte qu'ils se hâtèrent de la refermer. Le couloir juste derrière était rempli de blessés !
« - L'infirmerie doit être pleine à craquer de ces chiens, » murmura Harry. « Tes sorts de silence tiennent bon ? Nous allons aussi en jeter d'allègement. » Comme ça, s'ils marchaient par accident sur quelqu'un, celui-ci ne sentirait rien de plus qu'une timide caresse et ne donnerait pas l'alerte.
Les gonds de la porte rendu silencieux au cas où, ils glissèrent leurs baguettes par l'ouverture et jetèrent plusieurs sorts de zone pour endormir tout le monde -on n'est jamais trop parano-, et enfin s'autorisèrent à sortir à tous petits pas. Tant de peur que de prudence.
Gagner le hall leur prit d'interminables minutes. Quand enfin ils y parvinrent, ce fut pour retenir un grognement de frustration. Là aussi, tout était empli de réfugiés ! Par leur folie, mais que faisaient des civils ici ?! Seuls des aurors étaient censés avoir prit le château d'assaut ! « Probablement des boucliers humains, » lui souffla Fleur. En effet, il n'y avait pas vraiment d'autre possibilité.
Gagner le bois de la porte ne fut pas difficile, mais maintenant ? Comment faire ? Le risque était tel ! « Je vais y aller, » décréta Harry d'un ton ne souffrant aucune réplique. « Soutiens-moi d'un sort de lévitation, et monte la garde. » Elle acquiesça aussitôt. Lorsqu'il était en mode commandant, mieux valait ne pas répliquer si vous n'aviez rien à dire.
Il quitta le sol aussitôt, et atteignit le haut de la porte en quelques secondes, à peu près au niveau de là où pendaient sa mère et les paniers contenant leurs enfants. Les pauvres petites ! C'est avec fébrilité qu'il entreprit de ronger le bois en y répandant une fiole de gel acide, et en l'appliquant à l'aide de sa baguette aussi faiblement illuminée de magie qu'il s'en sentait capable. Tout pour ne pas trahir leur position, quitte à prendre du temps !
Glissant sa main dans le trou ainsi obtenu, il parvint à toucher de la chair ! Si froide ! Explorant un instant, il ne sentit pas le moindre morceau de paille. C'est probablement maman-chérie, pensa-t-il. Aussitôt, il sortit un portoloin amélioré, et fit disparaître sa mère. Aucun bruit, aucune lumière, aucun mouvement d'air. Ses ingénieurs avaient bien travaillé.
Perçant un nouveau trou, il trouva aussitôt les paniers ! L'espoir gonflant son cœur, il regarda aussitôt ses enfants, et…
VIDES ?!
Les paniers étaient vides !
Désastre !
Malheur !
Horreur !
Mais quoi ? Comment ? Où ?! Lorsqu'ils étaient passés en vue de la porte, les paniers gigotaient encore ! Auraient-ils été trompés par le vent ?
Faisant signe à Fleur de le faire descendre, il la prit dans ses bras dès que possible. « Tout s'est bien passé ? » lui demanda-t-elle, fébrile.
« - Ma mère est sauve. Les petites n'étaient pas là. » Elle inspira aussitôt d'horreur, portant ses mains à la bouche, des larmes emplissant à nouveau ses yeux. Harry, lui, tremblait de rage. Ça puait le piège à plein nez. À moins que les sorciers n'aient eu pitié de simples nourrissons. Mais c'était peu probable.
« - Explorons, » proposa-t-il. « Nous finirons bien par les trouver. Au moins un indice. » Elle acquiesça, reprenant courage. Brave Fleur.
Leur première cible fut la grande salle, à quelques mètres seulement. Mais un coup d'œil attentif ne leur révéla rien. Impossible de savoir si leurs petites se trouvaient là, aucun garde ne semblait être chargé de veiller sur des bébés en particulier. Les mères gardaient les leurs solidement serrés contre elles, au beau milieu des centaines d'autres réfugiés.
« - Je sais ! » murmura Harry alors qu'ils faisaient une pause, coincés dans un renfoncement d'armure.
« - Quoi donc ? »
« - L'infirmière ! Pomfresh ! Elle adore les enfants. En voir deux souffrir comme ça a dû l'enrager, et quand elle s'énerve, je ne connais personne capable de s'opposer à elle. J'ai moi-même été à sa garde lorsque Voldemort a pris d'assaut la maison de mes parents. » Un moment d'ennui comme je n'en ai plus connu depuis.
Fort heureusement, Harry connaissait d'innombrables passages secrets. Gagner l'infirmerie fut ainsi très facile. Heureusement qu'il n'y avait pas eu de gardes ! Revenant dans un couloir, ils purent de nouveau voir des civils à perte de vue, endormis plus ou moins profondément. Un sort de sommeil de zone régla tout risque, et ils firent de même sur l'ensemble de l'infirmerie dès que possible. Entrant discrètement, Harry prit aussitôt la direction des appartements du dragon, et les bourra de sorts de silence. Juste au cas où. C'est qu'elle avait une voix qui portait sacrément.
Il n'y avait aucun enfant en vue, rien de plus que des blessés. Encore. Les artilleries avaient été efficaces. Ce qui était étonnant, toutefois, c'était l'absence de soignants. Il n'y en avait aucun, pas même ne serait-ce qu'endormi. Pas de gardes non plus.
Trouver Pomfresh fut rapide. Sa chambre isolée, un petit sort d'alarme au cas où vienne un intrus, ils purent se mettre chacun d'un côté de son lit, et la tirer de son sommeil… Harry la saisit à la gorge, et la redressa de force alors qu'elle se réveillait en sursaut, le regard complètement paniqué. Elle faillit se faire dessus en voyant qui la menaçait. « Pitié ! » parvint-elle pitoyablement à murmurer, un simple gargouillis étouffé s'échappant de sa gorge compressée par Harry. Il la relâcha après lui avoir bien fait comprendre qu'elle avait intérêt à obéir.
« - Où sont nos enfants ? » éructa-t-il en la menaçant de sa baguette.
« - C'est le maître qui les a, » se dépêcha de trembloter la vieille.
« - Le maître ? Qui est-il ? » L'Ennemi, bien évidemment. « Quelle est sa véritable identité ? »
« - Personne ne sait ! Mais vous ne devez pas y aller ! Il vous tuera ! Il n'attend que ça ! Il passe son temps à vous maudire ! » Pomfresh semblait être plus terrifiée par ce maître que par Harry et Fleur. Elle semblait prête à se faire dessus.
« - Où est-il ? » demanda Fleur, menaçant la vielle de sa baguette.
« - Dans la grande salle, il y a établi ses quartiers ! Mais il ne faut pas y aller ! Il tue le moindre intrus à vue ! Il est surpuissant ! »
« - Si nos enfants y sont, nous n'avons pas le choix ! »
« - Mais c'est un piège ! »
« - On s'en doute… » murmura Harry. « Allons, reposes-toi maintenant, vieille bique. Avada kedavra ! » La laisser vivre aurait été trop risqué, elle aurait pu donner l'alerte. Et puis il y avait si longtemps qu'il s'était promis de la tuer ! Une bonne chose de faite. La dragonne ne rugirait plus jamais.
Sortant discrètement de la chambre de l'infirmière, ils… quoi ?!
Il n'y avait plus personne ! Tout était parfaitement vide !
Regardant autour d'eux, complètement ébahi, ils promenèrent leurs mains un peu partout, afin de s'assurer que les blessés n'étaient pas devenus invisibles, mais non ! Il n'y avait plus personne ! Les sorts de révélation de présence ne montrèrent rien non plus. L'infirmerie était totalement vide, les lits parfaitement refaits, comme si personne n'y avait jamais reposé ! Il ne s'était pourtant écoulé que quelques minutes depuis leur entrée dans les appartements de Pomfresh, et leurs sorts de silence n'étaient pas à double sens ! Ils auraient dû entendre tout ce monde partir…
Regardant dans les couloirs, ils découvrirent la même situation. Non seulement il n'y avait plus personne, mais pas non plus la moindre plus petite trace d'une présence humaine ! Aucun objet oublié, aucune trace dans la poussière du sol… rien de rien ! Tous ces gens auraient-ils été des illusions ? Grognant de frustration, comprenant qu'ils s'étaient fait avoir en beauté, ils prirent les escaliers sans plus tenter de se dissimuler, vérifiant juste qu'aucun piège ne s'étendait devant eux. Rien, encore une fois.
Tous les étages étaient parfaitement vides, de même que le hall lorsqu'ils y parvinrent. Ils n'osaient imaginer ce qu'il était advenu de tous ces civils… Les portes de la grande-salle étaient toutefois grandes ouvertes, comme une invitation. Politesse feinte. Ils entrèrent toutefois, prêts à tout.
Tout au fond de la salle, sur un fauteuil, se tenait l'Ennemi, encore une fois sous sa fausse identité de Carl Anger. Et juste à côté de lui… Susan ! Et…
« - MES BÉBÉS ! » hurla Fleur en les voyant entre les bras de leur traîtresse d'ancienne alliée ! Elle voulut se précipiter en avant, mais…
« - STOP ! » hurla la perfide, en regardant Fleur avec une haine sans pareille. « Approche, salope, et je leur fracasse le crâne au sol ! » Comment ! Elle osait la menacer de faire du mal à ses bébés ?!
L'information fit instantanément son chemin dans l'esprit de Fleur. Menacer ses bébés ! Son instinct vélanique s'éveilla en même temps que sa maternité, et libérèrent toute la rage de voir leurs enfants tant idolâtrés être ainsi pris en otages ! Oubliée, toute idée d'interrogatoire ! Elle hurla de rage, faisant jaillir tout autour d'elle une immense aura, toute rouge à l'image de sa fureur ! Ses longs cheveux s'animèrent et prirent la forme de lames acérées, toutes pointant droit vers Susan ! Et elle se jeta en avant !
La traîtresse n'eut rien le temps de voir venir. Fleur s'était déplacée plus vite que l'œil ne pouvait le voir, et justice avait été faite. La tête de la félonne s'envola, délicatement tranchée nette, et fut rattrapée au vol pour se déposer sur l'une des lames de cheveux de son bourreau, les autres s'activant aussitôt à tout déchiqueter, pendant que plus bas, la mère reprenait ses enfants entre ses bras et se détournait vivement. Le cadavre s'effondra au sol dans un bruit sourd.
L'Ennemi n'avait esquissé aucun mouvement, se contentant de regarder la scène en souriant gentiment, les bras croisés. Pendant que Fleur s'était portée au secours de ses enfants, Harry le mit en joue, le sommant de révéler son identité d'un « Qui es-tu ?! » aussi hargneux qu'il s'en sentait capable. Aussitôt sa belle fut-elle à ses côtés qu'elle se saisit autoritairement de ses deux derniers portoloins, et fit disparaître leurs petites.
C'est à ce moment là que l'Ennemi se décida à agir. « Merci d'être tombés dans mon piège, petits cons, » rit-il froidement. D'un geste de baguette, il ferma les portes de la salle, les scellant sans espoir de retour. « Maintenant, passons au plus amusant. »
« - Tu ferais mieux de te rendre, » dit Harry calmement. « Qui que tu sois, tu es en danger de mort. Il me suffit d'un geste pour te tuer. Alors rends-toi. Je te promets un procès juste. »
« - Ah ! Hahaha ! Quelle bonne blague ! Tu ne sembles pas comprendre dans quelle situation tu es, imposteur ! Maudit chien ! »
« - Probablement mieux que tu ne l'imagines. Est-ce ton dernier mot ? »
« - Arrête de jouer l'idiot… »
« - SOLDATS ! FEU À VOLONTÉ ! » Hurla Harry, en dressant son plus puissant bouclier sphérique tout autour de lui et Fleur. Les kalachnikovs de ses gardes dissimulés au dessus du plafond magique détonnèrent aussitôt !
…allez !
…Rien ! Levant la tête par réflexe là où auraient normalement dû se tenir ses hommes, il ne vit aucun signe d'activité.
« - Sacré imbécile que tu es, imposteur ! Tu pensais vraiment que quelques couillons aussi mal dissimulés pourraient te servir de botte secrète ? Ah ! Quelle bonne blague ! » Il fit reluire sa baguette, et les cadavres desséchés des mafieux chutèrent soudain, comme répondant à un signal, et se fracassèrent au sol. « Les réfugiés se demandaient pourquoi la salle empestait le rat mort… voilà la réponse ! » rit l'Ennemi.
Harry se renfrogna en voyant que son plan avait échoué. Ils étaient maintenant à la merci de leur adversaire !
Plusieures dizaines de détonations se firent soudain entendre dans le lointain. Les vitraux de la grande-salle volèrent aussitôt en éclat, transpercés par le souffle des obus Fidèles ! L'assaut général reprenait !
Harry avait été cherché ses portoloins auprès de ses soldats… il en avait profité pour leur ordonner de lancer l'assaut général dès que sa mère et ses enfants seraient à l'abri. Ça n'avait pas tardé !
Une nouvelle salve retentit, plusieurs obus trouvant à nouveau leur chemin jusque dans la grande-salle ! Et alors que des soldats apparaissaient comme l'éclair pour se saisir d'Harry et Fleur et les ramener en sécurité, l'Ennemi disparaissait dans un déluge de flammes.
Il s'en sortirait probablement indemne.
…
À suivre…
Le titre du prochain chapitre sera « Poudlardisation ». Une idée de ce que c'est ? ^^
Susan a trahi pour cause de rivalité amoureuse… du moins en apparence. Car il n'y a pas que ça… héhéhé… courage ! On approche de la fin !
Je gère une conversation sur Discord, où j'ai réuni plusieurs lecteurs et auteurs de talent. Vous êtes intéressé(e)s ? On y discute fanfics, on se lance des défis, on parle en vocal, et surtout on raconte une incommensurable masse de blagues de merde… n'hésitez pas à entrer en contact avec moi ! Pour me trouver sur Discord, cherchez NVJM#3762.
