Coucou les fiiilles !

Qui dit vendredi dit weeeeeek end ! Et nouveau chapitre ! XD

Réponses aux reviews.

Clochette, sur Par amour : Je comprends bien, Bella aurait du se battre pour son fils, malheureusement, bien des suicides ne sont pas réfléchis mais impulsifs, c'est là tout le problème.

Sochic 88: C'est clair que le monde de Bella est différent de celui d'Edward ^^ c'est peut-être pour ça que la première impression n'est pas géniale lol

Lau : Merci beaucoup ! Voici la rencontre officielle et tout ce que je pourrais dire c'est que... son boulot va beaucoup changer du parking ^^

Momo6 : aaah... Eddy vs Emmett ahahah

Chapitre 2

Sa petite taille me sauta au yeux, pas autant que celle d'Alice, ma sœur, et son mètre cinquante cinq, mais tout de même. Elle avait rabattu la capuche d'un sweat noir, bien trop large pour elle, et portait une paire de lunettes de soleil : le genre de chose que j'exécrais. Où est la logique dans le fait de porter une capuche en intérieur ? C'est fait pour se protéger de la pluie ! Il n'y a que les racailles qui ne comprennent pas ça... Et les lunettes... ? Je sais bien que l'on a rarement l'occasion d'en porter à Seattle, mais tout de même... Il n'y a que les pétasses qui ne comprennent pas ça !

Mais le combo lunettes de soleil et capuche en intérieur c'est juste…. illégal. Ça faisait d'elle une pétasse – racaille !

Ses yeux étaient captivés par son écran qui était relié à ses oreilles par le fil orange fluo de ses écouteurs. Son sweat était tellement large que j'aurais eu du mal à deviner s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme si j'avais pas su la réponse à l'avance.

Elle portait un baggy, tout aussi peu féminin. Même moi je pouvais me rendre compte que cela faisait négligé et loin d'être digne d'une star. Ses pieds étaient chaussés de veilles converses violettes, pâles, élimées et trouées.

Bref, l'image de la star sexy que je m'étais faite venait de voler en éclats !

Elle fit quelques pas vers nous et, à mi-chemin, elle renoua avec la civilisation : d'une main, elle retira ses écouteurs et ses lunettes, de l'autre, elle rabattit sa capuche et là, l'image de la star sexy se recolla...

Isabella Swan.

J'avais beau avoir passé des mois en Irak, je savais pertinemment qui elle était. Et pour cause, Alice, bien qu'ayant passé la vingtaine, avait tapissé les murs de sa chambre avec des posters d'elle. Ma sœur ne jurait que par elle, chantait tous ses titres, du réveil au coucher, se maquillait comme elle, la suivait sur tous les réseaux sociaux possibles. Alice était sa plus grande fan…

Heureusement que j'avais dû signer un contrat de confidentialité, de sorte à avoir une excuse pour ne rien lui dire, parce que si elle savait, elle me harcèlerait.

Emmett s'approcha d'elle et posa son bras sur ses épaules.

- Bella, jte présente le Major Volturis, dont je t'ai parlé…

Un sourire chaleureux illumina son visage alors qu'elle lui serra la main.

- Ma femme est tellement fan de vous !

- Et moi j'admire ce que vous faites pour nous !

Emmett continua les présentations :

- Et voici notre candidat : Edward Cullen.

Elle haussa un sourcil parfaitement épilé en tendant sa main vers moi. D'accord, je n'avais pas la même carrure que son frère, mais elle n'était pas obligée de me détailler de la sorte pour autant. Je ne m'étais jamais senti aussi minable qu'à ce moment, alors que nos mains se serrèrent et que ses yeux me scannaient de la tête aux pieds. J'avais tellement envie de la détester, histoire de pouvoir travailler plus facilement, mais la seule chose que je réussis à éprouver était un profond plaisir à pouvoir serrer mes doigts autour des siens.

Sa peau était fraîche mais tellement délicate et douce.

- Enchantée, Monsieur Cullen. Bon allez les mecs, au boulot, j'ai pas que ça à faire moi !

Elle se hissa sur le plateau de la table retournée et ses pieds se balancèrent dans le vide, comme un enfant au cinéma attendant le début du dernier Disney à la mode. Je retirai ma veste et la posai soigneusement à ses côtés.

Emmett rigola avant de reprendre aussitôt son sérieux :

- Et quelles sont les règles ?

- Les règles ?

- Ben oui Bells, comment savoir qui gagne, quels sont les limites à ne pas franchir ? Bref les règles quoi !

- Aah ! Bin heu… pas de coup au visage, ni dans les bijoux de famille, sinon Rosalie va me tuer, fit-elle avec un vague mouvement en direction des parties de son frère. Et le premier qui reste plus de dix secondes au tapis a perdu. Des questions ?

- Nope. Fit Emmett en se dirigeant vers le ring. Je commençais à le suivre quand la numéro un des charts lança :

- Oh Cullen, si vous gagnez le combat, je double votre salaire !

Je passai entre les cordes quand je pris la mesure de ce qu'elle venait de dire : quinze mille dollars par mois si je réussissais à terrasser son frère… Avec un mois de travail pour elle, je pouvais gagner plus que ce que j'aurais gagné en un an dans le parking. Je ne pouvais pas perdre !

Emmett me fit face sur le tatami et nous étions tous les deux nerveux. Un rapide coup d'œil à sa sœur m'indiqua qu'elle prêtait plus d'attention au selfie qu'elle prenait avec le Major plutôt qu'à ce qui s'apprêtait à se passer sur le ring. Malgré quinze mille balles, je n'étais pas certain de pouvoir la supporter. Elle était tellement je m'en foutiste !

Mon regard revint sur mon adversaire et je déglutis. Ses biceps avaient la taille de mes cuisses, ses épaules étaient les plus larges que je n'avais jamais vues. Bien évidemment, si je n'avais pas été blessé en mission, je ne l'aurais jamais craint, mais j'ignorais tout de mes actuelles capacités au combat et l'enjeu était tellement grand pour moi.

- Bon les gars c'est quand vous voulez hein !

Emmett tendit vivement son bras, le poing fermé, dans le but de me frapper au visage. Avant qu'il ne m'atteigne, mais pas aussi vite que je l'aurais fait quelques mois plus tôt, je déviais son attaque de mon avant bras alors que je frappai à plusieurs reprises ses côtes de mon poing opposé. Je me reculai vivement, lui laissant le temps de se remettre de la surprise.

Je n'avais pas mis toutes mes forces dans mes coups, Emmett semblait être un bon gars, et il était visiblement assez proche de mon Major : je ne comptais pas l'envoyer aux urgences, même pour un job en or.

Son pied frappa mon estomac et je fus heureux d'être à jeun et n'avoir rien à vomir. Je titubai un peu avant de le frapper du plat de la main au niveau du sternum. Mon genou vint rencontrer son estomac et le coin de ma bouche s'étira légèrement en l'entendant grogner.

Ça fait mal, hein mon gars !

Il se plia en deux, les mains sur le ventre et j'en profitai pour frapper sa nuque de mon coude. Il tomba au sol mais se releva aussitôt en chancelant. Il n'allait pas me laisser gagner facilement. Je pouvais comprendre qu'il s'agissait là de la sécurité de sa sœur, mais tout de même…

Les coups pleuvaient, jamais là où la pop star nous l'avait interdit. L'air sembla se réchauffer à mesure que des gouttes de sueur se formaient sur nos fronts, mon t-shirt collait à ma peau alors que celui d'Emmett s'imbibait de transpiration.

Nous tournions fréquemment en cercle, à la recherche d'une ouverture. Lui aussi retenait sa force mais pas sa rapidité ni sa précision. Je réussis pourtant un enchaînement de coups qui me permit d'atteindre l'arrière de ses genoux. Il tomba à genoux sur le tatami. Je m'apprêtais à mettre fin au combat d'un ultime coup derrière la tête quand un mouvement vers la porte d'entrée attira mon attention.

Isabella Swan avait replacé sa capuche sur sa tête et quittait la salle sans plus un regard pour nous.

Quelle peste!

Alors que j'allais lui hurler dessus, je sentis un violent coup sur mes mollets avant que l'arrière de mon corps ne heurte le sol. Ma tête rebondit sur le tatami avant que je ne fixe le plafond, hagard.

Emmett venait de me terrasser d'un coup de pied circulaire qui avait atteint mes jambes par derrière, me faisant perdre l'équilibre.

Il posa son pied sur mon torse, sans trop appuyer.

- J'ai gagné ! Hurla Emmett, les bras en l'air, victorieux comme s'il venait de remporter le super bowl à lui tout seul. Je le vis chercher sa sœur des yeux et quand il se rendit compte qu'elle était partie, ses bras retombèrent et son sourire disparut.

- Elle s'est barrée sans attendre la fin du combat, mec, fis-je, toujours étendu contre le sol.

- Qu'est-ce que tu veux que jte dise ? Il me tendit une main pour m'aider à me relever, un sourire contrit sur les lèvres. J'aurais dû m'en douter.

Nous franchîmes les cordes et sa main s'abattit sur mon épaule :

- C'était un plaisir mec !

Je venais de perdre le meilleur poste de ma carrière de réformé, si cette garce n'était pas partie, j'aurais pu gagner, mais elle semblait n'en avoir rien eu à faire. Dommage que cet entretien soit confidentiel, sinon j'aurais contacté Alice aussitôt pour lui dire à quel point la nana qu'elle adulait tant n'était qu'une femme banale et hautaine, une teigne!

Je laissais mon Major avec Emmett, repris ma veste et quittai le complexe sportif. Je savais que j'aurais pu gagner et j'étais plutôt satisfait du combat que j'avais mené : même diminué physiquement, j'étais toujours apte à gagner contre une montagne de muscles comme Emmett. Cependant, j'étais furieux contre elle d'être partie avant la fin, et contre moi pour m'être laissé distraire.

J'errais dans une succession de rues jusque chez moi en ruminant : j'allais devoir retourner surveiller des véhicules en stationnement à cause d'un manque de concentration. J'avais laissé filer une paie et un logement en or : j'ignorais où elle vivait et dans quel standing, mais une star internationale ne peut décemment pas vivre dans un studio aussi minable que le mien.

Arrivé chez moi, je filai prendre une douche de sorte à retirer la sueur due à l'affrontement. Une fois sec et en pyjama, je réchauffai un plat industriel, sans vérifier ce que c'était, et l'engloutis. Je pris deux cachets de paracétamol en dessert, de sorte à anticiper les prochaines courbatures et me mis au lit. J'étais exténué.

Pour autant, je ne réussis pas à m'endormir avant d'avoir passer deux heures à tourner dans mon lit. La nuit suivante, j'allais devoir retourner au parking et ça me contrariait. Avoir frôlé du bout des doigts un job aussi valorisant et avec autant d'avantages matériels et devoir y renoncer aussi tôt était frustrant. J'avais du mal à relativiser.

Je réussis enfin à m'endormir pour finalement être tiré du sommeil par plusieurs coups successifs contre la porte d'entrée. A demi réveillé, je pris la décision d'attendre que la personne parte, enfouissant ma tête sous l'oreiller. Malheureusement pour moi, la personne ne lâcha pas l'affaire et continua de toquer. Je finis par me lever en grommelant, la marque du tissu barrait ma joue.

J'ouvris la porte d'un geste abrupte pour tomber nez à nez avec un coursier.

- Monsieur Cullen ?

- Ouais…

- Quelques signatures s'il vous plaît.

Il me tendit le bon de livraison que je signais sans y prêter attention puis il me mit un document en double exemplaire sous les yeux :

« Dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, Monsieur Edward Cullen s'engage à garder confidentiels les événements et habitudes qui rythment la vie quotidienne de son employeur[…] »

Son nom n'était pas cité mais ce n'était pas la peine. Je signai les deux feuillets après une rapide lecture : durant toute la durée de mon contrat, je devais garder le secret sur l'identité de mon patron ainsi que sur sa vie et tout ce qui occupait son emploi du temps. Le coursier prit un exemplaire et me remit une enveloppe kraft en échange.

La porte refermée, je m'assis sur le canapé pour prendre connaissance du contenu : divers plans pré-établis de ses running matinaux, avec la mention "approuvé par Emmett McCarty" sur chacun d'eux. Je savais qu'Isabella Swan courait tous les matins mais je fus surpris de voir que ses parcours faisaient entre dix et quinze kilomètres autour de la ville. Ils passaient tous le long des quais et ce devait être agréable d'y courir.

Dans l'enveloppe se trouvait également un contrat de travail, il rappelait qu'il s'agissait d'un travail de tous les instants, jour et nuit et à toute heure. J'y cherchais s'il y avait une durée d'inscrite et effectivement, parmi une multitude de paragraphes je trouvai ce que je cherchais : « Durée Indéterminée », « Si l'employé souhaite mettre fin à son contrat, il lui suffira de trouver un successeur qui satisfera l'employeur et pourra alors partir sans préavis. En revanche, l'employeur s'engage à garder, rémunérer et héberger l'employé jusqu'à la fin de sa carrière et que toute menace soit écartée. »

Je savais que c'était un job en or et en avais la preuve entre les doigts.

Il y avait également un trombinoscope avec la photo des personnes les plus proches d'elle. Elles étaient peu nombreuses. Je reconnus Emmett et découvris la fameuse Rosalie, sa femme enceinte. Quatre autres photos se trouvaient sur le papier glacé : un homme au visage enfantin et aux cheveux blonds. Le nom « Mike Newton » se trouvait juste en dessous. Trois autres photos étaient sous mes yeux, celles de jeunes indiens à la peau mate et aux cheveux noirs. Ils posaient souriant et avaient tous les trois des yeux pétillants.

Un dernier document était dans l'enveloppe, c'était un mot manuscrit :

« Prépare toi psychologiquement mon pote, tu as le job et crois moi, rien ne t'aura préparé aux débilités de ma sœur !

Signe ton contrat de travail et prends le en photo avant de me l'envoyer, soit par MMS, soit par mail.

Rendez-vous demain, en tenue de sport, à 6h, aux pieds du 1435, 4 ème Avenue. Sois ponctuel !

De 7h30 à 9h, visite de l'appartement et diverses consignes. De 9h à 12, tu déménages chez ma sœur et à partir de 12h, à toi l'ennui !

Bon courage mon gars pour la supporter ! »

Je signai donc mon contrat et lui envoyai la photo grâce au numéro qu'il avait laissé en en-tête. Je le sauvegardai, au cas où, dans mes contacts. Quand je reçus l'accusé de mon message, je pris conscience de ce qui m'arrivait : j'étais le nouveau garde du corps de la femme la plus en vue des États-Unis !

Mon regard parcourut mon appartement : alors que j'allais devoir le quitter le jour suivant, je n'éprouvais aucun regret. Je m'interrogeais sur le logement d'Isabella Swan quand un cafard sortit de sous mon canapé. Je l'écrasai rapidement, me réjouissant à l'idée de partir de là.

Je contactais le patron du parking et lui expliquai la situation. Il se montra extrêmement compréhensif avant de m'expliquer que son père avait participé à la guerre de Corée et qu'en cela il trouvait normal d'aider les soldats de notre patrie. Il tenta de savoir qui était mon nouvel employeur, me faisant rire, il comprit alors que je ne pouvais rien dire et lâcha l'affaire. Il me souhaita bon courage et bonne continuation.

Après avoir raccroché, je pris une bière et m'installai le plus confortablement possible dans mon canapé avant de lancer une recherche sur Isabella Swan. Je ne pris pas la peine de lancer la lecture de ses plus grands hits, je les connaissais déjà, merci Alice ! Mais je pris tout de même le temps d'apercevoir que ses tenues et son look en général contrastaient grandement avec la femme mal habillée et négligée que j'avais rencontré quelques heures plus tôt.

Mes recherches confirmèrent ce qu'Alice m'avait annoncé, alors qu'elle avait appelé tous mes supérieurs en détachement avec moi, en Irak, pour réussir à me joindre : Isabella Swan était sur le point de se fiancer au fameux Mike qui se trouvait placardé sur mon trombinoscope. Ils s'affichaient ensemble sur un maximum de tapis rouges et, ma foi, ils étaient plutôt bien assortis.

Après une dizaine de liens ouverts sur la star et son petit ami, je finis par trouver ce qui m'intéressait, et ça, Alice ne m'en avait rien dit, elle ne devait sûrement pas le savoir, sinon elle m'aurait déjà appelé pour me le crier au téléphone : deux mois plus tôt, alors qu'elle était en soirée à l'anniversaire d'une star montante dont j'ignorais tout, elle avait décidé de partir tôt par ennui, et s'était retrouvée seule dans le vestiaire. Elle y avait croisé un fan désaxé, éconduit à plusieurs reprises. De colère, il l'avait poignardé avant de filer.

Une enquête avait été menée et avait conclu que l'homme, bipolaire et interné à plusieurs reprises, était entré dans la boîte de nuit en soudoyant les videurs. Une perquisition à son domicile avait prouvé à quel point il faisait une fixation sur Isabella : les murs de son appartement étaient tapissés des photos qu'il avait prises à l'insu de mon employeur. Plus maniaque que ma propre sœur !

Isabella avait été hospitalisée et était rapidement sortie contre avis médical de sorte à pouvoir assurer sa tournée promotionnelle à travers les États-Unis.

Je pouvais alors comprendre qu'elle puisse avoir peur et veuille un garde du corps à temps complet.

Son agresseur avait finalement été enfermé et les rares témoins, médecins et policiers impliqués, avaient sûrement été retrouvés par Emmett qui devait leur avoir fait signer des contrats de confidentialité, ce qui expliquait pourquoi l'affaire n'avait pas été médiatisée.

Je ne trouvais pas d'information concernant son habitation (ma future habitation !) mais un tour sur Google Map m'informa que la quatrième avenue se trouvait aux pieds du Space Needle, elle était donc à l'autre bout de la ville. Ça allait être sympa de déménager en transport en commun : je galérais déjà suffisamment financièrement, je ne pouvais pas m'offrir le luxe d'avoir une voiture en plus…

Je cherchais comment me rendre chez elle en bus avant de manger puis de me mettre au lit, ma journée du lendemain allait être épuisante. Avant de tomber de sommeil, mes yeux se refermèrent une dernière fois sur une photo d'Isabella Swan, prise au cours du tournage d'un clip : la toute petite robe qu'elle portait dessus me poursuivit jusque dans mes rêves.

Le réveil sonna bien trop tôt le lendemain matin. Après un petit déjeuner et une douche rapide, je m'habillais de sorte à supporter le froid dehors. De mon entraînement avant d'intégrer les Seals, j'avais gardé mes tenues complètes de running et ne m'en étais plus servi depuis six ans. L'automne venait d'arriver, amenant avec lui un vent froid à vous frigorifer si vous n'êtes pas assez bien vêtus.

Une fois prêt, je me précipitai dans la rue pour sauter dans le bus qui arriva heureusement en même temps que moi : il était hors de question que je sois en retard pour mon premier jour aux côtés d'Isabella Swan ! Après avoir changé deux fois de bus, je finis par arriver sur la quatrième avenue, il était cinq heures cinquante. Je piquai un sprint pour remonter la rue jusqu'au numéro 1435. Une fois à destination, à cinq heures cinquante huit, je m'appuyai d'une main contre le mur de la tour et tentai de reprendre ma respiration.

Cinq heures, cinquante neuf minutes et cinquante secondes, je m'écartai du mur pour me poster face à la porte vitrée du bâtiment. Aucun interphone n'empêchait l'entrée à l'intérieur et la sécurité me sembla alors manquer. Je pouvais voir l'intérieur richement décoré avec ce qui ressemblait à du marbre lézardé de vert sur les murs et un marbre classique au sol. Il était tellement poli que le plafond se reflétait dessus.

Alors que j'étais en train d'imaginer à quoi pouvait ressembler son appartement rien qu'en voyant le hall d'entrée, la porte s'ouvrit sur Isabella, coiffée d'un bonnet noir profondément enfoncé sur sa tête, ses écouteurs dans les oreilles. J'eus à peine le temps de remarquer que sa tenue était parfaite pour courir avec un temps comme celui que nous avions qu'elle tourna sur sa droite sans un regard pour moi et commença à partir en petites foulées.

Dans Google Image, au mot « hautaine », il y a sa photo…

Hey, MaZelle fanny, on en reparle de Memett qui perd for-cé-ment le combat? XD