Salut les fiiiilles !

Vous aussi vous avez froid ? Mouahahah je vais mourir !

Nouveau chapitre... autant vous prévenir que je ne l'ai pas relu avant de le poster, je suis bonne à rien quand j'ai froid XD

Réponses aux reviews:

Lau : j'avoue, la rencontre n'est pas des plus chaleureuse ^^ voici leur première conversation, ça sera peut-être mieux hihi

Silly girl : l'explication du pourquoi du comment on l'aura dans quelques chapitres quant à Mike, ahahah il va arriver dans deux chapitres *-*

Momo6 : j'ai j'avoue ! Il était pas censé se laisser divertir ! Je l'imagine même pas sur le terrain XD pour ce qui est de Bella, c'est clair que la première impression n'est pas géniale ! XD

Chapitre 3

J'allais mourir.

Mon souffle était saccadé et mon pouls frénétique. Mon cœur allait éclater. Chaque inspiration me brûlait les voies aériennes, j'avais l'impression de respirer de la glace pilée. L'air froid semblait ne pas vouloir entrer dans mes poumons, jusqu'à me faire tourner la tête, il piquait mes yeux de sorte à ce que des larmes s'en échappent. J'aimais à penser que ça n'avait rien à voir avec la frustration ou la douleur.

Mes muscles se tétanisaient et refusaient de m'obéir, je n'avançais que par mécanisme et pour éviter l'hypothermie. Je me focalisais sur l'horizon, comme si ça pouvait m'aider à l'atteindre plus rapidement.

Isabella s'arrêta à un feu rouge, sans cesser de sautiller sur place, attendant que les voitures aient fini de passer. J'en profitais pour tenter de reprendre ma respiration sans être trop bruyant et tentais d'être aussi discret que possible, mais c'était peine perdue. Elle me jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule avant de reporter son attention sur le feu tricolore, face à elle. Une première voiture marqua l'arrêt, puis plusieurs, ce fut aux piétons d'avancer et ma patronne reprit sa course, moi sur ses talons.

Quand nous avions commencé notre running, il m'avait fallu quelques minutes avant de trouver où me placer : devais-je être devant elle de sorte à pouvoir écarter tout danger, prenant le risque de la perdre de vue, ou me mettre à ses côtés, remettant en cause le secret qui devait entourer mon nouvel emploi : si un paparazzi se trouvait sur notre itinéraire et la prenait en photo, ça n'aurait servi à rien que je signe un papier stipulant que je ne devais rien dire alors que je poserai juste à ses côtés, et je pouvais compter sur ma sœur pour m'appeler aussitôt la photo parue.

J'avais donc décidé de courir derrière elle : à six heures du matin, les dangers n'étaient pas nombreux dans les rues, elles étaient quasi désertes. Lorsque nous avions commencé à courir, doucement, le temps de nous échauffer, j'en avais longuement profité pour regarder les muscles de ses jambes se contracter à chaque foulée. Son legging de sport était suffisamment moulant pour ne laisser aucune place à l'imagination et j'en avais profité.

Sauf qu'au bout d'une dizaine de minutes, elle avait augmenté l'allure et c'était rapidement devenu difficile pour moi.

Autant j'avais su gérer mon combat face à Emmett, autant je devais avouer qu'en l'espace de neuf mois, j'avais perdu toute mon endurance ! Si mes entraîneurs des Seals me voyaient galérer à ce point, ils auraient honte de moi ! Durant les dix-huit semaines de préparations physiques et mentales pour intégrer les Seals et plus particulièrement la team six, la section la plus pointue parmi la Navy, j'avais été le meilleur dans tous les domaines, et voilà qu'au bout d'une demie-heure de running, j'étais en train de perdre mes poumons et mes jambes.

Foutues blessures !

Nous longions les quais, avec une vue magnifique sur Elliott Bay quand Isabella fit un nouvel arrêt à un croisement en sautillant et retira ses écouteurs, elle m'adressa la parole pour la première fois de la journée.

- Si on coupe par Spring Street, on rentrera plus rapidement.

Elle ne semblait aucunement essoufflée et je devais lutter contre moi-même pour ne pas être jaloux de sa condition physique. Je lui répondis d'une voix faible et hachée :

- Non, votre frère n'a pas validé cette rue, on continue l'itinéraire prévu.

- Cullen, vous allez me claquer entre les doigts, si on suit l'itinéraire on en a encore pour une demie-heure, vous pensez vraiment pouvoir les faire ?

J'aurais pu argumenter, lui démontrer qu'elle faisait fausse route, mais la seule chose que je réussis à sortir fut :

- Non.

- Ok. Alors on reprend Orcas Street jusqu'à la quatrième avenue ? C'est plus sûr pour vous ?

- Ouais !

Effectivement, le détour ne différait pas énormément du plan initial et rejoignait un autre itinéraire agréé par Emmett. Rapidement, nous raccourcîmes notre circuit en coupant par notre gauche. Ne connaissant pas la rue ni ses dangers potentiels, je me rapprochai d'Isabella, au prix de gros efforts, les sens en alerte, prêt à parer à toutes éventualités.

La course se fit tranquillement et nous rejoignîmes la quatrième avenue sans embuche. Isabella avait réduit son allure, je devais lui faire pitié et en avais honte.

Nous remontâmes l'avenue en trottinant jusqu'à son bâtiment où nous stoppâmes notre course. Quarante-cinq minutes de torture ! J'étais rincé !

Elle retira ses écouteurs ainsi que son bonnet avant de pousser la lourde porte de l'entrée.

- Ca fait combien de temps que vous n'avez pas couru, Cullen ?

- Neuf mois, pourquoi, ça se voit tant que ça ? Mon ton n'était pas agressif, juste dépité.

- Franchement, pour une reprise, c'est vraiment pas mal ! Vous avez tout de même tenu trois-quarts d'heure ! Attendez de voir ce que ça donnera dans plusieurs semaines ! Vous penserez bien à vous étirer par contre.

Elle avait raison, elle le savait et moi aussi : c'était juste le temps de m'y remettre, mais l'ego en avait pris un sacré coup !

Elle traversa le hall, moi à sa suite, et appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Le hall d'entrée était aussi richement décoré que j'avais pu le voir, et au moment où nous franchîmes les portes métalliques de l'élévateur, je me demandai si les encadrements des portes de l'appartement d'Isabella Swan étaient des moulures ou s'il s'agissait de bois massif recouverts de feuilles d'or.

Ma nouvelle patronne passa un badge en dessous du tableau de commande où se côtoyaient de nombreux boutons avant d'appuyer sur le quarante-neuvième, et dernier, étage. Les portes de l'ascenseur se refermèrent et nous commençâmes à monter.

Elle sortit un deuxième jeu de clés de la pochette de sa veste et me le tendit.

- Bien, ne peuvent accéder directement chez moi que les gens munis d'un badge comme celui-ci et il n'y a que vous et moi et le service de nettoyage validé par Emmett qui en ayons un. Il vous suffira de passer le badge sur le dispositif puis d'entrer le numéro de l'étage, bien évidemment, vous ne prendrez l'ascenseur que si vous êtes seul : une fois le badge passé, il n'y aura pas d'arrêt sur les autres étages et vous m'amèneriez des voisins et non merci ! Pour ce qui est des invités… et des intrus, eux appuieront sur le numéro quarante neuf ce qui déclenchera la caméra et la vidéo sera retransmise en direct dans mon salon. Je vous montrerai tout à l'heure : vous pourrez ou accorder la montée de l'ascenseur, ou interagir via l'interphone.

Mes yeux trouvèrent la caméra située dans l'angle, au-dessus du cadran.

- Et tout ça depuis le salon ?

- Oui ! Et à présent, cela entrera dans vos attributions, c'est pourquoi Emmett vous a laissé un trombinoscope. Vous devrez donc filtrer les entrées.

Savoir cela me rassura quant à sa sécurité au sein de l'immeuble. Si les entrées étaient triés, qui plus est par moi, c'était encore plus efficace qu'un interphone sur la rue !

La montée jusqu'au sommet de l'immeuble se fit rapidement mais j'eus assez de temps pour récupérer un rythme cardiaque et une respiration dans la moyenne. En revanche, je prenais conscience que mes cuisses allaient être douloureuses pour le reste de la journée, voire de la semaine. La température de mon corps commençait à diminuer et mes vêtements trempés par la transpiration n'aidaient pas.

L'ascenseur s'immobilisa, une fois sa course terminée, sur un ding sonore. Les portes s'ouvrirent sur un petit sas éclairé par plusieurs appliques en demie-lunes. Les murs ainsi que le sol et le plafond étaient revêtus de marbre blanc et rose.

Elle sortit de l'appareil et agita sous mon nez une clé accrochée sur le même trousseau que le badge qu'elle avait utilisé pour mettre en marche l'ascenseur :

- Et ça c'est la clé de l'appartement, bienvenu chez vous !

Je pris réellement conscience, pour la première fois, qu'il s'agissait dorénavant de mon appart, de notre appartement. J'allais vivre avec Isabella Swan.

Elle déverrouilla la porte et l'ouvrit en grand, de sorte à me laisser entrer avant elle : elle s'effaça et j'entrai.

Un large couloir desservait un immense salon sur ma gauche, quelques portes se trouvaient sur ma droite. Pas de marbre, ni de moulures, encore moins de feuilles d'or. En revanche, le sol était en béton ciré gris, contrastant avec les murs blancs immaculés. Isabella passa à côté de moi et se dirigea directement vers le salon.

Sa hauteur sous plafond était impressionnante, au moins quatre ou cinq mètres de haut. Très lumineuse, la pièce était éclairée par une haute verrière qui occupait la moitié du mur opposé au couloir ainsi que par un puits de lumière qui illuminait un escalier en colimaçon d'un métal noir qui menait à une mezzanine. Du salon, je pouvais y voir un couloir sécurisé par un garde-corps semblable à la barrière qui serpentait le long des marches.

Décoré de manière extrêmement sobre, le salon était composé de deux longs canapés en cuir noir placés de sorte à former un angle autour d'une table basse en bois, noire également. Rien n'était posé dessus, pas même un brin de poussière. Accrochée sur le mur face aux canapés se trouvait la plus grande télé que je n'avais jamais vue, elle était juste à côté de la verrière qui donnait sur une terrasse. Des meubles de jardin, visiblement de grande qualité, y avaient trouvé place. La vue sur le Space Needle était à couper le souffle.

A l'opposé des canapés, dans le prolongement du couloir de l'entrée se trouvaient une longue table à manger, identique à celle de la partie salon, mais en plus grande bien évidemment, ainsi que six chaises réparties autour. Leur revêtement était d'un blanc éclatant.

Au pied de l'escalier se trouvait une splendide cuisine ouverte. Séparée du salon par un long îlot central, servant de bar du côté salon avec quatre tabourets tout le long, la cuisine était richement équipée et semblait plus chaleureuse que le salon. Les placards et l'électroménager étaient gris, plusieurs teintes plus claires que le sol. Le plan de travail ainsi que le revêtement du bar étaient en travertin rose. Un immense frigo marquait la séparation entre la cuisine et le couloir de l'entrée.

La pièce, dans son intégralité, semblait plus être destinée à un magazine de déco ou à une maison témoin qu'à y vivre tous les jours mais c'était bien plus classe et propre que l'appartement que j'habitais depuis des mois, et puis le salon était déjà plus grand que chez moi !

Malgré la propreté éclatante, la vue superbe sur la ville et la qualité des matériaux, mes yeux s'ancrèrent sur la pièce maîtresse de la salle. Un immense cylindre en verre trônait au milieu du salon, entre les canapés et la table à manger. D'un mètre environ de circonférence, la transparence de l'objet était saisissante : je voyais une partie de la ville de Seattle au travers. De nombreuses fines bulles s'échappaient de la base et parcouraient la distance jusqu'au plafond. Il me fallut plusieurs dizaines de secondes avant de me rendre compte qu'il n'y avait pas que de l'eau ou des bulles dans ce tubes mais qu'il s'agissait d'un aquarium.

Une multitude de minuscules petites méduses transparentes y évoluaient avec paresse.

A aucun moment je n'avais envisagé ce genre de chose : du luxe ou de l'extravagance, oui, mais jamais un aquarium aussi étrange, et encore moins ayant pour but d'abriter des méduses.

- De l'eau ? Demanda Isabella en ouvrant son frigo, sans même me regarder. J'acquiesçai et elle me jeta adroitement une petite bouteille qu'elle venait d'en sortir.

- Bien, vous l'aurez compris, ici, c'est la cuisine et le salon, elle but une gorgée de sa propre bouteille et continua, voici ce dont je vous parlais, et effectivement, elle sortit un petit boîtier d'entre deux coussins du canapé, quand quelqu'un demande l'accès à notre étage, la télé s'allume, affichant l'intérieur de l'ascenseur. Bien évidemment, si vous regardez déjà un programme, celui-ci laissera place à l'interphone. Enfin je sais pas si je suis claire ou pas.

- Si, si. L'intérieur de l'ascenseur s'affiche sur l'écran en toutes circonstances.

- C'est cela. Et avec ça, elle agita le boîtier qu'elle avait entre les mains en se rapprochant de moi pour me montrer, vous pouvez ou accepter la montée des visiteurs en actionnant le premier bouton, ou interagir avec en appuyant sur le second. Ce qui sera le plus compliqué pour vous sera de réussir à mettre la main sur le boîtier, la plupart du temps il est sur la table basse, mais j'avoue que, parfois, il file se cacher entre les coussins du canapé de son propre plein gré, m'expliqua-t-elle alors que les coins de ses lèvres se relevèrent, c'était la première fois que je la voyais sourire, en dehors des posters d'Alice.

Je pris ma première gorgée d'eau alors que mon patron reposait son interphone mobile sur sa table basse, j'appréciais fortement ce système d'ascenseur qui se déclenche uniquement sur demande.

- Cullen, vous êtes véhiculé ?

- J'ai le permis mais pas de voiture, pourquoi ?

- Pour le déménagement. Vous savez déjà comment est-ce que vous allez vous y prendre ?

- J'ai l'intention de faire ça avec le bus.

Elle ne dit rien de plus mais sortit son téléphone du k-way qu'elle portait encore et pianota dessus alors qu'elle s'engageait dans le large couloir que nous avions pris en entrant. Elle me fit signe de la suivre d'un mouvement de la tête et mes jambes raides se mirent en mouvement pour la rejoindre.

En rangeant son téléphone, elle ouvrit la première porte sur la gauche et, sans rentrer à l'intérieur ni me laisser la possibilité de le faire, elle m'expliqua :

- Ici, c'est mon studio d'enregistrement. On y fait les prises de son, les arrangements, les répétitions… Votre place ne sera pas à l'intérieur.

Aucun doute sur l'utilisation de la pièce n'était possible : trois micros sur pieds étaient disposés en triangle et plusieurs autres pendaient du plafond, derrière ce qui semblait être des diffuseurs de sons, comme dans certains clips, plusieurs guitares étaient posées sur leurs pieds le long du mur du fond, à côté d'un canapé et une batterie siégeait dans un angle. Un long miroir prenait une grande partie du mur sur ma droite.

Isabella referma la porte et ouvrit la suivante, celle juste à côté du studio. Pas très large et toute en longueur, la pièce ne comportait qu'une impressionnante console située sur la gauche et deux fauteuils de bureau. Je me rendis compte que ce que j'avais pris pour un simple miroir dans la pièce précédente était en fait sans tain, je pouvais donc voir l'intérieur de l'autre pièce par-dessus la console.

- Quand on enregistre, vous pouvez tranquillement regarder la télé ou même venir ici si vous êtes curieux, mais bien entendu, faudra toucher à rien.

J'acquiesçai d'un mouvement de la tête et elle referma la porte, nous continuâmes à remonter le couloir et, alors que je m'attendais à ce qu'elle me fasse voir ce qui se trouvait derrière la dernière porte sur la gauche, elle l'ignora totalement, au profit de l'unique pièce sur la droite. Isabella nous fit entrer à l'intérieur.

Je fus surpris par ce que j'y trouvais, et pourtant, j'aurais du m'y attendre. La pièce entière était dédiée au sport : tapis de course, haltères, vélo elliptique, barre de traction… tout y était.

- Comme le reste des pièces qui vous sont libres d'accès, vous pouvez y pénétrer quand vous le souhaiterez, vous êtes désormais ici chez vous.

- Merci.

Je n'étais pas tout à fait certain de ce que j'étais en train de vivre, j'avais une salle de sport en libre service ! Je vivais un rêve éveillé !

Au moment où nous sortions pour poursuivre la visite, mes yeux s'attardèrent sur un aquarium encastré dans le mur, du même côté que la porte d'entrée. De forme et de taille plus standard que celui du salon, il avait tout de même des dimensions qui imposent le respect. Il abritait des dizaines d'espèces différentes de poissons multicolores dont j'ignorais tout.

Isabella nous fit monter l'escalier sans un mot au sujet de la pièce qu'elle avait omise. Sur la mezzanine, un couloir desservait trois pièces, mon patron m'expliqua que celle de gauche était sa chambre et que celles de droite m'étaient réservées. Elle ouvrit alors la seconde porte de droite.

Une chambre, de la taille de l'appartement que j'occupais jusque là, s'y trouvait. Décorée avec goût mais sobrement, le bois était mêlé au métal, le noir, le blanc et un vert-forêt étaient mélangés judicieusement. Une porte se trouvait au fond, sur la droite. Une fois de plus, la pièce était d'une propreté rigoureuse.

Le mobilier était composé d'un lit, vaste, et imposant, j'étais pressé de pouvoir y passer ma première nuit, une table de chevet de chaque côté de la tête de lit, et d'un bureau, à côté de l'entrée. Sur le bureau se trouvait un petit cube que j'identifiais rapidement comme étant le plus petit aquarium que j'avais vu jusqu'alors. Je m'en approchai, intrigué de ne pas y voir de couleur chatoyante ni de colonne de bulles. Éclairé d'une petite lampe, de celles que l'on utilise sur les bureaux, fixée au bac, l'aquarium était habillé d'une multitude de minuscules plantes agencées de manière à représenter avec extrêmement de réalisme les abords d'une forêt. Même si le décor était impressionnant, j'étais perturbé de ne pas y voir de poissons. Pouvait-on réellement avoir un aquarium, aussi petit soit-il, sans bébête à l'intérieur ?

Après avoir vu des méduses et des poissons exotiques, j'étais déçu de n'avoir que des plantes dans ma chambre, j'étais même jaloux.

- Et moi, j'ai pas de poisson ? Fis-je le nez quasiment collé au bac.

- A proprement parlé, non, mais votre aqua est mieux, vous devriez regarder de plus près, c'est tout.

Obéissant, je fis ce qu'elle me dit : je posais mes avant-bras sur le bureau et regardai avec plus d'attention. Le contact du bois sur ma peau me fit frissonner et je me rendis compte que la transpiration qui avait imbibé mes vêtements avaient refroidi le tissu : j'avais froid !

Je finis par voir ce qu'Isabella attendait que je remarque. Les plantes grouillaient de bestioles toutes petites et de couleurs différentes mais toutes pâles : des jaunes, des roses, de rouges et noires, des vertes…

- C'est quoi ces machins ?

- Ces machins, ce sont des crevettes. Croyez moi, c'est plus sympa que des poissons.

Et effectivement, rapidement, je pris plaisir à les voir évoluer parmi les plantes.

- Si vous voulez bien, on en revient à la visite.

Sa remarque me fit me redresser comme un ressort, comme si je venais d'être pris en flagrant délit alors que je n'avais rien fait d'autre qu'apprécier un mini aquarium.

Mon patron me montra le dressing qui se trouvait derrière la porte au fond de la pièce et je me fis la réflexion que je n'aurais jamais assez de vêtements pour le remplir.

Nous rejoignîmes le couloir pour la seconde porte qui m'était destinée : une salle de bain digne d'un hôtel quatre étoiles comme je n'en avais vu que dans les émissions télé de ma sœur. Isabella m'expliqua qu'il y avait possibilité de créer une porte reliant directement la salle de bain à ma chambre, m'évitant ainsi de devoir repasser systématiquement par le couloir mais que cet aménagement serait à mes frais.

Étant donné que je venais de passer six mois à vivre avec des cafards, je pouvais accepter le fait de passer par le couloir pour me rendre dans ma salle de bain.

Elle nous ramena dans le salon pour m'exposer différents points.

Alors, ce ptit chapitre ? Il est plutôt calme, mais il faut bien visiter l'appartement, hein ^^

Votre opinion surBella a-t-elle changé ?

Prochain chapitre... déménagement et première nuit chez Bella hihihi

En attendant, je vous souhaite un excellent week-end ;)