Coucou les filles !

J'espère que vous allez bien ! Merci infiniment pour l'accueil que vous reservez à cette fic ! Je peux déjà annoncer qu'il y aura plus d'une trentaine de chapitres. A l'heure qu'il est, j'ai l'impression qu'elle ne finira jamais XD

Réponses à

Momo6 : Je te comprends, on pardonne tout à Edward ! (enfin... presque tout XD ) ! Quant à Bella, je pense que voilà de quoi te faire une opinion sur elle ;)

Lau : C'est tout à fait ça, Bella a sa place de patronne ! Au moins, elle n'est pas aussi hautaine que ce qu'Edward a cru au premier abord lol Pour ce qui est de l'appartement, c'est clair qu'il gagne au change !

Chapitre 4

- Il me semble qu'Emmett vous a fait parvenir l'emploi du temps des prochaines semaines, ça va être plutôt léger étant donné que l'on rentre tout juste de tournée, vos journées seront donc calmes. A moins que je ne sois au téléphone ou en visio, vous pouvez utiliser la télé comme vous le souhaitez, tout comme la salle de sport. En ce qui concerne les courses, la liste se fait en ligne puis c'est livré directement par un employé qui a signé un contrat de confidentialité. Vous avez un ordi pour vous connecter sur le site ?

- Non mais j'ai un smartphone.

- Hum… ça va pas être pratique. Je vais m'en occuper. Bien évidemment, c'est moi qui réglerais les frais. Vous avez des questions ?

- Non, pas encore mais ça viendra.

- Bien, alors je vous laisse déménager tranquillement, prévenez-moi juste si vous mangez ici à midi.

- Votre frère m'a dit de finir pour midi.

- Mais moi je vous dis de prendre le temps qu'il vous faut. Des allergies alimentaires ou quoi que ce soit à me signaler ?

- Non.

- Bien, alors à tout à l'heure.

Elle commença à monter les escaliers sans un regard de plus, annonçant par là que la conversation était close. Je m'assurai d'avoir avec moi le badge de l'ascenseur ainsi que les clés de l'appartement et sortis. La descente me parut plus longue que ne l'avait été la montée et j'en profitai pour étirer mes quadriceps. Je ne rêvais que d'une chose : une bonne douche chaude pour me réchauffer. Je traversai le hall d'entrée et m'apprêtai à rejoindre l'arrêt de bus quand mon regard se posa sur une grande camionnette stationnée devant l'entrée du bâtiment. Son conducteur était négligemment appuyé dessus, passant le temps en fumant une cigarette.

- C'est vous Cullen ?

- Pourquoi ? Je ne pus m'empêcher de me montrer suspicieux, maintenant que j'avais Mademoiselle Swan sous ma responsabilité.

- On m'a chargé de vous assister pendant votre déménagement.

- Qui vous l'a demandé ?

- Je n'ai pas son nom, que le vôtre et vos deux adresses.

- Bien, alors c'est parti.

Peu loquaces, je n'appris rien sur lui mais il m'aida à rapidement empaqueter mes affaires et nous fîmes assez tôt notre premier aller-retour avec tous mes cartons. Toute ma vie tenait dans l'arrière d'une camionnette, et c'était assez déstabilisant. Il ne restait qu'à monter mes affaires et à retourner à l'appartement pour établir l'état de lieux avec le propriétaire.

Mon camarade m'aida à décharger le véhicule mais n'entra pas dans le hall pour m'aider à charger l'ascenseur, il n'en avait pas l'autorisation. Ceci étant, pour chaque carton que je posais à l'intérieur, il m'attendait devant la porte de l'immeuble avec un autre.

Après m'être difficilement fait une place entre deux colonnes de paquets, j'activai la montée de l'élévateur avec mon badge et une fois au quarante-neuvième étage, je bloquai les portes le temps de le vider. L'ascenseur ainsi libéré, je fis plusieurs aller-retour de l'entrée à ma chambre. Je ne croisai pas mon patron mais entendis l'eau d'une douche couler.

Une fois toutes mes affaires entassées au pied de mon lit, j'envoyai un SMS à mon patron, lui confirmant que je mangerai avec elle. Je rejoignis mon camarade au pied de l'immeuble et il m'accompagna jusqu'à mon précédent appart pour l'état des lieux.

La formalité fut rapide et bouclée en l'espace de quelques minutes. Très vite, je fus reconduit sur la quatrième avenue. J'avais froid et mal partout et n'aspirais qu'à une bonne douche bien chaude.

L'ascenseur s'ouvrit sur le sas de l'appartement et j'ouvris la porte pour trouver Isabella assise sur un des canapés, ses cheveux encore humides étaient négligemment attachés dans un chignon haut. Elle avait opté pour un jean simple et un t-shirt trop grand. Un casque couvrait ses oreilles alors qu'elle pianotait sur un ordinateur posé sur la table basse.

En m'apercevant, elle décala son casque sur une de ses oreilles en me souriant à moitié :

- Ca a été ce déménagement ?

- Oui, merci, c'est déjà bouclé. Merci pour la camionnette et la main-d'œuvre.

- Venez par ici.

Elle déplaça son ordinateur pour poser celui qui se trouvait jusque là à côté d'elle et que je n'avais pas vu.

- Bon, ça c'est le vôtre, elle l'ouvrit et l'alluma. Je vous ai chargé notre emploi du temps : il se synchronise d'un ordi à l'autre ce qui signifie que chaque fois que je le mets à jour, la nouvelle information arrive sur votre portable également. C'est le même principe pour la liste des courses : je vous ai mis le raccourci directement sur le bureau, comme c'est en ligne, nous pourrons ajouter chacun des choses à tout moment. Je crois que je vous ai tout dit pour le moment. Des questions ?

- Non, toujours pas, je pris quelques secondes de réflexion en fixant le portable qu'elle venait de me procurer. Comment dois-je vous appeler ?

- Isabella c'est pas mal, une fois de plus, elle me fit un léger sourire avant de continuer, par contre, sur les grands événements avec tapis rouge et compagnie, ça sera mademoiselle Swan.

- D'accord, Isabella. Vous avez bien eu mon message confirmant que je mangerai avec vous ?

- Oui oui. Vous avez du temps devant vous avant que l'on ne passe à table, profitez-en pour vous installer tranquillement.

Elle réinstalla son casque correctement sur ses oreilles avant de se replonger dans ce qu'elle faisait. J'eus le temps de prendre une douche, enfiler des vêtements secs et faire une petite sieste. La literie était la plus confortable que j'ai jamais eue : même alors que je vivais chez mes parents, mon lit n'avait pas été d'aussi bonne qualité.

Ce fut une odeur de poulet qui m'extirpa du sommeil. Arrivé dans les escaliers, pas tout à fait encore réveillé, je vis Isabella en train de dresser nos assiettes. A mesure que je m'approchais, je découvris ce qu'allait être mon premier menu chez une star : brocolis vapeur et blancs de poulet. J'avais bien pensé qu'elle pouvait être du genre bio et graines, mais me retrouver directement face à une assiette insipide me calma un peu. Je venais de trouver où était l'ombre au tableau !

- Oh ! Faites pas cette tête, Cullen ! C'est juste qu'on a une soirée samedi soir, paniquez pas. Dès dimanche, on reviendra aux basiques : pizzas et pâtes à gogo !

- Où est le rapport avec la soirée de samedi ?

- Et bien, elle finit de transvaser la volaille d'une poêle à nos assiettes tout en m'expliquant : robe de soirée, tapis rouge et tout le tralala, donc régime. C'est bien beau de se goinfrer de pizzas et de glaces, mais les paparazzis présents lors des soirées ne prennent pas la peine de nous photoshoper avant de vendre leurs photos, alors c'est brocolis et compagnie quelques jours auparavant.

- Et vous pouvez pas juste manger une pizza et faire une salade le lendemain ?

- Hum ? Naaan ! J'aime trop les pizzas !

Elle explosa de rire avant de poser nos assiettes sur le comptoir. Elle installa un tabouret du côté de la cuisine et s'assit face à moi.

Le repas se prit dans le silence tout en restant agréable et bien qu'un peu trop diététique à mon goût, son plat était savoureux et parfaitement assaisonné.

- Il y a quoi de prévu pour aujourd'hui ?

- Nada. Moi je travaille sur la compo du prochain album et vous, vous faites ce que vous voulez, tant que vous quittez pas l'appart. Je sais pas si vous vous rendez compte que vous avez signé pour un boulot bien ennuyeux.

Une fois de plus, elle rigola. Son rire était agréable à entendre, de ceux capables de réchauffer l'âme la plus glacée et je commençais à revoir mon opinion sur elle.

- Quoi ?

- Quoi, quoi ?

- Cullen, vous me regardez en souriant, j'ai l'impression que vous vous foutez de moi.

- Oh non ! Je levai mes mains, paumes face à elle, en signe d'apaisement, jamais je n'oserais me moquer ! C'est juste que la première impression que j'ai eu de vous ne correspond pas vraiment à la personne que j'ai face à moi.

Elle décala son assiette et posa ses coudes sur le comptoir, de sorte à poser sa tête sur ses mains. Elle fit un sourire espiègle, faisant briller ses yeux :

- Et quelle est cette première impression que je vous ai faite ?

- Et bien, vous n'aviez pas l'air très sympathique.

- Et ça a changé, ça ?

- Peut-être.

Je sentis les coins de mes lèvres s'étirer dans un sourire et je me rendis compte que j'étais en train de flirter avec ma patronne, ce qui était absolument hors de question : professionnellement, c'était du suicide ! Je me repris et effaçai le sourire niais de mon visage.

- En parlant de notre rencontre et de ce combat, comment cela se fait-il que vous m'ayez embauché ? Vous n'avez même pas attendu la fin. Vous savez au moins que j'ai perdu ?

- Quoi ? Vous avez perdu contre Emmett et vous êtes là quand même ?

La panique s'installa en moi : je savais bien que tout cela était trop beau pour moi et que je n'avais pas ma place ici. J'inspirai une grande bouffée d'air et tentai de me justifier en bégayant :

- Heu et bien j'ai… j'ai reçu le contrat par coursier…

- Du calme, Cullen, je vous charrie ! Bien sûr que je sais que vous avez perdu, mais je sais aussi pourquoi vous avez été réformé : j'ai eu accès à votre dossier. Je sais que vous avez pris deux balles pour protéger votre Major, et c'est pour ça que vous êtes là. Je veux quelqu'un capable de se sacrifier pour moi, c'est égoïste et je l'assume. Quant au combat, ce que j'ai vu m'a convaincue.

- Heu, okay...

Nous n'échangeâmes pas un mot de plus. Elle me fit choisir entre une demi-douzaine de fruits différents pour le dessert et alors, que je me débattais avec une orange, elle débarrassa et fit la vaisselle.

Jamais je n'aurais cru que la super star Isabella Swan pourrait me faire à manger et faire ma vaisselle ! Dommage que je ne puisse pas m'en vanter auprès d'Alice !

L'après-midi fut long : Isabella travaillait sur son ordinateur, son casque sur les oreilles et j'en profitai pour partir à la découverte de la salle de sport. Après avoir passé plusieurs longues minutes à observer les nombreux poissons de l'aquarium qui s'y trouvaient, je décidai de m'entraîner avec les altères, étant donné les courbatures que j'avais déjà dans les jambes, je préférais m'occuper de la partie haute de mon corps.

Après de longues séries à travailler les biceps et les triceps, je bossai les pectoraux puis mes abdos. Au bout de plusieurs heures de musculation, j'étais vidé. J'allais traverser l'appartement pour aller me doucher mais quand je sortis de la salle de sport, mon attention fut captée par la porte d'en face, celle qu'Isabella n'avait pas ouverte lors de la visite.

Aussi discrètement que possible et après avoir vérifié que mon patron était toujours accaparée par son travail, je traversais le couloir et appuyai sur la poignée pour tenter de savoir ce qui se cachait derrière. J'aimais me dire que c'était pour assurer une parfaite sécurité à Isabella, mais la vérité était que j'étais simplement trop curieux : quoi qu'il puisse y avoir dans cette pièce, j'étais persuadé que ça ne menaçait pas mon employeur, mais je n'aimais pas ne pas savoir.

Ceci étant, je n'étais pas plus avancé : la porte était fermée à clé. Je me fis la promesse de finir par savoir ce qui se trouvait de l'autre côté.

L'après-midi fila rapidement, tout comme la soirée. Nous avions mangé une soupe de légumes et Isabella me rappela le jogging à six heures le lendemain avant de retourner sur son ordinateur. Pour ma part, à la fin d'un match des White Soxs, équipe de Baseball de Chicago que je suivais depuis des années, je partis me coucher. J'avais regardé le match dans le salon, aux côtés d'Isabella qui travaillait, j'avais eu peur de la déranger, mais elle n'avait fait aucun commentaire de la sorte.

Une fois dans ma chambre, je m'étirai une fois de plus, de sorte à limiter les douleurs le jour suivant, puis m'endormis rapidement, sans même être dérangé par le bruit de la petite pompe du mini aquarium sur le bureau.

Ma première nuit dans mon nouvel appartement de luxe fut écourtée par le bruit sourd des basses. Elles se répercutèrent dans tout mon être et je me rendis compte que la musique venait du salon. Suspicieux et sur mes gardes, je sortis de ma chambre en pyjama, remontai le couloir sans faire de bruit pour voir les lumières du bas allumées alors que le soleil ne s'était toujours pas levé. L'aquarim des méduses diffisait une lueur bleutée alentours.

Une musique de style reggaeton était diffusée, le volume quasi à fond et pourtant j'entendais parfaitement la voix d'Isabella chanter par-dessus le morceau. Je remerciais mentalement ma sœur pour avoir fait mon éducation musicale, me permettant de reconnaître le style de la musique, mais pour autant, je ne la connaissais pas : je ne l'avais jamais entendue.

Arrivé dans les escaliers, je découvris Isabella, en pyjama, affairée dans la cuisine. Elle portait un t-shirt large couleur parme, avec lequel elle avait fait un nœud dans le bas de son dos, ainsi qu'un micro short qui dévoilait de longues jambes fines, celles que je n'avais que trop vu dans ses clips ou sur les murs de ma sœur. Ses cheveux étaient lâchés et décoiffés, visiblement, sa nuit aussi avait été écourtée.

Elle était en train de faire cuire quelque chose à l'odeur très agréable dans une poêle en dansant et en chantant à tue-tête : elle pourrait être ridicule si elle n'était pas aussi mignonne.

- Alors comme ça vous attendez que je sois couché pour cuisiner ?

- Aaaaaaaah !

Elle se retourna vivement, poussant un cri strident. Elle me fit face, brandissant en l'air une spatule. Cette fois-ci, elle eut bel et bien l'air ridicule.

- Cullen ! Vous m'avez fait peur !

La situation était tellement risible que j'étais obligé d'en profiter, je n'étais pas certain d'avoir une nouvelle occasion d'avoir le dessus sur elle. Je croisais mes bras sur le torse en m'adossant au garde-corps de l'escalier et luttai pour ne pas fixer ses jambes :

- Oui, j'avais remarqué, et je m'en excuse, mais à ma décharge, vous, vous m'avez réveillé.

- Oh ? Je suis désolée, j'avoue, j'ai oublié que je n'étais pas toute seule.

Elle fit une grimace et baissa le son de sa musique avant de revenir vers sa poêle pour retourner les masses informes qu'elle cuisait. Je ne pus détourner mon regard de sa chute de reins où son t-shirt noué révélait deux fossettes tout à fait attirantes. Une fois de plus, je tentais d'en faire abstraction : ce genre d'idée vis-à-vis de mon employeur n'était pas du tout raisonnable. J'essayais de penser à autre chose en rebondissant sur ce qu'elle venait de dire :

- Pourtant, je pensais qu'Emmett avait travaillé jour et nuit avec vous ces derniers temps.

- Oui, mais pendant la tournée, pas ici. La chambre d'amis est rarement utilisée.

- Je comprends mieux pourquoi vous avez essayé de me frapper avec votre spatule.

- Hey ! On se moque pas !

Elle me pointa avec son ustensile, comme si elle pouvait m'impressionner, ceci étant, un léger sourire naquit sur ses lèvres.

- Pancakes nocturnes ?

- Brocolis la journée et pancakes pour la nuit, c'est ça votre régime ?

- Tout à fait !

Elle rit en transvasant ce qu'elle appelait pancakes de la poêle à une assiette avant de mettre à cuire de nouveaux tas de pâte. Intrigué par l'aspect et l'odeur, je m'approchai pour voir ce que c'était, réellement. L'appareil était épais et très grumeleux, bien loin de ce que cuisinait ma mère.

- Alors, je ne suis pas particulièrement expert en cuisine, mais ça, c'est pas des pancakes.

- Ah, mais c'est une recette spéciale ! Pancakes de stars !

- Et c'est quoi des pancakes de stars ?

- Ceux qui ne font pas culpabiliser.

Elle me répondit avec un petit sourire mystérieux.

- Et il y a quoi dans cette recette magique ?

- Œuf, bananes et flocons d'avoine.

Je commençais à faire la grimace quand elle me stoppa :

- Goûtez avant de critiquer !

Elle finit sa cuisson et nous installa autour du comptoir. Même si ça n'avait rien à voir avec des pancakes ni rien que je ne connaisse, ça restait mangeable, et au moins, ça changeait des légumes.

- Alors, ya quoi au programme après le running ?

- Mike va passer pour qu'on organise la soirée de samedi.

Voilà une seconde excellente raison pour que je ne m'intéresse pas de trop près à Isabella : Mike Newton, son petit ami.

La semaine prochaine, vous rencontrerez... Mike ! ohoh je sens que je vais aimer vos commentaires sur le chapitre prochain XD