Salut les fiiiiilles !
J'espère que votre semaine s'est aussi bien passée que la mienne ! *-* Rhooo il s'est passé pleins de choses dans ma vie mouahahah bref, j'espère que tout va bien pour vous !
Vous êtes impatients de rencontrer Mike, hein, hein ! XD Il vous a bien fait réagir hein ^^
Lau : Coucou ! Ouiiiii Bella est une sympa ! On va en apprendre un peu plus sur eux à chaque chapitre ;) J'espère que la rencontre avec Mike va te plaire ! XD
Momo 6 : C'est ça, Bella est moins froide, il ne s'agissait qu'une mauvaise première impression. Pourquoi est-ce que tu n'aimerais pas Mike ? Tout le monde apprécie Mike XD
Chapitre 5
Emmitouflé dans mon manteau, je sirotais mon café sur la terrasse, observant les toits de la ville. L'avantage d'être situés au quarante-neuvième étage était que seul le Space Needle était plus haut que nous, de sorte que personne n'ait vue sur l'appartement d'Isabella, à moins de visiter la tour avec un téléobjectif, ce qui n'était ni pratique, ni discret.
Ainsi, aucun sniper ne pouvait représenter un danger pour mon employeur. C'était déjà ça.
Notre running avait été douloureux et aussi chaotique que la veille : autant je n'avais pas senti de courbatures dans la nuit ou au lever, mais dès le début de notre course, mes cuisses se sont rappelées à moi. Une fois de plus, nous avions dû écourter notre itinéraire tellement j'étais en difficulté, mais comme la veille, Isabella se montra compréhensive et m'encouragea. C'était un tout petit peu humiliant mais je savais qu'elle avait raison, ce n'était qu'une question de temps avant que je récupère mon endurance, mais, sans être misogyne, je n'appréciais pas vraiment qu'une femme puisse courir plus facilement que moi.
Bien évidemment, si j'avais couru avec elle avant d'être blessé, je lui aurais fait mordre la poussière, mais je ne pouvais même pas me cacher derrière l'excuse de ma convalescence puisqu'elle aussi avait séjourné à l'hôpital, après s'être fait poignarder.
J'avalai ma dernière gorgée quand une sonnerie retentit à l'intérieur du salon. Ne réussissant pas à l'identifier (ce n'était ni mon portable ni le sien), je rejoignis le salon où le changement de température me saisit. L'écran de la télé était allumé et me montrait l'intérieur de l'ascenseur. Un jeune homme s'y trouvait, les cheveux blonds foncés, ou bruns clairs, en bataille. Il portait un immense bouquet de fleurs. Je l'identifiai comme étant le fameux Mike Newton et saisis le boîtier posé sur la table basse pour accepter la montée de l'élévateur.
Isabella arriva dans le salon, sortant de cette fameuse salle dont elle m'avait implicitement interdit l'accès. Ses yeux étaient rougis, comme si elle avait pleuré mais elle afficha un magnifique sourire.
- C'est Mike ?
- Oui. Il arrive. Dois-je vous appeler Isabella ou Madame face à lui ?
- Si vous osez m'appeler « madame » face à lui, il va se moquer de vous à vie !
Elle rit au moment où Mike frappa à la porte. J'allai ouvrir, étant donné que j'étais payé pour et découvris le fameux futur fiancé. Le bouquet de roses rouges qu'il avait amené était bien plus gros que ce qu'avait laissé croire la caméra. Il tenait également une boîte de pâtisseries de la boutique qui faisait l'angle de la rue.
- Salut mec, tu dois être Edward, c'est ça ? Moi c'est Mike, enchanté.
- De même. Je peux vous débarrasser ?
- Nan ça va aller, jte remercie.
- Ben entrez.
Il rejoignit Isabella comme s'il était chez lui, plus à sa place que moi-même. Il lui fit une bise sur la joue pendant que je prenais place sur un des tabourets.
- Bonjour chérie, fit-il avec un grand sourire.
- Oh ! Tu m'as ramené un gâteau ? C'est adorable ! Mais tu sais qu'on a une soirée dans deux jours ! C'est pas sérieux ça !
- Oh t'inquiète, bébé, c'est juste une boîte vide pour les photographes en face de l'immeuble. Tu sais, pour passer pour le gendre idéal. Par contre les fleurs sont vraies, tu devrais les mettre dans l'eau.
Ce mec était un abruti fini !
Isabella s'occupa à mettre son immense bouquet dans l'eau alors que Newton alla rapidement s'installer sur le canapé, télécommande à la main. Autant sur le Web, je les avais trouvé bien assortis, autant en vrai, je me demandais ce qu'ils faisaient ensemble !
Le bouquet une fois placé dans un vase, Isabella jeta le carton de la boutique à la poubelle.
- On a vu avec Mike pour que, samedi, vous soyez accompagné par Sam, son garde du corps, qui pourra vous assister dans la soirée. On aura également une limousine et donc un chauffeur. Du coup, ça sera plutôt tranquille pour vous comme première sortie.
- D'accord, et je le rencontre quand ce Sam ?
- Et bien… samedi soir.
Elle me fit un sourire contrit alors que Newton venait de choisir sa chaîne : USA Network et sa diffusion de la WWE : il venait de nous mettre du catch...
- Cullen, je vous sers une bière ?
- Ah non, pas quand je travaille, merci.
- Mais vous travaillez tout le temps… vous n'allez tout de même pas arrêter de boire pendant toute la durée de votre contrat, si ?
- Si.
Je ne pus réprimer un sourire et elle sortit trois bières du frigo dont deux que je reconnus comme étant sans alcool. Elle alla les poser sur la table basse, me signifiant clairement que je devais la suivre. Elle prit la parole, tentant d'inclure Newton dans la conversation, mais je n'étais pas persuadé qu'il prêtait attention à quoi que ce soit d'autre que ce qui se passait sur l'écran.
- Bien donc pour samedi, pas de tapis rouge pour Sam et vous, Mike et moi l'arpenterons mais vous, vous ferez le tour du bâtiment depuis la limousine, pour passer par les coulisses et vous nous rejoindrez à l'intérieur.
- Très bien, et qui assurera votre sécurité sur le tapis rouge ?
- Et bien la salle a son propre dispositif de sécurité, c'est eux qui veilleront à ce que tout se passe bien.
- C'est quoi comme salle ?
- Le ciné Meridian, sur la septième avenue. On est conviés à la première du dernier Marvel. Ça me gonfle mais c'est toujours bien et se faire voir à ce genre d'événement... Et puis ça fait plaisir à Mike, alors on y va, mais je compte bien partir avant le début de la diffusion !
- Vous n'appréciez pas les Marvel ?
- Non, trop de personnages et trop de films, j'arrive plus à suivre.
- Je comprends. J'avoue que je ne les ai pas suivis : on n'avait pas de cinéma dans le désert.
- J'imagine… enfin non, j'imagine pas du tout ce que ça peut être.
Je n'avais pas envie de parler de l'Irak, alors, avant que la conversation ne prenne ce tournant, je déviai pour reparler de la soirée du samedi.
- Est-ce qu'il y a possibilité pour que je jette un œil aux parcours des membres de la sécurité de la soirée ?
- Heu oui. J'avoue que j'espérais que vous le demandiez. C'est la preuve, s'il m'en fallait une, de votre sérieux.
Je ne pus réprimer un sentiment de fierté alors qu'elle pianotait sur son téléphone. Newton était toujours fixé à son écran, sirotant sa bière.
- La liste et le CV des employés du cinéma vont arriver dans l'heure sur votre boîte mail.
- Merci.
- Et dites-moi, Cullen, vous avez un costume pour la soirée ?
- Un costume ? Oui j'en ai un.
- Parfait, allez l'enfiler qu'on voit ce que ça donne.
- Maintenant ?
- Ben la semaine prochaine, ça sera un peu tard...
Une fois de plus, elle rit à mes dépends alors que je montais déjà les escaliers pour passer le costume que j'avais au fond de mon armoire depuis ma remise de diplôme. J'espérais juste toujours rentrer dedans.
Les manches étaient un peu courtes, l'amplitude des mouvements des bras était limitée par l'étroitesse des épaules mais je pouvais toujours fermer chaque bouton, c'était tout ce qui comptait, non ? Veste, pantalon et nœud papillon noirs, chemise blanche, pas un faux pli, j'étais près à affronter le monde du show-biz.
Je descendis les escaliers fier comme un paon, plus sûr de moi que jamais, avec sûrement un tout petit peu trop d'orgueil dans les veines. En rejoignant le salon, je découvris que la télévision avait été éteinte et qu'Isabella et Newton se trouvaient à genoux sur le canapé, les coudes appuyés sur le dossier, guettant mon retour. Je lissai mes manches, tentant vainement de les faire arriver jusqu'à mes poignets.
J'arrivais face à eux et tournai sur moi-même en l'attente d'un commentaire. Au lieu de cela, Newton pouffa alors qu'Isabella sortit son téléphone sur lequel elle pianota rapidement :
- Allô, Clara ? C'est Isabella Swan, j'ai besoin de votre aide très, très rapidement : il me faudrait trois costumes, du gris, du noir et un marron foncé. Je veux des rappels de vert et de rouge. Taille trente pour le bas et heu… un trente-deux pour le haut ? Cintre-moi tout ça par contre, hein. Ya des choses à mettre en valeur. Et autant de chaussures, taille quoi… huit et demi? Tu peux me livrer ça dans une heure ? Oh et des chaussettes noires aussi ! A tout de suite.
Mes yeux se posèrent sur mes pieds nus alors que j'essayais de ne pas me vexer. Nous patientâmes une petite heure pendant laquelle j'avais retrouvé mon jean et mon t-shirt. Au bout d'un certain temps, la même sonnerie qu'à l'arrivée de Newton retentit, le catch stoppa, laissant place à l'intérieur de l'ascenseur où se trouvait une grande blonde, les bras chargés.
- C'est Clara : vous pouvez lui ouvrir.
J'actionnai la montée de l'élévateur et attendis, derrière la porte, qu'elle arrive. A peine avais-je ouvert la porte qu'elle déboula à l'intérieur comme si sa vie en dépendait. Je refermai la porte qu'elle était déjà dans le salon.
- Alors costume gris anthracite, costume noir et costume marron, je me suis permise d'opter pour une teinte glacée, ça vous va ?
Elle sortit le fameux costume brun d'une housse et le présenta à Isabella.
- Parfait !
- Tant mieux. Pour ce qui est des chemises, j'ai opté pour une blanche, une noire et une bordeaux, pour les cravates et pochettes, j'ai pris du bleu nuit, de l'ébène et un vert forêt. Est-ce que c'est ce que vous désiriez ?
- Tout à fait. Place aux essayages maintenant. Cullen, au boulot ! Commencez par le costume gris, la chemise bordeaux et la cravate noire, et ces chaussures-là.
Elle me mit tout son bazar sur les bras et je remontai dans ma chambre faire les essayages. Je devais m'avouer que le tissu n'avait rien à voir avec celui de mon costume qui avait une bonne demi-douzaine d'années. J'espérais sincèrement que c'était aux frais d'Isabella et que je n'aurais jamais à en connaître le prix. Les chaussures étaient un peu raides mais très belles. Si Alice était là, elle saurait sans aucun doute me donner les marques de tout ça, mais moi j'en étais incapable.
Une fois habillé, je redescendis à la recherche du consentement de mon employeur et de ses invités. Je fus accueillis par un silence angoissant. Ils étaient tous les trois en train de me fixer, Isabella et Newton toujours à genoux sur le canapé, la télé à nouveau éteinte, la fameuse Clara debout à leurs côtés, l'air coincé et un peu trop sérieux. Je me plaçai anxieusement face à eux, attendant que le couperet tombe.
Sans un mot, Isabella agita son index en l'air, formant un cercle, me faisant comprendre que je devais tourner sur moi-même. J'obéis docilement, en prenant mon temps. Quand je leur refis face, mon employeur et Newton avaient incliné leur tête sur le côté alors que Clara mordait carrément sa lèvre inférieure. J'ignorais totalement si c'était bon signe ou pas mais je commençais à me sentir ridicule.
- Tu peux te tourner encore ? Demanda Newton.
Alors que je fis à nouveau un rond sur moi-même, Newton m'arreta d'un "stop" quand je me trouvais dos à eux. Il s'écoula quelques secondes avant que je ne sente des mains sur mes épaules lissant le tissu. Les mêmes mains donnèrent une impulsion sur le haut de mon corps, me faisant compléter mon tour, me plaçant face aux canapés, et nez à nez avec Isabella. Elle repassa ses mains sur mes épaules puis plaça correctement les pans de ma veste avant de se tourner vers Clara et Newton :
- Définitivement, il n'ira pas à la soirée au Méridian comme ça !
- Oh non, ça c'est clair ! S'exclama Newton en riant.
- Je peux savoir ce qui ne va pas avec mon costume ?
Au lieu de me répondre, Isabella recula jusqu'à s'adosser au dossier du canapé.
- Tournez une fois de plus. Je fis ce qu'elle demanda et elle m'expliqua : Vous êtes trop sexy là-dedans :
- Pardon ? Mes sourcils s'arquèrent d'eux-même.
- Ca serait déplacé pour ce genre de soirée. On va faire plus classique.
Elle mit dans mes bras le costume noir, la chemise blanche et la cravate verte avec la pochette assortie. Je répartis une nouvelle fois dans ma chambre et me changeai rapidement. De retour dans le salon, j'obtins enfin les approbations que j'attendais.
- Parfait ! On a votre tenue !
La soirée au Méridian arriva rapidement. J'avais découvert que Newton traînait beaucoup à l'appartement et je luttais constamment pour ne pas me sentir jaloux de ce type. Il venait à chaque fois avec des cadeaux factices, pour impressionner les journalistes : après le carton des pâtisseries, il était venu avec un sac vide de la boutique Dior et le samedi, il arriva avec un sac du magasin Victoria's Secret. Non seulement c'était hypocrite, mais en plus c'était vulgaire.
Plus le temps passait et moins je voyais ce qu'elle lui trouvait. Cependant, je tentais de me rapprocher de lui pour comprendre ce qui pouvait attirer mon employeur chez lui. Même s'il était sympathique et savait mener une conversation plaisante, il restait superficiel et ses cadeaux vides me gonflaient déjà. Je n'avais pas pu m'empêcher de remarquer le manque de démonstrations affectives entre eux : ils étaient certes complices mais ne respiraient pas la passion.
J'étais dans mon costume, assis sur le canapé à patienter jusqu'au départ quand Isabella descendit enfin. Le bruit de ses talons claquant dans les escaliers attira mon attention. En la voyant, je dus me forcer à me rappeler pourquoi je ne devrais pas me sentir attiré par elle.
Vêtue d'une robe rouge écarlate et scintillante, elle était magnifique. Sans manche et avec une encolure qui couvrait entièrement sa poitrine jusqu'à encercler son cou, sa robe épousait la moindre courbe de son corps. Une fente s'étendait de sa cheville jusqu'à mi-cuisse. Juchée sur des escarpins à lanières, elle était resplendissante.
- Et moi je pouvais pas porter le costume gris parce qu'il était trop sexy, c'est ça ?
- C'est ça, fit-elle en riant. Allez en route, ils sont en bas !
Rapidement, nous nous retrouvâmes dans l'ascenseur :
- Ca va mes cheveux ?
Ils formaient une cascade soyeuse dont elle avait, de toute évidence, retravaillé les boucles. Elle ne cessait de passer ses doigts parmi eux en fixant son reflet dans le miroir.
- Vos cheveux sont magnifiques.
Sans quitter la glace des yeux, elle haussa un sourcil en me fixant. Elle murmura un remerciement et laissa ses cheveux pour lisser sa robe. Nous traversâmes le hall désert puis arrivâmes dans la rue : juste face à la porte de l'immeuble se trouvait une longue limousine. C'était la première fois pour moi que je montais à l'intérieur. Des photographes se trouvaient sur le trottoir en face et je tentais de protéger autant que possible nos visages de leur objectif.
La porte arrière de la limousine s'ouvrit de l'intérieur et nous nous y engouffrâmes rapidement. Je rencontrai alors le garde du corps de Newton, Sam. Grand gaillard, de la carrure d'Emmett, il était impressionnant. Ses cheveux noirs et rasés assez courts étaient, pour moi, la confirmation de ce que m'avait appris son CV, il avait été des forces spéciales. Sa peau mate m'indiqua ce que je ne savais pas encore, comme les musiciens d'Isabella que je n'avais pas encore rencontré : il avait des origines indiennes.
Le chemin jusqu'au cinéma fut rapide, étant donné que la septième avenue n'était pas loin de l'appartement, nous n'avions même pas eu le temps de déboucher la bouteille de champagne qui se trouvait à l'arrière. La limousine stoppa sa course un peu avant l'entrée, derrière quelques véhicules au point mort.
Un long tapis rouge, comme je n'en avais vu qu'à la télé, s'étendait du trottoir jusqu'à l'entrée du bâtiment. Une foule de journalistes et de photographes se trouvait de chaque côté du tapis, derrière des barrières. A distance régulière, le long des marches qui conduisaient à la bâtisse, se trouvaient des vigiles veillant à ce qu'aucun débordement n'ait lieu.
Un couple de stars qui m'était inconnu était en train de répondre à des questions, monopolisant l'attention des journalistes. Je compris rapidement qu'il fallait que le couple entre à l'intérieur pour que les voitures avancent. C'était chacun son tour. Il nous fallut un long quart d'heure avant d'être juste en face du tapis et qu'Isabella et Newton ne s'apprêtent à sortir.
- Ca va, Cullen ? Pas trop stressé ?
- Non. Pourquoi, je devrais ?
- Non. J'ai bien fait de vous embaucher.
On eut le feu vert de l'organisateur de la soirée et le chauffeur de notre limousine vint ouvrir la portière, déclenchant une frénésie de flashs.
Un avis sur Mike ? Ahahahah
Le prochain chapitre qui sera donc la première soirée d'Eddyroudoudou dans le milieu mondain arrivera plus vite que prévu, mais je dis ça, je ne dis rien hein. Consultez juste vos alertes publications dans les prochains jours XD
