Coucou les files !
Et oui, comme promis, un nouveau chapitre plus tôt que prévu !
Pourquoi aujourd'hui ? Et bien parce que c'est mon anniversaire et que je voulais le fêter avec vous ! *-* j'ai un petit deal à passer avec vous, je vous en parlerais à la fin du chapitre )
En attendant, réponse aux guests :
Silly Girl : Ahahah j'aime bien l'idée ! Tu auras un début de réponse dans ce chapitre )
Lau : Hey ! Qui résisterait au postérieur d'eddy ? XD Pas moi ! *-* je pense que tu auras un peu plus d'informations au milieu de ce chapitre ) je suis contente que le shopping façon Isabella t'ait plu ! J'avoue m'être bien amusée hihi Mike… oui c'est un mélange entre un fou et un crevard ! C'est bien ça ! :D
Guest : Mouahahah, je sais pas ^^ tu auras un début de réponse dans les lignes à venir
Bonne lecture à vous !
Chapitre 6
Comme il avait été convenu, Sam et moi passions par l'entrée de service alors que la limousine alla se garer sur la parking privé prévu à cet effet.
- Et maintenant on parcourt les couloirs jusqu'à retrouver la salle de réception. La plupart du temps, ça se passe comme ça, mais tu le sauras toujours à l'avance. Parfois tu seras amené à remonter le tapis rouge à ses côtés, tout en restant à bonne distance. D'autre fois, elle le fera sans toi et tu seras en contact radio avec la sécu sur le tapis. En fait, pour organiser une soirée, elle reçoit un mail avec l'heure, le lieu et toujours un paragraphe sur le niveau de sécurité, ce sera à toi de faire en fonction de ce qui vous est communiqué. Mais rassure-toi, tu ne seras jamais le seul garde du corps : en cas de coup dur, tu seras pas seul à devoir gérer, lors des soirées.
J'emmagasinais toutes les infos alors que nous arpentions les corridors faiblement éclairés par les balises indiquant les sorties de secours, les basses de la musique se faisaient déjà entendre.
- En fait, les dispositifs de sécurité lors des soirées ont été accrus depuis l'agression d'Isabella. On s'est rendu compte qu'il y avait d'énormes lacunes alors le taux des recrutements a augmenté pour qu'à tout moment il y ait quelqu'un, afin de minimiser les risques. C'est malheureux qu'il ait fallu qu'elle soit blessée pour ça.
Je retins une grimace.
- Ca fait longtemps que vous la connaissez ?
- Isabella ? Ça fait trois ans, depuis qu'elle fréquente Mike.
- Mike… ça fait longtemps que vous travaillez pour lui ?
- Depuis cinq ans.
- Vous trouvez pas qu'ils forment un couple bizarre ?
Au lieu de répondre, Sam abattit sa main sur mon épaule en riant au moment où nous arrivâmes à la salle de réception. Mon collègue ouvrit la lourde porte qui nous coupait du reste des convives et me laissa entrer avant lui.
Je fus saisis par la différence de bruit et de lumière. Les éclats de voix ne m'étaient pas parvenus jusqu'alors, je n'avais perçu que faiblement la musique et je fus surpris. L'intensité de la lumière me perturba quelques secondes également : passer d'un couloir sombre à une salle où de lourdes suspensions pendaient du plafond et où de nombreuses appliques étaient alignées sur les murs m'aveugla quelques secondes.
- Et maintenant, faut les retrouver ! Fit Sam en riant.
Tout en scannant la foule des yeux, à la recherche d'une robe qui réfléchirait la lumière à chaque mouvement de sa propriétaire, je profitais de la décoration du lieu. Les murs et le plafond étaient luxueusement habillés de rouge et d'or, comme si Isabella connaissait la décoration avant de choisir sa tenue. De nombreuses tables étaient dressées pour accueillir une multitude de hors-d'œuvres alors que des serveurs se déplaçaient parmi les convives avec des plateaux sur lesquels se trouvaient des coupes de champagne ou des mini-fours aux aspects variés.
- Tout le monde sait qu'il y a quasiment autant de gardes du corps que de starlettes mais le but est de se fondre dans la masse, passer inaperçus, alors prends un verre dès que tu peux, fais semblant de boire, mêle-toi à la foule et ne lâche pas Isabella des yeux.
Sam se faufila parmi les convives et, en cherchant des yeux ce qu'il avait vu, j'aperçus les reflets de la lumière sur la robe d'Isabella. Elle me tournait le dos mais je la vis en pleine conversation avec le dernier acteur en vue. Alice m'avait déjà parlé de lui, montré des photos, et fait voir quelques films, mais j'ignorais son nom, ça m'apprendra à ne pas lui porter plus d'attention…
Je fis alors ce que m'avait conseillé mon collègue et pris une coupe sur le plateau d'un serveur qui passait non loin de moi. J'essayais de passer inaperçu tout en tentant de refouler un profond dégoût pour tout cela, n'attendant qu'une chose : que la soirée se termine.
Après des années à servir dans le désert à me nourrir de rations, pour la plupart déshydratées, après avoir vu la guerre, la souffrance et la mort - d'un peu trop près - voir autant de futilités et de gaspillage était déconcertant. Je ne pouvais empêcher mes pensées de filer vers mes frères d'armes sur le terrain.
Dormir dans des dortoirs sans confort sous des tentes, devoir patienter des heures et des heures sous un soleil aride avant de pouvoir passer à l'offensive, risquer sa vie et celle de ses frères à chaque sortie alors que moi j'étais gracieusement payé à faire semblant de boire du champagne et manger des petits fours…
- Hey, Eddy, ça va ?
Je n'avais ni vu, ni senti Newton approcher. Il avait eu le temps de poser une main sur mon épaule avant que je ne prenne conscience de sa présence : je devenais totalement rouillé !
- Ouais, ouais, et toi ? Tu passes une bonne soirée ?
- Nickel, ma meuf se fait draguer par Bradley Cooper mais sinon ça va.
- Et tu laisses faire ?
- Oh j'ai pas peur, elle m'aime tellement que je crains rien !
- T'as l'air bien sûr de toi…
- Oh, tu sais, quand on me met le grappin dessus, on ne veut plus me laisser filer après !
Il me fit un sourire espiègle en tapant mon épaule du revers de sa main. Nous observions la foule quelques instants quand nous vîmes Isabella se frayer un chemin jusqu'à nous, sa main autour du poignet du fameux Bradley Cooper.
- Brad, je te présente mon petit ami, Mike ! Fit Isabella en se pendant au cou de Newton. Et notre ami Edward. Messieurs, vous connaissez Bradley.
Et ils commencèrent à parler cinéma, tournage et compagnie. Newton tenta à plusieurs reprises de m'inclure dans la conversation, mais j'avais beau faire des efforts, je n'y arrivais pas. Autant j'appréciais avoir la sécurité d'une personne entre les mains, me sentir utile et nécessaire, autant j'avais du mal avec un tel déballage de futilités.
Je repérai Sam dans la foule, à quelques mètres de nous : une flûte de champagne à la main, il conversait avec un convive sans nous lâcher des yeux, tout en restant discret. Lui, il savait y faire.
Au bout d'un long moment, la foule commença à s'agiter, signe que la projection allait commencer.
- Quoi ? Et on n'a même pas croisé l'acteur principal !
Newton bougonnait alors qu'Isabella se rapprochait de moi pour me souffler :
- Cullen, on s'arrache. On passe discrètement par les couloirs que vous avez pris en venant.
Elle embrassa rapidement Newton, et je me fis la réflexion que c'était la première fois que je les voyais aussi démonstratifs, puis elle se dirigea vers l'entrée par laquelle j'étais arrivé. Je la rattrapai rapidement et nous remontâmes le corridor jusqu'à atteindre le parking. En chemin, je me rendis compte que mes chaussures étaient en train de me faire souffrir. Elles avaient beau valoir trois ou quatre chiffres, le cuir était tellement raide qu'il en était douloureux.
Je pris sur moi, me focalisant sur le fait que j'avais déjà vu pire que quelques ampoules et nous arrivâmes à l'arrière de la limousine. Elle devait nous déposer à l'appartement avant de retourner sur le parking du cinéma, attendre Sam et Newton.
- Comment ça se fait que vous ne viviez pas ensemble, Mike et vous ?
Prononcer le prénom de ce nul m'écorcha la bouche.
- Et bien, j'ai beaucoup de travail à la maison, avec le nouvel album, et puis on n'est pas encore mariés, on fera ça à ce moment, rien ne presse.
- Et… je pris quelques secondes pour formuler mentalement ma question du mieux possible : vous êtes heureux tous les deux ? En tant que couple, je veux dire.
Elle réfléchit quelques instants avant de répondre :
- Et bien je pense que oui. On trouve tout les deux ce qu'on cherche dans une relation.
- Et vous cherchez quoi, dans une relation ?
J'étais persuadé de m'engager sur une pente glissante et dangereuse, de celle que l'on ne peut plus remonter une fois qu'on l'a descendue tellement elle est abrupte et pourtant, je voulais comprendre ce qu'elle faisait avec un homme capable de ramener des paquets cadeaux vides chez elle, juste pour les paparazzis.
- Et bien, il m'assure une certaine stabilité, une sécurité que je n'ai qu'avec lui.
Alors que le mot « sécurité » franchit ses lèvres, je faillis répliquer que c'était mon rôle à moi, qu'elle n'avait rien à faire avec ce type, mais au lieu de cela, je restai la bouche ouverte, ravalant ma réplique et gardai mon opinion pour moi-même. Ça aurait été franchir un stade qui ne devait pas l'être.
- Et puis, sexuellement, c'est génial entre nous, affirma-t-elle en riant.
C'était définitif : je regrettais de m'être engagé sur ce terrain et aurait préféré ne pas savoir cela. Je ne répondis rien et laissai s'installer le silence. Nous arrivâmes rapidement à l'appartement et à peine à l'intérieur, Isabella prit appui sur mon épaule pour se déchausser en soupirant.
- Je suis persuadée que celui qui a dit qu'il fallait souffrir pour être belle est un mec !
- Je vous rassure, mes chaussures aussi ressemblent à un instrument de torture…
- Alors enlevez-les, pourquoi attendez-vous ?
Je les retirai alors, me servant des orteils de chaque pied opposé. Si ma sœur me voyait faire, elle me tuerait probablement pour avoir pris le risque de les abîmer ainsi, mais peu importe, et puis, elle n'était pas là.
- Vous prendrez bien une pizza ?
- Maintenant que la soirée est terminée, vous allez réellement vous empiffrer de gras ?
- Oh oui ! Du gras et du sucre !
Elle se connecta sur le site de sa pizzeria pour me montrer la carte une fois que j'eus remonté mes chaussures dans mon dressing et, une fois notre choix fait, ce qui ne fut ni simple ni rapide, elle commanda. Elle m'expliqua que le livreur lui était attitré et avait dû signer un contrat stipulant qu'il ne devait rien divulguer sur ce qu'elle consommait. De nombreux magazines à potins (si précieux au cœur d'Alice ) paieraient cher pour savoir de quoi se nourrit une star.
- Ils mettent combien de temps à livrer ?
- C'est rapide : entre quinze et vingt minutes.
- Avec le monde qu'il y a dans les rues à cause de la première au Méridian, je ne suis pas certain que nos pizzas puissent arriver si vite.
- Vous voulez parier, Cullen ? Je vous dis qu'elles arriveront en moins de vingt minutes.
- Ok, moi je dis plus de vingt.
- Si je gagne, vous me laisser vos cheveux pendant deux heures !
- Comment ça ?
- Je veux pouvoir vous coiffer comme je l'entends.
Les battements de mon cœur accélérèrent soudainement tandis que j'eus l'impression que la température de l'appartement avait été augmentée d'une dizaine de degrés. Je m'attendais au pire, après des années à avoir le crâne rasé, j'appréciais enfin ce qu'étaient devenu mes cheveux. Ceci étant, il y avait peu de chance pour que le livreur arrive en moins de vingt minutes :
- Heu d'accord, enfin je crois.
- Et vous, vous voudriez gagner quoi ?
- Un week end avec ma famille.
- Elle est où votre famille ? Vous n'en parlez jamais.
- A Chicago et je parle rarement de moi, mais vous conviendrez que vous non plus, vous ne parlez pas beaucoup de votre famille.
- Hey vous connaissez déjà Emmett ! Mais D'accord, une nouvelle coiffure contre un week-end à Chicago.
Le livreur apparut sur l'écran télé et j'acceptai son arrivée en regardant ma montre. Il n'avait mis que dix neuf minutes, j'avais perdu un séjour chez mes parents, à une minutes près. Je risquais désormais de perdre toute dignité capillaire. J'allais pour ouvrir la porte au livreur pendant qu'Isabella s'installait sur un des canapés. Elle eut la victoire discrète mais arborait un grand sourire.
- Vous faites pas avoir Cullen, elles sont déjà réglées, hein !
Nous étions installés côte à côte devant un film d'espionnage plutôt sympa quand elle m'expliqua que la pizzeria avait ses coordonnées bancaires et débitait directement les frais. Elle rajouta que le compte était au nom de son frère, de sorte à ne pas laisser de preuve de son alimentation.
Notre soirée fut agréable mais aucun de nous ne vit la fin du film, nous avions sombré sur le canapé. Mon sommeil fut particulièrement agité et mes cauchemars mauvais, comme lors de chacune de mes nuits, depuis ce fameux jour en Irak. Cette fois-ci, je n'eus pas le temps de me voir me faire tirer dessus à deux reprises, alors que je m'interposais entre un rebelle et mon Major : je fus réveillé par des cris hystériques.
Aussitôt alerte, j'observais le salon éclairé par la colonne des méduses et l'écran de la télé en veille, rien ne m'apparut différent. Mes yeux accrochèrent les cartons de pizzas sur la table basse. Les cris reprirent de plus bel au moment où je reçus un coup sur la cuisse. Mon regard se porta aussitôt sur ma droite pour trouver Isabella, toujours endormie sur le canapé, en proie à un violent cauchemar. Ses joues étaient striées de larmes alors qu'elle gesticulait de manière désespérée.
Je sautai immédiatement sur mes pieds pour aller la réveiller, secouant son épaule de plus en plus fermement.
- Nan pitié, revenez ! Hurla-t-elle au moment où ses yeux s'ouvrirent.
- Chuuut, tout va bien, vous êtes en sécurité.
Elle laissa échapper un puissant sanglot avant de crocheter ses bras autour de mon cou.
- Ce n'était qu'une rêve, tout va bien, chuchotais-je en la serrant contre moi. La position n'avait rien de confortable pour moi, étant à genoux sur le sol et penché par-dessus Isabella, toute tremblante, toujours allongée. Ceci étant, je ne dis rien : je me devais d'assurer sa sécurité, y compris durant son sommeil et ses réveils. Je savais avant même d'avoir commencé ce travail qu'elle avait été blessée et qu'il était normal d'avoir besoin de temps pour se remettre de cela.
- Parlez-moi, racontez-moi ce dont vous avez rêvé.
- Oh Edward, c'était tellement réel… fit-elle entre deux sanglots.
Elle était tellement perturbée qu'elle en avait laissé tomber ses propres barrières et m'avait appelé par mon prénom ! Ceci étant, ce n'était pas le moment pour moi de m'arrêter dessus, ça ne serait, d'ailleurs, jamais le moment de m'arrêter dessus !
- Prenez votre temps, mais ne gardez pas cela pour vous.
Elle resserra ses bras autour de mon cou, ravivant la tension qui avait pris place dans mon dos, avant de me relâcher. Je retins un soupir de soulagement avant de me redresser, lui laissant assez de place pour qu'elle-même puisse s'asseoir. Je pris place à ses côtés et nous nous installâmes face à face, assis en tailleur. Je me permis de lui prendre la main, de sorte à lui montrer mon soutien.
- J'ai eu si peur.
- Mais tout va bien, maintenant, vous êtes chez vous en sécurité, je suis là pour vous protéger et vous savez que je donnerais littéralement ma vie pour vous.
Je m'attendais à ce qu'elle me parle de son agression au couteau, sans doute ravivée par la soirée au cinéma, même si le contexte était différent, c'était dans une soirée comme celle là qu'elle avait été blessée, il était donc normal que ça lui revienne en tête, mais elle me confia quelque chose de bien différent, entre deux sanglots :
- Les pizzas étaient en voie de disparition !
J'adore son cauchemar ! cette fille est cinglée XD
Dans le prochain chapitre, nous rencontrerons les musicos, dont un certain Jacob... j'aimerais vous donner en exclusivité un extrait d'une conversation surprise par eddychouchounet entre Jacob et Bella, il ne s'agira pas d'un extrait du prochain chapitre mais celui juste après, le 8ième chapitre donc.
Seulement l'extrait ne sera pas gratuit et voilà pourquoi je poste un chapitre aujourd'hui. J'ai envie de fêter mon anniversaire avec vous, c'est pourquoi je laisserais l'extrait à toutes celles qui m'auront souhaité un bon anniversaire par review, jusqu'à la publication du prochain chapitre (oui parce que chez moi, un anniv' ça dure plusieurs jours ^^)
Deal ?
Bisous mes beautés !
