Vendrediiiiii !

Hey week-end de trois jours ! C'est bon ça !

Avant toute chose, oui je sais, aujourd'hui le chapitre est particulièrement court, mais que voulez vous... XD

Anecdote (ou racontage de vie pour être exacte !) Mercredi j'étais au concert d'Evanescence à Paris et c'est quand je suis rentrée chez moi après avoir acheté mes places que l'idée de cette fic m'est venue en tête alors c'était... tout particulier *-* et pis c'était un excellent concert !

Je suis la seule à me faire un délire sur un potentiel marathon Twilight au ciné et où on se donnerait toutes rendez-vous ? Moi je kifferais ça XD

Lumilove : Ouiiii Jacob est amoureux XD c'est comme ça que je le déteste le plus hihi Le week end à Chicago se poursuit encore vendredi prochain où il se passera encore plus de choses ^^

Piran : Coucou toi ! J'ai hésité à te répondre ici ou par mp, pis finalement je me suis dit que j'allais faire ça ici :) oui les choses avancent tout doucement sinon j'aurais les 20 prochains chapitres sur les bras et je saurais pas quoi en faire XD Cherche la petite bête, vas y, je t'en prie ^^ Bien sûr que se faire blesser sur le terrain c'est un risque évident, mais entre l'envisager et le vivre (et l'assumer !) il y a une différence (un fossé, un Grand Canyon ! Mais en fait, je crois surtout qu'Eddyroudoudou est en flippe totale à l'idée de revoir ses parents et qu'il se fait un max de scénarios, à juste titre ou pas !

C'est un plaisir de te voir chercher la petite bête ^^

Ninidezil : si le chapitre précédent était court, qu'est-ce que ça va être aujourd'hui XD promis, les chapitres vont finir par s'allonger ahahah bises

Lau : Jacob... Aaaaah Jacob... en même temps, on aime toutes le haïr, non ? Et c'est dans ces cas là qu'on y arrive le plus ahahaha Et oui, il faut bien qu'Eddychou ait de la concurrence ! (même si ya déjà Mike hein !) Voici les retrouvailles ! Bises

Momo 6 : Ca sonne comme une menace mouahahah J'arrive pas trop à avoir de la peine pour Jacob tu sais ^^ J'aime tellement lui en mettre plein la tête ahahah J'ai essayé de faire en sorte qu'Edward soit moins "soldat" que ce qu'il devrait être sinon il ne calculerait même pas Isabella et ça serait pas drôle ^^ alors oui, il s'éloigne de plus en plus de son entrainement ;)

Bella ? C'est une crème ! Mais heu, je crois que la crème ça tourne, non ahahah on verra ça plus tard ^^ je te laisse rencontrer la team Cullen !

Chapitre 9

Ma mère, toujours aussi bien apprêtée qu'à l'habitude, les vêtements protégés par un tablier fraîchement sali par de la sauce tomate, poussa un cri aigu au moment où ses yeux se posèrent sur moi. Livide, elle porta sa main sur son cœur en prenant appui sur le chambranle alors que mon corps entier se mit à trembler.

- Eddy ? Sa voix chevrotante brisa mon cœur. Était-elle sur le point de me virer de là où de m'accueillir comme le messie ?

- C'est moi maman.

Elle poussa un couinement aigu avant de s'approcher de moi pour me prendre fermement dans ses bras. Son odeur me frappa, la même que celle qui avait bercé mon enfance, celle qui m'avait sécurisé et réconforté pendant des années. Ma seule vraie place, celle où je pouvais être moi-même, était entre les bras de ma mère.

Venant d'un soldat expérimenté, ça peut être décalé, mais quand on a perdu l'emploi qui était toute notre vie, quand on perd ses amis et que notre vie devient si différente de celle que l'on s'était imaginée, quand tout bascule, la seule chose qui nous reste, invariable et immuable, c'est la famille.

Ma mère mit fin à notre étreinte, son visage était strié de larmes.

- Chéri ! Alice ! Venez voir !

Elle posa ses mains sur mes joues avant de plonger ses yeux dans les miens :

- Oh mon bébé, je suis tellement heureuse de te voir ! Tu restes combien de temps ?

- Je repars dimanche en début d'après-midi.

- Alors on va en profiter à fond ! Entre, où avais-je la tête, viens.

Elle me fit entrer. La décoration avait été récemment refaite pour être un peu plus à la mode, le parquet avait été poncé et éclairci, les murs repeints en blanc et gris : la pièce de vie qui s'étendait sur l'intégralité du rez-de-chaussée semblait avoir gagné en mètres carrés. Mon regard fut rapidement capté par mon piano qui trônait sur une estrade.

J'entendis des pas précipités à l'étage et vis rapidement ma petite sœur dévaler les escaliers. Quand elle m'aperçut, elle poussa des cris stridents. Les escaliers descendus, elle courut jusqu'à moi et sauta dans mes bras. Je la rattrapai comme je pus avant de la faire tourner dans les airs. Elle éclata de rire en resserrant sa prise autour de mon cou. Je la reposai au sol avant de la prendre contre moi.

- Tu t'es fait virer de ton job de rêve ? C'est pour ça que t'es ici ?

- Naan, nan, mon… patron m'a donné mon week-end.

Mon père, que je n'avais pas entendu descendre, prit la parole :

- Tu aurais dû nous prévenir, on serait venu te chercher à l'aéroport.

- Pas de soucis, un taxi avait été prévu.

Alors qu'il n'avait jamais été démonstratif, mon père me prit dans ses bras à son tour.

- Tu prendras bien un verre ?

- Avec plaisir !

Nous nous retrouvâmes alors tous les quatre dans le salon, autour d'une bouteille de vin. Rapidement, Jasper, le petit ami de ma sœur depuis trois ans, arriva à la villa pour la soirée et Alice dévia la conversation sur mon travail, et ma santé :

- Alors, tu t'es bien remis de tes blessures ?

- Et bien oui, j'ai eu du mal à me remettre à la course à pied, mais je m'améliore.

- Et le moral ? S'enquit mon père.

- Pour être honnête, à posteriori, j'ai eu un petit passage à vide, mais ça va mieux depuis quelques temps.

- Depuis que tu as changé de travail ?

Jasper était bien trop perspicace !

- Et bien oui, ça coïncide à peu de chose près avec mon changement de travail.

Je sentis mes lèvres commencer à s'étirer dans un sourire niais et luttai pour garder le contrôle sur mes zygomatiques.

- Oh, et il n'y aurait pas une fille là-dessous ?

- De quoi tu parles, Alice ?

- T'es en train de rougir ! Dis-moi pour qui tu bosses !

- Nan, jpeux pas, et tu le sais. Tout ce que je dirais, c'est que j'aime beaucoup mon travail.

Ma mère, toujours aussi soucieuse chercha des informations bien différentes :

- Et ça va, c'est pas trop dangereux ?

- Bien moins que l'armée, mais non, c'est plutôt calme comme travail !

- Tant mieux alors. Et tu t'es fait des amis mon chéri ?

- Et bien amis c'est vite dit, mais j'ai rencontré plein de gens, et Alice tuerait pour rencontrer certains d'entre eux !

J'éclatai de rire en voyant la tête déconfite de ma sœur.

- Que tu ne me dises pas pour qui tu travailles, je peux le comprendre, et encore, mais dis-moi qui tu as croisé !

- Même ça je ne peux pas te le dire.

- Ton patron est gentil avec toi au moins ? Tu manges bien ?

Ma mère était adorable !

- Et bien, c'est mon boss qui m'a payé le week-end ici, alors le moins que je puisse dire c'est que oui, il est gentil, quant à la nourriture… j'ai dû manger des brocolis !

Tout le monde rit et la conversation s'orienta vers les études d'Alice en stylisme. Je sentis mon portable vibrer et le sortis de ma poche. Patron était inscrit comme venant de m'envoyer un message. J'avais pris soin, durant le voyage, de changer son nom dans mon répertoire.

« J'espère que vous êtes bien arrivé. Profitez bien. Les crevettes se portent à merveille ! » Moi qui voulais profiter de ce week-end pour mettre de la distance avec elle, je venais de comprendre qu'il ne manquait que sa présence ici pour que mon bonheur soit complet.

« Je me suis fait allègrement draguer par une jeune femme dans l'avion, alors le vol fut particulièrement long, mais je suis bien arrivé chez mes parents. Merci encore pour tout. Tant mieux pour les crevettes. Bon week-end à vous et soyez sage. »

Elle répondit rapidement à mon message et je fus content que l'attention de chacun soit accaparée par les récits d'Alice :

« Ah oui, je comprends que votre vol ait pu paraître long ! Profitez bien de votre famille : c'est précieux une famille unie. »

Décidément, il fallait que j'en apprenne plus sur ses parents ! Je la remerciai une fois de plus.

Nous nous retrouvâmes attablés autour d'une lasagne divine. L'ambiance était chaleureuse et chacun raconta des petites anecdotes diverses et variées. L'heure du coucher arriva et je retrouvais ma chambre d'adolescent. J'étais étendu sur mon lit en pyjama, à fixer le plafond, l'esprit très loin de Chicago. Je ne réussis pas à trouver le sommeil et après quelques heures à cogiter un peu trop, je préférai me relever dans le but de rejoindre mon piano.

Cependant, une fois dans le couloir, je vis un rai de lumière sous la porte d'Alice. J'allais doucement gratter à sa porte, de sorte à ne pas prendre le risque de réveiller nos parents. Très rapidement, elle m'ouvrit la porte.

- Oh Eddy ! Tu dors pas ?

- Toujours pas, non. Jte dérange ?

- Pas du tout, entre.

J'entrai et fus frappé par la centaine d'Isabella Swan qui tapissait les murs de sa chambre. La plupart des photos montraient ma coloc très peu vêtue. Le fait est qu'elle avait un corps magnifique et, pour l'avoir vu dans un tout petit pyjama, les posters étaient très peu retouchés.

Avec Alice, nous nous allongeâmes côte à côte sur le lit, comme avant que je ne m'engage et que nous attendions que nos parents s'endorment pour nous rejoindre et papoter jusqu'à ce que l'on tombe de sommeil.

- Tu faisais quoi ?

- Je travaillais sur mon projet de fin d'étude, tu veux le voir ?

- Bien sûr, montre-moi.

Elle se releva pour récupérer plusieurs schémas sur son bureau et me les montra. Ma sœur travaillait sur le dessin d'une robe de cocktail au bustier brodé. Chaque détail était soigneusement agrandi et détaillé sur des pages différentes. Son travail était fantastique et minutieux. J'imaginais facilement sa robe sur un tapis rouge.

- Alice, je suis si fier de toi, c'est splendide !

- Ah oui, tu trouves ?

- Bien sûr ! C'est super beau ! Quand est-ce que tu commences la réalisation ?

- J'ai encore deux mois. Le temps de tout peaufiner.

- Tu m'enverras la photo de ta robe hein.

- Avec plaisir Eddy.

- Et tu as des tenues que tu as faites toi-même ?

- Bien sûr, les trois quarts de mes tenues sont de moi.

- Peut-être, et je dis bien peut-être, que je peux parler de toi à une ou deux personnes.

Ma petite sœur sauta sur le matelas en poussant un cri extatique. Moi qui voulais éviter de déranger nos parents, j'étais quasiment persuadé qu'ils étaient dorénavant réveillés.

- Tu ferais ça pour moi ?

- Envoie-moi la photo de ce que tu as fait et je montrerai ça.

Mon petit lutin de sœur s'agrippa à mon cou en embrassant mes joues :

- T'es mon frère préféré !

- C'est pas trop dur ça mais merci.

Nous rîmes ensemble avant qu'elle ne reprenne sa place initiale et démarre un nouvel interrogatoire :

- Comment tu t'en sors, en vrai ?

- Je suis vraiment bien depuis que j'ai quitté le parking. J'avoue que ça a été un peu compliqué avant, niveau guérison et adaptation mais c'est derrière moi maintenant. Et puis j'adore mon nouveau travail.

- Tu ne me diras vraiment pas pour qui tu travailles, n'est-ce pas ?

- T'as tout compris mon lutin.

- Okay. Alors dis-moi pourquoi ce travail te plaît autant.

- Et bien, je me sens utile, je protège quelqu'un, à mes yeux c'est plus valorisant que surveiller des voitures. Je vis en colocation avec mon patron alors j'ai un super logement, bref, j'adore.

- Chui contente pour toi, sincèrement. On a eu tellement peur quand tu t'es fait tirer dessus.

- Je sais Alice, je suis désolé : j'ai foiré. J'ai eu honte, je voulais pas que vous voyiez celui que j'étais devenu.

- Oh Eddy, de quoi tu avais honte ? Tu t'es sacrifié pour ton supérieur. On est tellement tous fiers de toi.

- Ah oui ?

- Bien sûr que oui. Comment pourrait-on ne pas l'être ?

- Ça me touche, vraiment. Et avec Jasper, comment ça se passe ?

- C'est l'amour fou ! Il ne me l'a pas dit clairement mais je sais qu'une fois mon diplôme en poche, il va me demander de l'épouser.

- Oh je suis tellement heureux pour vous !

- Oui c'est super ! Jveux pas m'emballer au cas où, mais ça serait super génial comme cadeau pour mon diplôme.

- Tu m'étonnes !

Nous avions continué de parler de leur mariage, de nos parents et Alice commença à s'endormir alors je rejoignis ma chambre. J'eus encore un peu de mal à sombrer pour finalement lâcher prise et rêver d'Isabella.

Le jour suivant, pas de running, pas d'appartement envahi par des gens que je devais faire semblant d'apprécier mais une tasse de café et beaucoup de bonne humeur. Je profitai de la matinée pour m'exercer au piano. Mes doigts étaient particulièrement rouillés et je fis un grand nombre de fausses notes mais au bout d'une heure et demie, mes doigts finirent par se délier et je pus m'attaquer aux plus grandes compositions que je connaissais : de Bach à Beethoven, en passant par John Williams et Yiruma.

Très vite, ma mère vint s'installer à mes côtés sur le banc du piano, et posa sa tête sur mon épaule. Elle m'écouta jouer jusqu'à ce que nos estomacs nous signalent qu'il était temps pour nous de penser à nous nourrir.

Nous quittâmes donc tous les quatre la villa, à la recherche d'un restaurant. Notre choix s'arrêta sur un japonais où nous commandâmes un apéritif en attendant que Jasper ait sa pause repas : il faisait sa dernière année de psycho avant l'obtention de son diplôme et l'ouverture de son cabinet.

Alice et moi étions en pleine bataille de baguettes quand il arriva et nous passâmes commande. La conversation tourna rapidement sur ce que nous allions faire de notre après-midi. J'avais proposé le laser game mais, bizarrement, tout le monde refusa, prétextant que j'étais trop entraîné pour ça et que j'allais tous les mettre KO. Le choix se porta alors sur un bowling, sans Jasper qui avait dû retourner à la fac.

Bien évidemment, Alice râla quand elle aperçut les chaussures obligatoires pour accéder aux pistes, preuve qu'elle aurait proposé une autre activité si elle s'en était rappelé.

- Nan mais je peux pas mettre ça, ça jure trop avec ma tenue !

- Alice, arrête, ce ne sont que des chaussures...

- Eddy, c'est pas parce que toi tu sais pas t'habiller que moi je ne dois pas prêter attention à ce que je porte ! Et puis c'est mon travail d'être bien habillée ! Si mes profs me voient avec…

- Mais qu'est-ce que vous avez tous avec mes fringues ?

- Haan qui t'a dit que tu t'habillais mal ? Ton patron ? Hiiii je l'aime déjà ! Qui que ce soit !

Refroidi, je pris mes chaussures de bowling, bleues et vertes et les enfilai, mes parents firent de même puis Alice finit par se résigner. Au moment où personne ne fit attention à ce que je faisais, je pris mes nouvelles chaussures en photo et l'envoyai à Isabella avec pour légende : « Shopping en famille, vous en pensez quoi ? »

Mon père avait gagné chaque partie, il nous avait terrassés pour être exact. Ma mère et moi avions été lamentables mais nous avions tous passé un excellent moment de complicité. Alice avait passé son temps, entre deux tirs, à nous filmer ou nous prendre en photo.

Je passais un superbe week-end !

A la sortie du bowling, nous avions arpenté les quais du fleuve Chicago à la recherche d'un vendeur de bretzels. Je mordais allègrement dans le mien quand mon téléphone vibra. Patron. J'ouvris son message et lus :

« Me branchez pas sur votre look, Cullen, je vous rappelle que j'ai une photo inestimable de vous ! »

« Ce sont des menaces ? »

Mon portable vibra une nouvelle fois : « Peut-être »

Alice sautillait dans tous les sens et ne cessait de parler de défilés de mode et d'événements mondains pour lesquels son école avait quelques pass. Ils organisaient donc fréquemment des concours permettant aux élèves les plus prometteurs de s'y rendre.

Nous rentrâmes à la maison en fin d'après-midi, frigorifiés. Je fis des chocolats chauds pour tout le monde et nous nous installâmes à table devant un jeu de société. Après une demi-heure de jeu, le portable d'Alice émit une légère vibration, elle s'excusa et sortit son téléphone avant de pianoter quelques instants et de s'écrier :

- Non mais c'est quoi ça !

C'est court, hein ? : /

La fin est sadique, oui ça je sais, mais vous êtes habituées depuis le temps !

Ca mérite un extrait ? Oui parce que vous êtes adorables !

"Nous étions répartis sur les différents canapés, tasses de thé dans les mains, devant un film d'action quand Alice glapit, les yeux rivés sur son téléphone. Je me tendis aussitôt, de peur qu'Isabella en ait trop dit en commentant sa photo.

- Qu'est-ce qui se passe, chérie ? Fit Jasper en passant un bras autour de ses épaules.

- C'est Isabella Swan !

Et voilà, Alice savait… Elle allait vouloir me tuer ! Jasper regarda l'écran par-dessus l'épaule de ma sœur :

- Allez, c'est pas si grave, ça va aller.

- Non mais tu comprends pas ! C'est tout mon monde qui s'écroule, là !

Ma sœur me tendit son portable et il me fallut tout mon self contrôle pour ne pas trahir ma surprise. Sur le profil officiel de Jacob, qu'Alice suivait dans l'espoir d'avoir des infos sur l'album en cours, un selfie avait été ajouté quelques minutes plus tôt sur lequel le musicien était en train d'embrasser Isabella ! "

Ne tuez pas !