Coucou mes beautés !

Youpi, c'est le week end ! Je sais pas ce que vous avez prévu pour votre week-end, mais moi je pars ce soir Amsterdam... Et je sais pas ce qui m'a pris mais je me suis dit "Hey, çaserait rigolo un aller retour Paris-Amsterdam en bus... je commence seulement à me dire que ça va etre long XD Bref, tout ca pour dire que j'aurais 18h de bus pour avancer cette fic ^^

A l'heure actuelle, j'écris le 33ieme chapitres et il y en aura entre 40 et 45 (pitié j'espere pas plus, je veux passer aux projets suivants moi XD )

Trève de bavardages ! Vous avez été nombreuses à participer à mon petit jeu ! *-* J'ai vraiment aimé ça ! Et vos idées sont ou très sympas ou totalement loufoques mais tellement originales ! J'aurais pas autant confiance en ma pièce que je l'aurais réécrite avec vos idées ^^

Bon... non c'est pas un remix de 50 nuances... mais après relecture du chapitre à venir j'ai bien ri parce qu'il y sera question de cuir et de cravache à un moment XD

Avant que je n'oublie... je suis impardonnable ! Eddy et ses magnifiques couettes du chapitre précédent... on les doit à Lolo-la-furie, c'est son idée à elle ! Vous avez lu sa fic ? Unlikely love ? Elle est aussi barrée qu'elle !

Je voulais remercier chaleureusement Ninette qui a méticuleusement commenté les premiers chapitres de comme par magie (difficile de se replonger dans cette fic quand on a la tête pleine d'autres idées ! ) J'ai adoré lire toutes tes reflexions au fil de ta lecture, malheureusement c'est un peu compliqué de répondre à tous tes messages, et pourtant dieu (oui oui, dieu des FF) sait que j'aime répondre aux reviews *-* bises à toi

Momo 6 : Bella qui frappe Jacob, c'est pas de moi, c'est de Meyer, au moins un truc que j'apprécie dans ses livres ^^ Ceci étant, j'ai pris beaucoup de plaisir à casser le nez de Jacob ahahah On est d'accord, Emmett, même s'il n'est plus son garde du corps est toujours aussi protecteur *-* Eddy n'a qu'à bien se tenir XD On recroisera la route des Cullen de temps à autre, promis ! Mike... je dirais rien, je l'aime trop Mike ahahah est-ce qu'il est définitivement sorti du décor ? Je sais pas... est-ce que tu me connais si mal que ça ? *rire démoniaque* Pour la pièce secrète... naaan, crois moi, elle ne veut pas garder de souvenirs de sa famille... mais ça, on en reparlera dans loooongtemps ^^

Silly girl : Hum... tu risques d'être déçue ahahahah

Lau : Haaan j'ai pas pensé à une vengeance ! Une idee ? ^^ Rhoo mais siii, la photo de rupture de Mike est géniale ! Bien plus efficace que des mots *-* rhooo t'as jamais rompu par photo? mouahahah un jour je serais ça ahahahah Je vois que l'état de Jacob te plait ! ^^ oooh ouais...pancakes au lit... *je baaaave* La pièce secrete...non pas de "tas de photos dossier". Un rapport avec sa vie d'avant ? Non, pas vraiment ^^

Je ne dirais pas si quelqu'un a trouvé, parce que j'ai appris que certaines allaient voir les reviews des autres pour avoir des idées... je citerais pas le nom de Gwen Who mouahahahahha

Bon, trêve de bavardages... d'autant que c'est un chapitre trèèès intéressant *-*

Chapitre 11

Le temps s'écoula lentement auprès d'Isabella, rythmé par des interviews téléphoniques et les arrangements de son album. Nous n'avions plus reparlé de l'altercation qu'elle avait eue avec Jacob depuis que j'avais tenté d'en parler en rentrant de mon week-end : elle m'avait fusillé du regard en augmentant le son de la télé. Le message était clair ! Cependant l'attelle qu'elle portait à la main droite parlait pour elle.

Isabella était constamment de mauvaise humeur, frustrée d'être limitée dans ses mouvements. Elle avait dû abandonner la guitare et ne pourrait pas en jouer durant les six semaines suivantes si elle voulait éviter des complications. Elle avait donc augmenté la charge de travail de Jacob - et à mon sens, c'était bien fait pour lui ! - lui envoyant des partitions en lui demandant de s'enregistrer pendant qu'il les jouait.

Pour cuisiner aussi c'était compliqué, elle m'avait donc mis à contribution. Au moment de faire à manger, elle se hissait sur le plan de travail et me donnait les instructions à suivre. Comme elle se préparait pour un shooting photos, j'appris à cuisiner des légumes sans les priver de leurs vitamines. Si on m'avait dit que je finirais par porter un tablier dans la cuisine d'une star à agrémenter toute sorte de choux, j'aurais eu du mal à y croire !

Il s'est avéré que je n'étais pas si mauvais cuisinier que ce que j'aurais cru. En revanche, je m'étais blessé à plusieurs reprises en maniant les couteaux, par manque d'attention. Il faut dire qu'Isabella balançait inconsciemment ses jambes dans le vide à chaque fois qu'elle était sur le plan de travail et ça avait un petit côté hypnotique.

Entre deux colères contre elle-même, elle m'avait questionné sur mon week-end en famille. J'avais préféré taire les réactions d'Alice après la parution de la photo de Jacob, de peur de la mettre en colère et préférai évoquer le bowling, les pancakes et mon piano. Je lui racontai également à quel point j'avais été heureux de les revoir. Aussi, je réussis à parler de ma sœur et de ses créations, Isabella se montra enthousiaste en voyant les photos des tenues que j'avais reçues peu après mon atterrissage.

Notre running matinal s'allongeait doucement et nous atteignions une heure de course, je n'avais même plus de courbatures. Les itinéraires et l'horaire avaient été parfaitement choisis par Emmett, aucun danger ne s'était présenté, ni aucun paparazzi.

Cela faisait un mois que je travaillais pour elle et c'était vraiment un emploi tranquille. Isabella sortait rarement de l'appartement et l'ascenseur filtrait tout danger. Il était arrivé quelques fois que des étrangers tentent de venir au quarante-neuvième étage, mais ils n'avaient tout simplement pas eu l'occasion de monter jusqu'à nous.

Je n'avais pas eu d'ouverture pour aborder avec elle son agression au couteau, ni ses rapports avec ses parents mais je cherchais encore une occasion pour lui en faire parler.

Elle commençait enfin à se détendre et pestait de moins en moins au sujet de sa main, je retrouvais alors la jeune femme agréable que je connaissais.

Newton était revenu à l'appartement, avec une boite vide de chocolat, quelques jours après mon retour à Seattle. Il avait eu vent de l'intégralité de l'histoire et avait présenté ses excuses à Isabella, qui les avait acceptées.

Ma vie aurait pu être parfaite mais il avait fallu qu'il revienne.

Un matin après notre course à pieds, je surfais sur le Web quand j'allai consulter mon compte bancaire, par acquis de conscience. Il y avait plus de chiffres inscrits que je n'en avais jamais vu ! Je prêtais attention aux détails et vis un virement au nom d'Emmett de quinze mille dollars !

Je bondis du canapé pour demander une explication et me rendis compte rapidement qu'Isabella se trouvait dans la salle qui m'était interdite. Je m'arrêtai devant la porte, ne sachant pas si je devais frapper ou juste attendre. Aucun bruit ne filtrait de l'intérieur et je commençai à faire les cent pas devant, m'arrêtant de temps à autre, immobilisant mon poing en l'air, prêt à frapper pour finalement me raviser. Je restai un long moment à ne pas savoir quoi faire.

Au final, Isabella ouvrit la porte. Je n'eus pas le temps de voir quoi que ce soit à l'intérieur, à part que la pièce était faiblement éclairée : en me voyant, ses yeux s'exorbitèrent et elle sortit rapidement en claquant la porte derrière elle.

- Je peux faire quelque chose pour vous ?

- Heu oui, ya quoi dans cette pièce ?

- Rien qui ne mette ma vie en danger, alors ça ne vous regarde pas.

Elle avait rarement été aussi sèche avec moi, et je n'aimais pas ça.

- En fait, j'avais surtout des questions au sujet d'un versement sur mon compte au nom d'Emmett.

- Ah oui, c'est votre salaire ! Comme je vous l'ai précisé, je passe par un compte au nom de mon frère pour financer certains aspects. Et vous serez d'accord avec moi sur le fait de vous payer en mon nom, ce ne serait pas très discret.

- Okay, je comprends, mais pourquoi quinze mille ? Vous m'avez dit sept milles cinq ?

- Sérieux, Cullen, vous êtes en train de râler parce que vous touchez plus que ce qui était prévu ?

- Je râle pas, bien qu'au moment où cette phrase franchit mes lèvres, je me rendis compte que mon ton était un peu plus haut que ce qui était nécessaire, j'essaie juste de comprendre pourquoi mon salaire a doublé.

- Oh ben je sais pas moi. Elle agita sa main dans les airs comme si elle chassait un insecte indésirable et partit vers le salon en continuant de me parler sans vérifier si je la suivais ou non : je vous ai dit que je vous embaucherais si vous mettiez Emm' ko, vous l'avez pas fait mais je vous ai embauché quand même, ben votre salaire, c'est la même chose, je vous avais dit que je le doublerais si vous gagniez, c'était pas le cas, et je l'ai doublé quand même.

Elle s'affala dans le canapé, ses jambes pendaient par-dessus l'accoudoir :

- Et c'est réellement un problème pour vous, d'être trop payé ?

Je ne répondis rien et partis dans la salle de sport : j'avais besoin de me dépenser ! J'enfilai en vitesse une paire de baskets et pris place sur un tapis de course. Bien sûr que non, ce n'était pas un problème pour moi de voir mon salaire doublé, je m'étais mis en colère sans vraiment savoir pourquoi. Il m'avait fallu une course d'une heure et demie, en plus de celle du matin, et un t-shirt trempé pour comprendre ma réaction. Ce n'était pas tant le montant en lui-même qui était un problème, c'était le salaire ! Comme une balle qui viendrait vous perforer la poitrine, ma paie avait été un brusque retour à la réalité. Un contact sur une bulle de savon, la faisant éclater.

Ce versement, et quel qu'en soit son montant, n'était rien d'autre qu'un rappel de la raison pour laquelle j'étais présent aux côtés d'Isabella. J'avais tellement pris plaisir à être à ses côtés, à l'écouter composer ou chanter, à nous faire à manger, à vivre avec elle comme un couple le ferait - bon, un vieux couple j'entends - que j'en avais oublié que je n'étais qu'un employé. Je vivais sous son toit uniquement parce qu'elle était tombée sur un désaxé, sans quoi je serais toujours à surveiller mes écrans dans la cabine miteuse d'un parking.

Ça n'avait rien à voir avec de l'amitié ni quoi que ce soit de plus fort, j'étais juste un vulgaire employé qu'il fallait rémunérer, et ça, ça faisait mal.

J'avais tellement eu à cœur de la faire rire, de tout et de rien, juste pour pouvoir entendre ce son qui me réchauffait de l'intérieur, j'avais tellement aimé plonger mes yeux dans les siens, malgré tout conscient que rien ne serait possible, que c'était douloureux.

J'avais oublié les principes de ma carrière militaire, j'avais laissé mes sentiments, ou quoi que ça puisse être, prendre le pas sur mon travail, jusqu'à recevoir cette claque monumentale.

Je sortis de la salle riche d'un tout nouvel objectif : mettre le plus de distance possible entre elle et moi. Elle me considérait comme un employé, soit, j'allais être professionnel.

La porte de la salle de mixage était ouverte, le morceau qu'elle avait chanté, Unlikely Love, accompagnée de guitares, résonnait. Une fois de plus, la voix brisée d'Isabella m'interpella : en tout objectivité, cette chanson était magnifique et tellement mélancolique qu'elle allait probablement faire un carton. Je ne prêtais pas attention aux paroles chuchotées, elles étaient pour quelqu'un d'autre. C'était un autre Edward qu'elles avaient touché.

...

J'arpentais les rues de Seattle, me fiant aux instructions du GPS, au volant d'une Aston Martin Rapide S.

J'avais été impressionné en voyant l'intérieur du garage d'Isabella. Elle avait privatisé un étage du sous-sol pour pouvoir y garer une succession de voitures de luxe : Porsche 911, Panamera, Audi TT, R8 Spider, Lamborghini Gallardo et d'autres que je ne saurais nommer. Au fond du parking, dans l'ombre, un pick-up Chevrolet qui avait connu des jours meilleurs dénotait totalement. L'espace d'un instant, je m'étais même demandé si ma patronne employait un jardinier ou un plombier qui pourrait être propriétaire d'un tel véhicule. Cependant elle m'avait jeté les clés de l'Aston Martin et je n'avais pas réfléchi plus longtemps.

L'ambiance à l'appartement était devenue quelque peu tendue depuis ma première paie, deux semaines plus tôt. J'essayais le plus possible d'être dans une autre pièce qu'elle, ne la rejoignant que pour manger. Je lui avais fait comprendre que je n'avais plus besoin de son aide pour cuisiner et elle en profitait pour travailler son album dans son studio d'enregistrement ou dans la salle de mixage.

Même Newton s'était rendu compte que quelque chose n'allait pas et avait tenté de venir me faire la conversation alors que je faisais des tractions dans la salle de sport. Il avait mis un bon quart d'heure avant de se rendre compte que je n'avais pas l'intention de lui parler et s'était alors installé sur un banc à mes côtés pour soulever des poids.

Oui l'ambiance était froide, dans l'habitacle également. Je conduisais Isabella à son shooting photos. Le studio était privé et je m'étais assuré à l'avance de faire signer à chaque personne concernée un contrat de confidentialité, m'assurant par là que l'information de notre présence ne fuirait pas. En organisant cela, je m'étais rendu compte de l'importance de ces fameux contrats : nous pouvions alors être plus sereins.

Après une demi-heure de bouchons, je coupai le moteur devant ce qui ressemblait grandement à un hangar abandonné. Mon passager s'extirpa du véhicule aussi vite que s'il prenait feu et abattit la capuche de son sweat sur sa tête. La rue était déserte et excentrée du centre-ville mais elle ne voulait pas prendre le risque d'être aperçue. Je verrouillai la voiture et courus la rejoindre pour l'entendre frapper à l'immense porte en tôle en trois séries de coups secs. Un bruit métallique se fit aussitôt entendre avant que la porte ne coulisse bruyamment, nous autorisant l'accès. L'intérieur était immense et quasiment vide, ponctué de colonnes rouillées qui soutenaient le toit. De hautes et grandes fenêtres crasseuses filtraient la lumière, donnant un côté lugubre à l'endroit.

Je pris quelques secondes pour me rappeler si j'étais bien vacciné contre le tétanos.

- Salut Tanya. Lâcha Isabella d'une voix froide avant de s'éloigner vers le fond du hangar, là où était entreposé le matériel pour le shooting.

Tanya Dénali, très grande et très blonde, était la photographe, je l'avais eue au téléphone quelques jours auparavant pour arranger les derniers détails. Je me présentai à elle en lui tendant la main, puisqu'Isabella ne l'avait pas fait elle-même. Les yeux de la photographe n'hésitèrent pas à me scanner de la tête aux pieds et je me sentis immédiatement mal à l'aise. Elle battit un peu trop des paupières et afficha un sourire qui dévoilait toutes ses dents trop parfaites pour être naturelles.

- Allez suis-moi mon ptit Eddy, jvais te présenter au staff !

J'avais horreur que l'on m'appelle Eddy ! Seule ma famille en avait le droit.

Tanya me fit traverser la pièce, sa main dans le bas de mon dos était des plus gênante mais je ne dis rien, me rappelant tel un mantra qu'elle allait bientôt devoir travailler et me laisser tranquille. Le mur du fond ainsi que le sol étaient partiellement recouverts d'un écran vert clair, comme ceux que l'on voit sur les reportages expliquant la genèse des jeux vidéo. Il allait y avoir des montages photos !

D'immenses sortes de parapluies étaient ouverts face à des projecteurs de sorte à réfléchir la lumière vers l'écran vert et un appareil photo, le plus imposant que j'aie jamais vu, était fixé à un trépied face à l'écran.

Sur le côté, sous une lampe, se trouvait un bureau en bois défraîchi sur lequel était posé un miroir et une quantité de produits de maquillage qui ferait pâlir Alice. Je repérai également ce qui devait ressembler à un fer à lisser et d'autres outils capillaires qui m'étaient inconnus. Entre ce bureau et l'écran vert se trouvait un paravent derrière lequel Isabella était déjà partie se changer.

Tanya me présenta la coiffeuse, Kate, et la maquilleuse, Irina. Je les saluai poliment avant de chercher des informations que je n'avais pas encore eues :

- Alors, ces photos, c'est pour quoi ?

- Pour tout le monde, chéri ! ( Mes dents grincèrent et j'avais juste envie de rentrer à l'appartement pour me doucher. Tanya était certes une jolie femme, mais son comportement restait déplacé ! ) Il y a beaucoup de magasines qui vont se battre pour payer cher les photos que je m'apprête à faire. Isabella, c'est une mine d'or pour moi !

- Et vous travaillez ensemble depuis longtemps ?

- Ça fait trois ans qu'elle ne fait ses séances photos qu'avec moi ! Si c'est pas un gage de qualité, ça.

Elle jugea nécessaire de ponctuer sa phrase d'un clin d'œil écœurant. Heureusement pour le contenu de mon estomac, Isabella sortit de derrière le paravent, détournant l'attention de chacun sur elle. Triturant nerveusement ses doigts entre eux autant que possible malgré son attelle, elle était visiblement mal à l'aise et c'était la première fois que je la voyais ainsi. Je pris place sur une des chaises pliantes qui se trouvait à côté du trépied et me régalais de la voir aussi gênée.

- Tanya, est-ce vraiment nécessaire ?

La photographe lui avait mis de côté un micro short en jean qui ne cachait vraiment pas grand-chose ainsi qu'un haut de maillot de bain formé de deux triangles jaunes et orange qui tenaient en place grâce à une petite ficelle, laquelle terminait par un nœud sur sa nuque. Pour la première fois depuis que je travaillais avec elle, je vis la cicatrise encore rose du coup de couteau qu'elle avait reçu, juste au-dessus de son nombril.

- Mais ouiiiii ! Tu es magnifique ! Enfin tu le seras quand Irina et Kate se seront occupées de toi !

Outch !

Isabella grimaça et, pour le coup, je compatis ! Pour qui elle se prenait, la blonde peroxydée ? Même mon côté professionnel était choqué.

- Mais si ça te convient pas, j'ai une tenue de secours.

Elle fouilla dans ses affaires jusqu'à en extraire une housse qu'elle ouvrit pour un sortir deux vêtements qu'elle prit dans chacune de ses mains : un corset en cuir noir et aux liserés rouges et une - très - mini jupe assortie.

- Pour la mise en scène, j'ai également le collier qui va avec et une cravache.

Je haussai un sourcil en reportant mon attention sur Isabella qui pâlit à vue d'œil. Sans un mot, elle se dirigea vers l'espace mise en beauté, jugeant que son micro short était préférable. Aussi professionnel que je sois, j'étais bien obligé de constater que la vue de dos était fort sympathique.

- Tu sais, Eddy, Bella et moi on met la même taille…

Je la regardais et j'étais persuadé que mon incompréhension était lisible sur mes traits, elle développa :

- Je peux la porter aussi cette tenue, j'ai pas froid aux yeux, moi.

Encore une fois, elle se permit un clin d'œil qui me mit mal à l'aise. Je m'agitais sur ma chaise, souhaitant par-dessus tout être ailleurs qu'ici, et elle, bien évidemment, l'interpréta mal.

Je décidai de ne plus lui prêter attention et préférai regarder Isabella qui était en train de faire boucler ses cheveux de manière plus définie quand soudain deux mains se posèrent sur mes épaules. J'avais vraiment perdu mes réflexes de militaire, c'était alarmant !

Tanya avait profité de mon inattention pour commencer à me masser.

- Oh mon chou, tu es très… tendu. Elle appuya ses pouces de chaque côté de ma colonne vertébrale en terminant sa phrase. Mon dernier repas reflua le long de mon œsophage et je bondis sur mes pieds, la photographe perdit son équilibre et évita de tomber en se rattrapant de justesse à la chaise en glapissant.

Je m'éloignai rapidement de cette folle furieuse pour aller m'adosser au mur, juste à côté du bureau où Bella subissait sa transformation. J'essayais de ne pas profiter de la vue que j'avais sur elle et fixai mes pieds plutôt que son corps.

- Quelque chose ne va pas ? Ça faisait quasiment un mois que c'était tendu entre nous et deux semaines que l'on faisait un remake de la guerre froide et pourtant, elle se faisait du souci pour moi. Je tentai vainement de ne pas me laisser attendrir et répondis froidement :

- C'est Tanya qui va pas bien oui… Les trois filles gloussèrent comme si j'avais fait une blague. Rigolez pas, j'ai peur qu'elle me mange moi maintenant.

- C'est sûrement ce qui se serait passé si tu ne nous avais pas rejointes ! Isabella rit, inconsciente du regard que je lui portais : elle m'avait tutoyé !

Bien sûr, il avait fallu que je prenne de nouvelles résolutions pour qu'elle le fasse…

La séance coiffure et maquillage prit fin une fois qu'Irina eut fini de maquiller la cicatrice sur l'abdomen ferme d'Isabella. Qui aurait cru, en le voyant, qu'elle était tellement adepte des pizzas qu'elle cauchemardait sur leur disparition ?

Elle posa son attelle sur le bureau et je me lançai :

- Vous ne m'en avez jamais parlé. Ma voix était à peine plus audible qu'un chuchotis.

- De quoi ? Ses yeux charbonneux s'ancrèrent dans les miens et je devais avouer que les filles avaient fait du bon boulot : elle était encore plus sexy qu'en temps normal, et je ne l'aurais pas cru possible.

- Votre agression…

- Oh ? Son regard parcourut la salle avant de revenir vers moi : c'est peut-être pas le meilleur moment pour ça.

Elle émit un rire léger avant d'aller se placer sur l'écran vert.

- C'est bon pour toi Tanya ?

Alors, un avie sur Tanya ? ^^

Le prochain chapitre sera... *-* Déjà on retrouvera Emmett et rien que ça, ça en vaut la peine ^^ mais surtout, surtout... on verra une Isabella moins... plus... enfin vous verrez XDXDXD

Bises à vous et portez vous bien !