NVJM, mis au propre et publié le 30/11/2018

Harry Potter et l'Histoire inachevée

Chapitre 98 : Annexes et archives

Ce chapitre contient un condensé de tous les documents ayant précédé la rédaction d'HPHI, ainsi que de quelques uns ayant été réalisés à côté. En espérant que ça vous plaira !

...

A son origine, HPHI n'avait vraiment, mais alors vraiment rien à voir avec ce qu'elle est finalement devenue. Pour dire, Harry et Luna étaient censés se rencontrer très jeune et devenir très bons amis. Par la suite, une fois arrivés à Poudlard, je projetais de faire évoluer l'histoire en deux textes différents : l'un où ils sont « gentils » et deviennent d'incroyables héros de la « lumière », en quelque sorte comme l'on été Fleur et Harry dans HPHI, et une autre version où ils se transformaient en seigneurs des ténèbres très rapidement, conquérant le monde et l'emplissant de tout ce qui leur plaisait sans aucune considération pour autrui qu'eux deux (vous avez eu un aperçu de ce que ça aurait été dans les chapitres écrits selon le point de vue de Luna : sexe constant pour elle, politique hardcore pour Harry).

Voici un court résumé de ce qu'aurait pu être la version « gentils » (date de 2011) :

Ils vivent dans la rue. Il trouve le chaudron baveur, puis le chemin de traverse. Il trouve une entrée à Fleury&Bott où il se cultive en cachette durant la nuit, la magie éclairant un peu autour de lui. Il vit dans une vieille bâtisse de l'allée des embrumes.

Il devient très rapidement très intelligent, tellement qu'il prend en main sa vie tel un adulte. Il gère tout, et vit très bien, du moins aussi bien que possible. Il apprend la magie très vite, très bien, y compris la magie noire.

Il est repéré comme parasite par les Aurors et doit fuir Londres à 9 ans. Il se retrouve en pleine campagne et erre longtemps. Il met en pratique ce qu'il a appris et se dirige par instinct vers le nord. A 10 ans, il arrive vers Pré-au-lard. Il se réfugie dans la cabane hurlante. Après quelques jours, il trouve le passage secret de lupin et vient en secret à Poudlard.

Apeuré, aussi farouche qu'une bête blessée, il découvre de nombreux passages secrets, et surtout la bibliothèque.

Alors que celle-ci est victime de nombreux vols, Harry découvre la forêt interdite et fait ami avec de nombreux animaux, dont un serpent. Il se découvre le don de fourchelangue et emporte l'animal avec lui.

A onze ans, il reçoit sa lettre de Poudlard, et comprends absolument tout. Il fait des efforts considérables pendant deux mois, et devient un parfait petit garçon modèle, doué de talents incroyables, mignon comme tout, et très intelligent. Il finit à Serdaigle avec Luna. Ils sont assez solitaires et sont des prodiges. Harry devient le protégé de Mrs Pomfresh, et Luna celle du professeur Flitwick.

...

Les cinq passages qui suivent sont les tous premiers chapitres de cette première version, avant que je ne l'abandonne. Ecrits avec un optimisme frisant le gnangnan, on peut toutefois y voir quelques passages repris plus tard dans la version finale... (chap 36 notamment). Ça date de 2011 pour le premier, 2012 pour les trois suivants, et 2014 pour le dernier. Pour vous dire à quel point j'étais mauvais à l'époque, j'insérais encore parfois des notes d'auteur en plein milieu du texte ! Horreur et hérésie !

1) Prologue :

Connaissez-vous Harry Potter ?

Bien sûr, me direz-vous. Le vainqueur de Vous-Savez-Qui, le plus terrible mage noir de ce temps.

Non, Harry Potter, le jeune élève de Serdaigle.

Il y en a un second ? Me questionnerez vous.

Non, mais il n'est pas vraiment celui que vous connaissez.

Car Harry Potter n'était pas, vraiment pas, le petit garçon timide décrit dans les récits. Il n'était pas non plus le héros en armure brillante, baguette à la main, prêt à tout moment à repousser les ténèbres.

Mais qui était-il alors ?

...

2) Harry Potter, Esclave Moderne (2012)

1er Novembre 1981, 2h 27 du matin…

Albus Dumbledore était un sorcier très connu en Angleterre et au-delà. Il était depuis déjà de nombreuses années le directeur de l'illustre école de sorcellerie de Poudlard, en Ecosse.

Vous me direz, que fait-il donc ici, dans ce quartier paisible et absolument contraire à tout lieu où il serait supposé se trouver ?

Il était en train de déposer un petit tas de chiffons devant la porte d'une maison, le 4, Privet Drive. Pourquoi donc ? Qu'y avait-il dans ce petit tas de chiffons ?

Un bébé. Mais pas n'importe quel bébé. L'élu. Harry Potter, celui qui avait vaincu quelques heures auparavant le plus terrible mage noir du siècle, qu'écris-je, du millénaire.

- Au revoir, petit Harry, dit Dumbledore avant de partir, accompagné de deux de ses amis. Bonne chance dans ta vie.

Trois ans plus tard…

- POTTER ! Au pied, immédiatement ! Hurla une voix de femme.

Harry se réveilla en sursautant, inconfortablement installé dans le placard sous l'escalier qui lui avait été généreusement alloué par sa seule famille, à savoir, sa tante maternelle, le mari de celle-ci et leur fils. Il se dépêcha de mettre ses lunettes et se déplia avant de pousser difficilement la porte de son cagibi.

Sans faire attention à son mal de dos, le jeune garçon, seulement âgé de quatre ans, se dépêcha de se rendre auprès de sa tante dans la cuisine de la maison.

- Ce n'est pas trop, tôt, espèce d'incapable ! Eructa celle-ci. Prépare le repas, plus vite que cela !

- Oui, répondit Harry.

Une main se leva et retomba de toutes ses forces sur Harry.

- OUI QUI ?

- Oui ma tante, se corrigea Harry en massant sa pauvre joue.

Une autre claque retentit sur son autre joue, et cette fois, il ne put retenir des larmes de douleur de perler dans ses yeux.

- OUI QUI ? Cria de nouveau sa tante.

- Oui, maîtresse, répondit finalement Harry, avant d'être encouragé par un coup de pied dans le dos.

- Dépêche toi, mon Dudley va arriver et il lui faut à manger rapidement.

- Oui, maîtresse, répondit à nouveau Harry.

Avec une dernière brimade, Pétunia Dursley sortit de la cuisine pour aller réveiller elle-même son petit cachalot… pardon, son petit ange, comme elle l'appelait affectueusement.

Ledit Dudley arriva en baillant dans la cuisine un quart d'heure plus tard.

- Manger ! Dit-il d'une voix sans appel.

Harry se dépêcha de servir son énorme cousin, lui tendant un plat et en enlevant un autre sans stopper son mouvement pendant une dizaine de minutes. Quand enfin les hamburgers double gras (Deux fois plus de gras dissimulé), les frites huile-max (Plus d'huile que de patate) et le chocolat au confit et graisse d'oie furent terminés, Dudley lança un énorme rot sonore, et attendit en grognant que sa mère tourne sa chaise pour atterrir au sol en faisant trembler le plancher.

- Potter ! Dit Pétunia d'une voix forte. Tu fais la vaisselle, et après tu t'occupes du jardin ! Compris ? Je ne veux pas te voir et t'entendre aujourd'hui !

- Oui, maîtresse, répondit Harry.

Pétunia se tourna donc vers son fils et le prit dans ses bras pour lui faire monter les escaliers de la maison, et le déposa sur le lit pour lui permettre de sommeiller afin de digérer plus facilement. Harry quand à lui, entama l'immense tas de vaisselle présent dans l'évier.

Il se coupa à plusieurs reprises avec les couteaux, réfréna son envie de pleurer avec la douleur, mais ne fit pas un geste montrant de la désobéissance.

Il ne comprenait pas toujours ce que disait sa tante, mais ce qu'il savait c'est qu'il devait obéir comme il se doit à sa merveilleuse famille. Après tout, comme elle le lui disait chaque jour à plusieurs reprises, n'était-il pas une impureté amenée dans ce bas monde par le démon ? Et il la croyait, ne connaissant pas d'autres choses du monde que la maison, le jardin et un aperçu de la rue derrière la clôture…

Deux années avaient passées sans grand changement dans la vie d'Harry, si ce n'est que ses hôtes se montraient plus tyranniques que jamais.

Il y a peu, Dudley avait comprit que, quand il serrait les poings et qu'il les mettait rapidement dans la figure d'Harry comme le faisait son père, cela faisait mal à son cousin. Et il adorait cela. Harry en revanche, n'en pouvait plus. Il saignait du nez plusieurs fois chaque jour, et cela l'affaiblissait énormément. Il avait eu le cartilage nasal cassé à plusieurs reprises, et si les coups avaient cessé pendant ce temps là, ils reprenaient rapidement après quelques semaines.

Harry était aussi très mal nourri. Tout ce qu'il avait à manger se trouvait dans les restes des repas. Et ils étaient très rares, car Dudley avait un appétit énorme pour son âge, et mangeait plus que Pétunia et Vernon.

Cela se ressentait sur la croissance d'Harry, qui ne mesurait qu'à peine soixante-dix centimètres alors qu'à son âge, certains enfants en faisaient vingt, voir trente de plus.

Néanmoins, malgré toute cette maltraitance qu'il subissait depuis des années, Harry savait qu'il n'était pas normal, comme le disait sa tante. Par exemple, quand Dudley s'était cassé une jambe en tombant dans l'escalier, il lui avait fallu plus d'un mois pour guérir, malgré les soins efficaces procurés. En revanche, quand Harry se faisait casser le nez, il guérissait très rapidement, en quelques heures seulement.

Une autre chose étrange était quand sa tante tentait de lui couper les cheveux. Il partait le soir dans son placard avec la tête remplie de coupures faites par les gestes brusques des ciseaux de sa tante, et en sortait le matin avec ses cheveux de la veille comme si ils n'avaient jamais bougés.

Et enfin, ce qu'Harry avait aussi remarqué, c'est qu'il était très intelligent, à la différence de son cousin, de sa tante et de son oncle. Il lui suffisait de voir faire une chose une fois pour s'en souvenir tout le temps, d'entendre quelqu'un dire quelque chose pour pouvoir le rapporter des semaines après au mot près…

Mais Harry ne savait pas que cette différence était toute à son avantage, et il pensait qu'il était encore trop différent et anormal.

Quelques jours plus tard, Harry fut réveillé comme tous les jours à six heures par sa tante pour préparer le repas de son oncle et de son cousin. Ceux-ci s'assirent ensembles à table, sans faire attention au regard étonné de Harry. Son cousin déjà levé ? Comment était ce possible ? Peut-être prévoyait-il de se recoucher pour prendre un autre petit-déjeuner avant de se reposer de ses efforts dans son lit ou devant la télévision…

- Monstre ! Tonna la voix de Vernon.

Harry se dépêcha de courir vers son oncle et s'inclina en demandant d'une voix craintive :

- Oui, maître ?

Vernon eu un sourire suffisant, et dit de sa grosse voix :

- Dans les prochains jours, nous allons tâcher de trouver une bonne école capable d'accueillir les immenses talents de Dudley. Nous serons souvent absents, et pendant ce temps là, je refuse de te voir chez nous. Tu iras chez Mrs Figg, la voisine. Elle accepte de te garder. Tu as intérêt à te tenir sage, sinon tu sentiras ma ceinture passer ! C'est clair ?

- Oui, maître, répondit Harry.

Et ainsi fut fait. Alors qu'Harry était sortit sans ménagement de la maison, la famille esclavagiste s'en fut à la recherche d'une école au plancher assez solide pour soutenir le poids du cachalot obèse…

Harry regarda avec soulagement la voiture surchargée quitter la rue de Privet Drive, puis se dirigea à pas lents vers la maison de Mrs Figg. Il n'était jamais allé chez elle, et il espérait pouvoir dormir un peu, même si il ne pensait pas pouvoir le faire. Sa tante devait avoir donnés des ordres…

Il frappa un coup à la porte, puis un second après un moment. Il n'y eut aucune réponse. Il frappa encore, un peu plus fort, mais toujours rien. Après une dizaine de minutes, Harry fut vaincu par son envie et partit pour découvrir la rue. Il ne savait pas qu'au-delà se trouvait un monde beaucoup plus grand que ce qu'il avait jamais imaginé.

Il marcha un moment, émerveillé par ce qu'il voyait. Tout en faisant attention à ne pas trébucher à cause de ses vêtements trop grands, il entra dans un parc tout proche. Il aperçu des enfants en train de s'amuser avec une balançoire et se dépêcha de se cacher pour éviter les coups.

Il esquiva l'endroit, puis marcha un peu pour se retrouver en vue d'un groupe d'enfants qui écoutaient consciencieusement une vieille dame en train de faire quelque chose avec un livre.

Harry se cacha de nouveau, trop effarouché par tant de personnes, puis regarda et écouta.

- Alors le petit dragon se mit à la recherche de sa maman dans les grandes montagnes…

Dragon ? C'était quoi ? Se demanda Harry.

Il pouvait voir le doigt de la dame se déplacer sur ce qui était écrit sur le livre au fur et à mesure qu'elle parlait. Il ne fallu pas longtemps à Harry pour comprendre qu'il s'agissait là des « paroles silencieuses qui étaient mises sur le livre ». Sans qu'il ne comprenne pourquoi, sa vue se brouilla soudain fortement, et il enleva ses lunettes cassées. Il les avaient trouvées dans une poubelle un an auparavant, et il s'était aperçu qu'il voyait mieux avec. Sa tante l'avait laissé faire.

Se rendant compte qu'il n'en avait plus besoin, Harry les enleva. Etonné par se soudain changement, il vit la vieille dame lire pour les enfants, et suivis son doigt parcourir les pages.

C'est ainsi que, petit à petit, il apprit à lire de façon presque autodidacte.

Plus d'un an passa. Dudley était, à la plus grande joie d'Harry, scolarisé dans une école loin de Privet Drive, ce qui faisait qu'il revenait moins souvent que s'il avait été dans l'école voisine.

Harry, lui, n'était pas scolarisé du tout. Sa tante et son oncle n'avaient jamais déclarée son existence à l'administration, et de ce fait n'avaient jamais eu quelque chose à régler avec « l'impureté ».

Harry, alors âgé de sept ans, restait la plupart du temps dans la maison à accomplir les tâches ménagères les plus ingrates qui étaient.

Mais heureusement, quand sa tante s'absentait, elle se refusait à l'emmener ou à le laisser dans la maison. C'est comme cela qu'Harry avait pu explorer les environs proches et avait découvert une bibliothèque de quartier non loin.

Sans se faire voir, il était entré dans le bâtiment. Des adultes prenaient des livres et les rapportaient ensuite, avait-il remarqué. Pourquoi pas lui ?

C'est ainsi qu'il se retrouvât à avoir dans son placard plusieurs livres qu'il lisait pendant la nuit ou quand il était tranquille. Au début, il n'empruntait que des livres assez petits, traitants de sujets de son âge. Mais il apprenait à une vitesse incroyable, s'évadant de son monde de douleur en se réfugiant dans celui de son imagination florissante.

Et c'est pour toutes ces raisons qu'Harry reposa ses livres de mathématiques qu'il avait « empruntés » pour en prendre d'autres, de langue cette fois. Le niveau d'Harry était très élevé, et malgré son absence d'éducation, il aurait sans grande peine put rivaliser avec des collégiens sur le plan du savoir.

Il aimait particulièrement lire des livres de poésie et de littérature de l'époque des lumières, ayant un goût particulier pour les auteurs français. Mais ce qui surpassait toute cette passion, c'était sa soif de connaissances. Harry se sentait plus heureux quand il avait appris quelque chose, et c'est pour cela que depuis plus d'un mois il empruntait les livres les plus difficiles, que même des adultes n'osaient prendre. Quand il apprenait une chose, il se sentait plus grand, plus utile et important, et cela lui remontait le moral et le réconfortait. Même si à chaque fois sa famille se faisait un plaisir de lui briser sa bonne humeur…

Enfin, « emprunter un livre » était un terme osé. Disons qu'il entrait par la sortie de secours du bâtiment, prenait les livres qu'il voulait, et revenait chez sa tante en reprenant le chemin inverse, sans jamais se faire voir.

De temps à autre, il lisait des livres traitant de sujets d'actualité et de société, et, après un moment, il comprit que le traitement qu'il subissait n'était pas normal. Mais il n'avait nulle part où aller, et il ne faisait de toute façon pas le poids contre son oncle, Dudley, ou même sa tante. Une rébellion n'était pas envisageable.

Par la grâce de la Magie, Harry pouvait faire apparaître la nuit une petite boule de lumière pour se permettre de voir. Et des fois, quand sa tante le voyait sourire, elle fouillait son placard, mais ne trouvait rien d'autre que les toiles d'araignées et le piège à souris que Dudley avait mit là dans l'espoir que Harry se fasse mal.

En fait, les livres étaient cachés sous un morceau de plancher qui s'enlevait facilement… quand on s'appelait Harry. Celui-ci révélait une petite place où il aurait pu y avoir une vingtaine de livres.

Grâce à ses incroyables facultés, Harry avait vite compris que ses « capacités anormales » étaient en fait de la magie. Aucun livre ne parlait scientifiquement des phénomènes qu'il arrivait à faire, comme le retour à un état normal de sa vue, et bien d'autres. Alors l'esprit enfantin d'Harry et l'émerveillement de cet âge l'avaient emporté sur les connaissances scientifiques.

Et le petit garçon croyait dur comme fer qu'il était un grand magicien, un vrai, pas comme celui qui était venu pour l'anniversaire de Dudley.

Mais malheureusement, la petite vie d'Harry à laquelle il s'était accommodé par résignation bascula soudain un jour de mai.

Il était enfermé une fois n'est pas coutume dans son placard après avoir finies toutes ses corvées et allait prendre l'un de ses livres quand soudain, la petite porte s'ouvrit pour laisser apparaître les grosses jambes de l'oncle Vernon.

Celui-ci, sans jeter un seul regard à Harry, jeta quelque chose dans le cagibi et dit d'une voix forte :

- Tu peux être heureux Potter, nous t'avons trouvée une compagnie ! Préparez vous à faire joujou avec moi mes petits !

Et il partit d'un rire fort et gras, comme l'imbécile mauvais qu'il était.

Effrayé par cette soudaine apparition, Harry se bougea et se rendit compte qu'il s'agissait d'un enfant, comme lui.

- Qui es-tu ? Demanda-t-il d'une petite voix timide.

Pendant un moment, seuls des pleurs de douleur lui répondirent, mais quand ceux-ci se calmèrent, il put voir derrière de longs cheveux blonds une tête de petite fille.

- Je m'appelle Luna, dit l'enfant en séchant ses larmes.

...

3) Luna Lovegood, le Joujou (2012)

- Qui es-tu ? Demanda Harry d'une petite voix timide.

Pendant un moment, seuls des pleurs de douleur lui répondirent, mais quand ceux-ci se calmèrent, il put voir derrière de longs cheveux bruns une tête de petite fille.

- Je m'appelle Luna, dit l'enfant en séchant ses larmes avec sa main.

- Que fais-tu ici ? Demanda Harry d'une voix faible pour ne pas se faire entendre de sa famille.

Des larmes apparurent de nouveau sur les yeux de la petite fille.

- Mes parents sont morts, dit-elle. Un accident de voiture… le méchant monsieur nous a roulé dessus…. Il m'a prise… et il est partit sans faire attention à mes parents. J'ai peur…

Harry, sans vraiment s'en rendre compte, la prit dans ses petits bras et la serra contre lui. Lui n'avait plus de larmes depuis longtemps, hormis quelque fois quand Dudley ou son oncle tapaient trop fort, mais il laissa sa nouvelle compagnie pleurer autant qu'elle voulait.

Epuisée, Luna s'endormit rapidement, sans s'enlever des bras de Harry qui laissa la jeune fille faire. Son esprit aiguisé ne mit pas plus de quelques minutes pour comprendre que les Dursley avaient un nouveau souffre-douleur. Mais cette pensée ne soulagea pas Harry.

Il n'était pas égoïste et ne pensa pas à être libéré d'une partie des coups de sa famille. Il pensa à l'avenir. Ils ne pourraient supporter bien longtemps cet enfer. Il avait lu dans un livre que le traitement que lui et bientôt Luna subissaient n'était pas normal. Et il avait bien vu dans le parc que les enfants étaient heureux de retourner vers leur famille, pas comme lui avec les Dursley.

Le lendemain matin…

La nuit passa trop rapidement au goût d'Harry. Il fut réveillé brusquement par sa tante quand elle descendit les escaliers et quand elle ouvrit violemment la porte du cagibi.

- Debout les monstres ! Potter, le repas ! La fille, le ménage ! Exécution !

- Oui maîtresse, répondit Harry en sortant de sous l'escalier.

Luna, elle, n'esquissa aucun mouvement. Elle pensait avoir fait un mauvais rêve. Le méchant monsieur n'avait pas poussée ses parents dans un ravin avec sa voiture alors qu'ils se promenaient. Elle allait pouvoir faire un câlin à sa maman et se blottir dans les bras forts de son papa.

Mais la dureté de la réalité se rappela vite à elle sous la forme de Dudley Dursley. Quand celui-ci descendit durement les marches, faisant craquer l'une d'elle au passage, il se trouva face à Luna qui sortait du cagibi les yeux en pleurs. Faisant preuve d'une intelligence rare, il arriva à aligner deux mots :

- Dégage, idiote.

Mais Luna mit un peu trop longtemps à se décaler selon le jugement du « moimoimoipatoi » de Dudley. Elle se prit le poing de celui-ci en pleine figure, sentant son nez se briser sous le choc. Dudley n'était pas réellement le petit roudoudou que croyait Pétunia… et il le savait. Il se servait régulièrement de ses poings pour obtenir ce qu'il voulait quand il parlait à Harry. Pour lui, « merci » se disait ainsi quand il parlait à une « anormalité ».

Luna chuta au sol en pleurant de plus belle et en tenant son nez qui pissait le sang.

- Tais-toi le jouet ! Cria Vernon du haut des escaliers.

Luna, ne voulant pas se prendre un autre coup, obtempéra difficilement. Elle se dirigea vers la cuisine et s'assit à table, pensant avoir le droit à un repas. Elle revint rapidement sur terre quand Pétunia lui mit une claque retentissante et que Vernon en rajouta une couche en voyant le jouet assis à sa place.

- Fais le ménage, idiote ! Cria Pétunia avant de se diriger vers Dudley. Et toi mon chou, tu veux encore à manger ?

- Grouik.

- Potter ! Plus vite que cela, imbécile !

Terrifiée, Luna exécuta ce que Pétunia lui ordonna de faire, une première fois puis une seconde après punition. Pétunia jugea que le ménage avait été mal fait et chargea Dudley d'entraîner ses magnifiques muscles en punissant le nouveau jouet. De plus, elle se prit une nouvelle claque pour avoir laissé tomber du sang au sol.

Ce ne fut que vers midi que les deux enfants reçurent une livre de pain à partager et un peu d'eau avant d'être expédiés sans ménagement dans le petit cagibi.

Serrés l'un contre l'autre dans une position inconfortable, Harry laissa les larmes de Luna s'épancher sur lui. Quand enfin la jeune fille n'en eut plus à verser, elle se calma et demanda à Harry :

- Pourquoi ils font cela ?

- Moins fort, chuchota Harry d'une voix très basse. S'ils nous entendent, ils vont nous frapper.

Luna acquiesça et attendit la réponse d'Harry.

- Si ils sont comme cela, c'est parce qu'ils me considèrent moi comme une anormalité et toi comme un jouet.

Harry n'en dit pas plus, mais il savait bien ce que Vernon voulait faire de Luna. Il avait lu dans le journal qu'un fou enlevait les enfants et les violaient avant de les relâcher terrifiés et gravement blessés en pleine campagne. Avec son intelligence habituelle, il n'avait pas fallut plus de quelques minutes à Harry pour comprendre que c'était Vernon qui faisait cela, surtout en voyant son sourire vicieux à chaque fois que ce genre de nouvelle était annoncé au journal télévisé.

- Mais pourquoi ? On est normaux, non ?

- Oui, mais nous sommes différents d'eux. Et ils ne supportent pas cela. Ils nous prennent, selon leurs mots, pour des envoyés du démon.

Luna trembla un peu plus de peur devant la cruauté de ses hôtes.

- Tu es là depuis combien de temps, Harry ?

- Je ne sais pas. J'étais trop jeune pour m'en souvenir. Pour autant que je sache, ça a toujours été comme cela.

- Et tu n'as jamais eue envie de fuir ? Demanda Hermione.

- Si, mais je ne pouvais pas m'en aller sans rien. Regarde.

Devant le regard émerveillé de Luna, Harry posa sa main sur une planche du parquet qui se souleva toute seule pour révéler quelques livres et des petites réserves de nourriture.

- J'ai du les voler dans les magasins. Vas-y, sers toi, mais ne fait pas de bruit surtout. Sinon, ils vont entendre et tout nous prendre avant de nous frapper. J'essaie d'accumuler des choses utiles pour fuir quand je pourrais.

Luna sourit à Harry et prit un morceau de pain dur et un carré de chocolat qu'elle lui tendit avant de reprendre la même chose.

- C'est quoi comme livres ? Demanda Luna, curieusement.

- Je les ais empruntés à la bibliothèque, pas loin, répondit Harry. Il y a des mathématiques, des langues, des romans…

- Tu lis tout ça, toi aussi ? S'exclama Luna en veillant à parler bas.

- Oui, j'aime beaucoup. Toi aussi ?

- Oui ! J'étais la seule dans mon village à aimer lire ! Les autres ne me trouvaient pas normale…

- Amis ? Proposa Harry en tendant une main à Luna.

- Amis ! Conclut la jeune fille en serrant fort la main de son camarade de souffrance et en lui déposant un bisou sur la joue, entraînant un sourire et un rougissement commun.

Dans le début de l'après-midi, Harry et Luna ne furent par chance pas dérangés par leurs hôtes. Ils parlèrent entre eux, toujours à voix basse, et en prenant garde de cacher les livres et les traces de leur petit vol.

Soudain, Vernon rentra très en avance de son travail. En une dizaine de minutes, il demanda à Pétunia d'emmener Dudley se promener jusqu'à l'heure du repas, affirmant qu'il s'occuperait de faire travailler les deux monstres.

Dès que sa femme et son fils furent partis et eurent disparus au coin de la rue, il ouvrit violement la porte du placard sous l'escalier et sortit de force les deux enfants, en tenant un dans chaque main.

- L'heure de s'amuser est arrivée, les enfants ! Rit-il avec un regard obscène.

Luna compris en un instant ce qu'il comptait faire et paniqua, vite suivie par Harry. Il ne pensait pas que son oncle lui ferait cela, lui qu'il traitait de monstre chaque jour.

Vernon les emmena de force à l'étage, dans la seconde chambre de Dudley. Là, derrière un imposant tas de jouets inutilisés car trop compliqués, tels un jeu de construction il jeta Harry et Luna au sol, se faisant un plaisir de les entendre crier de douleur.

Devant les yeux horrifiés des deux enfants, il se déshabilla lentement, enlevant tout ses vêtements. Luna se blottit contre Harry, tout en tremblant de peur et en reculant à quatre pattes avant d'être bloqués par le mur.

- Avec qui donc vais-je jouer en premier, les enfants ? Un volontaire ? Non ? Alors ce sera toi ! Dit-il en montrant Luna. Viens sur mes genoux, ma petite !

Terrifiée, Hermione ne bougea pas d'un pouce, et Harry l'entoura de ses bras dans un but protecteur.

- Oh, mais c'est que l'on est déjà amoureux ! Comme c'est mignon ! Minauda cruellement Vernon.

Soudain, il saisit Luna au bras et la souleva dans les airs.

- NE LA TOUCHE PAS ! Hurla sans prévenir Harry.

- Qu'as-tu dis, le monstre ? Grogna le troll… pardon, Vernon. (NdA : Quelle différence ? Question Philosophique…)

- NE LA TOUCHE PAS ! Redit fortement Harry en tentant de faire lâcher prise à son oncle.

- Tais-toi, sale monstre ! Hurla à son tour Vernon en envoyant Harry voler contre le mur d'un fort coup de poing.

Puis il retourna son attention vers Luna qui pendait toujours au bout de son bras.

- Alors, ma petite ? Prête à faire plaisir à ton maître ?

Sans attendre de réponse Luna, qui de toute façon n'aurait pas put en donner, tant elle était terrifiée, il passa un doigt au niveau des boutons du petit jean de la jeune fille et entreprit de les détacher pour commencer son œuvre.

Soudain, l'enfer se déclancha pour le cochon. Luna puis Harry se mirent à hurler, l'une de terreur et l'autre de rage, et une forte lumière envahit la pièce.

Vernon joignit son cri à ceux des deux enfants, et quand tout redevint normal, il chuta évanoui au sol, les bijoux de famille véritablement incinérés sur place.

Harry, sans faire attention au bourreau, se précipita sur Luna et la prit dans ses bras.

- Viens Luna, relèves toi ! Dit-il en soulevant la jeune fille. Il faut partir, vite !

Elle acquiesça à travers ses pleurs, et se releva difficilement. Elle descendit les marches avec Harry et ils prirent leurs maigres possessions, à savoir les livres, et le peu qu'ils avaient de nourriture. Harry décida de faire une razzia dans le frigo et s'empara d'un sac à dos où il mit des gâteaux qui se conserveraient longtemps et un peu à boire.

Puis dès que cela fut fait, les deux enfants partirent à toute jambe, Merlin sait où.

...

4) Disparition (2012)

- Viens Luna, relèves toi ! Dit Harry en soulevant la jeune fille. Il faut partir, vite !

Luna acquiesça à travers ses pleurs, et se releva difficilement. Elle descendit les marches avec Harry et ils prirent leurs maigres possessions, à savoir les livres, et le peu qu'ils avaient de nourriture. Harry décida de faire une razzia dans le frigo et s'empara d'un sac où il mit des gâteaux qui se conserveraient longtemps et un peu à boire.

Puis dès que cela fut fait, les deux enfants partirent à toute jambe Dieu sait où…

Deux jours après…

Harry et Luna étaient en pleine campagne, dissimulés dans une forêt. Cela faisait maintenant deux jours qu'ils avaient fuis la tyrannie de Vernon Dursley.

Depuis ce temps là, ils n'avaient presque fait que marcher. Luna voulait retrouver ses parents, sa seule famille, mais cela n'était pas possible. Ils étaient morts, assassinés par Dursley qui voulait enlever leur fille pour satisfaire ses pulsions sexuelles.

Pendant ces deux jours, les deux enfants de sept ans avaient fait plus ample connaissance. Ils s'étaient découverts pendant leur détention un goût commun pour le savoir scientifique. Ils avaient aussi reparlé de ce qui s'était passé quand Vernon avait eu les parties brûlées. Harry avait parlé à Luna de son don qu'il pensait être de la magie, et il s'avéra que la petite fille avait les mêmes capacités.

Ils étaient en ce moment tous deux autour d'un feu de bois qu'ils avaient réussi à faire avec des allumettes qu'ils avaient volées.

- C'est cool, dit Luna en regardant émerveillée la boule de lumière que Harry avait fait apparaître. Tu es sûr que je peux aussi le faire ?

- J'en suis sûr, répondit Harry en souriant. Essaie.

Luna s'exécuta à son tour. Rien ne se produisit pendant un moment, puis au fur et à mesure qu'elle se concentrât, le bout de ses doigts s'illumina et finalement, une petite boule de lumière jaillit de sa main droite, irradiant l'endroit un peu plus.

- Tu as vu ? Dit Harry, enthousiaste. Tu y arrives aussi !

- Oui, c'est super ! S'exclama Luna.

Emerveillés, ils jouèrent un instant avec les boules de magie qu'ils avaient faites apparaître, quand celles-ci se heurtèrent. Elles fusionnèrent littéralement pour former une nouvelle boule, plus grosse.

- Que s'est-il passé ? Demanda Luna.

- Je sais pas, répondit Harry. Tu crois que l'on peut les séparer ?

- On peut peut-être encore les contrôler, répondit Hermione. Dis lui d'aller d'un côté, je dirais de l'autre. Ok ?

- Ok. A droite ! S'exclama Harry.

La boule alla entière à droite.

- A gauche ! Dit à son tour Luna.

La boule entière toujours alla à gauche.

- Wow ! Tu crois que l'on peut la contrôler à deux ? Demanda Harry.

- Apparemment, répondit Luna, enthousiasmée.

Et pendant plus d'une heure de temps, les deux enfants s'amusèrent ensembles, contrôlant la boule l'un après l'autre et lui faisant poursuivre l'autre qui devait l'éviter et la faire entrer dans un arbre.

Après ce moment d'heureux amusement, Harry et Luna stoppèrent toute action et la boule de lumière disparut, laissant place à l'unique éclat procuré par le feu. La petite fille s'assit au sol et Harry vint à ses côtés.

Elle posa sa tête sur l'épaule du garçon et demanda :

- On fait quoi Harry ?

Le susnommé Harry soupira, et répondit :

- Je ne sais pas, Luna. La géographie est l'un des domaines qui me fait défaut.

- A ton avis, on reste ensembles ou on essaie de contacter des adultes ?

- Je n'ai pas envie qu'il nous arrive la même chose moi ! S'exclama Harry, une lueur de peur dans le regard.

Sa vie à être maltraité par les Dursley lui avait fait avoir peur de tous les adultes.

- Moi non plus, répondit Luna. Mais on fait quoi alors ?

- Si on allait à Londres ? Proposa le jeune garçon. J'en ai toujours entendu du bien, et je me demande comment c'est.

- Je n'y aie jamais été moi non plus, répondit Luna. Mais je suis d'accord. Mais tu sais par où aller ?

- Euh… non, répondit piteusement Harry.

Soudain, une boussole et un petit morceau de papier apparurent devant eux. Ils purent lire :

Pour Londres, c'est plein sud !

Ils se regardèrent, intrigués. Comment cela avait-il put se produire ? Avaient-ils fait de la magie sans s'en rendre compte ?

- Il y a quelqu'un ? Demanda Harry en se levant, imité par Luna.

Aucun bruit anormal ne se fit entendre alentour. Après quelques minutes, les deux enfants se calmèrent et se rassirent. Ils étaient à cran, de peur d'être punis pour ce qu'ils avaient fait à Vernon.

Luna bailla de fatigue, vite suivie par Harry, et tous les deux s'endormirent avec pour but de se rendre à Londres rapidement dès le lendemain…

Les deux enfants se réveillèrent le lendemain vers six heures, ramenés à la conscience par la lumière du soleil qui pointait l'angle de ses rayons…

Ils se réveillèrent en baillant et s'étirèrent tous les deux, avant de manger le peu de nourriture qu'ils avaient volé la veille. Puis ils ramassèrent le peu qu'il leur restait, éteignirent le feu et se levèrent.

- Alors, pour Londres, c'est parti ! Dit Harry.

Il prit la main Luna, et ils se dirigèrent ensembles dans la direction indiquée par la boussole, à savoir au sud de leur position.

Ils marchèrent pendant plusieurs heures, ne s'arrêtant que pour se restaurer légèrement vers midi et pour se reposer vers l'heure du goûter.

- Il faudrait que l'on trouve de quoi manger pour ce soir Harry, dit Luna. Nous n'avons presque plus rien dans notre sac…

Le jeune garçon acquiesça d'un signe de tête. Il se releva et dit :

- J'aperçois des maisons sur notre chemin. On va essayer d'y prendre quelque chose.

Luna fut d'accord, et après s'être reposés encore un peu, ils se relevèrent pour aller furtivement en direction du petit hameau. Il leur fallut tout de même une longue demi heure pour y arriver. En chemin, ils s'aperçurent qu'il s'agissait d'une ferme.

Quand ils atteignirent le mur extérieur de l'endroit, ils se baissèrent au sol pour ne pas être vus. Aussi discrets que possible, ils longèrent le mur qui faisait presque deux mètres de hauteur pour arriver à une poterne barrée de planches.

- Comment vas t'on passer ? Se demanda à haute voix Harry. On ne peut pas aller par l'entrée principale…

Luna lui posa la main sur l'épaule pour l'encourager à continuer plus avant, quand soudain, les planches disparurent comme par… magie ?

Les deux enfants fixèrent le passage ainsi dégagé et le buisson sauvage juste derrière pendant un moment, ébahis.

- Tu… tu crois que l'on a encore faite de la magie sans nous en apercevoir ? Demanda Luna.

- On dirait bien, répondit Harry en se mettant à réfléchir. Il faudrait vraiment que l'on essaie de s'améliorer pour l'utiliser consciemment quand l'on veut.

Luna acquiesça, et après un dernier regard, ils passèrent le problème du mur et le buisson pour s'apercevoir d'un autre pépin. Ils se trouvaient cette fois à découvert, presque au milieu de la cour principale de la ferme.

- Vite, cours ! dit Harry en prenant la main de Luna et en courant vers un bâtiment proche.

Ils purent se cacher juste à temps. En effet, une personne sortit de la maison de la ferme, et regarda attentivement les environs.

- Elle a dut nous apercevoir, chuchota Harry à Luna. Tu as une idée pour la distraire ?

La jeune fille regarda autour d'elle et aperçu non loin un enclos avec un chien qui s'y trouvait enfermé. Elle eu l'idée de le libérer de sa prison pour tromper la vigilance de la fermière qui approchait déjà de leur cachette.

- Bonne idée, acquiesça Harry. On essaie tous les deux, à trois ! Un, deux, trois !

Les deux amis se concentrèrent sur leurs pouvoirs pour essayer d'ouvrir la cage du chien, et ils eurent rapidement la confirmation de leur réussite quand celui-ci se mit à aboyer de ce qui semblait être de la joie. La fermière tenta aussitôt de le replacer dans sa prison, et les deux enfants en profitèrent pour aller se cacher à l'intérieur du hangar, qui se révéla être totalement remplit de ballots de paille.

- Cool ! Dit Harry. On va pouvoir dormir au chaud cette nuit !

- Comment ça ? Questionna Luna.

- Il suffit de se creuser un petit abri loin des regards indiscrets ! Expliqua avec enthousiasme le petit garçon.

- Bonne idée ! Sourit Luna.

Et ainsi fut fait. Pendant plus d'une heure, les deux enfants s'amusèrent à se créer un abri dans la paille, comme nous avons tous rêvé de le faire un jour… Ils commencèrent par grimper en haut du tas, cachés de la vue des personnes au sol, et entreprirent de creuser les ballots en un espace circulaire bien ordonné. Ils firent une profonde cuvette pour dormir, et utilisèrent le surplus de paille pour confectionner un petit mur et créer un endroit intime.

Après qu'ils eurent terminé leur petit palais, leur problème premier se rappela à leur mémoire. Qu'allaient-ils manger ? Ils n'avaient pas assez pour le repas du soir, et encore moins pour celui du matin.

- Nous sommes dans une ferme, gardons espoir ! Il doit bien y avoir quelque chose ! Dit Luna.

Et poussés par leur estomac, ils descendirent discrètement de leur repère et, le plus furtivement qu'ils pouvaient, gagnèrent la maison de la ferme et observèrent derrière les carreaux ce qui s'y passait.

Toute la petite famille de la ferme y était attablée et mangeait un repas bien chaud. Il y avait là les deux parents, trois enfants et ceux qui étaient sans doute les grands-parents.

Harry et Luna lorgnèrent avec envie les plats chauds. Comment faire pour s'en emparer ?

- Il faut faire diversion, dit Luna. Mais comment ?

- Avec le chien ?

- Non, il n'y aura qu'une, voir deux personnes qui vont se déplacer. Il faut que tout le monde y aille…

Mais ils n'eurent pas à chercher bien loin, car soudain…

- Luna?

- Harry ? Où es tu ? Demanda t'elle.

- Ici, répondit Harry sur un ton qui paraissait évident. Mais et toi ? Tu as disparue !

- Non, je suis ici, dit-elle en se regardant…

Ils poussèrent une exclamation de surprise retenue en voyant qu'ils ne se voyaient pas, justement. Ils étaient devenus invisibles.

- On a encore fait de la magie ? Demanda Harry à voix haute.

- On dirait bien. On reste ici demain pour essayer de s'entraîner ? Proposa Luna. Être invisibles, ce serait vraiment bien pour pouvoir se nourrir ou emprunter des livres…

Harry acquiesça, et ils concoctèrent bien vite leur plan. Luna se plaça devant la porte d'entrée de la maison et Harry sur le côté, en embuscade. Soudain, Hermione ouvrit la porte à deux battants, laissant entrer la fraîcheur de la nuit tombante.

- Que se passe t-il ? Demanda une voix d'homme.

Une chaise racla sur le sol, et quelqu'un se leva pour aller fermer la porte. Mais Harry et Luna avaient profité du petit instant écoulé pour se faufiler silencieusement dans la maison et se cacher dans une autre pièce.

- On prend ce qu'il y a sur la table ou on cherche les réserves ? Murmura Harry à Luna sous couvert d'une discussion de leurs hôtes inconscients.

- Mieux vaut chercher les réserves, répondit Luna. On pourra se resservir beaucoup et obtenir de grosses provisions comme cela.

Et ainsi fut décidé. Les deux enfants explorèrent la maison en prenant garde à ne pas se faire entendre des occupants. Il ne leur fallut qu'une dizaine de minutes pour trouver de grands réfrigérateurs et des réserves de toutes sortes de choses.

- Regarde Luna! Dit Harry, heureux. Il y a plein de bonnes choses ! Choux fleur, carottes, poireaux, des conserves, des biscuits secs, de la viande séchée… nous n'aurons même pas de problème de conservation.

- Et là, dit Luna, il y a des sacs ! Vite, remplissons les !

- Oui, mais comment allons-nous sortir d'ici ? Nous, nous sommes invisibles pour les habitants, mais pas les sacs. Et si nous rouvrons la porte d'entrée, cela paraîtra suspect.

- Nous n'avons qu'à sortir par la fenêtre ! Proposa Luna.

Harry fut d'accord, et ils remplirent ainsi chacun trois sacs avec des provisions qui pourraient se conserver longtemps. Discrètement, ils ouvrirent la fenêtre de la pièce, passèrent leurs sacs et repartirent en repoussant légèrement la fenêtre. Puis, satisfaits de leurs courses, ils regagnèrent rapidement leur petit repère.

La nuit était fraîche et un grand vent soufflait, mais quand les deux enfants regagnèrent leur cachette, ils ne s'en préoccupèrent pas le moins du monde. Bien à l'abri dans la chaleur de la paille, protégés du vent et de la pluie naissante par le toit du hangar et les parois de paille qu'ils avaient créés, ils s'organisèrent pour calculer leur approvisionnement.

- Je pense que nous avons pour une semaine de nourriture, dit Luna, tout en ne nous privant pas ! On pourrait faire durer plus longtemps, mais après nous aurions des problèmes de conservation.

- On commence ? Proposa Harry, affamé.

- Petit gourmand ! Dit Luna en souriant à son ami.

- Tu ne l'es pas toi aussi, Lu ? Rit à son tour Harry.

Luna répondit à la petite pique lancée par Harry en se jetant sur lui pour le chatouiller. Le petit jeu entre les deux enfants dura une dizaine de minutes et s'acheva sur la contre attaque d'Harry qui était en train de torturer la plante des pieds de Luna à grand renfort de doigts agités.

Le repas se déroula bien, les deux amis parlant de ce qu'ils comptaient faire pour s'entraîner à utiliser leur magie plus facilement et plus volontairement.

Mais ils remirent au lendemain leurs projets, et s'endormirent l'un contre l'autre, épuisés par leur journée et leurs aventures…

...

5) Une journée à la ferme :Vache, porc et poulain (2014)

Le lendemain…

Harry et Luna se réveillèrent vers huit heures du matin, totalement reposés. Ils s'étirèrent en baillant, puis ouvrirent les yeux.

- 'lut Lu, dit Harry d'un ton ensommeillé.

- Glpstx ? Répondit philosophiquement la jeune fille.

Ils avaient tellement bien dormit, enveloppés par la douceur et la chaleur de la paille, qu'il fallut un long moment avant que leur conscience ne revienne à la réalité.

- On mange quoi ce matin, Haaaarry ? Demanda Luna en baillant.

- Du lait et des biscuits secs ? Proposa-t-il.

Luna bailla de nouveau et s'étira encore avant de répondre :

- Pourquoi pas ? Il y en a beaucoup dans les sacs ?

- Tout ce que l'on a prit hier, soit environ une dizaine de paquets… de quoi tenir quatre jours a peu près.

- On essaie toujours de s'entraîner à la magie, aujourd'hui ?

- Ce serait bien, acquiesça Harry. L'utiliser comme on veut quand on veut serait vraiment pratique.

Et après avoir terminé leur repas, ils décidèrent du programme pour s'entraîner. Tout d'abord, ils eurent l'idée de s'améliorer à leur boule lumineuse, qui pouvait se révéler extrêmement utile en de multiples occasions.

Il leur fallut un long moment de concentration pour la faire reparaître. Pendant une heure, ils s'entraînèrent à l'éteindre et à l'allumer, en étant plus rapides à chaque fois. Enfin, quand il ne leur fallut pas plus de quelques instants pour y arriver, ils se montrèrent satisfaits.

Après, ils décidèrent de l'améliorer individuellement, en luminosité, et en taille puis s'attaquèrent à reproduire le même effet que récemment, lorsque leurs boules respectives avaient fusionnées.

Ils prirent un rapide repas à midi, le temps ayant passé plus vite qu'ils ne le pensaient, puis tentèrent à nouveau de se rendre invisibles. Mais après trois heures de travail acharné à se concentrer et à essayer divers moyens, ils abandonnèrent pour se reposer. Luna, déçue, se laissa tomber sur la paille et soupira tristement.

- Ne t'inquiète pas, Lu, dit Harry en lui prenant la main. Je suis sûr que nous allons y arriver, à devenir invisibles…

- Euh, Harry ?

- Oui, Lu ? Répondit-il distraitement, le regard porté à l'horizon.

- Je crois que l'on a réussi…

- Comment ça ? Demanda Harry en se tournant brusquement vers Luna … enfin, là où aurait du se trouver la jeune fille. Mais oui ! On a réussit !

Harry partit dans un rire heureux, vite suivit par son amie. Enfin, quand ce moment de bonne humeur fut passé, la raison repris le dessus, faisant place à son tour à l'interrogation.

- On a passé trois heures à s'entraîner et on n'y est pas arrivés, dit Harry toujours invisible. Et là, on ne pense même pas à ce que l'on veut faire et on le fait ! C'est à n'y rien comprendre !

Luna ne répondit pas et resta invisible à réfléchir. Quand soudain, elle s'exclama :

- Je sais Harry !

- Tu sais quoi ?

- Je sais comment on a fait ! Donne-moi ta main !

- Euh… pourquoi ? Demanda Harry, curieux et interrogatif mais obéissant tout de même.

- Pour ça ! Répondit Luna en prenant la main de Harry. Visible !

Et sous les yeux soudainement compréhensifs de Harry, ils redevinrent tous les deux visibles. Luna en rit de soulagement, heureuse que son idée ait marché.

- Invisible ! Dit à son tour Harry, sa main toujours dans celle de Luna.

Ils s'amusèrent pendant un moment à se faire apparaître et disparaître, riant enfin comme des enfants de leur âge devaient le faire. Puis finalement, ils réfléchirent à cet étrange phénomène.

- Il n'y a que quand l'on se tient par la main ou que l'on se touche que nous arrivons à faire de la magie parfaitement, exposa Luna à haute voix. Nous avons beaucoup plus de mal quand nous essayons seuls…

- Non Lu ! S'exclama Harry ! J'y arrive maintenant !

Et en effet, là où se trouvait Harry, Luna pouvait voir… rien.

- Essaie à ton tour, dit Harry en réapparaissant. Je suis sûr que tu vas y arriver.

Et effectivement, Luna n'eut aucun mal à se rendre invisible, devant Harry qui en était vraiment heureux.

- Donc, conclut Luna, il faut que l'on apprenne à deux pour y arriver facilement. Sinon, on a du mal.

- C'est ça, répondit Harry en disparaissant à nouveau. Et en attendant, tu vas essayer de m'attraper ! Cache-cache !

- Hey ! S'écria Luna. Tu aurais pu prévenir !

Seul le rire d'Harry et les vibrations qu'il produisait en courant sur la paille répondirent. Luna put voir celle-ci s'affaisser sous les pas d'Harry, et comprit qu'il descendait jusque dans la cour de la ferme.

- Tu vas voir, dit-elle en courant après lui. Je vais t'attraper et te chatouiller !

Pendant plus d'une demi-heure, Luna chercha Harry dans tous les recoins de la ferme. Dans les entrepôts, les étables, la laiterie, et y compris dans la maison. En entendant des rires d'enfants inconnus et des cris, les occupants légitimes du cottage crurent celui-ci hanté. Les deux enfants étaient invisibles, mais ils savaient inconsciemment où l'autre se trouvait. C'est pour cela que la partie de cache-cache se transforma rapidement en course-poursuite.

Et voilà, ça se termine là sans avoir été continué plus avant. Si suite il y avait eu, référez-vous aux différents résumés fournis ici pour l'imaginer.

...

Voici une petite suite directe : Harry et Luna arrivent à Pôdlad, de la même manière que cela a été fait dans le chapitre 36.

- Où sommes-nous, à ton avis, Harry ? Demanda Luna.

Le jeune garçon, marchant en tête sur le chemin de terre qu'ils suivaient depuis maintenant plus d'une journée pleine, se retourna vers sa camarade.

- Je l'ignore, répondit-il. Mais nous avons dût parcourir plus de trente Miles à pied, depuis notre entrée dans la forêt.

- Ce chemin me paraît étrange, tu sais. Je n'ai pas toujours l'impression qu'il soit tracé droit. J'ai le sentiment qu'il tourne légèrement dans diverses directions, comme animé d'une vie propre.

- Tu crois qu'il essaie de nous conduire quelque part ?

- Sans aucun doute. J'espère que ce ne sera pas dangereux. Tous les livres que j'ai lus sur la Forêt Interdite de Poudlard la décrivent comme extrêmement périlleuse passée une profondeur de quelques cent mètres.

A ces mots, elle comprit qu'elle avait dût traduire un air apeuré, car Harry la serra dans ses bras en un geste protecteur.

- Tu sais, dit-il, à n'en pas douter, aucun des auteurs ou de leurs référentiels n'a pénétré en ces lieux. La forêt est effrayante prime abord, c'est vrai, mais écoutes ! Tu entends ce murmure d'eau, comme d'une cascade virevoltant dans l'air, tournoyant de bonheur et s'enflammant de joie ? Ouïs-tu le bruissement des feuilles des arbres, cet embrasement de vie, ce paysage glorieux de conglomérats infimes œuvrant à un majestueux avenir ? Admire enfin la magie qui nous entoure ! Cet enchaînement infini défiant la science au-delà du possible de l'imaginable !

- Je ne te savais pas poète, Harry, rit Luna en enfouissant sa tête dans le cou de son camarade pour s'ennivrer de son odeur.

- La forêt m'inspire ! Elle n'est pas simplement vivante, statique, elle est mue d'une volonté propre. Je ne serais pas surpris de voir apparaître des arbres capables de mouvements et de paroles humaines.

- Cela ne serait effectivement pas impossible, répondit Luna en se séparant à regret de son ami. Nous continuons ?

- Nous continuons ! Il faut trouver de quoi manger, après tout.

- Et aussi un abri. Je me vois mal continuer à dormir indéfiniment à la belle étoile.

- Tu n'aimes pas dormir blottie dans mes bras ?

- Si, tu es un oreiller très confortable, vraiment, bien chaud comme il faut, mais j'aime avoir un toit au-dessus de ma tête. Même une grotte conviendrait.

- Moi, un oreiller ? Sourit Harry. Tu vas voir ! Dès que j'en ai un sous la main, je te course jusqu'à ce que tu sois recouverte de plumes !

- Tu plaisantes ! Tu sais pourtant que je suis trop chatouilleuse !

- Et c'est justement une excellente raison ! Répondit le jeune sadique qu'était Harry.

- Tu es cruel !

- C'est un trait de caractère que je compte bien entretenir longtemps ! Surtout si tu restes chatouilleuse. Mais ne t'inquiètes pas, je n'abuserais pas. Et puis, n'oublie pas que je suis moi aussi très sensible aux pieds, au ventre et sous les bras.

- Tu fais bien de me le rappeler ! Sourit sauvagement Luna, en se rapprochant sensiblement de son camarade et en agitant ses doigts devant elle.

Il n'en fallut pas plus pour faire pâlir Harry, et métamorphoser sa voix gaie en un murmure anxieux.

- Je n'aime pas ton air, Lu, tu sais, dit-il en affichant un sourire crispé. Tu ne voudrais pas que nous reprenions la route ?

- Surement pas ! Viens là ! Viens recevoir ta punition !

Ces quelques mots furent suffisants pour transformer Harry en véritable fusée sur pattes.

- Attrapes-moi avant si tu peux ! Cria-t-il, déjà loin de son amie.

- Echappes-moi si tu peux ! Répliqua la jeune fille, en souriant de toutes ses dents.

[La course à peine commencée, Harry chute, suivit de Luna. Passage équivalent au chapitre 36.]

- Tu vois ce que je vois, Luna ? S'émerveilla Harry, ébahi, la bouche grande ouverte.

- Je vois que tu vois que je vois ce que nous voyons, Harry ! Répondit la jeune fille, avant de devenir muette de stupéfaction.

Leur étonnement n'était réellement pas dut à une petite chose. Le creux dans lequel ils étaient tombés n'était pas un simple trou, quelconque piège creusé dans le sol par dame nature ou un chasseur. C'était une défaillance nettement visible.

Ils se trouvaient au cœur d'une profonde vallée cachée littéralement sous la forêt. Au-dessus d'eux, à plus de deux cent mètres de distance, se trouvait un titanesque dôme… de magie. L'on pouvait voir celle-ci évoluer clairement, émettant une lumière multicolore se comportant comme un reflet sur l'eau. La limite de la pharaonique structure n'était même pas visible à l'horizon. La forêt avait poussé sur ce sol artificiel, très certainement plantée volontairement.

- Incroyable, souffla soudain Harry, incapable de se retenir plus.

Il ne s'était même pas aperçu avoir stoppée sa respiration.

- Fantastique, ajouta Luna. Comment une telle chose est-elle possible ? Ce n'est visiblement pas une œuvre de la nature ! Et puis, la puissance magique requise pour un tel ouvrage… c'est… colossal !

Et cette fois, c'est bel et bien la fin de cette partie...

...

Voici maintenant quelques notes datant de 2013, où j'imagine une (encore) autre version de l'histoire. Vous remarquerez qu'on y retrouve bon nombre de passages repris par la suite.

SCENARIO

Premier Poudlard (intro)

Suite à la cinquième année, Harry a perdu tous ses amis, et plonge dans un profond désespoir. Il prend la fuite jusque dans la chambre des secrets, où il veut se laisser mourir. C'est alors, à sa grande horreur, qu'il fait la connaissance de Lyghim. Elle l'envoie à travers le labyrinthe de Pôdlad. Fin de l'intro. (en vérité, Harry est perdu et voit son âme déchirée être séparée en deux parties : celle qui a de l'espoir et de l'amour, et celle qui hurle haine et vengeance éternelle.) A la fin de l'intro, lyghim s'approche de Harry évanouit et dit "voit ce que tu aurais put être en toute connaissance de cause, jeune Harry, et choisis ta voie".

AVANT POUDLARD

Alors qu'ils approchent de Poudlard, Harry et Luna sont effrayés par le monde en présence à Pré-au-Lard. Ils se réfugient dans la maison hantée, trouvent le passage secret du saule-cogneur, esquivent le château et gagnent la Forêt Interdite. Ils se perdent rapidement, et soudain, tombent dans un trou dans le sol... traversant l'illusion de la forêt, et chutent dans le vide au dessus des ruines de la Cité de Pôdlad. Ils se sauvent juste à temps, et décident d'explorer les lieux après avoir vérifié si tout va bien. Ils découvrent qu'ils ne peuvent sortir, bloqués par l'illusion. Résignés et paniqués, ils découvrent de merveilleux sortilèges encore en application, ainsi que la bibliothèque de Pôdlad et quelques écrits du Père Créateur. Ils se passionnent pour tout cela, coupant les ponts avec le monde et accumulant un savoir perdu...

A POUDLARD

Au contact des autres élèves, réaliser deux versions : celle des gentils et celle des méchants, chacune d'entre elle étant "spectaculaire"...

Et ça se termine comme ça... j'aimais bien le travail inachevé à l'époque, à défaut d'avoir déjà nommé mon histoire...

...

Voici ensuite un résumé de l'histoire dans une autre ancienne version, telle qu'elle était prévue vers 2014... ça pourrait vous intéresser...

Résumé de la fiction « Le chemin de la grandeur » (titre provisoire) :

Juin 1993. L'affaire de la Chambre des Secrets est une hécatombe. A Poudlard, Pré-au-Lard et dans les localités Moldues avoisinantes, les victimes se comptent par centaines. Tout prend soudainement fin grâce à l'héroïsme d'un jeune sorcier nommé Harry Potter. N'écoutant que sa témérité, celui-ci a découvert l'entrée de la Chambre et s'y est aventuré seul à la recherche de celui qui a enlevé son amie Ginny. Et au cours d'évènements au déroulement inconnu, il parvient à vaincre le monstre de la chambre mais ne peut sauver sa jeune amie, qui décède et permet à Voldemort de renaître. Celui-ci prend la fuite rapidement pour échapper à Dumbledore.

Personne ne sait ce qu'il s'est passé dans la chambre, mais Harry a visiblement beaucoup souffert et encore plus appris : lorsque Dumbledore le convoque, c'est une véritable tempête de colère qui jaillit soudain. Les tentatives de coups se joignent aux cris. Même si Harry ne peut rien face à son directeur, il fait bien comprendre à celui-ci qu'il n'a pas intérêt à interférer dans sa vie de quelque manière que ce soit.

Le trente-et-un juillet 1993, Harry fête son anniversaire seul dans sa chambre de Privet Drive. Ses amis ne lui ont envoyé ni lettres, ni cadeaux. Non pas que cela change de ses habitudes, mais ils lui avaient promis de penser à lui. Encore de belles paroles. Et pourtant, en ce jour, il a le droit à une belle surprise : à midi, tout un contingent d'Aurors du ministère arrive à Privet Drive, tue les Dursley horrifiés et l'assomment avant de l'emmener.

Lorsqu'il se réveille, il se trouve dans une cellule spartiate du ministère de la Magie. Il n'y reste pas longtemps : après quelques heures, il est emmené dans un tribunal. Au banc des accusateurs se trouvent de bien nombreuses connaissances : les Malfoy (Draco est mort), les Weasley, toute une floppée d'élèves et de parents –familles de victimes- et surtout… Dumbledore. Celui-ci n'a pas apprécié que son arme se rebelle, et est bien décidé à lui imposer l'obéissance par le feu. Après un procès partial où Harry n'est pas autorisé à dire un mot, le jugement tombe : condamnation à perpétuité à Azkaban.

Le lendemain, Harry est spartiatement acheminé à la prison sorcière. Mais Voldemort n'a pas perdu de temps pour tenter de se débarrasser de son ennemi : il a vite pris contact avec les Détraqueurs… à l'arrivée de Harry, les infectes créatures se rebellent et embrassent à tout va. Les contingents Aurors arrivent bien trop tard. Harry Potter est déclaré mort, de même qu'une centaines d'autres personnes.

Mais tout le monde a sous-estimé l'immensité de la volonté de vengeance d'Harry. Son corps est peut-être mort, mais son âme subsiste tant bien que mal. Errant au travers des limbes de la magie emplissant la nature, il parvient finalement en vue d'une chose étrange… une structure artificielle en magie pure. En un instant, il se sent happé et perd toute conscience.

Lorsqu'il se réveille, il est vivant et se trouve dans ce qui est visiblement une infirmerie. Bien vite, un homme vient à son encontre… il se présente sous le nom de Leonard (= le Père Créateur). Après une longue discussion, Harry apprend qu'il n'est plus à son époque mais… au Moyen-Âge ! Pour le lui prouver, le Créateur lui fait rencontrer Merlin et les fondateurs.

Une fois soigné, Harry est confié à un orphelinat. Là-bas, il reste dans son coin et ne se fait pas le moindre ami… à l'étonnement général, il est régulièrement visité par le Créateur. Au bout d'un mois, celui-ci lui fait une proposition : le prendre pour élève. Harry ignore où l'homme veut en venir, mais accepte lorsqu'il se rend compte à quel point tout le monde autour de lui considère cela comme un honneur. Il n'a pas à le regretter : le Créateur est un très bon pédagogue. En un mois, Harry apprend plus qu'en deux ans à Poudlard.

Au bout d'un mois, le Créateur dit à Harry qu'il a trouvé un moyen de le renvoyer à son époque… il suffit pour cela d'endormir l'âme de Harry afin de lui épargner les épreuves du temps : lorsque arrivera sa naissance, son âme actuelle s'incarnera dans son jeune corps avec toutes ses connaissances et capacités et lui permettra de revivre sa vie pour y faire tout ce qu'il souhaite… Harry accepte immédiatement, et ainsi est fait.

A ce moment, il ignore qu'il commence à parcourir le chemin qui le mènera à la grandeur.

...

Dans le chapitre 8, c'est Godric Gryffondor qui donne des cours d'échecs à Harry. A l'origine, ça devait être le Père Créateur, avec quelques passages supplémentaires...

Moment où Harry et le Créateur parlent de l'avenir :

« - Harry, je sais de source sûre que je ne peux pas échouer [dans ma lutte contre les Purs]. »

« - Comment ? »

« - Je possède des dons de, disons, « voyant », pour reprendre un terme malhabile. Je n'ai pas vu l'avenir, je l'ai deviné. Tu sais Harry, l'Histoire est une éternelle répétition. D'innombrables leçons peuvent en être tirées, sur tous les sujets possibles et imaginables. Et j'ai compris que je ne peux échouer, quel que soit le temps qu'il me faudra. Et aussi… ta présence ici, à cette époque, est la preuve incontestable de ma réussite prochaine. »

Peu avant que le Créateur n'endorme l'âme de Harry (dans le chap 9):

« - L'expérience de ma vie m'a apprise une chose, Harry… »

« - Quoi donc ? »

« - Rien ni personne ne peut aller à l'encontre du Destin, quels que soient les efforts fournis. Le Destin nous créé un avenir, soit nous l'acceptons, l'accomplissons et vivons, soit nous le refusons, l'accomplissons et mourrons. »

Peu après cela, dans son sommeil de l'esprit, Harry entend une phrase qui ne tilte pas dans son esprit. Prononcée par des Gobelins en pleine cérémonie religieuse. « Que le Créateur, le Maître du Destin, le tout puissant Dia-Mêknen, soit toujours avec nous. »

Et ces annexes et archives se finissent là. N'hésitez pas à laisser un commentaire si tout ça vous a plu !

Prochains chapitres : autocritique, scénario. La suite de l'histoire, « Une Histoire de temps », sera publiée à partir du 21 décembre 2018.