Coucou les filles ! :D

Comment ça vaaaaaa ?

Silly girl : aaaah c'est toi ma 200ième review ! Je t'aime je t'aime je t'aime mouahahahah

Figrou : Hey salut toi ! Je suis contente de te compter parmi mes lectrices!*-* Merci beaucoup pour tous tes compliments ! Ca me touche beaucoup ! La scène dans la cuisine... A la base j'avais pas prévu de la faire vomir dans l'évier mais au final c'est tellement, tellement drole ! XD J'espère que ce chapitre te plaira (même s'il est plutôt calme après tout ça ^^ )

Momooo6 : Mike : oh oui il apporte quelque chose^^ J'avoue, j'ai pas été hyper sympa avec edward, j'aime tellement le rendre jaloux *-* Voir plus souvent Alice ? aaah Edward n'y survivrait pas mdrrrr on la croisera par SMS en tout cas parce que bon, elle vit à l'autre bout du pays hein ^^ La fin du chapitre est géniale oui ahahahah Est-ce que Bella s'en souviendra ? Je te laisse voir :)

J'avoue que quand j'ai posté jeudi dernier je n'avais pas prévu du tout du tout de poster un second chapitre le vendredi ahahahah Et comme j'ai un soucis avec ma correctrice officielle ça n'a pas été possible, mais bon, je suis là maintenant ^^

Lau : Mouahahaha mais siiii c'était cooooool ! XD Oui, je crois que Bella a du mal avec l'alcool ! Mais bon... ça ne déplait pas à Edward hein ^^ Et par rapport à Comme par magie : tu m'as fait mourir de rire ! Alors ces vacances ? Ca fait du bien hein ^^

Merciiiii *-* Oui, j'avoue, les Bella toutes faibles c'est pas ma tasse de thé XD du coup, il fallait qu'elle déchire tout ^^ J'avoue l'histoire avec Sean était triste ! J'ai trop aimé les empêcher de se faire des bisous ! Pas de chance pour notre pauvre eddy ^^

Et Aro... ouaiiiiis fallait qu'il crève celui là ahahahah

Je suis contente que l'épilogue t'ait plu ! J'avoue que c'est jamais facile de conclure une histoire de manière originale alors je suis contente que tu aies aimé ! :D Bises !

Bon, je vous laisse avec nos personnages préférés. C'est pas la peine que je vous rappelle où on s'est arrêtée, si ? ahahah

Ah oui, faut que je vous dise : on doit la correction de ce chapitre à Lolo-la-furie qui a eu l'extrême gentillesse de corriger mes fautes :)

Chapitre 15

Il était cinq heures quarante cinq et elle n'était toujours pas levée. J'étais en tenue, baskets aux pieds, à boire mon café en fixant les centaines de méduses, leur minuscule corps gélatineux se contractant puis se détendant pour avancer doucement dans l'eau, agitant à chaque mouvement leurs tout petits filaments.

Elles étaient hypnotisantes et j'aurais pu rester des heures à les regarder.

La pluie était drue et s'écrasait sur la verrière du puits de lumière en un bruit assourdissant. A l'extérieur, l'air se rafraîchissait à mesure que Noël approchait. J'avais déjà commandé les cadeaux pour ma famille. Avec des paies comme celles qu'Isabella me versait, je n'avais même pas cherché à regarder les prix des présents et, pour la première fois, j'étais réellement satisfait des choix que j'avais fait pour eux.

Je m'y étais peut-être pris en avance, il nous fallait encore attendre trois semaines avant la Nativité, mais pour une fois, je n'étais pas obligé de m'occuper de cela sur un ordinateur extrêmement lent à la connexion Internet intermittente dans le désert irakien, alors j'en avais profité.

Les décorations dans les rues étaient déjà installées et avaient été allumées quelques jours plus tôt : je redécouvrais un intérêt oublié pour les fêtes. Le Winterfest avait débuté au Seattle Center, proposant à tous des concours de scultures sur glace, l'accès à une patinoire ainsi que des concerts et des feux d'artifice. Isabella n'avait pas évoqué la possibilité que l'on s'y rende, mais je pensais à lui en parler.

Il me tardait de décorer l'appartement avec elle !

Elle était d'ailleurs la seule personne pour laquelle je n'avais pas d'idée de cadeau. Que peut-on offrir à quelqu'un qui a tout ? Enregistrer un duo avec Daddy Yankee était la seule chose dont elle m'avait parlé mais je ne pouvais rien faire pour cela. J'avais bien pensé à lui offrir tout ce que les paquets vides qu'avait amené Newton ne contenaient pas, mais c'était risqué. C'était lui dire implicitement que je ferais toujours mieux que lui et donc confesser que je serais un meilleur petit ami. C'était dévoiler les sentiments que j'avais pour elle et c'était impossible.

Quelques soient les sentiments que j'éprouvais pour elle.

Entamer une liaison avec elle (si on oublie Newton quelques instants ! ) était prendre le risque que mes émotions ne prennent le dessus sur ma mission et en cas de danger cela pourrait s'avérer… mortel. Littéralement. Et ça, pour rien au monde je ne le permettrais.

Après la soirée de la veille, dévoiler ce que j'éprouvais en étant à ses côtés était profondément risqué. Je ressentais encore la tension qui avait régné entre nous alors que ses doigts avaient caressé mon dos, les frissons qui m'avaient parcouru alors que son souffle effleurait ma peau... J'avais laissé tomber toutes les barrières que je m'étais efforcé d'ériger entre nous alors que mes yeux étaient plongés dans les siens. Si elle n'avait pas vomi, jusqu'où serions nous allés ? Serions nous alors encore enlacés et somnolants dans l'un de nos lits ?

Ma montre indiqua qu'il était six heures et elle n'était toujours pas levée. Connaissant l'état dans lequel elle avait été la veille, je commençais à m'inquiéter réellement et allai frapper doucement à la porte de sa chambre. N'entendant pas de bruit, une boule d'angoisse se forma dans ma gorge alors qu'une multitude de scénarios défilaient déjà dans ma tête, la plupart incluant du vomi et des morts par étouffement.

J'ouvris délicatement sa porte, m'attendant tout de même à me faire méchamment réprimander d'être entré alors que je n'en avais pas le droit. Mais rien ne vint. Les volets électriques étaient fermés et la lumière de l'aquarium éteinte, seules les lampes du salon en contre bas éclairaient faiblement la pièce. Aucun bruit ne se faisait entendre, pas même sa respiration : je ne percevais que mes propres battements cardiaques, plus forts que d'habitude, au niveau de mes tempes.

Tremblant, je m'approchais lentement de son lit, m'attendant à y trouver le pire. J'imaginais déjà la flaque d'alcool et de bile partiellement imprégnée par la literie, son visage bien plus pâle que d'ordinaire et ses yeux vitreux fixés dans le vide.

Mes mains étaient moites et je sentis un pincement derrière mes yeux, ces larmes qui veulent sortir mais qui n'en n'ont pas l'occasion…

Mes genoux touchaient le montant du lit et je me trouvai à hauteur de ses épaules, Isabella me tournait le dos, ses cheveux camouflant son visage, sa couette était remontée jusqu'à sa nuque. Je ne distinguais pas un mouvement, pas même celui de sa respiration.

-Isabella ?

Je ne reconnus pas ma voix tellement elle était emprunte d'angoisse.

Pas de réponse. Pas de bruit. Pas de mouvement.

Je posais ma main là où je devinais être son épaule et la pressai suffisamment fort pour qu'elle puisse la ressentir malgré l'épaisseur de sa couette.

Elle se retourna brusquement vers moi, me faisant sursauter. Je relâchais instantanément l'air que j'ignorais avoir gardé dans mes poumons en m'insultant mentalement de m'être fait autant de films.

- Mike, chéri, repasse plus tard.

Je pouvais voir ses yeux toujours fermés et compris aussitôt qu'elle parlait dans son sommeil et ça aurait été mignon si elle n'avait pas rêvé de lui.

Ses cheveux étaient emmêlés et éparpillés sur les oreillers ainsi que sur son visage, sa lèvre inférieure était légèrement avancée sur l'autre et retroussée, lui conférant une petite moue boudeuse. Moi qui m'étais imaginé devoir faire face à la pire des situations, je me trouvais devant une Isabella absolument adorable.

Sur la pointe des pieds, je sortis de sa chambre en prenant soin de ne pas faire de bruit en refermant la porte derrière moi. Sa gueule de bois risquait d'être phénoménale.

Dans la cuisine, je lui préparai un verre d'eau ainsi qu'un cachet de paracétamol, ça allait lui être nécessaire et rangeai mes chaussures dans le placard de l'entrée (maintenant que je savais qu'il y en avait un, je comptais en profiter !).

J'éteignis les lumières du salon et m'installai devant la télé. Après avoir zappé pendant longtemps, je finis par me rendormir devant un film quelconque pour émerger trois heures plus tard. La télé était désormais en veille et la pluie toujours aussi forte : les nuages obscurcissaient le ciel, assombrissant le salon.

Sans prendre la peine d'allumer une lampe, je me fis couler un café en cherchant sur le Web une recette puis me lançai dans une tentative pour faire des crêpes. Heureusement pour mon estomac, l'évier avait été nettoyé des affres d'Isabella. Fugacement, je m'interrogeai sur les horaires de travail de l'équipe de ménage, mais mon esprit revint rapidement sur la liste des ingrédients dont j'avais besoin.

J'avais cuit la moitié de ma pâte quand j'entendis la porte de la chambre d'Isabella s'ouvrir. Elle s'engagea dans les escaliers et je fus pris d'un doute : j'ignorais si je devais aborder ce qui s'était passé (ou plutôt ce qui ne s'était pas passé ) la veille ou si je devais faire comme si de rien n'était. Je ne savais même pas si elle allait s'en rappeler…

Je lui fis couler un café et me retournai pour le déposer sur le comptoir quand je stoppai mon mouvement, sa tasse dans ma main. Isabella s'était hissée sur un tabouret, ses yeux injectés de sang fixaient le vide. Ses cheveux formaient une masse emmêlée et certains lui tombaient devant les yeux mais le plus surprenant était de la voir emmitouflée dans sa grosse couette molletonnée comme si elle vivait dans un appartement sans chauffage, ou sur une banquise...

Je ne pus réprimer un sourire mi-compatissant, mi-moqueur. Sans un mot, je déposai le café devant elle et fis glisser le verre d'eau et le comprimé jusqu'à sa place.

Elle ne dit rien mais prit le paracétamol avec quelques gorgées d'eau. Son attelle avait reprit sa place sur sa main, immobilisant à nouveau son index et son majeur, il ne lui restait que quelques jours à la porter mais je ne doutais pas du fait que ce devait être douloureux après avoir tenté d'ignorer ses fractures toute une soirée.

Je lui fis une assiette avec plusieurs crêpes puis posai sur le comptoir de quoi les napper. Je repris la cuisson de ma pâte en lui tournant le dos. J'ignorais si le silence était du aux limites que nous avions franchies la veille ou si c'était dû aux effets de l'alcool qu'elle avait ingurgité.

Je finis de cuisiner et installai le plat contenant une montagne – pas très droite – de crêpes puis me posais aux côtés d'Isabella pour – enfin – manger.

- Je vous l'ai jamais dit mais je peux, parfois, vous proposer des missions qui sortent du cadre de votre contrat de travail, avec une prime en bonus.

Sa voix était plus basse et plus grave que d'ordinaire. Je ne répondis rien, ne voyant pas spécialement où elle voulait en venir. De fait, elle continua :

- Est-ce que deux cents dollars pour ne jamais évoquer ce qu'il s'est passé hier soir ça vous suffit ?

Mon cœur se brisa. Elle regrettait. L'atmosphère était trop lourde, pesante, et j'avais le besoin de la détendre :

- Vous parlez de vous sur scène avec Daddy Yankee ?

Elle me regarda avec un léger sourire, sans pour autant oser croiser mon regard puis elle fixa ses yeux sur les miettes de crêpes avec lesquelles elle jouait :

- Non ce n'est pas vraiment de ça dont je parle.

Sa voix était froide. Pas comme si elle était en colère, juste comme si son corps était là mais pas son esprit.

Tentative d'humour échouée

- De toute façon, il ne s'est rien passé hier. Il y avait de l'alcool et de l'euphorie, rien de plus. Fis-je, les mots m'écorchèrent la bouche à mesure qu'ils sortaient.

- C'est ça. Avait-elle marmonné au moment où la sonnerie de l'ascenseur se fit entendre.

D'un seul et même mouvement nous nous retournâmes en sursautant vers l'écran pour voir qui pouvait bien venir alors qu'il n'était même pas midi : Newton… Deux sacs de shopping pendaient à son bras alors qu'il adressait un large sourire à la caméra.

Isabella se cramponna à mon avant-bras :

-Je vous fais un virement de suite, mais pas un mot à Mike. Son ton était suppliant, me faisant me sentir encore plus mal que je ne l'étais déjà.

-Gardez votre argent, de toute façon, je n'ai rien à raconter : il ne s'est rien passé, on n'a rien fait.

Je me laissai glisser du tabouret pour aller chercher le boîtier sur la table basse, j'activai la montée de l'ascenseur quand j'entendis Isabella murmurer d'une voix chevrotante :

-Pas un mot à Mike...

Elle glissa elle aussi jusqu'au sol et commença à rouler en boule sa couette en se dirigeant vers l'escalier. Elle portait toujours sa toute petite robe noire de la veille. Elle engageait son pied sur la première marche quand je me rendis compte de quelque chose :

-Vous voulez peut-être de l'aide pour la fermeture éclair ?

Elle se retourna vivement, les yeux écarquillés, la bouche bée et me fixa quelques instants :

-Non, non, je vais m'en sortir.

Elle monta les escaliers en courant pour claquer sa porte.

Je déverrouillai la porte d'entrée pour Newton et commençai à ranger les reliefs du petit déjeuner.

-Salut Eddy ! Elle bosse Bella ? Il serra ma main alors que je serrai les dents : j'en avais marre de ce type !

-Salut Mike. Je suppose qu'elle est dans sa salle de bain.

Je jetai un œil à ses sacs vides : Michael Kors et Tiffany's. J'étais persuadé qu'il était allé jusqu'à conclure un marché avec les boutiques pour se faire de l'argent en échange d'un peu de pub…

-Quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ?

Je ne pouvais pas m'empêcher de me moquer de lui…

-Tu m'étonnes !

Il posa ses sacs sur le comptoir mais cette fois, cela provoqua un bruit sourd : l'un des sacs n'était pas vraiment vide ! J'étais choqué !

-Je l'ai vue, sur Insta, chanter avec Yankee, elle devait être ingérable après, non ?

-Ah ben elle était sur un nuage, oui !

Je lui servis un café et nous nous installâmes au comptoir, silencieusement, en attendant Isabella qui arriva au bout d'une quinzaine de minutes, les cheveux mouillés, attachés dans un chignon vague. Elle avait réussi à retirer sa robe pour la remplacer par un jogging sans forme rouge et un t-shirt noir à la gloire de Nirvana. Ses yeux étaient toujours aussi rouges et à mesure qu'elle s'approchait de nous, je pris conscience que des cernes étaient apparues durant la nuit.

-Belli ! Mon amour ! Cria Newton la faisant grimacer. Il sauta du tabouret pour claquer un baiser sonore sur ses lèvres.

Pauvre type…

-Ohlala ! T'as pas l'air très fraîche, bébé ! Tu vas bien ?

-Je décuve, alors parle moins fort, s'il te plaît.

-Okay, okay. Hey ! Je t'ai vu sur les réseaux ! Tu étais magnifique !

Elle se lova entre ses bras à lui et évita soigneusement de croiser mon regard.

-Merci chéri. C'est pour ça que tu es venu ?

-Ah ? Ouais, non !

Il lâcha Isabella pour faire le tour du comptoir par la cuisine et saisit le sac Michael Kors pour en sortir une bouteille de champagne d'apparence toute simple. Habitué à l'avarice de Newton, je jetai un œil à l'étiquette : Krug Collection 1928.

Mon coude dérapa du bar et je perdis momentanément l'équilibre : j'avais récemment appris par mon père, grand amateur d'alcool (mais toujours avec modération !) qu'une de ces bouteilles avait été vendue pour plus de vingt milles dollars aux enchères...

Décidément, je n'étais pas prêt de comprendre ce mec. Bien que profondément jaloux de lui, j'étais satisfait de constater qu'il était capable de mettre autant d'argent dans quelque chose pour féliciter Isabella. Sauf qu'elle n'était pas dupe :

-On fête quoi ?

Newton afficha un grand sourire, ses yeux pétillèrent :

-Je viens d'obtenir le premier rôle dans une saga ! Il sautillait presque : C'est la fin de la galère pour moi !

Mike Newton avait été le héros d'une saga de trois films pour adolescentes en mal de romantisme. Après le succès surprenant de sa saga, personne n'avait voulu de lui en tête d'affiche : son personnage lui collait trop à la peau. Il avait fait quelques figurations dans des films guimauves et mielleux qui n'avaient pas marché et sa carrière au cinéma s'était crachée au sol aussi vite qu'elle avait décollé. Depuis deux ans, il gagnait sa vie avec des pubs ou en monnayant son apparition lors de soirées.

Peut-être qu'il allait enfin pouvoir faire de vrais cadeaux à Isabella…

-C'est pas vrai ! C'est génial ça ! Je suis fière de toi ! Tu as déjà signé ? Tu as le synopsis ? Dis moi tout !

Bizarrement, sa gueule de bois semblait s'être volatilisée.

Ils s'installèrent tous les deux sur un canapé et Newton déblatéra longuement sur son nouveau rôle. La bouteille de champagne trouva sa place dans la porte du frigo et moi, dans la salle de sport, sur le tapis de course. Je n'avais pas besoin de les voir, mielleux, dans le salon.

Au bout d'une demie heure que j'occupai en courant le plus vite possible, transpirant à grosses gouttes, mon portable vibra pour m'annoncer un message : Alice.

« Coucou mon frère adoré ! Maman m'a dit qu'on a bien reçu tes cadeaux, merci infiniment ! Promis on n'y touchera pas avant Noël.

D'ailleurs en parlant de ça… tu fais quoi pour Noël ? Tu sais comme maman a tendance à cuisiner en trop grandes quantités... on a de quoi te nourrir hein !

Ça nous ferait plaisir que tu viennes !

T'as qu'à négocier avec ton patron !

Oh ! L'embarquement commence, Jazz et moi on quitte Seattle, ça m'a fait plaisir de te voir hier !

Et : Aaaaaah ! J'ai parlé avec Isabella Swan ! Tu te rends compte ?!

Bisous frérot !

A. »

J'allais devoir parler avec Isabella.

Mike resta longtemps ce jour-là, et j'eus l'impression que c'était uniquement pour me contrarier. Je ne savais pas vraiment comment me comporter avec Isabella mais visiblement, elle semblait vouloir faire comme si de rien n'était, alors j'allais faire comme si ses doigts ne s'étaient jamais baladés sur ma peau, comme si nous n'avions jamais vécu ce moment si intime.

Et, comme pour effacer le regret qu'elle ressentait de m'avoir autant approché, je reçus le virement dont elle m'avait parlé pour payer mon silence.

Nous nous retrouvâmes le lendemain à six heures tapantes devant la porte d'entrée pour partir courir. La pluie ne s'était pas interrompue depuis la veille, la ville était détrempée et les rues peu éclairées. Le manque de luminosité aurait pu me déranger, j'aurais pu y voir un facteur de risque, mais avec ces conditions météorologiques, les rues étaient encore moins fréquentées qu'à l'habitude.

Notre parcours changeait régulièrement, de sorte à n'attirer l'attention de personne et, pour la première fois, j'eus le dessus sur Isabella ! Je respirais mieux et j'avançais plus vite qu'elle. Je devais même réfréner mon allure pour rester derrière elle ! J'avais donc enfin le loisir de regarder sa queue de cheval se balancer de droite à gauche à chaque foulée.

Nous dépassâmes l'heure et demie de course et, une fois stoppés devant notre immeuble, ce fut Isabella qui avait du mal à respirer.

-Et bien ! Que de progrès en deux mois et demi ! Vous pouvez être fier de vous !

-Merci. C'est grâce à vous.

-Oh j'y suis pour rien moi. Elle haletait et ses mots étaient hachés.

Une fois dans l'ascenseur, elle se colla à la paroi et tentait de réguler son souffle.

-Dites, j'aurais une question pour vous.

-Hum, je vous écoute.

-Voilà… Noël approche….

-Ah oui c'est vrai ! Faut que je m'occupe de ça….

-Oui, enfin je voulais savoir s'il était possible que je parte à Chicago pour fêter ça avec mes proches… Pendant ce temps vous iriez chez Emmett pour qu'il n'y ait pas de débordement comme la dernière fois…

Les portes s'ouvrirent et nous nous rendîmes dans la cuisine pour prendre à boire :

-Je rêve ou est-ce que vous êtes en train de me dicter mon emploi du temps ?

-Quoi ? Oh non c'est pas ça, c'est jute qu'Alice m'a demandé si je pouvais aller chez mes parents pour le réveillon.

-Hum.. Elle me regarda en pinçant ses lèvres : Non ça va pas être possible.

-Quoi ? C'est un moyen pour vous de me faire payer ce qui s'est passé l'autre soir ?

Mes paroles avaient à peine franchi mes lèvres que je m'en voulus aussitôt mais j'avais été tellement persuadé qu'elle accepterait que j'aille chez mes parents que je n'en revenais pas. Son expression choquée me fit regretter instantanément ce que j'avais dit...

Un avis sur Bella ? Sur Mike ?

En tout cas il semblerait que leur Noël approche et notre prochain jeu concours aussi *-*

Je vous souhaite un très bon week end !