Salut les fiiiiiiilles !
Comment ça vaaaaaa ?
J'étais censée avec fini cette fic le week-end dernier mais heuuuu c'est pas le cas ahahahah
En revanche, vous êtes tellement exceptionnelles que vous avez dépassé les 231 reviews qui était mon record personnel... Je vous laisse m'imaginer faire la danse de la victoire XD
Réponses aux guests :
Piran : Hello ! C'est tout à fait ça, j'adore que Bella ait ce petit côté gamine enfoui en elle ^^ Ca contraste tellement avec le côté surper star ^^ Pour ce qui est des aquariums, j'adooore ta question hihihi Techniquement oui on peut avoir crevettes et méduses chez soi (moi-même j'ai des crevettes -oui j'avoue j'ai pas cherché l'idée très loin ahahah-) Quand aux méduses, j'ai piqué l'idée dans le film 7 vies (qui est un film formidable !) Tout ça pour dire que oui, c'est faisable, bien que compliqué ;) Quand à Mike... je dirai rien hihihihi
Lau : ahahah tu vas avoir pas mal de réponse dans ce chapitre mais heuuuu Noel va s'étendre sur 4 chapitres donc tu ne va pas avoir toutes tes réponses non plus ^^ sinon c'est pas drôle ! ahah
Silly girl : Promis, il va en avoir un ! Noel c'est magique ! ahahah
Momo 6 : C'est la première fois depuis des années qu'Edward ne fete pas Noel a l'autre bout du monde avec l'armée alors oui il est enthousiaste ^^ Pour ce qui est de l'évolution de leur histoire, jte cacherais pas que si la fic est longue c'est parce que ce sont deux handicapés des sentiments ahahahah
Mimi : Salut toi ! Merci à toi pour ta lecture !
Bon, j'ai un petit message perso à passer... ahah Si j'ai pas posté hier, c'est parce qu'hier soir, j'ai rencontré ma meilleure amie, ma jumelle, ma moitié... Jamais en m'inscrivant sur ce site j'aurais pensé partager une telle amitié, et hier les choses sont devenues concertes, là, sur un trottoir, dans des circonstances toutes aussi originales que notre amitié. Merci MaZelle Fanny pour cette formidable soirée ! Un vrai bonheur de t'avoir rencontrée *-*
Bon, jme tais pour vous laisser profiter de ce chapitre, en toute objectivité lol, jle trouve formidable !
Chapitre 17
La journée du vingt-quatre Décembre était particulièrement calme. Isabella l'avait passée devant les téléfilms de saison et j'avais l'impression qu'il n'y avait aucun plan de prévu pour la soirée. En temps normal, quand un événement était prévu, Isabella était soit une pile électrique, soit je ne la voyais pas de la journée parce qu'elle se préparait dans sa chambre, mais ce jour-là, elle était léthargique, affalée sur le canapé, et j'eus l'impression qu'elle m'avait mené en bateau pour ne pas passer Noël toute seule. J'étais même allé jusqu'à vérifier la liste des courses en ligne pour voir si elle avait prévu un repas à domicile, avec Emmett et Rosalie, ou même Newton, mais non, pas de dinde ni de champagne. Les prochains achats étaient habituels.
-Alors on fait quoi aujourd'hui ?
Je me tenais debout derrière le sofa, bien plus énergique qu'elle.
-C'est top secret. Mais posez vous un peu : gardez votre énergie, vous en aurez besoin ce soir.
-Et il y a quoi ce soir ? J'ai besoin de savoir, moi ! Niveau mise en place de la sécurité, comment ça va se passer ? On va où ? Est-ce que je conduis ? Je dois prendre quelle route ? Bref, il me faut des infos !
Elle s'assit et se retourna pour me regarder :
-C'est moi qui gère ce soir, c'est mon projet, mon secret. Je conduisais, je m'occupe de la sécurité et de l'organisation .
-Donc je sers à rien ?
Je savais bien qu'elle n'avait pas besoin de moi…
-Si vous voulez tout savoir… j'ai besoin de vos muscles…. -Elle se rallongea et continua sans me regarder : maintenant si vous voulez être utile, vous pouvez me faire un chocolat chaud, mais encore une fois : gardez vos forces.
J'ignorais où ça allait nous mener, et j'aimais pas ça… ne pas savoir à quoi m'attendre, ne rien pouvoir préparer, partir en aveugle, c'était trop risqué mais elle n'en démordit pas.
A la fin de son téléfilm, elle monta à l'étage où elle resta quelques instants. Le soleil était déjà couché quand elle m'appela depuis la mezzanine pour me demander de me changer. Docile, j'éteignis alors la télé et montai l'escalier en m'interrogeant sur la tenue adéquate : comment savoir ce que je devais porter si j'ignorais tout de notre programme ?
Sur la poignée de ma porte était suspendu un sac en toile : Isabella m'avait déjà choisi une tenue et, ne souhaitant pas entrer dans ma chambre, l'avait accroché dans le couloir. Elle était suffisamment méticuleuse pour ne pas prendre le risque de froisser une quelconque chemise dans le fond d'un sac alors il ne pouvait pas s'agissait de l'une d'elles et j'ouvris la poche avec curiosité, ne supportant plus de ne pas savoir ce que nous allions faire de notre réveillon.
Elle avait placé à l'intérieur une tenue entièrement noire et sobre, bien loin de ce qu'elle m'avait fourni jusque là. Depuis mon arrivée avec mes quelques vêtements, Isabella et Clara, sa styliste, avaient eu à cœur de remplir mon dressing de tenues dont je n'avais pas encore porté le quart, mais elles s'étaient servies de moi comme d'un mannequin, testant -un peu trop- les différents styles et couleurs qui pourraient, ou non, me mettre en valeur.
Cela dit, en enfilant la tenue sélectionnée ce jour-là, je me rendis compte que nous étions bien loin des tenues de soirées qui valaient quelques centaines de dollars, si ce n'est plus.
Isabella m'avait fourni un jean slim un peu trop moulant à mon goût ainsi qu'un t-shirt à manches longues également trop près du corps. Elle m'avait confié un manteau trois quarts et un bonnet… noirs. En même regardant dans le miroir de ma salle de bain, j'eus l'impression d'être sur le point de commettre un crime.
En sortant de ma salle de bain où j'étais allé pour observer le résultat, je tombai sur Isabella qui portait, elle aussi, la parfaite tenue pour assassiner quelqu'un : toute en noir, elle avait profondément enfoncé un bonnet sur sa tête après avoir relevé ses cheveux afin qu'aucun d'eux ne tombent sur ses épaules.
-On va braquer une banque ?
-Presque ! Ça c'est pour vous !
Elle me tendit une épaisse pochette cartonnée que j'ouvris aussitôt : une bonne centaine de contrats de confidentialité s'y trouvaient… « Le signataire s'engage à ne dévoiler, sous aucun prétexte, ce qu'il s'apprête à voir, entendre ou déduire sous peine de poursuites judiciaires… ». Je les connaissais par cœur ces documents. Ceci étant, notre tenue et la quantité de formulaires à faire signer ne me rassuraient pas.
Isabella nous mena jusqu'au parking puis à travers les rues qui se désertaient à mesure que la nuit tombait. Un grand nombre de personnes devaient déjà être assis à table, en famille, à déguster un bon vin autour d'amuse-bouches alors que nous, nous arpentions la ville sans que je ne sache vers quelle destination.
Je pouvais entendre que je n'avais pas mon mot à dire sur le fait qu'Isabella ne voulait pas me donner le programme de la soirée, mais de mon côté, je ne pouvais pas travailler correctement dans ces conditions : sa sécurité n'était pas optimale et je n'aimais pas ça !
Mon attention était fixée sur l'extérieur, à travers la fenêtre passager. Je tentais de repérer où nous allions mais je ne reconnus plus rien au bout de quelques minutes.
Elle stoppa la Lamborghini Gallardosur un parking quasiment vide, à l'arrière d'un long bâtiment blanc défraîchi qui s'élevait sur quatre étages. Nous étions au pied de l'un des deux côtés les moins larges et seules quelques fenêtres étaient présentes sur cette façade. Deux imposants semi-remorques se trouvaient déjà sur l'aire de stationnement, garés de façon à ce que leur porte arrière donnent sur ce qui semblait être une issue de secours.
Je pris quelques secondes pour essayer de comprendre où nous étions et ce que l'on s'apprêtait à faire mais j'étais complètement dans le flou : Isabella était censée me faire confiance, alors pourquoi avait-elle refusé de me parler de son projet ?
Nous sortîmes tous les deux du véhicule en même temps que les chauffeurs des camions et Isabella s'élança directement vers eux pour leur serrer la main. Le premier était le stéréotype même du chauffeur de poids lourds : bedonnant, grisonnant et arborant une tâche de gras bien visible, malgré le manque de luminosité, sur un pull blanc trop petit. Le second chauffeur était plus petit, plus fin et un peu plus présentable.
Je me rapprochai d'eux, contrats de confidentialité à la main et fis la connaissance de Franck et Ben. Ils étaient avenants et souriants, comme s'ils étaient contents d'être sur un parking presque glauque le soir de Noël. Isabella ne nous prêta pas plus attention et alla frapper à la porte qui ne s'ouvrait que de l'intérieur.
Quasiment instantanément, elle céda pour laisser place à une femme de taille moyenne, grisonnante dont le nez était surmonté de lunettes aux verres ronds et à la monture -trop- épaisses. Elle portait une robe, à la fois laide et ravissante aux couleurs et motifs de Noël : rennes et flocons de neige se côtoyaient sur un fond rouge vif. Elle était belle parce que de saison et tout à fait appropriée et, en même temps, moche parce que… et bien des rennes et des flocons sur un fond rouge….
Des rides sillonnaient son visage qui s'illumina au moment où ses yeux se posèrent sur Isabella.
-C'est un honneur de vous avoir avec nous ce soir !
-C'est à moi que ça fait le plus plaisir. Si vous voulez bien, on va se mettre au travail.
Franck et Ben commençaient à faire le tour de leur camion pour ouvrir leur remorque quand je profitai du fait qu'Isabella s'éloigne légèrement de la vieille femme pour lui faire signer un contrat.
-Edward, pour le moment, votre rôle c'est de trouver tous les adultes présents sur le rez-de-chaussée et de leur faire signer un contrat. Après vous nous rejoignez.
Même si j'étais content qu'elle ait momentanément oublié le « Cullen », je tiquai :
-Je ne vous lâche pas d'une semelle…
-Non, non ! Je vous l'ai dit, c'est moi qui gère ce soir, et je vous demande de vous occuper de la confidentialité. S'il y a une fuite, ça gâcherait tout. Alors vous allez arpenter les couloirs sans pousser aucune porte et vous nous retrouvez après. Et c'est moi votre patron alors vous m'écoutez et c'est tout.
Parfois, ce n'était pas fréquent mais ça arrivait de temps à autre, je la haïssais…
En bougonnant contre elle, je fis de nombreux aller-retours dans un long couloir qui allait d'un bout à l'autre du bâtiment. Trente deux néons au plafond, quatorze différentes bandes de lino blanc tachetés au sol et quatre vingt trois adultes pour autant de signatures.
J'avais très vite compris où Isabella nous avait conduit, mais je n'avais pas encore saisi pourquoi.
Parmi les adultes, la majorité avait les traits fatigués et les vêtements froissés, ils avaient été décontenancés, voire choqués, que je leur demande de signer un contrat de confidentialité mais une autre partie des gens que j'avais croisé m'avait semblé être content de me voir et avaient demandé d'eux-mêmes s'ils avaient quoique ce soit à remplir.
C'est en les croisant eux que je compris où nous étions. Quand ils n'étaient pas habillés en père Noël ou en lutin, ils portaient des blouses sur lesquelles étaient cousu leur nom. Des stylos étaient entassés dans leur poches.
Isabella m'avait traîné dans un hôpital le soir de Noël… c'est pourquoi elle ne m'en avait probablement pas parlé plus tôt : me refuser de voir ma famille pour m'amener à la place dans un endroit comme celui-là... J'aurais ruminé mon mécontentement pendant des jours...
J'avais eu besoin de voir les blouses pour comprendre où j'étais : ni le long couloir desservant des dizaines de pièces, ni les murs blancs et froids, ni le manque cruel de mobilier et encore moins l'odeur de l'antiseptique ne m'avaient mis sur la voie. Cela dit, c'était tellement invraisemblable que je ne l'aurais jamais deviné autrement. Qui voudrait passer Noël dans un hôpital ? A part Isabella…
Quand je fus certain d'avoir fait signer tout le monde, je remballai mes documents dans leur pochette et croisai Isabella qui me remit les clés de la voiture pour que je puisse poser les contrats dans un endroit où on ne les perdrait pas, à savoir le coffre. Une fois fait, je vis Franck toujours occupé à vider sa remorque et lui prêtai main forte en prenant deux cartons avec moi. Je le suivis jusqu'à une salle que j'avais entraperçue sans y prêter plus attention, et regrettai aussitôt de ne pas y avoir jeté un œil plus tôt.
Il s'agissait vraisemblablement d'un réfectoire dont toutes les tables et les chaises avaient été poussées contre un mur, à l'opposé de l'entrée. Trouver une place assise était encore faisable mais circuler entre les tables pourrait s'avérer compliqué. Un immense tapis de neige irisé avait été disposé dans la zone dégagée, recouvrant le lino et offrant un support à la décoration qu'Isabella, aidée de Franck et Ben installait depuis déjà deux heures.
Un imposant sapin, encore plus grand et dense que celui que nous avions à l'appartement, avait trouvé sa place dans le coin de la pièce, face à l'entrée, les ornements bleus turquoise et blancs commençaient à être installés parmi les branches.
Le personnel de l'hôpital, tout comme les visiteurs, ne les aidaient pas, préférant rester à l'écart, les mains dans les poches, ou ils évitaient consciemment le réfectoire.
Isabella était à genoux au sol en train de monter ce qui ressemblait au traîneau du père Noël. La voir manier un tournevis était assez comique, étant donné que je ne l'avais jamais vue bricoler quoi que ce soit à l'appartement. Je m'approchai en faisant attention à ne pas faire bouger le tapis de neige et m'agenouillai à ses côtés :
-Vous préféreriez pas une visseuse ?
-Et prendre le risque de réveiller tout le monde ? Je préfère perdre du temps.
-D'accord. Je peux faire quelque chose maintenant que tout le monde a signé ?
-Les camions sont déchargés ?
Je repensai aux piles de cartons de tailles différentes encore présentes dans les remorques :
-Non.
-Ben voilà : vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Franck, Ben et moi retournâmes sur le parking pour vider les cartons qu'il restait.
-Pourquoi personne ne nous aide ? Ils sont là à regarder, les mains dans les poches… c'est le genre de chose que je supporte pas.
-Oh, ils ont proposé de nous aider, hein, mais votre patronne les a envoyé balader. J'ai même proposé de monter moi-même le traîneau mais elle m'a fusillé du regard !
Ben rigola et nous formâmes une chaîne de sorte à vider les marchandises au plus vite. Il nous fallut encore une demie heure pour tout déposer dans le réfectoire. Isabella avait fini de monter son imposant traîneau et l'avait placé devant l'entrée, en biais. Elle mettait en place des rennes en plastique de grande taille sur l'attelage, face aux tables qui avaient été déplacées.
Nous la laissâmes avec son traîneau pour finir de décorer le sapin, nous aidant d'un escabeau pour atteindre les plus hautes branches. Je comprenais alors pourquoi est-ce qu'Isabella m'avait dit de garder mes forces et était restée avachie dans le canapé toute la journée : il était près d'une heure du matin, je commençais à avoir des courbatures et à fatiguer alors que nous étions encore loin d'avoir terminé.
Une fois l'arbre de Noël habillé, nous avions disposé de petits elfes un peu partout sur la scénette avant de répartir une quantité impressionnante de cadeaux au pied du sapin. Ils étaient tous nominatifs et il me parut clair que ce projet était important aux yeux d'Isabella. Celle-ci quitta la pièce sur les coups de cinq heures du matin, des cadeaux sous le bras, très probablement pour les personnes qui n'étaient pas suffisamment bien portantes pour rejoindre la grande pièce où nous travaillions depuis plus de sept d'heures.
Ben, Franck et moi nous asseyons sur une des premières tables qui faisaient face aux décorations et admirons notre travail, rincés. J'avais mal partout, j'étais épuisé mais particulièrement fier de ce que nous avions mis en place. On se croyait au pays du père Noël !
La vieille dame qui nous avait ouvert la porte à notre arrivée et que nous n'avions plus revue de la nuit nous rejoignit et s'assit sur une des chaises à proximité. Une question me brûlait les lèvres depuis un moment :
-C'est l'hôpital qui finance tout ça ? Vous avez eu des subventions ?
-Oh non, jeune homme ! C'est Bella qui se charge de tout ! Elle fait ça chaque année depuis quatre ans mais c'est la première fois qu'elle vient en personne pour mettre en place.
-Sérieusement ?
Elle hocha la tête, me laissant perplexe. Si elle était prête à dépenser autant d'argent et d'énergie, pourquoi faire signer tous ces contrats de confidentialité ? Elle devrait au moins chercher à ce que cela se sache, c'est le genre d'événement qui faut médiatiser, la publicité serait phénoménale pour elle, encore plus que le fait de se montrer sur un tapis rouge !
Elle finit par nous rejoindre, visiblement aussi fatiguée que moi et félicita le travail que nous avions effectué. Ben et Franck nous saluèrent avant de partir et Isabella nous fit asseoir au fond de la pièce, après avoir circulé péniblement entre les tables, jusqu'à trouver deux chaises contre le mur. Nos bonnets avaient rejoint depuis longtemps l'intérieur de nos poches et nous avions vite retiré nos vestes pour plus d'aisance.
Nous étions tous les deux avachis sur nos chaises, épuisés, fixant le travail réalisé en une nuit. J'avais sincèrement l'impression de regarder un magasine de déco ou la vitrine d'un grand magasin au mois de décembre. Personne ne nous approchait pour parler avec Isabella Swan la Super Star et chacun respectait son contrat de confidentialité en occultant la tentation de la prendre en photo.
-Pourquoi ne pas vouloir médiatiser tout ça ?
-Pourquoi est-ce que je le ferais ?
-Pour la publicité ! La ménagère adore ce genre de star.
-On n'est pas là pour la ménagère, Edward, ni pour mon prochain album ou la couverture du prochain US Weekly. Vous comprendrez bientôt.
Un jeune homme arborant une blouse de l'hôpital s'approcha timidement de nous et, alors que je me tendis instinctivement, prêt à l'envoyer balader pour avoir demandé un autographe, il ne fit que déposer deux cafés sur notre table avant de filer le plus vite possible malgré les obstacles qui barraient sa route.
Nous posâmes nos mains autour des tasses en plastique, les yeux rivés sur le sapin que les guirlandes lumineuses faisaient scintiller, trop fatigués pour lever nos cafés jusqu'à nos lèvres.
Doucement, les rayons du soleil commencèrent à éclairer notre décoration et, brusquement, le couloir prit vie. Depuis notre arrivée dans la nuit, il avait été silencieux et nous avions agit en toute discrétion, mais soudainement tout s'agita. De jeunes, voire très jeunes enfants, débarquèrent bruyamment dans le réfectoire, certains étaient accompagnés par ce que j'estimais être leurs parents, d'autres étaient avec le personnel soignant et quelque uns (les plus grands ou les plus… sains ?) arrivèrent seuls, tous avaient des étoiles dans les yeux.
La majorité des enfants était chauve, les yeux cernés et les joues creusées mais la joie sur leur visage me fit oublier la maladie, la fatigue et les courbatures.
-Vous aviez raison.
-À quel sujet ?
-Vous aviez dit que j'allais vous remercier de m'avoir fait participer à ça…
Je détournai mon regard de la scène la plus attendrissante qu'il m'ait été donnée de voir pour poser mes yeux sur Isabella et me saisis de sa main qui reposait contre sa tasse, me permettant alors le geste le plus intime que j'avais jamais eu envers elle, je tentai d'occulter la douceur de sa peau.
-Merci.
-Avouez que c'est mieux que Chicago.
-J'avoue.
Elle vida sa tasse d'un trait avant de se lever :
-On y va.
Je la suivis docilement, mon café à la main, et, alors que les enfants s'étaient jetés au pied du sapin pour y trouver leur cadeau, je m'attendis à ce qu'elle aille les voir, ne serait-ce que parce que la majorité d'entre eux devait être fan d'Isabella Swan, mais au lieu de ça, elle quitta la pièce aussi discrètement que possible. Dans le couloir, elle prit sur sa gauche et se dirigea à l'opposé de la sortie et du parking.
A mesure que nous nous éloignions du réfectoire, le silence revenait. Sans m'expliquer ce que nous faisions, Isabella longea le couloir jusqu'à s'arrêter devant la porte d'une chambre dont un hublot nous permettait d'observer l'intérieur.
Un jeune garçon totalement chauve et relié à plusieurs perfusions était assis en tailleur sur son lit. Il était séparé du reste de sa chambre par une espèce de longue bâche transparente qui courait tout autour de son lit. Je n'y connaissais pas grand-chose en médecine mais il me sembla avoir à faire à ce que l'on appelle un enfant-bulle.
Cependant, je m'étais toujours imaginé ces enfants tristes et repliés sur eux-mêmes alors que celui-ci était heureux et souriant, une manette de jeu sans fil entre les mains : le personnel devait sans doute l'avoir stérilisée avant.
Isabella le fixa encore quelques instants puis je sentis ses doigts se mêler aux miens, alors qu'elle regardait toujours droit devant elle.
-Joyeux Noël Edward.
-Joyeux Noël Isabella.
-Considère qu'aujourd'hui tu peux m'appeler « Bella », c'est ton cadeau !
Nous rîmes tous les deux discrètement en jetant des coups d'œil au travers des hublots des chambres dont les enfants n'avaient pas pu se rendre jusqu'au sapin puis nous rejoignîmes la voiture sans dire au revoir à personne, la main de Bella toujours dans la mienne.
-Maintenant allons dormir un peu : la journée n'est pas finie.
Alors, alors ? Est-ce que vous avez autant aimé ce chapitre que moi ?
Bella n'est-elle pas pardonnée d'avoir refusé à Edward de partir à Chicago ? hihi
Noël est loin d'être terminé, alors je lance un nouveau jeu concours ^^ A vous de trouver le cadeau qu'Edward fera à Isabella, et inversement (oui parce qu'elle va pas se contenter de le laisser l'appeler Bella toute une journée, hein, elle a prévu mieux ! )
Si vous trouvez le cadeau, je vous envoie en mp le chapitre correspondant *-* Et pour les guests, si vous trouvez, on s'arrangera ^^
Gros bisous mes beautés !
PS: je vous aime !
