Hello !

Bon... Cooper n'a pas suffit à nous faire franchir la barrière des 300... tant pis, la robe confectionnée par Alice devrait aider... Vous vous en souvenez de cette commande de robe ? Et bien la voilààà

Lau : je trouvais ça bizarre aussi ahahah Sache juste que la fic est déjà écrite et que je ne changerait rien de ce qui est déjà fait, je n'ai pas empiré les choses parce que j'ai cru que c'est ce que tu voulais maiiiis je suis tout de même vilaine de base ^^

Lau 2 lol : Oui, Cooper est vraiment douée ! Heureusement parce que sa patiente n'est pas des plus simple non plus XD Oui la blessure physique n'arrange pas, mais c'est pas ce qu'il y a de plus dure à encaisser pour Isabella... promis, tout sera expliqué un peu plus tard :)

Momo 6 : haaan privée de ff ? duuure ! XD 1 pas en avant et 10 en arrière, c'est ma spécialité ahahahah Les deux zozos sont impulsifs et exagèrent tout ce qu'il se passe, c'est ce que j'aime chez eux XD

Catbl2014 : Coucou ! J'aime tellement faire ramer Edward ! ahah c'est mon côté sadique XD Avoir le point de vue de Bella, c'est une bonne idée... maiiiiiiis c'est pas pour maintenant XD en revanche il y aura les explications, promis, juré mais pas craché ! Moi aussi j'aime leurs moments de complicité... :) Quant à Mike... Cette fic n'est rien sans lui ahahahah

Bon allez, moi jvais bosser, sur une terrasse, au soleil... manque que le verre de rosé !

Bises !

Chapitre 22

Les journées entre le passage du Docteur Cooper et le réveillon du Nouvel An avaient été particulièrement longues et tendues. Isabella avait refusé de sortir courir avec moi, me laissant chaque matin dans l'entrée de l'appartement, en tenue et prêt à sortir, jusqu'à ce que les minutes ne s'égrainent suffisamment pour que j'abandonne.

Elle avait passé du temps dans le salon, avec moi, mais s'obstinait à agir comme si je n'existais pas. Elle avait cuisiné quelques menus allégés mais ne m'avait pas servi, laissant ma part dans les casseroles ou autre. La majorité du temps, elle travaillait sur son prochain album dans le studio d'enregistrement et la salle de mixage, ou elle se cachait dans cette fameuse pièce.

De mon côté, j'avais essayé d'instaurer un dialogue à plusieurs occasions, pour me heurter à un mur. J'avais cuisiné, à la vapeur, avais fait de jolis dressages dans ses assiettes et mettais la table pour deux, mais je n'obtins pas un seul geste de sa part. Je n'attendais pas spécifiquement un merci, mais au moins la preuve que j'existais…

Je n'étais vraiment pas doué avec les femmes… d'autant plus lorsqu'elles se sont aussi têtues qu'Isabella Swan.

Quelques cadeaux de Noël lui avaient été livrés par coursiers mais elle ne m'avait pas fait savoir de qui ils venaient ni de quoi il s'agissait.

Je fus soudainement tiré de ma contemplation des toits de Seattle par la sonnerie de l'ascenseur. Emmett. J'étais content qu'il vienne voir sa sœur pour le réveillon d'autant que ni lui ni Mike n'étaient passés pour Noël… J'autorisai la montée de l'élévateur et Isabella descendit de sa chambre après avoir entendu que quelqu'un arrivait. Je savais qu'elle voulait savoir de qui il s'agissait mais elle ne me dit pas un mot.

J'attendais patiemment l'arrivée d'Emmett derrière la porte et lui ouvris quand j'entendis le son de l'élévateur qui s'ouvre.

- Hey ! Salut Edward ! Comment tu vas ?

Pour être aussi aimable avec moi, après ce que j'avais fait à sa sœur, c'est qu'il n'était au courant de rien… Heureusement, sinon je crois qu'il aurait tenté de me tuer…

- Bien, bien et toi ?

- Nickel !

A l'aise, il entra dans l'appartement comme s'il était chez lui. Isabella passa sa tête dans le couloir pour vérifier l'identité de notre visiteur.

- Hey ! Bellibella ! Comment tu vas ? Il prit sa sœur dans ses bras et la fit décoller du sol. Ils rirent tous les deux, comme si la tension entre elle et moi depuis une semaine n'existait pas.

- Super et toi ?

- Topissime !

Ils avancèrent dans le couloir jusqu'à l'entrée du salon.

- Emm, je te sers quelque chose à boire ?

- Café !

Isabella prépara trois cafés alors que son frère et moi nous nous dirigeâmes jusqu'aux canapés.

- Hey mec, tu lui a fait un cadeau pour Noël ? Fit-il suffisamment discrètement pour qu'Isabella ne nous entende pas.

- Heu ouais, on est allé voir les baleines en bateau.

- Nan ? J'ai vu la vidéo sur les réseaux mais je savais pas que c'était ton cadeau. J'ai l'air bête moi maintenant !

- Pourquoi tu dis ça ?

- Ben moi je lui ai offert une paire de chaussures, ça fait minable à côté d'une croisière !

Il éclata de rire au moment où Isabella arriva avec nos cafés sur un plateau.

- Merci encore pour ton cadeau Bells ! C'est adorable !

- Oh, de rien. Ça me fait plaisir.

J'ignore quelle tête je pouvais faire à ce moment-là mais Emmett m'expliqua :

- Bella a financé la rénovation et décoration de la chambre des bébés ! Les artisans sont en train de peaufiner les détails, ça rend vraiment bien.

- C'est une super idée de cadeau ça ! Et vous attendez quoi ?

- Deux filles.. Mec, c'est ma pire angoisse !

Il cacha son visage dans ses mains sous les rires de sa sœur. J'étais vraiment heureux de l'entendre rigoler, mettre de côté pendant quelques instants nos problèmes même si je savais que dès le départ d'Emmett nous reviendrions à une ambiance pesante.

- Et la naissance est prévue pour quand ?

- Normalement fin Mars mais comme ce sont des jumelles, elles arriveront probablement plus tôt alors mi Février. Tu parles d'une St Valentin toi…

Une fois de plus, Isabella rit aux dépends de son frère.

- Et toi Edward, tu as eu un cadeau de la part d'Isabella ?

- Oui tout à fait : elle a fait venir ma famille à Seattle et nous a offert le repas. C'était adorable d'ailleurs. -Mes yeux se posèrent sur elle et elle hocha simplement la tête comme si c'était tout à fait normal de faire traverser les États-Unis à mes proches.

- Ah mais oui ! J'ai rencontré la petite Alice, d'ailleurs, pour récupérer une robe.

- C'est ça, ben c'est ma sœur.

- Enchanté sœur d'Edward ! S'exclama-t-il en levant sa tasse de café en l'air comme si Alice se trouvait avec nous, me faisant rire.

- Dis, Emm', c'est pas que je ne sois pas contente de te voir mais tu es venu pour une raison particulière ? Parce qu'on a une soirée au Xtadium alors j'ai un peu de préparation à faire avant de partir.

- Nan, nan, je venais juste faire un petit coucou.

- Coucou Emmett.

Même si la voix d'Isabella était douce, il ne faisait aucun doute sur le fait qu'elle n'attendait qu'une seule chose : que son frère parte.

Il changea ses appuis sur le sofa comme s'il s'apprêtait à se lever pour finalement s'affaler avant de passer nerveusement ses mains sur son visage.

- En fait je suis là parce que j'en peux plus de Rosalie. Elle fait que de se plaindre qu'elle a chaud, puis qu'elle a froid. Elle me demande un thé et quand je le lui donne elle me pourrit la tête en me criant dessus qu'elle avait demandé un chocolat chaud. Elle veut que je lui masse les pieds, mais en même temps elle veut pas que je la touche… Chui au bord du gouffre, Bells.

- Oh mon ptit Memett… -Isabella passa un bras autour des larges épaules de son frère.- Tu sais que ce sont les hormones qui font ça. Elle t'aime profondément et on sait tous les deux que c'est réciproque. C'est juste un mauvais cap à passer. Fais pas de bêtise pour autant.

- Oui tu as raison… mais on peut même plus faire de galipettes…

Je recrachai la gorgée de café que je venais de prendre.

- Dis toi que c'est le moment de lui prouver que tu ne l'aimes pas que pour ça et montres lui que tu es toujours le roc qu'elle a épousé.

- Oh ma ptite Bells. -Sa voix était chevrotante et il était bien loin de l'homme impressionnant que j'avais affronté sur le ring.- Qu'est-ce que je ferais sans toi ?

- Heu, et bien tu serais célibataire à suer sang et eau dans le désert irakien. Peut-être même que tu serais mort.

Il frotta son poing serré sur le crâne de sa sœur qui se mit à hurler avant de se dégager maladroitement pour se mettre debout.

- Jvous laisse entre mecs, faut que j'aille me coiffer moi.- Elle se dirigeait déjà vers l'escalier quand son frère la héla :

- Hey, t'as appelé les parents pour leur souhaiter un joyeux Noël ?

- Nan ! Et ils m'ont pas appelée non plus !

- Tu les appelleras demain alors !

Elle était arrivée à l'étage quand elle répondit : « Je crois pas ! ». Sa porte claqua et je me retrouvais seul avec son frère. Je savais pertinemment que s'il savait ce que j'avais dit à sa sœur, s'il avait vu le bleu qu'elle avait sur les côtes, il me torturerait jusqu'à ce que je le supplie de m'achever.

- Je peux t'appeler Eddy ?

Je craignais qu'il me tue et lui voulait m'appeler Eddy ? Je ne pus m'empêcher de me demander pourquoi Isabella ne lui avait rien dit au sujet de la patinoire.

- Pourquoi pas.

- Alors dis moi Eddy, tu t'en sors avec ma sœur ?

Je me raccrochai au fait que si sa sœur lui avait parlé de mon comportement, il serait moins avenant avec moi, même s'il était en train de me tendre un piège. Et puis je savais être en mesure de le mettre KO, mais malgré cette certitude, je n'en menais pas large ! Le soldat Cullen était bien loin à présent…

- Et bien c'est pas facile tous les jours, mais on ne s'est pas encore entretué donc je suppose que c'est pas mal.

- Je compatis tu sais. Bella a vraiment un caractère pourri.

- Le problème c'est que l'on est deux dans ce cas alors il y a parfois des étincelles. -Je ne pouvais décemment pas laisser Emmett tout mettre sur le dos de sa sœur alors que c'est moi qui avait fauté !

- Oh j'imagine ! Quand je bossais pour elle, on faisait que de se prendre la tête ! Il rit en se remémorant probablement les meilleurs moments avec sa sœur, ou les pires. Ya eu des soirs où j'étais bien content de pouvoir rentrer chez moi et mettre de la distance avec elle. Du coup ça doit être compliqué pour toi, non ?

- Ben écoute, l'appartement est grand, alors quand l'un de nous veut de l'espace, il y a de quoi faire.

- Oui c'est pas faux. En tout cas si tu as besoin de parler à quelqu'un sur son dos, fais toi plaisir et appelle moi.

- Merci Emmett.

Il resta à l'appartement encore quelques temps avec moi pendant qu'Isabella se préparait pour la soirée du réveillon. Nos sujets de conversation s'étaient rapidement éloignés de mon travail auprès de sa sœur pour parler baseball. Au moment de partir, il monta à l'étage pour saluer sa sœur au travers de la porte fermée et ne sembla pas s'offusquer du manque de politesse d'Isabella. Il tenta de lui faire promettre de contacter leurs parents pour la nouvelle année mais l'absence de réponse de ma coloc sembla plus le chagriner que le fait de s'adresser à une porte close.

Une fois qu'Emmett eut quitté l'appartement, je montai dans ma chambre pour me doucher et me préparer pour la soirée. Isabella et Clara, sa styliste, avaient fait venir directement d'Italie un costume taillé selon mes mesures que Clara leur avait consciencieusement envoyés. Je ne voulais absolument pas connaître le prix de la tenue mais une fois vêtu et devant le miroir de ma salle de bain, je dus reconnaître que ça en valait le prix ( quel qu'il soit ! ).

Même s'il s'agissait d'un costume basique, à savoir noir avec une chemise blanche, accompagné d'un gilet, une cravate et une pochette, la coupe était saisissante et, aussi modestement que possible, j'étais plutôt pas mal. Même pas besoin de rectifier les manches de ma veste sur celles de ma chemise, non. La tenue était réellement faite pour moi.

Je tentais de faire quelque chose de mes cheveux mais abandonnai rapidement. Ils avaient bien poussé depuis que je m'étais faite tirer dessus et étaient devenus indomptables.

Au moment où je sortis de la salle de bain, je croisai Isabella qui sortait de sa chambre vêtue d'une léger peignoir rose pâle qui semblait être en satin. Ses fines jambes étaient découvertes et je luttai contre moi-même pour ne pas les regarder. Ses cheveux étaient rassemblés dans une tresse fine de style indien placée à la lisière de son cuir chevelu. La natte faisait visiblement la moitié du tour de sa tête, dégageant une épaule, pour rassembler toute sa masse de cheveux sur son côté gauche. Elle avait retravaillé ses boucles de sorte à les redéfinir comme si elle venait de passer des heures chez le coiffeur.

Elle s'était maquillée admirablement bien, créant un smoky eyes noir et doré qui aurait pu être ridicule sur certaines personnes ou conférer un look panda à d'autres mais sur elle, ça approfondissait grandement son regard, lui donnant un côté mystérieux.

Oui, oui, le maquillage peut donner un look mystérieux ! Bon sang, j'ai trop traîné avec Alice moi…

Isabella avait retravaillé ses lèvres avec une couleur rouge sanguine et, entre sa bouche pulpeuse et ses jambes dénudées, je ne savais plus où regarder.

Elle n'était pas encore habillée et, l'espace de quelques secondes, je m'inquiétai d'un éventuel problème avec la robe d'Alice.

- Cullen, vous voulez bien m'aider ? Sa voix n'était pas aussi froide et distante que ce à quoi j'aurais pu m'attendre, elle était faible et… timide ?

- Bien sûr, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

Sans me répondre quoi que ce soit, elle me tourna le dos et rentra dans sa chambre sans refermer la porte, le message était implicite mais clair. Je la suivis à l'intérieur alors qu'elle se dirigeait droit vers sa coiffeuse pour se saisir d'un flacon.

Les immenses fenêtres qui donnaient sur la baie me laissaient voir le soleil descendre sur l'océan et j'aurais pu me laisser absorber par la vue si Isabella, de dos, n'avait pas écarté les pans de son peignoir pour dégager le haut de son corps et laisser pendre le satin grâce à la ceinture qu'elle avait resserrée autour de ses hanches.

Elle me dévoilait un soutien gorge bandeau noir d'un tissu très classique comme celui de tenues de sport. C'était bien loin de ce que j'avais pu imaginer pour un gala. Ceci étant, le contraste entre le tissu et sa peau laiteuse était saisissant. Si on ignore l'immense tâche jaunâtre partiellement camouflée sur ses côtes droites, vestige de notre sortie à la patinoire.

En me fixant via le miroir de sa coiffeuse, Isabella me tendit le flacon qu'elle avait saisi précédemment, par-dessus son épaule, sans un mot. Il ne m'en fallut pas plus pour comprendre et me saisis du tube de fond de teint. Elle avait déjà commencé à cacher son hématome mais ne pouvais pas le faire totalement sans se disloquer une épaule.

J'inspirai profondément et commençai à tartiner la crème fluide sur sa peau. Si ça n'avait pas été pour faire disparaître cet énorme bleu que je lui avais causé, j'aurais été perturbé de faire courir mes doigts sur sa peau alors qu'elle était à moitié habillée mais j'avais plus envie de vomir que de profiter de la situation.

- Encore une fois, Isabella, je suis sincèrement désolé de ce qu'il s'est passé. J'ai eu tellement peur pour vous que j'ai perdu tout contrôle. Vous m'en voulez et c'est normal mais si on pouvait… je sais pas moi, revenir en arrière, faire comme si rien ne s'était passé ?

- Comme ce bleu ? On le cache et on oublie qu'il est là ?

Sa voix n'était qu'un chuchotis alors qu'elle fixait le soleil qui se rapprochait de l'horizon.

-C'est ça, comme ce bleu.

-Vous savez ce qui va lui arriver, à ce bleu ?

-Non.

-Ce soir, je vais me doucher et il sera toujours là pour me rappeler ce qu'il s'est passé. Vous pouvez mettre autant de fond de teint que vous voulez dessus, il sera encore là ce soir.

Elle s'écarta légèrement de moi pour voir le rendu dans le miroir et parut satisfaite puisqu'elle s'empara du tube et du bouchon qui étaient dans mes mains.

- Merci, vous pouvez sortir maintenant.

Allez Eddy, sors tes pagaies et rame…

Il y avait foule devant le Xtadium. Comme bien souvent, le tapis rouge était encadré de barrières mais cette fois, les journalistes qui se tenaient derrière étaient hystériques à crier le nom des stars qui l'arpentaient, bien plus à cran qu'en temps normal.

Un couple de stars dont j'ignorais tout était déjà à la fin du tapis rouge qui menait à la boîte de nuit quand Isabella commença à remonter le tapis et à prendre la pose. Au moment où elle était sortie de la limousine qui nous avait conduit au lieu de réception, tous ces vautours s'étaient mis à crier son nom. Sa célébrité me surprendra toujours.

Je me tenais en retrait, scannant du regard les alentours pour repérer chaque éventuel danger. Je n'avais aucun risque de me faire photographier : toute l'attention convergeait vers Isabella. Il fallait avouer que la soirée avait été parfaitement organisée : des vigiles étaient placés tous les deux mètres, le long des barrières, de sorte à éviter tout débordement.

Isabella prenait plaisir à prendre la pose, distribuant sourires chaleureux et petits signes de la main. Ceci étant, en l'observant, je me rendis compte qu'elle faisait semblant, comme lors du passage d'Emmett un peu plus tôt. J'ignorais si c'était notre situation à tous les deux qui l'empêchait de profiter de la soirée ou si elle avait toujours aussi bien joué la comédie et que je ne m'en étais jamais rendu compte.

Malgré cela, elle était magnifique, Alice avait vraiment bien travaillé ! Ma coloc avait troqué son petit peignoir pour une robe longue, noire qui moulait son buste avec un décolleté en forme de cœur mais s'évasait à partir de ses hanches de manière fluide. Son dos largement exposé et le haut de son décolleté étaient recouverts d'une fine dentelle dorée qui laissait croire que les volutes avaient été dessinées à même la peau.

Heureusement pour elle que les abords de la boîte de nuit étaient chauffés par des chauffages suspendus sinon elle aurait risqué l'hypothermie !

J'avais compris, en voyant Isabella descendre l'escalier de l'appartement, pourquoi il était nécessaire de camoufler son hématome : vraisemblablement, son soutien gorge était resté dans sa chambre.

Elle m'avait demandé de la prendre en photo avec son portable alors qu'elle prenait la pose devant notre baie vitrée, Seattle en arrière plan. Sur la route, à l'arrière de la limousine, elle avait pianoté sur son téléphone, je ne doutais pas qu'elle postait les photos sur les réseaux sociaux pour souhaiter un bon réveillon à ses fans et faire de la pub à ma soeur.

Après avoir longuement fait profiter les photographes, Isabella se rapprocha des barrières pour répondre à des interviews rapides. Je me rapprochai discrètement d'elle alors que le couple qui était présent à notre arrivée était déjà entré à l'intérieur de la boîte de nuit et qu'une limousine laissait sortir une nouvelle star. Je la reconnus rapidement avec son regard de biche aveuglée par les phares d'une voiture en pleine nuit : Angela Weber. La pauvre ne savait pas où se mettre ni quoi faire. En même temps, toute l'attention des journalistes était portée sur Isabella, dédaignant complètement la nouvelle arrivante.

Je vis rapidement qu'elle n'était pas escortée d'un garde du corps mais ne pris pas le temps de m'appesantir dessus, étant trop préoccupé par la sécurité d'Isabella.

-Oh oui, n'est-ce pas ! Entendis-je s'exclamer Isabella non loin de moi. Je la vis tournoyer sur place malgré les talons aiguilles cachés sous sa robe qui virevolta autour de ses chevilles. Sa créatrice est Alice Cullen, cette fille est vraiment douée.

Mon cœur rata un battement. Ou plusieurs. Était-elle réellement en train de faire de la pub pour Alice sur un tapis rouge ? En direct sur plusieurs chaînes télé et ce malgré nos différents ? C'était merveilleux pour ma sœur !

Isabella passa d'interview en interview le long des barrières sans jamais omettre de placer un mot sur sa styliste du jour, jusqu'à ce qu'elle aperçoive Angela qui n'avait pas vraiment bougé. La star internationale lui fit signe de la rejoindre et elles se firent la bise comme si de rien n'était.

- Bella ! Ta robe est magnifique ! Fit la jeune femme, un brin jalouse.

- Merci ! C'est ce que je disais à Monsieur Hopkins du magasine US Weekly ici présent. -Elle désigna le journaliste avide qui tendait un magnétophone face à elles.- C'est Alice Cullen qui me l'a créée. Je vous conseille de rapidement aller voir ses créations sur son site internet avant que ses prix ne s'envolent. En parlant de jeune talent, je vous présente Angela Weber, c'est la chanteuse à surveiller dans l'année à venir !

Elle fit un sourire plutôt forcé à la foule et s'éloigna des barrières jusqu'à atteindre le centre de l'allée, son bras sur les épaules d'Angela pour la guider. Elles posèrent ensemble et la plus jeune ne semblait franchement pas à l'aise. Isabella lui glissa quelques mots à l'oreille et les yeux d'Angela se posèrent sur moi avant qu'elle ne me fasse un sourire discret.

Isabella s'éloigna un peu vers l'entrée alors qu'Angela se dirigea vers moi pour me glisser, à l'abri des oreilles indiscrètes :

- Bella m'envoie te chercher. Elle dit qu'il faut qu'on fasse comme si tu étais mon garde du corps pour que personne ne se doute que tu travailles avec elle.

- Et bien c'est parti.

Nous remontâmes donc le tapis côte à côte et j'étais persuadé de me retrouver en photo à ses côtés. Nous rejoignîmes Isabella devant les portes du Xtadium et nous pénétrâmes ensemble à l'intérieur.

La musique était en sourdine et la lumière tamisée, l'ambiance était bien plus agréable que lors des précédentes soirées où j'avais dû accompagner Isabella.

- Alors Angela, dites moi, vous avez finalement signé pour la promo de l'album ?

- Non ! Elle grimaça. J'ai préféré mettre de côté tout ça. C'était pas pour moi cet album. Bella m'a présentée comme la star à suivre en 2018 mais j'ai aucun projet.

- Oh ! Mais moi j'en ai des projets pour toi, mon jeune padawan !

Elle passa son bras par-dessus les épaules d'Angela et l'attira à elle dans un éclat de rire. Ça me faisait du bien de l'entendre rire alors que cela faisait une semaine que la guerre était déclarée.

Mais ce que j'ignorais, de même que tous les dirigeants cupides qui s'étaient jetés à corps perdu dans diverses vieilles batailles, c'est que les femmes sont bien plus douées que les hommes dans l'art de la guerre !

Après relecture, je me rends que ce chapitre est vraiment pas top... Pas grave, le prochain sera génial !