Hola !
Trois choses...
Pour commencer... La France est CHAMPIOOOONNE du moooonde ! Ouais faut être un peu chauvins hein ! J'ai failli vous pooster ce chapitre dimanche pour fêter ça, mais il est trop important pour ça ahah
Secondement : C'est qui qui n'est en vacances ce soir ? Hiiiiii Enfin ! *-* Vous l'aurez compris, c'est moi XD Va falloir (entre autres! ) que j'avance ma prochaine fic (qui s'annonce déjà être un sacré truc ^^), j'avoue ne pas avoir enormément écrit dernièrement XD
Troisièmement : je suis un gros boulet ! J'ai completement oublié de vous remercier pour avoir atteind les 300 reviews ! Oui c'était il y a deux semaines mais il fallait à tout prix que je vous remercie ! *-* Vous êtes les meilleures ! Je tiens également à remercier toutes celles qui, chaque semaine, m'ajoute dans leur alerte ou leur favoris.
Jvous kiffe les filles !
Guest : Je suis tombée amoureuse de ta review ! *-* Merci infiniment pour le compliment !
Lau : moi aussi mon doigt râpe régulièrement, je compatis XD J'avoue, le spa m'a été inspiré quand j'étais moi même dans un jacuzzi lol Oui, Rosalie sera une bonne alliée, mais pas tout de suite non plus, sinon c'est pas drôle hihihi Les sacs vides de Micky-Chéri ? Je sais même plus si c'est expliqué quelque part ahahahah peut-être que la pièce secrète de Bella, c'est une collection de sacs vides... non ? Non ! ^^ T'inquiète, des réponses tu vas en avoir quelques unes dans ce chapitre ;) Kiné ? Je pense qu'Edward pourrait apprécier ahahah
Momo 6 : Han mais tu y tiens au départ d'Edward, hein ahahahah Un rapprochement ? C'est peut-être prévu pour dans très bientôt... J'espère juste que du coup tu ne te lasses pas trop :-/
Bon, mes chatons adorés, sachez que l'on atteind la moitié de la fic... Les choses vont pas tarder à s'accélérer, les réponses à tomber. Ca veut dire aussi qu'il reste 24 chapitres et un épilogue alors heuuuu il va y avoir encore un ou deux rebondissements, hein ahahaha
Bisous les filles, je vous souhaite autant de plaisir à lire ce chapitre que j'en ai eu à l'écrire !
Merci à Lolo-la-furie pour sa relecture de la première partie de ce chapitre.
Chapitre 25
Le soleil me brûle la peau, la chaleur fait perler ma transpiration. Quelques gouttes de sueur dégoulinent de mon front, passent la barrière de mon sourcil pour stopper leur course dans mon œil. J'ignore la douleur du sel sur ma conjonctive et me force à ne pas cligner des yeux. Perdre mon objectif de vue, même quelques millisecondes, serait du suicide.
Je laisse donc la sueur inonder ma cornée de douleurs et préfère me focaliser sur la ligne de mire que m'offre avec précision mon AW50, le nec plus ultra des fusils de sniper.
Mon t-shirt me colle à la peau sous ma veste de treillis adaptée aux missions dans le désert. Je rêve d'un ingénieur capable d'intégrer la clim' dans ces vestes mais ne me focalise pas sur ma bêtise, je sais que ce n'est pas le moment, la mission est critique et la faute interdite.
La transpiration chatouille ma nuque mais je n'y prête pas attention. Un scorpion s'approche de moi par ma droite mais je n'y prête pas attention. Une bourrasque s'élève, agitant le sable en surface, je m'en prends plein les yeux mais, une fois encore, je n'y prête pas attention.
Rien ne me détournera de ma mission.
Les renseignements avaient enfin réussi à localiser James Gigandet dans la banlieue de Mossoul. Ce chien, originaire de Boston, au casier vierge durant ses trente deux premières années, était devenu en un temps record le fournisseur numéro un de l'Etat Islamique en armes. Le neutraliser, lui, signifiait mettre un frein conséquent à leurs agissements.
Aucun de nous n'est naïf, nous savons que Gigandet hors de course, les terroristes continueront d'être fournis en armes, simplement il leur faudra du temps pour trouver un nouvel approvisionneur. C'est pour nous l'occasion de prendre l'avantage.
Officiellement, nous devons le capturer en vie pour lui arracher des infos. Officieusement, si le gars est touché lors d'un tir croisé, c'est pas grave.
Le message est clair pour tout le monde…
- Major, ya du mouvement dans mon viseur. Deux hommes de main devant la porte. Je murmure dans mon micro pour ne pas surprendre les camarades dans la même position que moi, allongés à même le sable, l'œil rivé sur le bâtiment délabré où se trouve probablement Gigandet.
- Bien reçu Cullen. Maintenez le contact visuel. Smith, Walson, vous les avez en vue ?
- Négatif. -Je reconnais la voix de John Walson, placé à vingt mètres de moi sur ma droite, dans mon oreillette.
- Négatif. -Confirme Billy Smith à ma gauche.
Je suis le mieux placé d'entre nous, profitant d'une légère colline pour avoir une vue plongeante sur l'ancienne maison, à cinquante mètres de moi en contre-bas, qui avait déjà été bombardée vu le toit et une partie d'un mur manquant.
Les bombardements avaient été nombreux dans les parages, de toute origine, et je n'ai pas la moindre idée de qui avait pu détruire cette maison. De toute façon, c'est le dernier de mes soucis.
La maison est isolée, il n'y a que le désert alentours. Nous ne risquons donc pas d'être pris par surprise. Je vais tirer, on va virer nos filets de camouflage couleur sable et courir, les descendre un à un et ça sera rapide : la maison est petite, nous sommes obligatoirement plus nombreux qu'eux.
Mon Major, situé à quelques dizaines de mètres en arrière avec deux douzaines des membres de notre équipe, prend la parole dans son micro :
- Cullen, vous avez mon feu vert : ouvrez le feu.
J'inspire profondément avant de bloquer ma respiration et tire une première fois. Le canon de mon fusil étouffe le bruit de la détonation. Le second homme à découvert n'a pas le temps de comprendre ce qui se passe que lui aussi prend une balle en pleine tête.
Tirer dans la tête est bien plus efficace que viser le cœur. Et c'est plus joli à regarder.
Le top départ est lancé, on s'extirpe tous de notre filet de camouflage et on court tous comme un seul homme jusqu'à la maison. Nos pieds s'enfoncent dans le sable alors que chaque foulée fait couler de nouvelles gouttes de sueur sur nos visages.
Notre destination se rapproche et, arme au poing, nous nous engouffrons tous à l'intérieur de la maison en ouvrant le feu.
Il est temps de faire le ménage !
Échanges de tirs. Les choses se passent vite et s'arrêtent quasiment instantanément.
Il n'y a que trois terroristes au sol, pas plus. On les a descendu aussitôt mais quelque chose ne va pas. Ils auraient dû être plus nombreux. Gigandet n'est pas là. Le stock de munitions réparti dans tout le bâtiment ne laisse aucun doute sur leurs rôles dans l'organisation terroriste mais quelque chose cloche.
La maison comporte trois pièces, salon et cuisine vétuste ouverte, salle de bain et chambre, avec un pan de mur en moins. Je fais le tour du domicile, nous sommes nombreux dans trente mètres carré. J'aime pas ça. Mes sens sont en alerte. Des picotements m'élancent dans la nuque. Je passe et repasse de pièce en pièce sous le regard stupéfait de mes camarades.
Je suis donc le seul à savoir que quelque chose cloche ?
Au bout d'un énième passage de la chambre au salon, le bruit de ma semelle sonne creux sur le sol, au dessous d'un tapis.
- Major ? Je chuchote, même si notre arrivée n'avait rien eu de discrète.
Le Major Volturis s'approche alors que je recule, pointant mon arme sur le tapis, attendant impatiemment. Il soulève la broderie et la maison devient incroyablement calme, tout le monde est stupéfait de découvrir une trappe.
Gigandet a eu tout le temps de s'échapper par là s'il a vu les deux hommes de main s'effondrer devant la maison.
La mission se complique !
Le Major ouvre la trappe et on découvre des escaliers en pierres. Pourquoi les renseignements ne nous ont pas parlé d'un sous sol, nom de dieu ? Notre cible doit être déjà loin !
Mon Major hoche la tête et je m'engouffre aussitôt en plaçant mes lunettes à vision nocturne sur mon nez. L'équipe me suit de près, notre avancée dans le couloir est silencieuse mais c'est un véritable coupe gorge ici : le corridor est tellement étroit que nous avançons en file indienne, moi en tête. Si on croise le moindre opposant, je serais le premier à tomber.
J'ai été formaté pour accepter la possibilité de tomber pour ma Patrie, mais ça n'a jamais été aussi concret qu'à présent.
Le couloir souterrain s'arrête sur un nouvel escalier et je monte les marches jusqu'à une nouvelle trappe que j'ouvre sans me poser de question. Le soleil m'aveugle aussitôt et la chaleur me fait suffoquer. Je ne m'étais pas rendu compte, dans le couloir, que la température y était bien plus basse. La différence est stupéfiante mais je ne m'arrête pas dessus. Je sécurise le terrain, l'œil dans le viseur pour permettre à mes camarades de sortir sereinement du corridor.
Nous nous retrouvons encerclés par des collines, sauf dans mon dos où le désert s'étend et ça sent pas bon ça. Le vent s'engouffre tellement entre les collines qu'il a déjà balayé toute trace de pas de nos prédécesseurs. Ça sent le guet apens à plein nez.
Je sens l'adrénaline couler dans mes veines jusqu'à faire palpiter mes tempes.
Dans mon viseur, je balaie le sommet des collines mais rien ne bouge. Mes camarades commencent à sortir. Ils sont aussi nerveux que moi. Nous formons aussitôt un cercle, sans quitter les collines des yeux.
Le Major nous ordonne de nous diriger vers le seul endroit sans colline. Nous changeons notre formation pour nous rapprocher les uns des autres, même si le Major reste à la tête de notre groupe.
Je fais parti de ceux qui progressent en marche avant, aux aguets. Il n'y a de bruit que le vent qui s'infiltre avec force entre les hauts monticules de sable.
On avance lentement. La tension est palpable. Je sais que nous sommes tous partagés entre le fait que Gigandet nous ait échappé et la possibilité de nous faire canarder à tout moment.
Mon regard virevolte de droite à gauche, cherchant quelque chose de suspect quand un mouvement sur la nuque de mon Major attire mon attention. Un rond rouge lumineux.
Le viseur d'un sniper.
Je ne prends pas le temps de me dire qu'utiliser un laser dans une telle situation c'est n'importe quoi et compromettant. Je ne prends pas le temps de me dire que ce sont des amateurs.
Non.
Je me jette juste sur mon Major en criant « à couvert !». Sa vie est bien plus importante que la mienne. C'est lui qui donne les ordres et fédère notre équipe. Je ne suis qu'un soldat obéissant. Efficace et doué mais obéissant avant tout.
Avant que nos corps ne heurtent le sable, j'entends deux déflagrations faibles et sourdes. J'amortis le choc en plaçant mon avant bras sous la tête de mon Major : autant lui éviter la commotion cérébrale !
Les échanges de tirs commencent aussitôt. Mon poing se resserre autour de mon fusil et je m'apprête à me relever quand une douleur aiguë me traverse le dos. Je ne peux étouffer un cri de souffrance.
Les bâtards ne visent peut-être pas aussi mal que ça en fin de compte, ils ont réussi à me toucher exactement à la lisière de mon gilet en kevlar. Je ne peux pas dire exactement où je suis touché tellement la douleur irradie.
Mon Major se dégage de moi et je sais qu'il me parle mais ne l'entends pas. Mon visage se retrouve à même sur le sol, je bouffe du sable, mais je n'ai déjà plus la force pour cracher.
Le bruit des nombreuses déflagrations m'accompagne jusqu'à la lisière de la conscience. Je ne me fais aucun film : nous sommes en plein désert, sans vraiment savoir où, la base à des kilomètres de là.
Je sais que je vais y passer, crever du sable plein la bouche. Mes paupières se ferment. Ma dernière action aura été de sauver mon Major et je sais que je meurs en héros. C'est ma seule consolation. Ma dernière pensée est pour ma famille.
Je sentis une main se poser sur mon épaule et la mienne vint brusquement se refermer autour de la gorge de mon agresseur.
-Edward ! Fit une voix féminine qui n'avait rien à voir avec le désert irakien : les femmes n'étaient pas admises dans la team six, ce travail est bien trop exigeant, sans aucune misogynie de ma part ! Une insurgée, peut-être ?
La chaleur de Mossoul m'avait quitté, j'étais en train de mourir, mais cette voix me rattachait à la vie.
- Edward, bon sang, réveille toi !
Cette voix, je la connaissais... Isabella ?
Je me réveillai en m'assayant en sursaut. J'étais égaré, perdu. Mon regard était plongé dans une demie obscurité bien éloignée de ce que j'avais cotoyé en Irak. Mes yeux me brûlaient et mes joues étaient humides, j'étais en train de pleurer. Comme pour confirmer cela, mon corps fut secoué par des sanglots.
- Tout va bien, Edward, tu es à la maison, c'est fini !
Mon regard se porta sur ma gauche, là où était assise Isabella. Elle devait être très inquiète pour avoir abandonné le Cullen et le vouvoiement. Mon poing était serré fermement autour de son cou. Mes yeux s'exorbitèrent en voyant ce que j'avais fait et je relachai aussitôt ma prise. Mon corps se tendit, dans l'attente d'une Isabella folle d'une rage justifiée mais elle glissa ses doigts dans mes cheveux.
- Tout va bien. C'est fini.
Sa colère ne vint pas. Au contraire, sa main à l'arrière de mon crâne se fit plus ferme et elle m'attira contre elle, nichant mon visage sur son épaule. Je répandis aussitôt mes larmes sur sa peau et ses cheveux mais elle ne sembla pas s'en soucier. Elle laissa sa main dans mes cheveux alors que sa seconde passa dans mon dos pour le frotter affectueusement.
- Tu en rêves encore souvent ? C'est la première fois que je t'entends cauchemarder.
- Non, je raclai ma gorge pour éclaircir ma voix, ça ne m'était pas arrivé depuis que j'ai quitté l'Allemagne.
- C'est à cause de cette incompétente de masseuse, hier ?
- Ca peut avoir un lien oui, répondis-je en passant mes bras autour de sa taille. Même si j'avais pu en rêver depuis des mois, je n'avais alors aucune arrière pensée, je cherchais juste quelque chose à laquelle me raccrocher pour ne pas sombrer. C'est surtout que ça fait un an...
- Aujourd'hui même ?
- Je sais pas... quelle heure est-il ?
- Je sais pas. A peu de chose près il doit être deux heures.
- Alors oui. J'ai pas la tête à calculer le décalage horaire, mais on doit pas être loin de l'heure exacte à laquelle ça s'est passé.
- Tu veux en parler ?
- Pas vraiment, non.
En fait, si, j'avais envie et besoin de lui en parler, mais je ne pouvais pas alors je lui expliquai :
- Tu sais, c'est secret défense et tout...
- Je suis bien placée pour comprendre ça. Si jamais il y a des choses que tu peux et veux me dire, n'hésites pas.
- Merci. J'inspirai à grand coup et fus submergé par l'odeur de jasmin. Pourquoi tu fais ça ? Tu me détestes, non ?
- Oui, presque, elle eut un faible rire. J'espère juste que tu feras de même pour mes un an à moi.
Je grimaçai en resserrant ma prise autour d'elle avant de répondre :
- J'aurais démissionné d'ici là.
- C'est ce qu'on verra ! Allez, pousse toi !
Elle donna une impulsion sur mon torse et je me laissai tomber sur mon oreiller. L'affaisement sur le matelas changea, elle prit appui à côté de mon épaule qui lui était opposée. J'haussai un sourcil malgré la pénombre, me demandant ce qu'elle était en train de faire. Ceci étant, je compris rapidement quand je sentis son corps frôler le mien. Elle se laissa tomber sans aucune grâce à côté de moi, à l'opposé de là où elle était assise jusque là, avant de bouger la couette afin de se glisser dessous.
Agissant comme si je n'étais qu'une marionnette, elle saisit mon épaule de sorte à me tourner pour lui faire face et elle nous installa de sorte à ce que ma tête repose sur son épaule, mon nez dans ses cheveux. De ses talons, elle déplaça ma jambe supérieure de sorte à entremêler nos jambes. Elle reposa une de ses mains dans mes cheveux, l'autre sur mon dos. Je ne savais que faire des miennes et finis par en poser une sur son ventre.
Le calme s'installa rapidement et je calais ma respiration sur la sienne. Je croyais qu'elle s'était rendormie quand elle prit doucement la parole :
- Je ne te déteste pas.
- Tu m'as quand même fait croire que tu avais jeté le paracétamol dans l'évier, fis-je dans un murmure, un léger sourire dans la voix.
- Tu sais, quand je me suis faite poignarder, à cause d'un fichu selfie que j'ai refusé, j'ai cru mourir. Il m'a laissée là, sur le sol du vestiaire, à me vider de mon sang et j'ai eu la trouille de ma vie. Je me suis fait agresser par un fan et dès lors, je les ai tous associé à ce type. Déjà qu'à la base, mon boulot est assez anxiogène, mais après ça, j'ai touché le fond. J'ai développé une vraie phobie et je dois avouer que j'ai repris vie avec toi, sur le bateau.
Elle marqua une pause dans son explication et je me surpris à être en train de dessiner des volutes imaginaires sur son ventre, par dessus son t-shirt.
- Alors j'ai pas voulu rentrer à la maison et perdre cette euphorie. La patinoire, c'était pour moi le moyen de continuer à vivre, et... -elle rit- et j'ai vécu ! J'étais tellement en confiance sur la glace. Je savais qu'il ne pourrait rien m'arriver, parce que tu étais là pour moi, et je savais que tu ne laisserais rien m'arriver. Alors, oui, je me suis totalement lâchée. A postériori, je sais que c'était une des choses les plus stupides de ma vie, mais c'était tellement bon, tellement vivifiant que je ne me suis pas posé une seule question.
Elle grattait mon crâne avec ses ongles et j'aurais pu ronronner de contentement.
- Et... et tu as fait éclater cette bulle. C'est pas pour ça que je t'en veux : me sortir de là, c'était ton travail, c'est pour ça que je te paie. Non, je t'en veux pour tout ce que tu m'as jeté au visage. Parce que le problème, c'est que tu avais raison sur tout ce que tu m'as balancé. Sauf que je n'avais pas envie de les entendre. Je n'étais pas prête pour ça et ne l'aurais jamais été. Se cacher dans un appartement ultra sécurisé, c'est plutôt pas mal, tu sais, mais je crois que c'est juste un moyen pour moi d'ignorer tous mes problèmes. Tu m'as rappelé que j'en avais pleins et t'en vouloir, c'est bien plus facile que de devoir les affronter.
Elle garda le silence, je la suspectais de fixer son regard sur le plafond malgré la quasi pénombre dans la pièce. Elle refoulait peut-être même ses larmes.
-Je suis tellement désolé pour tout ce que je t'ai dit, tu sais. J'ai eu si peur pour toi. Je t'ai perdu de vue tellement de fois sur la glace, il aurait pu t'arriver tellement de choses en si peu de temps et il y avait tant de gens... J'étais tellement impuissant. Ce ne sont pas des excuses que je te fais, rien ne peut excuser ce que je t'ai dit et fait, mais je regrette tellement.
- Je sais, Edward. Je te dis pas que je vais oublier ça, mais laisse moi du temps.
- Si tu promets d'arrêter les crasses d'ici là.
- Dommage, parce que j'aime bien ça, moi.
- J'en doute pas !
- Maintenant dors, Edward, footing dans trois heures.
Je grognais, mécontent. Ce n'était pas la perspective de courir qui me dérangeait, mais celle de quitter l'étreinte de ses bras. Ceci étant, j'avais une question à poser :
- Je suppose que Mike ne doit pas apprendre que tu m'as rejoint dans mon lit...
Elle rit à gorge déployée, ma main trésauta sur son ventre.
-Vaut mieux qu'il l'ignore, effectivement. Tu veux combien pour te taire ?
Cette fois, ce fut à moi de rire.
-Rien du tout, merci déjà énormément de m'avoir rejoint.
Sans trop savoir pourquoi ni comment, mais ne souhaitant pas rééllement m'apesantir sur ces questions, mes lèvres se déposèrent sur son cou pour y déposer un baiser.
- Ca non plus faudra pas en parler à Mike ! S'exclama-t-elle en riant.
Elle ne me rejettait pas ! Grisé, je déposai un second baiser au même endroit avant de réinstaller ma tête confortablement pour regagner le sommeil. L'ambiance n'était pas propice à une quelconque tentative plus poussée.
Ceci étant, je gravais dans ma tête qu'elle ne m'avait ni frappé ni repoussé.
Je vous imagine déjà me dire que tout ça n'excuse pas le comportement de Bella... mais j'assume pleinement XD Il a gâché son Noël quoi ! ^^
Prochain chapitre... le début de ce que j'appelerai "l'accélération"...
J'ai un petit extrait, même si je sais que vous n'allez pas l'aimer XD
"Je passais mon bras autour de ses épaules et nous patientâmes aussi calmement que possible. Nous nous tendions à chaque fois qu'un médecin était dans notre champ de vision, mais aucun d'eux ne vint nous voir. C'était très, très long et nous n'avions aucune information. Je ne voulais même pas être à la place d'Emmett... ne pas savoir comment allaient ma femme ni mes enfants..."
