Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.
Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps.
Suite à un soucis personnel, je n'ai pu publié entre le 4 et le 11 septembre. Cependant, je posterais 2 textes par jour jusqu'à rattraper mon retard.
Mot du jour : Demain
Shinji soupira en voyant l'heure auquel sa sœur prenait son café. Comment faisait-elle pour supporter son goût amer et arriver à dormir le soir ? Lui, il préférait le lait, plus doux à la langue, ou le jus d'orange. Il sortit d'ailleurs la boisson promise du frigo et remonta rejoindre ses camarades de classe.
Derrière de la porte, tout semblait calme. Shinji se demandait si, finalement, ces deux camarades pouvaient fraterniser à l'avenir. Après tous, les individus pouvaient changer avec le temps. Puis, il devait avouer qu'il appréciait une atmosphère plus sereine pour le dossier à rendre une semaine avant Noël.
— Ne t'approche pas de Koganei ! hurla une voix.
Le garçon se figea en entendant quelqu'un de l'autre côté. Cette intonation, ce timbre, il reconnaissait Mitobe. Cependant, la violence de ses mots l'avait paralysé sur place. Jamais, il avait assisté à la colère de Mitobe, qui habituellement parlait si bas.
La curiosité le poussa à reporter de quelques secondes son entrée. Il saisit des murmures incompréhensibles et colla son oreille. Néanmoins, il ne parvenait pas à percevoir la suite de la conversation. Son cœur battit à tout rompre à l'idée que la dispute se poursuivit sans sa présence.
Ce silence, Shinji ne l'appréciait pas. Il ouvrit la porte et remarqua que les deux adolescents n'avaient pas bougé. Ils se toisaient du regard jusqu'à ce que leur attention se porta sur lui. Shinji avala sa propre salive, inquiet. Puis, il leva le jus d'orange.
— J'ai apporté le jus d'orange. Quelqu'un en veut ?
— Je vais devoir décliner, annonça Hozumi avec un sourire franc. J'ai un long chemin à prendre pour rentrer chez moi, et il se fait tard.
Shinji acquiesça, en partie soulagé par ce départ. Hozumi rangea ses affaires et s'approcha de lui. Il se courba l'échine avant de relever sa tête. Son regard se plongea dans la sienne, profond et déstabilisant. Il le fixa intensément.
— On se reverra demain, Koganei.
Mitobe se redressa sec, l'air menaçant. Au détriment de Shinji, celui-ci fusilla Hozumi qui lui rendit un sourire amusé. Quand le garçon quitta la pièce, Mitobe s'installa, préoccuper par la conversation secrète.
À cet instant, Shinji ne se doutait pas du sujet de cette conversation. Il avait simplement entendu la partie le concernant. Quand il voyait la colère noire de Mitobe, il comprit qu'une bête s'était réveillée en lui.
