A quoi voit-on que les juilletistes sont rentrés de vacances ? A la pluie de reviews que j'ai eu cette semaine ! *-* Je me suis même fait la réflexion que ce serait pratique d'avoir une secretaire ahahah mais non je vous aime trop pour ne pas prendre le temps de vous répondre *-*

Comment ça vaaaaaaa ?

Momo 6 : Peut-être qu'un jour ton souhaite sera réalisé et qu'Edward partira... qui sait... :-P Mais je dis rien ahahahha Honnêtement ton idée de pièce secrète... je l'adoooore ! Bella serait tellement capable de faire un truc pareil ! ahahah Les jumelles et Rosalie, on va vite savoir ce qu'il en est ;) Quant aux parents... les réponses arriveront surtout la semaine prochaine hihi

Cat2014 : Hello ! Contente de te revoir ! Je comprends tout à fait que l'on ait moins de temps pendant les vacances... c'est tellement paradoxal XD

Pour ce qui est de Bella-Angela-Jacob... je dirais rien... j'ai signé un contrat de confidentialité ahahaha quant au rendez-vous annulé... c'est parce que Bella ne veut pas qu'Edward s'en aille ^^

AAAh les petites mains qui touchent au téléphone... ahahah Un petit pas en avant ? Ca va venir... assez vite :-P Je sais pas si on peut dire qu'il va y avoir confrontation mais en tout cas il va y avoir les parents de bella, ca c'est sûr :)

Bonne lecture à vous :*

Le temps sembla suspendu, comme s'il ne s'écoulait plus, ou à rebours, mais arriva le moment où un médecin vint enfin nous voir :

-Monsieur McCarty ? Vous voulez bien venir avec moi ?

Chapitre 27

Essoufflée, Isabella s'adossa à la paroi de l'ascenseur, tentant de récupérer sa respiration. Entre deux inspirations laborieuses, elle m'exposa son plan :

- Je vous propose que l'on prenne nos douches en décalé pour que l'un de nous soit présent quand elle arrivera.

- Ca me semble pas mal comme plan, je vous laisse commencer.

-C'est votre façon de me faire comprendre que je pue ? Fit-elle en riant, sa tête bascula en arrière tant elle trouvait sa blague drôle. Quant à moi, si mes yeux pouvaient sortir de leur orbite, ce serait arrivé.

- Naan ! C'est pas du tout ce que je voulais dire ! C'était juste de la galanterie !

- Oh y'a pas de soucis, j'avais bien compris !

Elle me fit un large sourire qui me fit oublier à quel point mes vêtements étaient trempés et me donnaient froid. Nous venions de courir une heure et demie et j'étais rincé, Isabella, elle, semblait être directement alimentée par une vingtaine de piles tellement elle était pleine d'énergie. Elle avait été plus essoufflée par notre course que moi, mais sa réserve de dynamisme était à peine ébranlée.

Elle monta directement les escaliers pour se rendre dans sa salle de bain sans perdre de temps. Quant à moi, je me saisis d'une bouteille d'eau dans le frigo et pris appui sur le plan de travail de la cuisine. Je vivais de véritables montagnes russes : la veille encore la tension était montée à cause de cette fameuse pièce et quelques heures plus tard le vouvoiement avait disparu pour laisser place à un câlin dans la salle d'attente de la maternité. Finalement, le tutoiement s'était envolé au réveil, comme s'il n'avait pas été présent.

Il fallait être bien accroché pour pouvoir travailler avec elle !

Je surveillais l'écran, sans le lâcher des yeux une seule fois, le boitier déjà en main, impatient que notre invitée nous rejoigne.

Une longue quinzaine de minutes s'écoula avant que la télé n'émette le son caractéristique d'un visiteur demandant son accès, l'écran afficha l'intérieur de l'ascenseur et je ne vis qu'une immense boîte blanche et cyclindrique, surmontée d'un volumineux noeud. Je n'eus pas besoin de visualiser la personne pour savoir qui c'était. J'accordai sa montée et attendis impatiemment sur le seuil de la porte.

- Salut Edward !

- Bonjour Clara ! J'en connais une qui va être heureuse de savoir que vous êtes déjà arrivée !

- Parce que c'est pas votre cas, peut-être ? Je ris en prenant son colis avant de libérer son chemin pour qu'elle puisse pénétrer dans l'appartement.

- Isabella ne va pas tarder ! Je vous sers quelque chose en attendant ?

- Non, non, c'est gentil.

Je posai l'énorme boîte sur la table de la salle à manger et admirais le noeud en tissu rose pâle qui surplombait le paquet. Presque aussitôt, la porte de la chambre d'Isabella claqua et ma colocataire dévala les escaliers à la façon d'un jeune enfant au matin de Noël.

- Bonjour Isabella ! Fit notre visiteuse avec un large sourire moqueur, mais ma coloc ne la calcula même pas, elle se dirigea directement vers le paquet pour défaire sans ménagement le noeud qui avait dû être noué avec une attention minutieuse. Elle souleva le couvercle avant de pousser une exclamation de joie.

- Oh ouais, c'est trop beau !

Elle sortit avec une précaution infinie la multitude de microscopiques robes en double exemplaire que contenait la boîte. Des roses, des bleues, des dorées... un véritable nuancier de couleurs pastels !

La veille, en apprenant que Rosalie et les bébés allaient bien, Clara avait été contactée en urgence par Isabella pour organiser la surprise qu'elle avait compté faire pour fêter leur naissance. La styliste avait donc eu pour mission de fournir les répliques exactes des robes des princesses Disney, en modèles réduits et de tailles différentes de sorte à ce que les filles puissent se déguiser en princesse durant leurs six premières années, au moins. Bien évidemment, Isabella avait demandé à ce que chaque tenue soit en double afin d'éviter les futures éventuelles querelles.

Isabella étala toutes les tenues sur la table et je reconnus assez facilement la robe de Belle dans La Belle et la Bête, ou encore celle d'Elsa dans La Reine des Neiges mais un grand nombre d'entre elles m'étaient inconnues. Ma coloc, elle, avait des étoiles dans les yeux, je la soupçonnais de vouloir acquérir la même garde robe ! Une vision très particulière s'imposa à moi : celle d'Isabella, le jour de son mariage, habillée de la sorte. Bien évidemment, ça ne serait pas pour épouser Newton... Je voulais être celui qu'elle rejoindrait aux côtés de l'autel !

- Clara, c'est magnifique ! Isabella porta enfin son attention sur sa styliste. Je sais que tu as dû faire ça en catastrophe et je te remercie !

La jeune femme blonde tenta de cacher sa surprise : elle n'était visiblemement pas habituée à ce qu'Isabella soit aussi aimable avec elle.

- Edward, si vous ne filez pas maintenant sous la douche, on part de suite.

Passer la journée dans ma tenue trempée de sueur ? Non merci !

Je quittai le salon en courant, montant les marches quatre à quatre, faisant rire les deux femmes. Je me pressai dans la salle de bain : nous n'avions pas eu l'occasion de voir Rosalie, le jour précédent, ni les deux petites, et j'étais impatient. J'avais trouvé en Rosalie une complice, et peut-être même une amie, alors savoir qu'elle avait frôlé la mort m'avait retourné : j'avais besoin de voir qu'elle était toujours parmi nous.

Bien sûr, j'avais de la peine pour les petites, d'autant que l'on ne savait pas encore tout à fait dans quel état elles étaient, mais à mes yeux ce n'était pas la même chose. Je manquais cruellement de compassion, peut-être était-ce parce que, de toute ma vie, je n'avais jamais vu un bébé de près, ou était-ce parce que je n'avais pas encore vu ces deux minuscules trucs, mais je n'étais pas attaché aux fillettes, juste au reste de leur famille.

Mes cheveux dégoulinaient encore quand je rejoignis Isabella dans le salon, Clara avait quitté l'appartement le temps de ma douche et ma coloc continuait d'admirer les tenues qu'elle s'apprêtait à offrir.

- C'est bon pour vous ? Lui demandais-je, histoire de la détourner de sa contemplation. Elle me regarda et m'offrit un large sourire qui illumina ses yeux humides.

- On y va !

Elle referma la boîte cylindrique après avoir reposé délicatement les robes les unes sur les autres et refit merveilleusement bien le noeud rose en tissu, sur le couvercle. Il était aussi élégant qu'avant qu'elle y touche.

Je m'encombrais du paquet après avoir enfilé mes chaussures et Isabella se chargea de m'ouvrir la porte et d'appeler l'ascenseur : je ne voyais rien d'autre que le carton blanc immaculé qui contenait les cadeaux des filles et j'étais content de ne pas avoir à me rendre jusqu'à l'hôpital à pieds, sinon je pourrais tomber au minimum dix fois.

Arrivés dans le parking, je sentis Isabella s'arrêter à mes côtés.

- On a un soucis...

Je lâchais aussitôt le paquet qui tomba au sol dans un bruit étouffé et mon corps se plaça instinctivement devant celui d'Isabella, mes sens aux aguets, près à affronter tout danger. Mon regard scanna l'intérieur du parking mais je n'y vis pourtant aucun danger.

- Calmez-vous Edward, je parlais du transport du colis, pas d'une menace !

Je tournais subitement mon regard vers elle, luttant contre ma nature pour ne pas l'insulter. Elle dut s'en rendre compte parce qu'elle grimaçait, les paumes levées vers moi :

- Je suis désolée, je venais juste de percuter que la boîte dans un coupé, ça va être compliqué !

- Alors on le fixe sur le plateau de la Chevrolet.

- Hein ? Ca fait quatre ans qu'elle a pas roulé !

- Et bien, c'est le moment de voir si elle roule toujours !

- Hum, suspens...

Isabella m'escorta jusqu'à l'antiquité qui lui avait servi de voiture et je fixais la boîte sur le plateau à l'aide de tendeurs.

-Ok, on est bon !

Je la vis récupérer la clé sur la roue avant gauche et s'ouvrir la portière conducteur, visiblement, c'était sa voiture et je n'avais pas le droit de prendre le volant. C'était plutôt marrant de la voir ainsi avec sa Chevrolet, il y avait vraiment une relation toute particulière entre elle et son véhicule, encore plus qu'entre elle et son album toujours en gestation.

Je m'assis à ses côtés et crus, pendant quelques longues secondes, que le siège allait traverser le plancher tellement la carroserie était miteuse... Isabella dut tourner plusieurs fois la clé dans le neiman avant que le moteur n'accepte de coopérer. Il toussauta par trois fois avant de se lancer. La toute nouvelle tata conduisit -très- prudemment jusqu'à destination, était-ce parce qu'elle avait peur que sa voiture ne la lâche sur le chemin ou parce qu'elle n'était pas certaine que j'avais bien fixé ses cadeaux à l'arrière.

Une fois à l'hôpital, je suivis Isabella qui m'ouvrait la voie jusqu'à la maternité. C'était franchement désagréable pour moi de marcher sans voir où j'allais : j'avais été formé à constamment étudier mon terrain, les alentours et les potentiels dangers et me voici à avancer en aveugle... Certes, la maternité n'avait rien à avoir avec le désert ou les zones de guerre, mais le danger pouvait y être présent, d'autant plus qu'Isabella n'avait rien à voir avec un terroriste, les risques n'étaient donc pas les mêmes. Chaque personne pouvait représenter un danger vis-à-vis d'elle, et je n'aimais pas me sentir inefficace.

La veille, j'avais tout de même fait signer les contrats de confidentialité au personnel médical qui s'occupait de Rosalie, une fois que l'on fut certains qu'elle et ses filles se portaient bien. Pour autant, j'avais ramené ma pochette avec des exemplaires à faire signer, au cas où nous ayons à faire à du personnel que nous n'avions pas croisé le jour précédent.

Nous nous arretâmes devant la porte de la chambre de Rosalie, la 114. Isabella avait prévenu Emmett la veille, lorsqu'il nous avait averti que les filles se portaient plutôt bien, que nous repasserions le lendemain mais n'avait pas précisé d'heure, nous venions donc un peu par surprise, mais ma coloc n'avait pas eu le temps de les prévenir quand nous nous étions mis en route, parce qu'elle ne voulait pas passer une seule seconde loin de ses deux petites nièces.

Elle frappa à la porte et récupéra le paquet quand elle entendit Rosalie nous autoriser à entrer. Isabella disparut complètement derrière la boîte, elle ne laissait voir d'elle que ses minuscules mains et une toute petite partie de ses jambes. J'ouvris la porte et me reculai aussitôt pour la laisser passer, ma main se retrouva d'elle-même dans le creux de ses reins pour la guider à la l'intérieur de la chambre sans qu'elle ne heurte le chambranle de la porte.

Rosalie, allongée dans son lit était pâle et décoiffée, arbora un sourire fatigué mais sincèrement heureux quand elle nous vit. Elle était reliée à une perfusion et à un moniteur qui indiquait son rythme cardiaque ainsi que sa tention. Emmett, face à nous, était debout à ses côtés, il semblait aussi épuisé que sa femme mais bien plus serein que la veille. Ses vêtements étaient froissés et des cernes avaient élu domicile sous ses yeux.

Deux personnes étaient au pied du lit et le poids de la pochette des contrats que j'avais calée dans la ceinture de mon pantalon, pour pouvoir porter la boîte, sembla s'être alourdi.

La femme portait des cheveux brins, secs et ternes, coupés au carré au dessus de ses épaules. Ses yeux marrons étaient marqués de chaque côté par une patte d'oie et soulignés de cernes profondement marquées. Ses lèvres fines se pincèrent en nous voyant entrer et si son visage avait eu à un quelconque moment des couleurs, ce n'était plus le cas. Je lui donnais facilement la quarantaine, peut-être un début de cinquantaine. Elle avait camoufflé son corps dans des vêtements trop grands et aux couleurs trop criardes.

Elle était accompagnée d'un homme bourru, d'à peu près le même âge. Ses cheveux commençaient à prendre une teinte plus claire, et des rides barraient son front. Une moustache démodée et ponctuée de poils blancs surlignait sa bouche.

Je les reconnus immédiatement comme étant les parents d'Emmett et Isabella...

Les choses se compliquent...

Isabella, inconsciente de la présence de ses parents, car toujours cachée derrière son immense paquet, se déplaca dans la pièce, grâce à mon aide, jusqu'à une table placée le long du mur derrière la porte restée ouverte et y posa son colis dans un profond soupir. Toute joyeuse qu'elle était, elle se retourna avec un large sourire pour saluer son frère et sa belle soeur mais perdit son sourire au moment où ses yeux se posèrent sur ses parents. Elle se tendit quasiment instantanément. A vrai dire, nous étions alors tous tendus.

- Edward, fit Rosalie depuis son lit, je te présente les parents de Bella : Renée et Charlie McCarty. Et je vous présente Edward, il vit avec Bella.

Je ne pus m'empêcher de relever la façon toute à fait équivoque dont elle m'avait présenté, à coup sûr ils allaient mal interpréter cela, mais ça m'allait.

- Enchanté ! Fis-je avec mon plus beau sourire. Sans vraiment savoir pourquoi, je voulais qu'ils m'apprécient, ceci étant, j'ignorais l'histoire entre Isabella et ses parents et je ne savais pas à quel point ils l'avaient fait souffrir.

Le père d'Isabella gromela dans sa moustache très moche mais sa mère me sourit franchement, en minaudant presque :

- Bonjour Edward ! Elle coula un regard que je ne compris pas à sa fille. Bonjour Isabella. Emmett stoppa la scène génante avant qu'Isabella n'ait le temps de dire quoi que ce soit :

- Bell's, Eddy, je vous présente mes bébés ! Il se décala, nous permettant de voir une couveuse derrière son dos, de l'autre côté de la pièce.

Les deux minuscules bébés étaient calés l'un contre l'autre à l'intérieur de cette énorme boîte de plexiglas, seulement vétus d'une minie couche. Les petites auraient pu être magnifiques si elles n'avaient pas eu autant un look d'extraterrestre : chacune avait ses yeux fermés pour ne pas prendre le risque de voir à quel point sa jumelle pouvait être... pas finie.

- Elles sont magnifiques, fit Isabella qui n'avait même pas jeté un coup d'oeil. En fait, elle n'avait même pas bougé et j'ignorais si elle continuait de respirer.

- Merci ! Et vous n'avez même pas demandé comment est-ce qu'elles s'appellent...

- On l'a pensé tellement fort que l'on a cru que vous nous aviez entendus, fis-je pour tenter de sauver la situation : comment s'appellent vos princesses ?

- Ambre et Jade, fit Rosalie avec un grand sourire, elle était visiblement fière de ses petits aliens, ainsi que de leur prénoms. Personnellement, je m'étais attendu à mieux.

- C'est un choix super ! Fit Isabella qui décrocha enfin son premier sourire depuis qu'elle avait aperçu ses parents.

- Oh oui, c'est toujours mieux que les propositions qu'a fait ton frère !

- Laisse moi deviner, il voulait les appeler Tic et Tac ?

Isabella fit un petit sourire et Rosalie éclata de rire :

- Vous n'êtes pas frère et soeur pour rien ! C'était effectivement une de ses propositions, il y avait aussi Elsa et Anna ou Mickey et Minie si on avait eu un de chaque. Em' a été plus prolifique pour l'éventualité de deux garçons: Tom et Jerry ou Tom et Oliver, Luke et Anakin, Starsky et Hutch...

- Hey ! Ca aurait cartonné lors de leur première rentrée scolaire !

Aucun de nous ne réussit à réprimer un sourire. Charlie rit même.

- On va vous laisser, on repassera plus tard ! Fit Isabella en s'accrochant fermement à mon bras avant de me tirer vers la porte.

- Attends Isabella ! Fit sa mère.

Ma coloc se retourna lentement, comme au ralenti, s'attendant probablement au pire.

- On est venu en précipitation et on a posé nos affaires chez Emmett...

- Et...?

- Et bien on ne va pas s'incruster chez eux, ton frère a besoin de repos avant que les petites ne rentrent à la maison.

- Et...? Répéta Isabella.

- Et bien, on pourrait venir manger chez vous ce soir, histoire de laisser Emmy un peu tranquille.

- Emmy ? Répétais-je en haussant un sourcil en direction de l'intéréssé, comme si ça pouvait faire en sorte que la mère d'Isabella oublie sa requête.

- Et ouais, mon p'tit Eddychouchounou ! Mais t'inquiète pas, toi aussi tu auras bientôt le droit à un surnom de la part de maman !

Stupidement, je me mis à rougir. Je voulais qu'elle me trouve un surnom en temps que gendre... Belle maman ne perdit pas le fil de ses pensées :

- Du coup, il faudrait que tu nous laisses ton adresse.

Isabella, plus pâle que jamais, répondit d'une voix blanche :

- Emmett vous donnera ça. Je vous attends pour 20 heures, pas avant, pas après.

Elle s'approcha de Rosalie pour lui faire la bise sur la joue et elle reprit mon bras pour me tirer hors de la chambre. Sa prise sur mon biceps était ferme et presque douloureuse. Son poing s'abattit rageusement sur le bouton d'appel de l'ascenseur mais aucune parole ne franchit ses lèvres et mon coeur se brisait pour elle. Quoi qu'il ait pu se passer entre elle et sa famille, c'était bien loin de ce que je vivais avec mes proches.

Isabella, qui était pourtant si fière du cadeau qu'elle avait fait aux bébés n'en avait même pas parlé. Ni Rosalie ni Emmett n'avaient eu l'opportunité d'ouvrir la maxi-boîte, et j'avais de la peine pour ma coloc.

La descente jusqu'au rez-de-chaussée fut silencieuse et pesante. Isabella fixait le plafond et je la soupçonnais de refouler ses larmes. Si j'avais été doué pour ce genre de chose, je l'aurais réconfortée, je lui aurais dit ce qu'elle avait alors besoin d'entendre, mais je ne savais jamais quoi dire ou faire dans ces cas-là. Alors j'enfonçais mes mains dans mes poches et ne dis rien, me contentant d'être là si elle me demandait quoi que ce soit. Nous arrivâmes sur le parking et elle s'arrêta brusquement devant sa Chevrolet.

Elle m'avait expliqué que ça avait été sa première voiture, elle l'avait sûrement eu alors qu'elle était encore chez ses parents, cela devait faire ressurgir trop d'émotions d'un coup ! Et, effectivement, sans aucun signe annonciateur, Isabella donna une violente série de coups de pieds puis de poings rageurs sur la carrosserie de sa voiture avant que je ne la stoppe en la prenant fermement entre mes bras. Je la serrai étroitement contre moi et elle abaissa ses barrière, fondant en larmes.

- Chhhhhut. Fut la seule chose que je trouvai à répondre et je m'insultai mentalement de ne pas être capable de mieux faire que cela. Son petit corps était secoué de sanglots et je frottai doucement son dos dans une tentative désepérée pour la réconforter.

- Je les déteste ! Baragouina-t-elle entre deux sanglots.

- Je sais béb...

Allais-je vraiment l'appeler "Bébé" ?

Je stoppai aussitôt ma respiration, dans l'attente d'une quelconque réaction : une insulte, un coup, mais rien ne vint. Peut-être ne l'avait-elle pas entendu, ou était-elle trop perdue dans ses propres pensées pour l'avoir remarqué. Je resserrai mes bras autour d'elle et calai mon menton sur le sommet de sa tête en la berçant, là, sur le parking. Je nous exposais aux paparazzis et ainsi à la révélation de mon employeur à mes proches, mais dans mon métier, il fallait établir des priorités, et la tristesse d'Isabella était en tête de liste.

- Ca va aller, ce n'est qu'une soirée après tout.

- Vous nous quitterez pas, hein ! Pour une raison que j'ignore, ma mère vous aime bien !

Aaaarg coup de poignard dans le dos !

J'eus beaucoup de mal à encaisser le "pour une raison que j'ignore" mais tentai de ne pas le montrer. Isabella se recula pourtant et leva son visage baigné de larmes vers moi, sentant probablement que quelque chose avait changé, cependant, elle ne dit rien, se contentant de me fixer dans les yeux.

Ses joues étaient rougies par le froid et striées par les larmes. Avant que je ne m'en rende compte et sans que je ne puisse les en empêcher, mes mains vinrent encadrer son visage et mes pouces glissèrent sur ses joues pour les sécher.

Elle était alors tellement belle : douce et fragile entre mes mains, ses yeux levés vers moi semblaient vouloir me dire bien plus que ce qu'ils exprimaient. Je fixai ses lèvres sans vraiment m'en rendre compte. Je n'avais que quelques centimètres à franchir pour sentir sa bouche contre la mienne, sa langue rencontrer et caresser la mienne. Il s'agissait de quelques centimètres à franchir mais également d'une relation qui pourrait tourner court. Les choses étaient bien trop difficiles pour Isabella, alors ajouter un baiser à la liste serait probablement la goutte d'eau qui ferait déborder le vase.

A la place de sa bouche, mes lèvres se posèrent sur son front et y restèrent quelques secondes de trop. Ou pas assez.

- On devrait y aller. Fit-elle d'une toute petite voix.

Oui, nous devions bouger : je n'avais envie que d'une chose, laisser mes lèvres glisser sur sa peau, et ce n'était pas un bon plan. Il fallait que je m'écarte d'elle mais je n'en avais pas la force. Mes pouces toujours sur ses joues caressait son épiderme et la pulpe de mon doigt frôla le coin de sa bouche, pour autant, je ne le déplaçai pas, le laissant, là, effleurant ses lèvres. Je savais que c'était tout ce que je pourrais avoir et m'en contentai.

- Oui, faudrait que l'on y aille, fis-je en la sentant frissonner. Vous vous êtes fait mal ? -La violence qu'elle avait mis dans ses coups contre la carosserie aurait pu causer des lésions.

- Non, c'est bon.

- Vous voulez que je conduise ? Lui demandai-je, laissant mes lèvres caresser sa peau à mesure que je parlais.

- Vous touchez pas ma Chevrolet ! S'exclama-t-elle en se reculant, un léger sourire sur ses magnifiques lèvres. Sortez votre portable plutôt, faut que je vous dicte la liste des courses pour ce soir.

Nous nous dirigions vers nos portières respectives alors que je lui demandai :

- Vous préférez pas commander plutôt ?

- Non ! Tout doit être parfait, et ça veut dire que c'est moi qui doit cuisiner ! J'ouvris ma portière et m'assis prudement pour que le siège ne s'effondre pas.

- C'est un peu prétentieux. Me moquais-je au moment où elle prit place à son tour.

Elle me regarda avec surprise :

- Pas du tout ! Non, c'est un peu plus compliqué que ça.

- Vous voulez m'en parler ?

- Non, pas vraiment. Je dirais juste que si ce n'est pas moi qui cuisine ce soir, on en entendra parler pendant cent dix ans !

- Ok.

La soirée allait être tendue.

Alors ? Alors ? Alors ?

Oooh je trépigne ! Le chapitre suivant va être tellement... et pis tellement... olalala *-* Si vous saviez ahahahha

J'ai cherché quel extrait je pourrais bien vous mettre maiiiis... je crois que le plus sadique est de vous laissé dans le suspens hihihi

Bisous à vous, buvez beaucoup d'eau et mettez de la crème solaire XD