Coucou les fiiiiilles !
Anna 2112 : Hello ! Moi sadique ? Je fais tout pour en tout cas ahahah Je suis vraiment contente que cette fic te plaise ! *-* Promis, je vais vous faire aimer ce chapitre à venir ! ahah
Lau : Hey ! :) C'est toujours rigolo d'embêter Emmett ! Mais bon, j'avoue, j'ai pas été sympa avec lui ! Ah oui ? la tentative de recrutement était une surprise ? Chui contente de réussir à te surprendre ahah et d'autant plus de te voir cogiter vis-à-vis de la relation entre bella et edward :D
Re-Lau : ^^ Ouiiii ça va être mouvelenté dans l'appart ! *-* J'ai pas été trop vilaine avec Rosalie et les filles hihi
Si les parents de bella pensent qu'elle et edward sont en couple, est-ce que ça ne peut pas être juste trop rigolo ? ahahahah
Catbl2014 : Oooh j'imagine trop les petites mains toucher à tout ahah Ce chapitre aussi sera un chapitre intermediaire maiiiiis avec tout pleins de bonus :D pour autant, je suis sûre qu'il va te plaire ^^
Momo6 : Si ça arrive (et je dis pas que ça arrivera, hein. Moi je dis rien ^^) ce sera pas toute suite, pour l'instant, c'est l'heure des révélations :-P Entourloupe avec ma pièce secrète ? ahahaha c'est quoi ta définition d'entourloupe ? hihihihi Les infos sur les parents de B arrivent de suite ;)
Laau : Coucou toi ! J'aime les reviews des personnes qui suivent dans l'ombre et qui soudainement laissent un commentaire pour me dire à quel point ils apprécient mon travail *-* Je suis bien placée pour comprendre ta situation, je suis la première à dévorer une fic sans prendre le temps de laisser un commentaire tellement je suis captivée ahahah
J'adore j'adore j'adore ta review *-* Ca me fait tellement plaisir *-* Promis, un jour, tu comprendras Bella ahah Quant à commpliqué les choses pour elle, je dis ça mais je dis rien..., ca va finir par arriver ;) La pièce secrète ? Quand tu as proposé une "pièce de culte", j'ai lu "une pièce de cuite" et jme suis marrée toute seule ahahah Les infos sur la pièce arriveront dans quelques chapitres ;)
Moi aussi j'ai des étoiles dans les yeux en imaginant les robes disney ahahah
Sauf en cas de force majeure, je poste tous les vendredis ;) et comme j'ai fini d'écrire cette fic, il n'y aura pas de lapse de temps "oups le chapitre n'est pas fini" ^^
Merci beaucoup beaucoup pour ta review *-*
Bon, je me tais... vous avez pleins de choses à lire *-*
Bisous les girls.
Ps : chaque semaine je suis plus impressionnée par le suivi de cette fic. Je suis vraiment contente qu'elle vous plaise *-*
Chapitre 28
Le livreur des courses était arrivé quelques minutes après nous, permettant ainsi à Isabella de se mettre aussitôt aux fourneaux. Je lui avais proposé mon aide mais elle m'avait fusillé du regard avant de me faire comprendre qu'il serait bon que je trouve de quoi m'occuper, ailleurs que dans ses pattes. J'avais donc fini ma matinée dans la salle de sport. Je tournais principalement en rond ou beuguais sur l'aquarium, à regarder longuement évoluer les poissons les plus majestueux : ma tête n'était pas réellement à la dépense d'énergie.
Pourtant, cela m'aurait été utile : j'étais nerveux. Isabella voulait que je reste avec eux lors du dîner, elle comptait sur moi et avait besoin de moi, mais je ne savais pas quoi faire ni quoi dire. Je ne savais pas ce qu'elle attendait de moi et elle ne semblait pas être vraiment ouverte à la discussion non plus.
Il était treize heures quand mon estomac gronda et j'osai sortir de la salle de sport pour rejoindre la cuisine, m'attendant malgré tout à me faire enguirlander. La porte à peine ouverte, je fus submergé par une délicieuse odeur de chocolat.
Oh oui, c'était une bonne idée que ce soit Isabella qui cuisine ! Le repas d'un traiteur n'aurait jamais été aussi alléchant !
Je remontais le couloir jusqu'à la voir affairée au dessus d'un saladier qui contenait probablement la pâte d'un gâteau. Elle me vit du coin de l'oeil mais ne fit aucun commentaire. J'ouvris le frigo à la recherche d'un quelconque reste de repas et arrêtai mon choix sur la fin d'une salade coleslaw et un blanc de poulet.
Je m'adossai au bar et mangeai, tout en observant Isabella qui, je le savais, fulminait de me savoir dans les parages. Elle finit par enfourner la pâte à gâteau qu'elle avait divisé dans six ramequins et régla la minuterie.
Alors que je m'attendais à ce qu'elle fasse une pause pour me parler (ou me disputer !), elle s'attaqua à la dinde crue qui reposait dans un lèchefrite sur le plan de travail. Elle taillada légèrement la bête avant de glisser des rondelles noires sous la peau. Intrigué, je posais mon assiette sur le bar derrière moi et m'approchai pour observer de plus près.
Elle s'en rendit compte et rit :
- Qu'est-ce qu'il y a Edward ?
J'avais beau chercher, je n'arrivais pas à situer avec exactitude le moment où elle avait laissé tomber le "Cullen" mais ça m'allait très bien.
- Vous faites quoi au juste ?
- Je contise ma dinde.
- Vous quoi ?
- "Contise" : j'insère des rondelles de truffe sous la peau pour parfumer la bestiole.
- Sérieusement ? Ya vraiment des gens qui font ça ?
- Ben oui, moi !
- Vous vous mettez la pression toute seule, là !
Cette fois encore, elle me fusilla du regard, mais c'était mérité !
- La pression ne vient pas de moi !
- Parlez moi d'eux : c'est quoi le problème ?
Elle laissa la dinde à son triste sort de volaille déplumée et essuya ses mains sur le tablier blanc qu'elle avait mis par dessus ses vêtements avant de me faire face. Elle mordilla nerveusement sa lèvre inférieure, se demandant probablement ce qu'elle acceptait de me raconter ou non.
-Mes parents voulaient que j'aille à l'université. Ils voulaient que je fasse une thèse et tout le genre de trucs dont ils pourraient être fiers, ils me voyaient déjà maître de conférence ou je ne sais quoi, mais ils voulaient que je me tape de hautes études en tout cas.
- Mais ce n'est pas ce que vous vouliez, vous.
Elle leva les yeux au ciel.
- Je grattais déjà les cordes de ma guitare depuis des années et je savais que je voulais en faire mon métier mais n'avais jamais osé leur en parler franchement. Je n'ai pas ce que l'on peut appeler des parents très ouverts à la discussion...
Elle n'avait pas l'air de vouloir continuer la conversation, alors je la poussai un peu :
- Du coup...
- Du coup, au moment des inscriptions en fac, je leur ai dit que je voulais me lancer dans la musique. -Elle observa avec attention ses ongles, comme pour éviter de me regarder- Mon père m'a fait comprendre que c'était hors de question et que je n'avais pas de talent.
Je fulminai en entendant cela !
- Ce que mon père ne savait pas alors, c'est que j'avais déjà posté quelques compos sur YouTube et avais largement dépassé la centaine de milliers de vues. Je les lui ai alors mis sous le nez, mais il n'en a jamais démordu : ce que je faisais était nul et sans vie. Ma mère a enfoncé le clou en disant que je pouvais toujours jouer avec ma guitare après avoir bossé mes cours. Aucun d'eux ne comprenaient. J'ai dû taper du poing pour leur faire comprendre que je ne voulais pas du tout suivre leurs cours, que ce n'était pas ce que je voulais faire de ma vie alors...
Elle prit une profonde inspiration, son regard avait dérivé sur la ville de Seattle, à travers les baies vitrées.
- Mon père m'a dit que c'était la fac ou la porte.
- Pardon ? M'insurgeais-je.
- Tu as tout a fait compris. J'avais le choix entre suivre le cursus qu'ils m'avaient choisi ou partir de là.
- Vous êtes donc partie ?
- J'avais à peine dix-huit ans, ils étaient en droit de me mettre dehors, et ne s'en sont pas gênés. J'ai pris ma Chevrolet, un sac à dos et j'ai roulé jusqu'à Seattle.
- C'est ignoble ! Quel parent peut bien faire ça ?
- Les miens de toute évidence. Me répondit-elle avec un faible sourire, sa tête penchée sur le côté. J'ai dû enchaîner les petits boulots peu gratifiants en arrivant ici, alors tu sais, t'as pas à avoir honte avec ton parking. Elle me fit un clin d'oeil avant de se hisser sur le plan de travail, à côté de sa dinde à moitié contisée. J'ai servi des pintes dans des bars, empaqueté les courses des petites vieilles dans les grandes surfaces, promené des chiens, ce genre de trucs, tout en continuant à poster mes compos sur la toile.
- C'est à ce moment-là que vous vous êtes faite remarquer ?
- C'est ça, par la Meyer Reccords. Ils m'ont proposé un album clés en main, les textes et les accompagnements étaient déjà prêts, je n'avais plus qu'à poser ma voix, le seul point positif était que ma voix n'était pas retouchée, c'est la seule chose sur cet album qui soit de moi. J'ai même changé mon nom par pur esprit de rébellion.
- Et c'était pas assez pour vous, vous vouliez partager vos propres morceaux...
- Tout à fait, mais je ne le savais pas à ce moment-là. Je ne m'étais même pas posé la question en fait, j'étais juste heureuse de faire un album.
Ses yeux brillaient de joie à l'évocation de ce souvenir et je pouvais tout à fait comprendre ce qu'elle avait pu ressentir en signant son contrat avec sa maison de disque : j'avais été aussi heureux à la fin de chaque qualification pour entrer parmi les Seals, puis la Team Six.
- J'ai donc contacté mes parents, après six mois sans nouvelle, pour leur annoncer que ma carrière décollait. -Ses yeux perdirent leur éclat.- La seule chose que ma mère m'ait répondue était que ce n'était même pas moi qui avait fait l'album, que ça ne prouvait pas que j'avais du talent.
- Votre album a pourtant pulvérisé les records de ventes.
- Oui, mais ce n'était pas assez pour eux. Parallèlement, j'avais envie de plus, je voulais partager ce que je savais faire, alors j'ai quitté Meyer et je me suis lancée dans l'auto-production. Je m'étais fait des connaissances solides dans les chaînes de distributions donc les ventes ce sont faites sans heurt, rapidement et facilement, mais ce n'était toujours pas assez pour mes parents.
- Ils veulent quoi, au final ?
Elle eut un rire sans joie :
- J'en sais rien... Je cherche encore. Quand j'ai reçu mon premier Grammy, je les ai contactés directement pour leur dire, ils m'ont juste parlé de la carrière d'Emmett, rien de plus. Je pourrais faire n'importe quoi, ça ne sera jamais assez pour eux.
Je plongeais mon regard dans le sien et me permis une remarque :
- Il serait peut-être temps de commencer à vivre pour vous. -Elle me fit un léger sourire :
- C'est ce que je commence à me dire. Il faut que je retourne à mes fourneaux, mais avant ça, j'ai besoin de votre aide pour bouger un canapé.
Nous déplaçâmes alors le canapé qui était devant la télé pour le placer face au second, dos à l'aquarium, de sorte à ce que l'on puisse tous se faire face lors de l'apéritif. La table basse était au centre.
- Parfait ! Merci. Maintenant du balais, j'ai encore du boulot ! Elle retourna dans la cuisine en riant et ça me fit du bien de la voir ainsi après les révélations qu'elle venait de faire. Sa vie n'avait pas été simple : affronter le monde des adultes en étant reniée par ses propres parents devait être horrible. Je n'arrivais même pas à imaginer à quel point elle avait dû se sentir esseulée et perdue.
Malgré cela, elle était devenue une jeune femme indépendante et visiblement épanouie avec une carrière fleurissante qu'elle ne devait qu'à elle-même.
- J'espère que vous êtes fière du chemin que vous avez parcouru, parce qu'il y a de quoi, lui fis-je, un pied sur la première marche de l'escalier. Elle stoppa son mouvement, couteau en main et me fixa, les yeux humides. Elle ne répondit rien mais ce n'était pas nécessaire : elle me remerçait silencieusement et je le savais.
Je passais mon après-midi à traîner dans ma chambre. Je m'étais douché, rasé et bien habillé pour faire honneur à Isabella auprès de ses parents mais rapidement j'avais commencé à tourner en rond. J'avais fini assis devant l'aquarium des crevettes à regarder leurs petites antennes chercher des algues à manger. J'avais récemment eu des naissances dans mon bac et étais gaga devant les bébés ( les "zoés" comme les appellait Isabella). Bien évidemment, je l'avais faite venir dans ma chambre pour admirer les petits et elle s'était moquée de moi comme quoi je m'extasiais devant pas grand chose. Pour autant, ce jour-là, elle était restée deux heures à les admirer à mes côtés.
Je passais plusieurs heures à les regarder évoluer, j'eus même la chance d'en voir une muer. En milieu d'après-midi, la sonnerie de l'ascenseur s'étaient faite entendre mais Isabella avait accepté la montée de celui-ci avant que je n'ai le temps d'amorcer le moindre mouvement. J'avais alors entrouvert la porte de ma chambre et appris qu'Isabella avait tout spécialement réquisitionné l'équipe ménage pour rendre notre appartement "visitable" par ses parents. Je savais pourtant que tout était nickel mais j'étais mal placé pour me moquer, moi-même aurais été particulièrement stressé si mes proches avaient dû me rendre visite, alors que nous étions pourtant en bon terme.
Je redescendis dans le salon, desert, à dix-neuf heures cinquante. Isabella devait certainement être en train de se préparer dans sa chambre. Je me servis un verre d'eau pour patienter et me rendis compte que j'étais moi-même tendu, comme s'il s'agissait des présentations officielles avec ma belle famille.
La télévision émit la sonnerie significative d'une visite et un rapide coup d'œil m'apprit qu'il s'agissait effectivement de nos invités (qui s'étaient auto-invités mais peu importe ! ). J'acceptais la montée de l'ascenseur et attendis patiemment derrière la porte qu'ils toquent pour leur ouvrir.
L'ouverture des portes de l'ascenseur puis les coups frappés à la porte m'indiquèrent leur présence et je les accueillis aussi cordialement que possible.
Depuis que je travaillais avec Isabella, depuis ma rencontre avec Newton surtout, je m'étais amélioré dans l'art de l'hypocrisie et le maniais alors excellemment !
-Monsieur, Madame McCarty, bienvenus chez nous !
J'aimais profondément l'idée de souligner qu'Isabella et moi vivions ensemble, qu'à leurs yeux j'étais le petit ami de leur fille, à défaut que ça ne soit officiel.
-Merci Edward. Fit la mère d'Isabella en insistant sur mon prénom, ce qui me mit mal à l'aise, sans que je ne comprenne pourquoi. Son mari marmonna quelque chose d'inintelligible en me tendant son manteau, sans vraiment me regarder.
Chaleureux le Charlie…
Je pris sa veste en cachant mon dédain et Renée imita son mari. Je me dirigeai vers le placard pour ranger leur manteau en leur faisant signe de me suivre :
-Elle ne va pas tarder, elle est dans la salle de bain.
Ils ne trouvèrent rien à répondre alors que leurs yeux papillonnèrent dans le salon : c'était visiblement la première fois qu'ils mettaient les pieds dans l'appartement de leur fille.
Je m'apprêtai à leur offrir à boire quand la télé s'alluma à nouveau en sonnant pour annoncer un nouveau visiteur : Emmett.
Au moins avec lui, on allait avoir de l'ambiance ! Néanmoins, j'haussai un sourcil : il n'était pas attendu. Renée dut se rendre compte de ma surprise puisqu'elle m'expliqua :
-Mon fils se joint à nous, je suppose qu'il n'y a pas de soucis à cela.
Heureusement qu'Isabella était encore dans la salle de bain sinon elle aurait fulminé : avoir Emmett à table n'était pas une chose anodine et entendre sa mère être aussi désinvolte quant à la présence du géant aurait largement eu de quoi mettre ma colocataire en rogne.
J'accordais malgré tout l'accès au tout jeune papa et l'accueillis aussitôt qu'il arriva sur notre palier.
- Salut Eddy ! S'exclama-t-il en abattant sa main sur mon épaule.
- Salut Emmy ! Je tentais de réfréner une grimace (: il aurait pu me déboîter l'épaule !) et préférai sourire. Comment vont les filles ? Lui demandais-je en le guidant jusqu'au salon afin qu'il puisse m'aider à faire la conversation à ses parents.
- Nickel ! Enfin je crois. Les crapaux sont surveillés de très près mais, de ce que j'ai compris, elles vont bien. Enfin ils ont dit que les poumons étaient trop petits et qu'il y aurait peut-être des séquelles, mais j'ai rien compris, ça doit vouloir dire que tout va bien quoi ! Et ma rosie, ben elle dort.
- C'est super, enfin je crois ! Je suis content pour toi !
Je n'y connaissais pas grand chose en bébé, encore moins en prématurés, mais il semblerait que l'évocation de possibles séquelles ne soit pas si positif que cela. Ceci étant, Emmett semblait heureux et détendu et c'était déjà ça !
-Merci mec ! Avec un peu plus de douceur cette fois, il frappa mon épaule avant de se diriger vers un des canapés et se laisser tomber dedans, ses parents contemplaient la vue de Seattle par la baie vitrée, dans la même posture que prenait parfois leur fille.
- Où est ma frangine ?
- Salle de bain.
- Je parie qu'elle a passé sa journée en cuisine !
J'haussai distraitement les épaules, ne sachant pas vraiment si c'était une bonne chose de confirmer ou non. En voyant Emmett aussi à l'aise dans le canapé, je n'eus qu'une seule envie : m'affaler à ses côtés et allumer la télé en buvant une bière -même sans alcool !- mais non, leurs parents étaient là et je devais bien me tenir.
Nous entendîmes la porte de la chambre d'Isabella se refermer et nos quatre paires d'yeux se dirigèrent vers elle. Elle s'apprêtait à descendre les escaliers quand elle stoppa son regard sur son frère : je la connaissais alors suffisamment pour savoir qu'elle était contrariée de ne pas avoir été prévenue de sa présence à l'avance, pour autant, elle ne dit rien.
Elle avait étrangement porté son dévolu sur un tailleur pantalon noir à fines rayures blanches qui lui conférait un air très sérieux et professionnel, bien loin des t-shirt trop grands qu'elle portait habituellement quand elle traînait à l'appartement. C'était assez déroutant pour moi de la voir aussi. Elle avait attaché ses cheveux dans un chignon haut, accentuant le côté officiel du repas. Même Emmett trouva cela étrange : il haussait un sourcil en observant sa soeur.
- Emmett, ça me fait plaisir de te voir !
- Je me suis dit que tu aimerais peut-être voir des photos de tes nièces.
Il dégaina son téléphone et commençaà pianoter dessus, à la recherche des dites photos. Isabella, quant à elle, à l'allusion des filles, perdit tout ressentiment refoulé et afficha un léger sourire. J'étais persuadé que la présence de ses parents, qu'elle salua vaguement d'un hochement de tête, l'empêchait d'être pleinement heureuse et d'arborer un sourire sincère.
Elle descendit les escaliers, probablement pas tout à fait prête à affronter ses parents puisqu'elle déclara :
- Avant ça, on va prendre un apéritif, hein !
Elle se dirigea directement dans la cuisine et commença à sortir des verres et des bouteilles du frigo. Sans prendre le temps de m'interroger sur mon rôle lors de cette soirée, j'accourus aussitôt lui porter main forte.
- Je prends quelque chose ?
Elle me tendit les bouteilles fraîches et s'approcha discrètement pour murmurer :
- On oublie le vouvoiement pour ce soir, hein, sinon ça ferait bizarre.
- Oui patron !
Elle me fusilla du regard alors que je retournais au salon en riant, les bras chargés. Les bouteilles calées dans mes bras me firent frissonner et je me dépêchais de traverser le salon pour les déposer sur la table basse alors que les parents McCarty s'assirent aux côtés d'Emmett. Isabella, qui m'avait suivi de près, posa nos verres et des amuse-bouches diverses et variées. Elle fit plusieurs allers-retours pour amener toutes les vérines et toasts qu'elle avait préparés.
- Bell's, ça a l'air délicieux ! Fit son frère qui avait déjà l'eau à la bouche.
- Merci ! Elle énuméra l'assortiment qu'elle avait cuisiné : saumon-avocat-mangue, foie gras-pain d'épice-poire, figue-chèvre-jambon... Elle avait également pris le temps de faire quelques muffins salés : courgette-curry, épinards-parmesan... Bref, il y avait sur la table de quoi nourir un régiment affamé en poste depuis des mois dans le désert !
- Alors Edward, que faites-vous dans la vie ? Fit Renée, me prenant au dépourvu.
Avec Isabella, nous n'avions pas prit le temps de parler de cela : devais-je être honnête ou bien jouer sur le fait que Rosalie m'ait simplement présenté comme "vivant avec Isabella". C'est elle qui me sauva la mise :
- Edward est mon garde du corps.
- Ah oui ?
- Oui Madame.
Autant Charlie semblait s'en ficher éperdument et regardait pensivement à travers la baie vitrée, autant Renée sembla captivée par moi :
- Et c'est quoi votre parcours ?
- Je viens des Navy Seals Madame, de la Team Six.
- Haaan ! C'est vrai ? Emmy a été recalé aux premières séléctions !
- Ah oui ? M'exclamai-je en fixant Emmy, j'ignorais jusque là qu'il avait tenté d'y entrer. Il fixa soudainement la pointe de ses chaussures et je compris qu'il avait vécu l'échec du recrutement comme une défaite personnelle. J'appréciais suffisamment Emmett pour ne pas chercher à l'enfoncer et préférai dévier la conversation sur autre chose :
- Toujours est-il que ma carrière a pris fin et que j'ai été mis en relation avec votre fille au moment où elle cherchait un remplaçant pour son frère.
- Vous ne regrettez pas la Navy ? Damanda-t-elle, avide de détails. Je vis Emmett et Isabella prêter une attention particulière à ma réponse, probablement pour des raisons différentes.
- Pour rien au monde, Madame, je m'estime extrèmement chanceux de pouvoir travailler pour votre fille.
- C'est le destin qui vous a réuni en fin de compte.
- C'est tout à fait ça ! Répondis-je en fixant sa fille avec, je le savais, un sourire idiot collé sur le visage.
- Edward, tu peux venir m'aider dans la cuisine, s'il te plaît ? Fit Isabella en prenant appui sur mon genou en se levant. Je la suivis de près, elle sortit une bouteillle de champagne de la porte du frigo.
- Tu me l'ouvres, s'il te plaît ? J'obtempérai docilement en me demandant pourquoi est-ce qu'elle m'avait fait me déplacer pour cela alors que j'aurais pu déboucher sa bouteille depuis le canapé.
Elle murmura à nouveau, m'expliquant ainsi pourquoi est-ce qu'elle voulait me voir à part :
- Pour une raison que j'ignore, ma mère accroche bien avec toi. Enfin... je veux dire que tu es le premier de mes proches que ma mère apprécie, et par extension, tu es la première chose qu'elle valide dans ma vie.
Je gardai le silence, ne voyant pas tout à fait où elle voulait en venir.
- Tu te rappelles quand je t'ai parlé des primes que je pouvais te verser pour service rendu ?
- Plutôt bien, oui !
Jamais je ne pourrais oublier qu'elle m'avait payé pour que je ne parle pas du rapprochement qu'il y avait eu entre nous après l'anniversaire de Daddy Yankee à Newton !
- Bien, alors tu prends combien pour faire croire à mes parents qu'on sort ensemble ?
Jamais, jamais je n'aurais cru pouvoir entendre cette phrase venant de sa bouche ! Le genre de demande que j'attendais depuis des mois sans même le savoir !
Après Refouler ou évincer, il y avait évincer ou faire semblant !
Je posais brusquement la bouteille sur le plan de travail et le verre tinta bruyamment contre le travertin, attirant probablement le regard des membres de la famille d'Isabella, mais je m'en fichais complètement à ce moment-là.
Mes lèvres heurtèrent, sans que je ne prenne le temps de réfléchir à ce que j'étais en train de faire, les siennes, sans douceur ni délicatesse. Ce fut brusque et passionné. Intense et sauvage. Mon coeur sembla se mettre à battre pour la première fois de ma vie.
Isabella répondit aussitôt à mon baiser et passa ses bras autour de mon cou, se mettant sur la pointe de ses pieds en laissant s'échapper un gémissement.
Nos lèvres bougèrent à l'unisson comme si elles avaient été façonnées pour se trouver un jour. Ma langue força l'entrée de sa bouche, Isabella mit quelques longues secondes avant de réagir et desceller ses mâchoires pour laisser nos langues se rencontrer et se caresser. Elle pressa son petit corps contre le mien, tandis qu'une de ses mains se referma sur mes cheveux, fermement, me faisant grogner de plaisir.
Bien trop tôt à mon goût, elle s'écarta de moi :
- Le champagne disais-je.
Alors ? 0:-) (= ça c'est moi avec une auréole sur la tête ahahah)
